Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire

Le Choeur des femmes

Note: 3.8/5
(3.8/5 pour 5 avis)

Découverte de soi et des autres.


Adaptations de romans en BD Le droit à l'avortement Le Lombard Les prix lecteurs BDTheque 2021 Médecine

Jean, major de promo et interne à l'hôpital, doit faire un stage en soins gynécologiques aux côtés du docteur Karma. Mais elle veut faire de la chirurgie, et non écouter des femmes parler d'elles-mêmes et de leur corps ! Elle se désespère de passer son temps auprès de ce médecin qui privilégie l'écoute à la technique. Contraception, maternité, violences conjugales, avortements… de consultations en témoignages, Jean pourrait bien pourtant changer sa vision de la médecine. Une adaptation sensible et puissante du roman culte de Martin Winckler.

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 23 Avril 2021
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Choeur des femmes © Le Lombard 2021

02/09/2021 | Noirdésir
Modifier


Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 Je me retrouve dans l'avis de Noirdésir. Le récit n'est pas mauvais, mais pour trouver cela passionnant, il faut s'intéresser au sujet, et disons que la gynécologie ne fait pas partie des mes sujets de préoccupation. Cela reste tout de même intéressant de voir les différences entre le docteur et la stagiaire dans la manière dont ils traitent les patiences, mais après un moment cela tourne tout de même un peu en rond. Il reste la partie fictive de l'ouvrage qui se concentre autour de Jean. C'est pas mal même si je trouve le happy end un peu trop gros au niveau des coïncidences. Le dessin est pas mal, même si c'est vrai que c'est un peu vide de décors par moment.

28/04/2022 (modifier)
Par LuluZifer
Note: 5/5
L'avatar du posteur LuluZifer

Le Choeur des femmes. Je l'ai terminé hier soir. Pas le coeur, car le mien bat toujours aussi fort (il est furieux ? et celui des femmes également) Mais l'adaptation du roman éponyme de Martin Winckler, par Aude Mermilliod. Que dire à part que cet album a du coeur. J'arrive un peu après la bataille puisqu'il a déjà eu tant d'avis. Mais c'est un véritable coup de coeur. Alors, je n'ai jamais lu le roman de Martin Winckler car concrètement ce genre de sujet m'a toujours rebuté. A tort ! Mais pour diverses raisons personnelles. En gros, sans rentrer dans les détails, visites gynécologiques désastreuses et quelques souvenirs très désagréables de mon premier accouchement et de deux IVG. Bref. Et donc, cette lecture m'a fait du bien. Vraiment. Beaucoup. Ça m'a redoré le coeur de me dire que les mauvais traitements en médecine cela existe et que ce n'est pas normal. Qu'il faut que certaines choses changent (et que l'on peut dire NON) et que c'est malheureusement pas gagné (difficile de changer les états d'esprits, les dogmes, les pratiques, les enseignements) mais qu'il y a des gens qui veillent et qui pensent autrement. Et qui agissent en conséquence. Avec de la bienveillance. Du coup, hier je me suis achetée le roman. Pas pour comparer mais parce que j'ai envie de rester connectée à ce bien être et par curiosité également de lire cette histoire autrement. C'est vrai. Parce que Martin Winckler le fait très bien remarquer dans la postface de cet album que cette adaptation n'en est pas moins que très personnelle et que l'autrice a plutôt adopté ce récit en réalisant un nouveau livre, lumineux. Et il a raison cet album contient énormément de lumière et une belle énergie. coeur et coeur à l'infini !

12/01/2022 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ju

Adaptation du roman de Martin Winckler, cette bande dessinée m'a tenu en haleine du début à la fin. Jean, interne en gynécologie, intègre le service du docteur Kafka, ce médecin si particulier qui écoute ses patientes plutôt que de les examiner directement, qui préfère une approche subjective à une approche plus froide et plus "classique". Nous suivons donc l'intégration de Jean au sein de ce cabinet et sa métamorphose et son évolution. Au contact du docteur et des patientes, son approche va fortement évoluer. En parallèle, nous suivons l'histoire personnelle de Jean, sa relation à son corps et à son père et son compagnon. Personnellement, si j'ai plutôt apprécié cette partie plus centrée sur Jean et sa vie "personnelle", j'ai adoré toute la partie sur l'examen des patientes, leurs histoires personnelles, et l'évolution de Jean sur ces points. J'ai beaucoup aimé toutes les parties où Kafka parle de son passé et des problèmes posés par la gynécologie "classique" (pilule, position d'examen, problèmes des femmes sur le site internet, etc.). C'est au final très touchant et très instructif. Et l'histoire autour (le chemin de Jean vers son apprentissage et une compréhension plus forte des patientes) est aussi intéressante, et est finalement un prétexte pour nous apprendre tout cela. Bref, j'ai beaucoup aimé et je pense qu'il est important que le maximum de gens lise cette bd car elle aborde des problèmes bien trop peu explorés. Le seul truc qui m'ait vraiment dérangé est la fin qui est énorme et téléphonée à fond. Là, pour le coup, j'ai trouvé ça trop gros. Si ça ne gâche pas la lecture, ça m'a un peu déçu car j'aurais aimé une conclusion un peu moins grosse. En ce qui concerne le dessin, j'aime beaucoup le trait de l'autrice qui est assez doux. Après, il gagnerait à être un peu plus maitrisé et constant, c'est parfois un peu tremblotant. Mais globalement j'ai apprécié le trait d'Aude Mermilliod et, encore plus, j'ai grandement apprécié l'adaptation qu'elle a faite de ce roman que, du coup, j'ai très envie de lire.

06/01/2022 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue boy

Cette adaptation pourrait en quelque sorte s’envisager comme la continuité d’ Il fallait que je vous le dise, précédent opus d’Aude Mermilliod paru en 2019. L’un comme l’autre évoquent des questions touchant plus particulièrement les femmes. Ce dernier était un documentaire traitant de l’avortement à travers l’expérience de l’autrice elle-même, expérience qu’elle s’efforçait de décrire à son médecin. « Le Chœur des femmes », qui pour sa part prend la forme d’une fiction, se déroule dans le service de gynécologie d’un hôpital. Dans son album précédent, le médecin en question se prénommait Martin Winckler, et n’était autre que l’auteur du roman dont est tirée l’adaptation ici présente. Ce sont deux axes narratifs entremêlés qui traversent les quelque 230 pages du livre : le premier, nourri de plusieurs témoignages (qu’on imagine authentiques) de femmes liés à leurs problèmes et questionnements intimes ; le second, centré autour de Jean Atwood, cette jeune femme brillante à la forte personnalité dont le but est de faire carrière dans la chirurgie gynécologique. Surplombant l’ensemble de sa stature de grand sage, le docteur Karma (eh oui…) va dans un premier temps jouer le rôle de contradicteur face à une Jean impatiente, bardée des certitudes qu’on lui a enseignées dans son école, tandis que le flegme imperturbable du docteur ne fait que renforcer sa colère et son énervement. Mais les réactions épidermiques de la jeune femme vont bientôt s’épuiser à force de se cogner à une réalité qu’elle ne veut pas voir, et son expérience aux côtés du gynécologue va se transformer en parcours initiatique… avec en guise de Graal une révélation sur son propre passé qui changera tout son être et son état d’esprit… La partie « documentaire » est particulièrement intéressante, et pas seulement pour le public féminin, car à travers ce gynécologue, le sujet porte sur une approche révolutionnaire et rafraîchissante de la médecine en général, de la sexualité et du genre aussi, basée sur l’empathie et l’écoute du patient, loin des corporatismes. Une approche qui remet en cause certaines pratiques gynécologiques abusives car douloureuses qui aujourd’hui ne devraient plus avoir court. Une sorte de suite assez logique de l’autre best-seller de Winckler, « La Maladie de Sachs »… La partie « fiction », un brin capillotractée, recèle toutefois ses charmes, notamment avec le personnage de Jean Atwood, dont les colères et l’entêtement face au docteur Karma agacent au début, mais finira par devenir attachant, au fur et à mesure que l’on percera les causes de son courroux. Les retrouvailles avec le père et les confessions qui s’ensuivent constituent un des meilleurs moments du récit. Les épreuves de la vie passée sont transcendées par une narration reprenant les codes du conte de fées. C’est formidablement bien vu et d’une tendresse extraordinaire. Dans une mise en page assez libre et variée, Aude Mermilliod utilise à bon escient sa ligne claire pour aller à l’essentiel et ajouter du dynamisme au récit. « Le Chœur des femmes » s’avère donc une adaptation réussie, les premières pages dissipant assez rapidement les craintes vis-à-vis d’un sujet sérieux et potentiellement pesant, grâce notamment à l’humour construit sur le « caractère de cochon » et la forte personnalité de Jean Atwood. Globalement, c’est un album tout à fait dans le ton de l’époque, à la fois surprenant, vivifiant et inspirant.

26/09/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Cet album est l’adaptation d’un roman (que je n’ai pas lu). On pourrait croire à le lire qu’on a affaire à un documentaire sur le métier de médecin, de gynécologue en particulier, tant l’histoire insiste sur l’approche médicale, tant c’est centré sur les consultations, etc. Mais il n’en est rien. En effet, si le monde médical, le côté humain des praticiens face aux demandes, à la détresse de certaines patientes est bien au cœur de l’histoire, l’intrigue prend la peine de développer des personnages (essentiellement Jean, l’interne – à la personnalité et au parcours très atypique ! et son « tuteur » de stage le professeur Karma). Si l’évolution de leurs relations n’est pas surprenante pour la conclusion, le détail ménage quelques surprises. L’ensemble se laisse lire, même s’il faut quand même ne pas être rebuté par le sujet. Et si quelques bémols existent. Comme un dessin un peu simple (pas trop de décor, les traits des personnages peu développés), et une succession de « rebondissements » vers la fin qui font un peu trop téléphonés et happy-end…

02/09/2021 (modifier)