Je relis cette série 20 ans après l’avoir découverte, et j’adore toujours.
L’histoire paraît très simple au début, mais se complique petit à petit pour devenir absolument passionnante à partir du deuxième tome. Plusieurs lectures seront nécessaires pour en saisir tous les détails… quelle richesse ! Et cette richesse se retrouve aussi dans la psychologie des personnages, qui évolue beaucoup au cours des 3 tomes. Amitié, haine, trahison... On ne retrouve pas le manichéisme souvent associé au genre.
Le dessin de Ségur, très détaillé et aux couleurs pastelles un peu vieillottes, est certes moins accessible que la « fantasy Soleil », mais il est néanmoins superbe. Les mondes visités sont d'une richesse incroyable, que cela soit au niveau de la faune, de la flore ou simplement des paysages. Les cadrages sont aussi très bien faits, avec de nombreux plans originaux (zooms sur des éléments du décors, vues éloignées...)
Une quête inoubliable, et une série culte.
Au bowling vous jouez pour faire des strikes ! Dans ma quête de BD, je fouille, je furète, je chine pour trouver l’album qui cochera toutes cases. Je veux voir toutes les quilles tomber. Avec « goodnight paradise » - oui Messieurs Dames - tous les items qui font une BD sublime sont réunis. Graphisme délicat et détaillé, découpage rythmé, scénario efficace qui ne s’essouffle pas, de nombreux rebondissements, colorisation juste, des décors soignés, un épilogue que tu ne vois pas arriver ou encore des personnages fouillés.
Une lecture d’une seule traite bien évidemment avec le sentiment d’avoir été un lecteur privilégié. Tu fermes cette BD avec la sensation d’avoir découvert un album sublime qui restera une référence. Magique moment durant lequel le monde s’est arrêté me permettant d’atteindre l’extase. Je m’agenouille donc pour dire un énorme bravo à Joshua Dysart et à Alberto Ponticelli pour cette œuvre magistrale.
Vous pouvez / vous devez vous procurer cet album en espérant que mon ressenti sera le vôtre.
5 étoiles bien évidemment. Je ne dirais pas « culte » peut être un peu démesuré comme notation mais énormissime BD !
Bonjour !
J'ai attendu et attendu l'arrivée du deuxième Tome, mais pas de bol, il ne veut pas sortir ! Quel dommage d'abandonner une histoire aussi distrayante à travers le monde de l'art et la machine à remonter le temps ! ALLEZ AU TAF, on veut une suite !
Excellent!
Un humour bien propre à l'univers, un peu trash et sombre parfois, mais c'est ça qu'on aime!
Personnages plus qu'attachants, développement de l'histoire intéressant.
Les dessins sont certes simplistes comparés aux mangas "shonen" populaires, mais le trait de dessin à son charme et reste cohérent tout le long des 27 tomes actuellement sortis, et j'aime beaucoup!
Certains moments paraissent enfantin (ou "family-friendly") pour que le chapitre d'après traite de thèmes sombres et parfois glauques. Le tout rendant l'histoire assez orienté vers un public-cible adulte en vu des sujets abordés. Cette dissonance entre les moments et le style de dessin "Wholesome" et les moments glauques renforcent un humour sombre et cynique, qui pourrait en rebuter plus d'un, si l'ont est pas friand de ce type d'humour.
Je recommande à un publique assez âgé!
Evidemment, si on est à la recherche de l'univers traditionnel de Spirou et Fantasio, on sera forcément un peu dérouté.
Néanmoins, il est difficile de quitter cette BD une fois qu'on l'a commencée. Le scénario est riche et tient le lecteur en haleine.
J'ai fait lire ces ouvrages à des personnes de mon entourage de tous âges qui ont tous apprécié. On notera l'approche pédagogique qui se marie à merveille avec la fiction.
Mon coup de cœur des 3 dernières années.
Trouver les mots pour pareil plaisir, c'est difficile. Un seul pourrait résumer le tout : émerveillement.
Dubitatif au démarrage, je deviens définitivement convaincu lorsque Emmanuel Lepage découvre et se confronte à la vie dans ces îles ("vie" à prendre dans tous les sens que vous voulez). L'évolution de son carnet de voyages est très intéressante : d'une position d'observateur qui, grosso modo, décrit ce qu'il voit et qui il rencontre, il s'émancipe peu à peu, presque naturellement, jusqu'à exprimer son propre point de vue et libérer des ressentis sans filtre aucun. Comme si toute la magnificence de l'environnement et la pureté de l'air lui avait donné les idées claires.
Les croquis mis en BD sont époustouflants, du portrait à l'environnement en passant par le navire ou la faune. C'est rare d'avoir une qualité de ce niveau. Véridique : deux illustrations en doubles page m'ont laissé échappé un nom d'oiseau impossible à contenir. Ces superbes croquis sont entre-coupées de cases aux dessins grisâtres élégants qui permettent de nous conforter dans l'idée que nous lisons bien une BD au sens propre.
Quel carnet de voyages! Quel documentaire! Quelle richesse ! 30 jours denses résumés en 150 planches de bonheur. On découvre un mode de vie, celui de ces scientifiques, marins et invités qui choisissent de vivre loin de leurs proches pour une période plus ou moins longues. On découvre l'histoire de l'humanité aussi, que l'on pourrait surnommer de tragédie humaine tant la colonisation de ces terres par l'Homme a pu bousculer un écosystème endémique ou même la mort de sa propre existence. Mais on découvre aussi, et surtout, cet éternel émerveillement sur ce qui nous entoure et sur la nécessité absolue de sauver ce qu'il reste à sauver, et retrouver ce qui n'est pas complètement perdu.
Emmanuel Lepage, bien que narrateur permanent, reste assez en retrait niveau discours pour céder la place à la beauté picturale et naturelle des choses et des hommes. L'émerveillement, c'est l'espoir qui continue de briller, et peut-être que l'auteur partage cette idée.
Voilà, c'est le genre de BD qui me remplit de joie et où l'on peut se sentir universellement moins con que la veille. A parcourir sans modération pour voyager, apprendre et enrichir son champ de vision.
Je me suis réellement régalé à la lecture de cette bd. La lecture est fluide et les scénarios s'entremêlent très bien.
On se plonge facilement dans l'action et il serait facile d'en dériver une adaptation cinématographique.
L'écriture et le dessin sont très justes. Certaines scènes auraient pu être évitées mais n'enlèvent rien et ne prêtent pas à confusion.
Peut-être un léger bémol sur la présence de petites expressions anglaises de-ci de-là, certainement justifiables par le contexte américain (les années 60), mais qui n'étaient peut-être pas indispensables en français.
J'aurais mis 4.5*, mais j'ai vraiment passé un bon moment, alors ... :)
J’aime beaucoup l’ambiance que dégage cette série. Cette basse continue de voix off qui commente les situations et balance des réflexions cyniques sur le monde et ceux qui le peuplent contribue largement à créer une ambiance glauque à souhait. L’histoire ? Assez classique, rien de très surprenant, et pourtant… On s’attache vite à ce héros froid, cynique et calculateur, qui considèrerait presque que le travail de tueur à gage est un job comme un autre. Et même, un job utile à la société, qui débarrasse la terre d’un certain nombre de personnages toxiques. On finirait presque par se laisser emporter par l’histoire et cette voix off qui nous berce au point d’en oublier que ce type au physique on ne peut plus banal est un assassin. On s’attache vite aussi au dessin, hyper efficace et aux planches sépia, aux jeux d’ombres qui eux-aussi créent une ambiance pesante, moite. C’est bien fait, ça tient la route (très bien pour le premier cycle, un peu moins intéressant après). Très bon moment de lecture, sans prise de tête !
Là où beaucoup, sans doute, choisiraient Achille Talon, si je devais, pour ma part, choisir une seule saga pour incarner l'œuvre de Greg, j'opterais sans trop d'hésitations pour Olivier Rameau. Même si, dans la liste de mes séries préférées de Greg, elle se dispute la première place avec Comanche, je trouve qu'il s'agit de celle qui illustre le mieux l'esprit de l'auteur. Alors qu'Achille Talon est davantage tourné vers l'humour pur, Comanche plonge tout entier dans le domaine de l'aventure, mais Olivier Rameau incarne le juste milieu entre ces deux catégories.
Ce qui fait, à mon sens, la supériorité de cette saga, c'est parce que, précisément, tout y est possible. Greg peut y faire absolument tout ce dont il a envie, et pourtant, contrairement à certains tomes d'Achille Talon ou Les As, il ne fait pas n'importe quoi pour autant (même si ça en a parfois certaines apparences). Ainsi, le mécanisme de ses récits est souvent le même d'un tome à l'autre : tout va bien au pays de Rêverose, quand soudain la tranquillité est menacée par un élément extérieur qui pousse Olivier à monter une équipe pour voyager à l'autre bout du pays et découvrir de nouvelles contrées. Jusque-là, rien que de très classique, mais Greg nous montre qu'il maîtrise en tous points l'écriture d'une histoire en veillant à lui garder une cohérence interne extrême, où tous les éléments utiles à l'intrigue sont présentés avant dans le récit, y compris ce qui servira de deus ex machina.
Bref, c'est très rigoureux et en cela, ça suit parfaitement le credo d'un Lewis Carroll, tant on peut évidemment rapprocher Olivier Rameau de sa lointaine cousine Alice au pays des merveilles. Un credo d'ailleurs parfaitement résumé par un autre (très) grand auteur britannique, l'immense G.K. Chesterton, qui expliquait : "Le fou, c'est celui qui a tout perdu sauf la raison." Ici, tout est fou : rien n'a de raison d'être, tout ce qui nous fait vivre dans le monde réel (le "monde-où-l'on-s'ennuie") a disparu du pays de Rêverose, mais tout est logique. Une logique apparemment absurde, mais toujours cohérente, et finalement imparable qui nous plonge au sein d'une très jolie folie.
Cette folie, nous la connaissons finalement déjà, et les auteurs ne se privent pas de nous le rappeler régulièrement, car nous l'avons déjà visité : la nuit, au sein de nos rêves. Et de fait, Olivier Rameau, c'est cela : un rêve qui prend vie sous nos yeux, conscients et éveillés. Il se dégage alors de la saga un onirisme tout particulier, qui lui donne son sel savoureux et bannit tout ce qui aurait pu être mièvre à l'excès chez un auteur moins onirique.
Ainsi, Greg crée un univers unique, fascinant par sa capacité à nous faire vraiment rêver, tout en en profitant pour écrire des récits trop faciles ou affranchis de toute règle. Au contraire, c'est en faisant particulièrement attention aux règles qu'il réussit à porter Olivier Rameau au rang de chef-d'œuvre.
C'est aussi grâce au renfort de Dany, dont le trait n'a jamais été aussi bien utilisé qu'ici. En effet, il dessine avec un style très proche du Greg habituel et du style franco-belge classique, mais il y ajoute une touche de réalisme et même de sensualité qui apporte quelque chose en plus à la saga. En plus de dessiner avec un immense talent des paysages fascinants et très variés, ses personnages sont aussi des merveilles de dessin, d'une immense rigueur, soit caricaturaux (M. Pertinent), soit plutôt réaliste et bien proportionnés (Olivier Rameau et Colombe).
Le dessinateur crée ainsi un univers graphique à la hauteur de celui inventé par Greg, et c'est bien l'alchimie entre les deux qui permet de faire d'Olivier Rameau une si grande saga, à lire et relire sans modération, qu'on soit enfant, adolescent ou adulte. Car quel que soit notre âge, il y aura toujours une part de nous disponible à la rêverie.
Dans un monde oriental, qui m'a beaucoup rappelé "Aladdin", Alim un tanneur et sa fille son embarqués dans un récit rondement bien mené. Je n'ai pas envie de vous en dire plus concernant le scénario, car c'est le genre d'histoire où il est jouissif de découvrir au fur et à mesure les événements et le lore de cet univers.
Cette série est un véritable coup de coeur pour moi et selon moi, elle fait un sans faute.
Premièrement, les dessins. Ils sont fabuleux. Les auteurs nous emmènent dans un univers vaste, riche et cohérent. La faune et flore sont magnifiques, les cités sont grouillantes de vie, les peuples sont criant de vérité, et le tout, est sublimé par une qualité de dessin exceptionnelle.
Deuxièmement, les personnages sont très complexes, et donnent envie de s'y intéresser. Que ce soit les méchants, ou les héros, tous ont leurs propres objectifs. Chacun des objectifs sont justifiés tôt ou tard par un passé, un background ou autre flashback.
Ensuite, la richesse de l'univers mis en place est très cohérente. Durant les 4 tomes, on jongle entre les différents peuples et systèmes politiques, entre les différentes régions. Il fut passionnant de découvrir tout cela au fil des pages et je reverrais en savoir plus. J'aurais d'ailleurs vraiment apprécié trouver une carte de ce monde imaginaire pour mieux m'y retrouver à différents moments de l'histoire, même si tout est très compréhensible.
Enfin, le scénario est passionnant et se renouvelle sans cesse. Sans entrer dans les détails, j'ai particulièrement aimé qu'entre chaque tome, il y ait une ellipse plus ou moins grande, faisant avancer le scénario. Cela me donnait l'impression de commencer un nouveau cycle à chaque fois et j'ai beaucoup aimé cela.
Et aussi, quel bonheur de ne pas avoir de romance dans une série de BD. Dans presque toutes les séries d'aventure que j'ai pu lire jusqu'à maintenant, il y a toujours une romance, un triangle amoureux, du sexe ou que sais-je complètement inutile et pompeux. Hors ici, rien de tout cela. On ne s'encombre pas d'une romance juste pour en mettre une. Les enjeux sont bien plus importants. Nous avons tout de même le droit à une relation père-fille pour nous attendrir un petit peu.
Les auteurs parviennent à réunir toutes ces qualités en se limitant à 4 tomes. Réunir autant de richesses scénaristiques en seulement 4 tomes relève selon moi de l'exploit.
5 étoiles + un énorme coup de coeur
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Légendes des Contrées Oubliées
Je relis cette série 20 ans après l’avoir découverte, et j’adore toujours. L’histoire paraît très simple au début, mais se complique petit à petit pour devenir absolument passionnante à partir du deuxième tome. Plusieurs lectures seront nécessaires pour en saisir tous les détails… quelle richesse ! Et cette richesse se retrouve aussi dans la psychologie des personnages, qui évolue beaucoup au cours des 3 tomes. Amitié, haine, trahison... On ne retrouve pas le manichéisme souvent associé au genre. Le dessin de Ségur, très détaillé et aux couleurs pastelles un peu vieillottes, est certes moins accessible que la « fantasy Soleil », mais il est néanmoins superbe. Les mondes visités sont d'une richesse incroyable, que cela soit au niveau de la faune, de la flore ou simplement des paysages. Les cadrages sont aussi très bien faits, avec de nombreux plans originaux (zooms sur des éléments du décors, vues éloignées...) Une quête inoubliable, et une série culte.
Goodnight paradise
Au bowling vous jouez pour faire des strikes ! Dans ma quête de BD, je fouille, je furète, je chine pour trouver l’album qui cochera toutes cases. Je veux voir toutes les quilles tomber. Avec « goodnight paradise » - oui Messieurs Dames - tous les items qui font une BD sublime sont réunis. Graphisme délicat et détaillé, découpage rythmé, scénario efficace qui ne s’essouffle pas, de nombreux rebondissements, colorisation juste, des décors soignés, un épilogue que tu ne vois pas arriver ou encore des personnages fouillés. Une lecture d’une seule traite bien évidemment avec le sentiment d’avoir été un lecteur privilégié. Tu fermes cette BD avec la sensation d’avoir découvert un album sublime qui restera une référence. Magique moment durant lequel le monde s’est arrêté me permettant d’atteindre l’extase. Je m’agenouille donc pour dire un énorme bravo à Joshua Dysart et à Alberto Ponticelli pour cette œuvre magistrale. Vous pouvez / vous devez vous procurer cet album en espérant que mon ressenti sera le vôtre. 5 étoiles bien évidemment. Je ne dirais pas « culte » peut être un peu démesuré comme notation mais énormissime BD !
Harding was here
Bonjour ! J'ai attendu et attendu l'arrivée du deuxième Tome, mais pas de bol, il ne veut pas sortir ! Quel dommage d'abandonner une histoire aussi distrayante à travers le monde de l'art et la machine à remonter le temps ! ALLEZ AU TAF, on veut une suite !
Dofus
Excellent! Un humour bien propre à l'univers, un peu trash et sombre parfois, mais c'est ça qu'on aime! Personnages plus qu'attachants, développement de l'histoire intéressant. Les dessins sont certes simplistes comparés aux mangas "shonen" populaires, mais le trait de dessin à son charme et reste cohérent tout le long des 27 tomes actuellement sortis, et j'aime beaucoup! Certains moments paraissent enfantin (ou "family-friendly") pour que le chapitre d'après traite de thèmes sombres et parfois glauques. Le tout rendant l'histoire assez orienté vers un public-cible adulte en vu des sujets abordés. Cette dissonance entre les moments et le style de dessin "Wholesome" et les moments glauques renforcent un humour sombre et cynique, qui pourrait en rebuter plus d'un, si l'ont est pas friand de ce type d'humour. Je recommande à un publique assez âgé!
Le Spirou d'Emile Bravo - L'Espoir malgré tout
Evidemment, si on est à la recherche de l'univers traditionnel de Spirou et Fantasio, on sera forcément un peu dérouté. Néanmoins, il est difficile de quitter cette BD une fois qu'on l'a commencée. Le scénario est riche et tient le lecteur en haleine. J'ai fait lire ces ouvrages à des personnes de mon entourage de tous âges qui ont tous apprécié. On notera l'approche pédagogique qui se marie à merveille avec la fiction. Mon coup de cœur des 3 dernières années.
Voyage aux îles de la Désolation
Trouver les mots pour pareil plaisir, c'est difficile. Un seul pourrait résumer le tout : émerveillement. Dubitatif au démarrage, je deviens définitivement convaincu lorsque Emmanuel Lepage découvre et se confronte à la vie dans ces îles ("vie" à prendre dans tous les sens que vous voulez). L'évolution de son carnet de voyages est très intéressante : d'une position d'observateur qui, grosso modo, décrit ce qu'il voit et qui il rencontre, il s'émancipe peu à peu, presque naturellement, jusqu'à exprimer son propre point de vue et libérer des ressentis sans filtre aucun. Comme si toute la magnificence de l'environnement et la pureté de l'air lui avait donné les idées claires. Les croquis mis en BD sont époustouflants, du portrait à l'environnement en passant par le navire ou la faune. C'est rare d'avoir une qualité de ce niveau. Véridique : deux illustrations en doubles page m'ont laissé échappé un nom d'oiseau impossible à contenir. Ces superbes croquis sont entre-coupées de cases aux dessins grisâtres élégants qui permettent de nous conforter dans l'idée que nous lisons bien une BD au sens propre. Quel carnet de voyages! Quel documentaire! Quelle richesse ! 30 jours denses résumés en 150 planches de bonheur. On découvre un mode de vie, celui de ces scientifiques, marins et invités qui choisissent de vivre loin de leurs proches pour une période plus ou moins longues. On découvre l'histoire de l'humanité aussi, que l'on pourrait surnommer de tragédie humaine tant la colonisation de ces terres par l'Homme a pu bousculer un écosystème endémique ou même la mort de sa propre existence. Mais on découvre aussi, et surtout, cet éternel émerveillement sur ce qui nous entoure et sur la nécessité absolue de sauver ce qu'il reste à sauver, et retrouver ce qui n'est pas complètement perdu. Emmanuel Lepage, bien que narrateur permanent, reste assez en retrait niveau discours pour céder la place à la beauté picturale et naturelle des choses et des hommes. L'émerveillement, c'est l'espoir qui continue de briller, et peut-être que l'auteur partage cette idée. Voilà, c'est le genre de BD qui me remplit de joie et où l'on peut se sentir universellement moins con que la veille. A parcourir sans modération pour voyager, apprendre et enrichir son champ de vision.
Sara Lone
Je me suis réellement régalé à la lecture de cette bd. La lecture est fluide et les scénarios s'entremêlent très bien. On se plonge facilement dans l'action et il serait facile d'en dériver une adaptation cinématographique. L'écriture et le dessin sont très justes. Certaines scènes auraient pu être évitées mais n'enlèvent rien et ne prêtent pas à confusion. Peut-être un léger bémol sur la présence de petites expressions anglaises de-ci de-là, certainement justifiables par le contexte américain (les années 60), mais qui n'étaient peut-être pas indispensables en français. J'aurais mis 4.5*, mais j'ai vraiment passé un bon moment, alors ... :)
Le Tueur
J’aime beaucoup l’ambiance que dégage cette série. Cette basse continue de voix off qui commente les situations et balance des réflexions cyniques sur le monde et ceux qui le peuplent contribue largement à créer une ambiance glauque à souhait. L’histoire ? Assez classique, rien de très surprenant, et pourtant… On s’attache vite à ce héros froid, cynique et calculateur, qui considèrerait presque que le travail de tueur à gage est un job comme un autre. Et même, un job utile à la société, qui débarrasse la terre d’un certain nombre de personnages toxiques. On finirait presque par se laisser emporter par l’histoire et cette voix off qui nous berce au point d’en oublier que ce type au physique on ne peut plus banal est un assassin. On s’attache vite aussi au dessin, hyper efficace et aux planches sépia, aux jeux d’ombres qui eux-aussi créent une ambiance pesante, moite. C’est bien fait, ça tient la route (très bien pour le premier cycle, un peu moins intéressant après). Très bon moment de lecture, sans prise de tête !
Olivier Rameau
Là où beaucoup, sans doute, choisiraient Achille Talon, si je devais, pour ma part, choisir une seule saga pour incarner l'œuvre de Greg, j'opterais sans trop d'hésitations pour Olivier Rameau. Même si, dans la liste de mes séries préférées de Greg, elle se dispute la première place avec Comanche, je trouve qu'il s'agit de celle qui illustre le mieux l'esprit de l'auteur. Alors qu'Achille Talon est davantage tourné vers l'humour pur, Comanche plonge tout entier dans le domaine de l'aventure, mais Olivier Rameau incarne le juste milieu entre ces deux catégories. Ce qui fait, à mon sens, la supériorité de cette saga, c'est parce que, précisément, tout y est possible. Greg peut y faire absolument tout ce dont il a envie, et pourtant, contrairement à certains tomes d'Achille Talon ou Les As, il ne fait pas n'importe quoi pour autant (même si ça en a parfois certaines apparences). Ainsi, le mécanisme de ses récits est souvent le même d'un tome à l'autre : tout va bien au pays de Rêverose, quand soudain la tranquillité est menacée par un élément extérieur qui pousse Olivier à monter une équipe pour voyager à l'autre bout du pays et découvrir de nouvelles contrées. Jusque-là, rien que de très classique, mais Greg nous montre qu'il maîtrise en tous points l'écriture d'une histoire en veillant à lui garder une cohérence interne extrême, où tous les éléments utiles à l'intrigue sont présentés avant dans le récit, y compris ce qui servira de deus ex machina. Bref, c'est très rigoureux et en cela, ça suit parfaitement le credo d'un Lewis Carroll, tant on peut évidemment rapprocher Olivier Rameau de sa lointaine cousine Alice au pays des merveilles. Un credo d'ailleurs parfaitement résumé par un autre (très) grand auteur britannique, l'immense G.K. Chesterton, qui expliquait : "Le fou, c'est celui qui a tout perdu sauf la raison." Ici, tout est fou : rien n'a de raison d'être, tout ce qui nous fait vivre dans le monde réel (le "monde-où-l'on-s'ennuie") a disparu du pays de Rêverose, mais tout est logique. Une logique apparemment absurde, mais toujours cohérente, et finalement imparable qui nous plonge au sein d'une très jolie folie. Cette folie, nous la connaissons finalement déjà, et les auteurs ne se privent pas de nous le rappeler régulièrement, car nous l'avons déjà visité : la nuit, au sein de nos rêves. Et de fait, Olivier Rameau, c'est cela : un rêve qui prend vie sous nos yeux, conscients et éveillés. Il se dégage alors de la saga un onirisme tout particulier, qui lui donne son sel savoureux et bannit tout ce qui aurait pu être mièvre à l'excès chez un auteur moins onirique. Ainsi, Greg crée un univers unique, fascinant par sa capacité à nous faire vraiment rêver, tout en en profitant pour écrire des récits trop faciles ou affranchis de toute règle. Au contraire, c'est en faisant particulièrement attention aux règles qu'il réussit à porter Olivier Rameau au rang de chef-d'œuvre. C'est aussi grâce au renfort de Dany, dont le trait n'a jamais été aussi bien utilisé qu'ici. En effet, il dessine avec un style très proche du Greg habituel et du style franco-belge classique, mais il y ajoute une touche de réalisme et même de sensualité qui apporte quelque chose en plus à la saga. En plus de dessiner avec un immense talent des paysages fascinants et très variés, ses personnages sont aussi des merveilles de dessin, d'une immense rigueur, soit caricaturaux (M. Pertinent), soit plutôt réaliste et bien proportionnés (Olivier Rameau et Colombe). Le dessinateur crée ainsi un univers graphique à la hauteur de celui inventé par Greg, et c'est bien l'alchimie entre les deux qui permet de faire d'Olivier Rameau une si grande saga, à lire et relire sans modération, qu'on soit enfant, adolescent ou adulte. Car quel que soit notre âge, il y aura toujours une part de nous disponible à la rêverie.
Alim le tanneur
Dans un monde oriental, qui m'a beaucoup rappelé "Aladdin", Alim un tanneur et sa fille son embarqués dans un récit rondement bien mené. Je n'ai pas envie de vous en dire plus concernant le scénario, car c'est le genre d'histoire où il est jouissif de découvrir au fur et à mesure les événements et le lore de cet univers. Cette série est un véritable coup de coeur pour moi et selon moi, elle fait un sans faute. Premièrement, les dessins. Ils sont fabuleux. Les auteurs nous emmènent dans un univers vaste, riche et cohérent. La faune et flore sont magnifiques, les cités sont grouillantes de vie, les peuples sont criant de vérité, et le tout, est sublimé par une qualité de dessin exceptionnelle. Deuxièmement, les personnages sont très complexes, et donnent envie de s'y intéresser. Que ce soit les méchants, ou les héros, tous ont leurs propres objectifs. Chacun des objectifs sont justifiés tôt ou tard par un passé, un background ou autre flashback. Ensuite, la richesse de l'univers mis en place est très cohérente. Durant les 4 tomes, on jongle entre les différents peuples et systèmes politiques, entre les différentes régions. Il fut passionnant de découvrir tout cela au fil des pages et je reverrais en savoir plus. J'aurais d'ailleurs vraiment apprécié trouver une carte de ce monde imaginaire pour mieux m'y retrouver à différents moments de l'histoire, même si tout est très compréhensible. Enfin, le scénario est passionnant et se renouvelle sans cesse. Sans entrer dans les détails, j'ai particulièrement aimé qu'entre chaque tome, il y ait une ellipse plus ou moins grande, faisant avancer le scénario. Cela me donnait l'impression de commencer un nouveau cycle à chaque fois et j'ai beaucoup aimé cela. Et aussi, quel bonheur de ne pas avoir de romance dans une série de BD. Dans presque toutes les séries d'aventure que j'ai pu lire jusqu'à maintenant, il y a toujours une romance, un triangle amoureux, du sexe ou que sais-je complètement inutile et pompeux. Hors ici, rien de tout cela. On ne s'encombre pas d'une romance juste pour en mettre une. Les enjeux sont bien plus importants. Nous avons tout de même le droit à une relation père-fille pour nous attendrir un petit peu. Les auteurs parviennent à réunir toutes ces qualités en se limitant à 4 tomes. Réunir autant de richesses scénaristiques en seulement 4 tomes relève selon moi de l'exploit. 5 étoiles + un énorme coup de coeur MAUPERTUIS, OSE ET RIT !