Sortie en avril 2022, cette bd fait l'unanimité parmi les lecteurs de BD.
Et pourtant :
Pourtant il faut passer l'étape du résumé : "encore une histoire sordide d'immeuble squatté ?", "encore un polar ?"
Pourtant il faut passer l'étape de l'image de couverture avec cet énigmatique immeuble orange qui barre l'horizon.
Pourtant il faut passer les premières vignettes, très grises et très sombres.
C'est une histoire à tiroirs, qui commence et finit par la réunion d'une bande de braqueurs qui vient de se faire le bureau de poste du coin, et qui va entamer le partage des gains. L'un d'eux remarque une drôle de peinture accrochée au mur, signée d'un drôle de peintre "Faustino, le peintre fou".
C'est l'occasion pour le chef de la bande de raconter cette histoire. Une histoire de crime, de vengeance, de caïds, de banlieue, de flics. Une histoire d'amour aussi, et l'histoire sombre tragique de ce peintre, reclus volontaire dans cet immeuble.
Le scénario est impeccable dans sa maitrise et sa noirceur. L'album se dévore très facilement.
Et le dessin. C'est extrêmement rare que je sois séduite par un dessin. Là, tout est juste. Un dessin expressionniste qui s'accorde à merveille aux propos.
C'est véritablement un très bel album.
Cette histoire de maison hantée est certes remplie de poncifs, jusqu’à son protagoniste qui semble être une copie carbone de tous les héros de comics de ces 10 derniers années (le jeune taciturne un peu rebelle aux cheveux mi-longs). J’ai pourtant passé un excellent moment de lecture.
Le tome 1 introduit les personnages et les évènements « Lovecraftiens » inquiétants se déroulant dans la maison d’enfance du héros. Et les tome 2 fournit les réponses tant attendues. Ces dernières sont elles aussi éculées mais logiques et satisfaisantes. J’ai toutefois trouvé ce deuxième tome un peu confus, j’ai dû relire certains passages pour (je pense) tout comprendre. On peut en tout cas y voir une métaphore intéressante sur l’importance de faire face à ses démons et à son passé.
Le dessin et les couleurs servent parfaitement l’histoire, et contribuent grandement à l’ambiance gothique et horrifique. Mention spéciale pour les couvertures des 8 comics originaux, qui sont vraiment magnifiques.
Voilà, une histoire pas originale pour un sou, mais efficace et terminée en 2 tomes, que je recommande aux amateurs d’horreur et de Lovecraft.
En 2021 la Mission du gouvernement, la MIVILUDES, a soutenu la réédition de l'ouvrage de Patrice Guillon et Louis Alloing "Dans La Secte".
Le sujet des sectes était tombé un peu en désuétude dans les médias quand on compare avec l'époque Tonton comme le dit l'héroïne, Marion.
La préface de l'ouvrage montre la préoccupation des pouvoirs publics face à un danger qui s'est adapté à la modernité de la communication.
Je trouve que c'est d'ailleurs la grande faiblesse de l'ouvrage. Le témoignage de Marion est d'une époque ante-iphone et ante-internet.
Les modes d'accroches, qui sont essentiels, ont probablement beaucoup évolués depuis l'expérience de Marion.
La Bd est un témoignage documentaire de la rencontre de Marion avec la Scientologie. Secte très connue grâce à la figure charismatique de Tom Cruise.
Qu'une vedette mondiale puisse être l'étendard de cette organisation montre le degré de puissance que peut atteindre une secte.
La Bd illustre bien ce point sur la fin quand les membres de la secte possèdent des informations que même la police ne possède pas.
Le scénario est linéaire et se lit facilement. Marion a le courage d'exposer ses faiblesses de départ (la drogue, son vide parental, son stress professionnel) pour expliquer comment les premiers contacts l'ont si bien happée.
Le dessin de Louis Alloing privilégie l'aspect reportage avec des personnages bien reconnaissables. C'est fluide et très accessible pour tous. Une coloration à base de bleu qui invite au mystère mais aussi à une certaine douceur.
C'est la deuxième faiblesse que je trouve au livre. L'atmosphère est très douce, pas de brutalité, pas d'abus sexuel, un entraînement de type commando de marine qui peut même paraître attractif à certain moment.
Par exemple le passage où Marion montre son courage (inconscient) à trois mecs trouillards en montant un échafaudage précaire peut être à double sens vis à vis d'une jeune fille en quête de reconnaissance forte.
C'est le troisième élément qui me fait tiquer. Marion est une personnalité forte à gros potentiel. Elle l'a déjà prouvé dans son parcours professionnel malgré un accroc. Elle possède un background d'amis et de culture puissant.
Elle est si forte qu'elle a parfaitement assimilé les leçons de self-control de type activiste pacifique et elle les utilise contre ses cadres. Je ne suis pas sûr qu'un jeune puisse s'identifier si facilement à cette puissante personnalité.
Toujours est-il que je recommande vivement cette lecture même si l'époque numérique a changé beaucoup de choses.
Aujourd'hui l'écologie est un moyen d'accroche soft et efficace pour certains groupes sur internet. Plus besoin d'avoir des bureaux ou des rendez-vous en présentiel pour recruter.
Le danger est toujours présent et je trouve que les pouvoirs publics devraient moderniser leur communication.
Et bien moi tout m’a plu dans cet album.
J’ai beaucoup aimé le background riche, l’ambiance noire et désespérée du monde dystopique décrit, les personnages attachants, et l’intrigue, certes classique et assez linéaire, mais rondement menée et parfaitement construite. La narration est parfaite, j’ai avalé les 250 page d’une traite, et j’en ai pris plein les mirettes : le dessin est magnifique et très stylisé, et les scènes d’action sont dynamiques et réalistes.
La toute fin n’est pas très claire (ou en tout cas ouverte à interprétation), mais c’est bien le seul (petit) reproche que je ferai à ce pavé, recommandable aux amateurs de polars d’anticipation un peu noirs.
Crénom d’un chien ! Mais que c’est bon cet album de Kris et de Vincent Bailly !
Belfast aujourd’hui. Tim est protestant. Mary est catholique. Les deux tourtereaux se rapprochent au point qu’une idylle va naitre ! Ils s’aiment bon sang ! la vie est presque belle mais le funeste passé entre les unionistes et les indépendantistes ressurgi. Et dans ce passé pas si lointain, Tim et Mary ont semble t il des liens communs… sanglants ! Le passé va-t-il les rattraper ?
Ne vous attendez donc pas à une bluette tranquillou. Au-delà de cette histoire d’amour naissante, c’est toute l’histoire tragique de l’Irlande du Nord qui ressurgit. L’intrigue est bien ficelée. Tous les éléments sont posés dans ce tome 1. Les personnages sont attachants. Il va falloir désormais patienter un peu pour connaitre le dénouement. J’attends donc la suite avec impatience. La mèche est allumée !
Le graphisme de Vincent est plutôt agréable. On peut dire qu’il a un joli coup de crayon le garçon. La violence est camouflée mais je vous l’assure elle est bien là ! Superbe !
Ce premier volet de la série est une vraie réussite. L’introduction est admirable. Je recommande chaudement.
Le héros est un personnage horripilant au premier abord, égoïste, têtu et coléreux. Aveuglé par son envie de restaurer la soi-disant grandeur du domaine agricole familial, Gabriel va tout sacrifier pour y arriver, à commencer par sa propre famille. Cerise sur le gâteau, le domaine en question est une exploitation forestière en faillite au cœur de la jungle africaine. C’est très bien écrit, les dialogues sont crus et le ton monte facilement. Notre héros n’a pas beaucoup de patience et toute mise en doute du succès de son opération provoque sa colère. Il ne supporte pas !!
Le dessin est à l’image du personnage : nerveux, faussement brouillon et les humeurs des personnages, traduites en bulles, apportent de la nervosité supplémentaire. Les planches de jungles ont superbes, elles dégagent de la moiteur et l’impression d’une immensité que l’homme ne pourra jamais contrôler. Comme le miroir de la tâche démentielle qui les attend pour remettre en état le domaine. Cette vie sauvage contraste évidemment avec la vie que les enfants de Gabriel vont trouver en ville. Là encore, c’est une totale nouveauté pour eux ! Après le désenchantement, vient l’adaptation et la découverte de la liberté.
Côté ambiance, c’est très réussi. L’évolution des personnages où chacun se cherche, hésite ou refoule ses sentiments est bien traitée, c’est confus et incertain comme l’est leur situation. C’est très bien écrit, très bien construit et pas aussi simple qu’il y paraît au début de l’album. C’est moite à souhait, c’est nerveux... La complexité des personnages fait réfléchir. Pour moi, cet album est un gros coup de cœur !
Un bien bel album que voilà... J'avoue, je ne l'ai pas vu venir, malgré la très belle couverture qui m'a rappelé un peu Où le regard ne porte pas....
Pour en revenir à l'intérieur, j'ai trouvé que la chronique adolescente, argument facial de l'album, est plutôt réussie : on a la vie dans un collège de province, avec des gamins qui ne pensent qu'à leur vie virtuelle, passent tout leur temps libre sur les écrans de leurs téléphones, devenant peu à peu des fantômes à eux-mêmes et à leurs proches. Le langage, le ton, les rapports entre les ados sonnent toujours juste. L'argument suivant c'est la vie désespérément vide, en apparence, de ce petit coin de France, blindé de touristes l'été, et mort hors saison. Les silences, les doubles pages de paysage contribuent à cette impression de calme absolu ou presque.
Le récit se focalise sur Luna, puis sur Cosmos (marrant ce prénom et ce surnom qui appartiennent au même champ sémantique), deux enfants vivant dans un malaise constant, et qui ont du mal à communiquer, à communiquer vraiment... Comme l'a indiqué pol dans son avis, le twist qui va radicalement changer la situation, au moins temporairement, arrive un peu tard dans le cheminement de l'histoire, mais je pense qu'au contraire c'est pour Cyrille Pomès pour mieux surprendre son lectorat. On pensait être englué(e) dans une chronique sociale un rien mièvre, et tout d'un coup l'histoire nous réveille, et nous amène à un état de grâce final, une séquence absolument émouvante qui vaut, à elle seule, la lecture de l'album.
Pomès a un style graphique très particulier, avec des personnages aux aspects un brin irréguliers, je pense que là encore c'est voulu, l'adolescence étant un état ou rien n'est stable, on a une vision de la façon dont ils se perçoivent et perçoivent leur entourage. Cela donne une atmosphère très particulière à l'ensemble, que je recommande chaleureusement.
Mise à jour suite à lecture du dernier tome de la série.
Pour mon premier avis, j'ai choisi une série qui parle de la Rome antique, période historique qui me plaît beaucoup. Ce qui saute aux yeux, c'est le dessin. Fafner a un style que j'apprécie beaucoup, un trait gras et dynamique. Le rendu historique est très bien rendu.
Premier tome très convainquant, l'histoire se met en place et me donne envie de connaître la suite. Guerre, politique et intrigues sont au menu et je me suis régalé.
Coax a une ressemblance avec Conan la grosse moustache en plus.
Je conseille vivement.
Tome 2.
Côté dessin, c'est toujours aussi beau. Les couleurs sont superbes et ajoutent à rendre une atmosphère oppressante.
C'est la famine à Rome. Coax, envoyé en mission, doit découvrir qui se trouve derrière cette machination qui pourrait faire vaciller l'empire. A qui profite le crime ?
Un tome de transition avant le dénouement final.
Petit bémol pour Titus, page 26, lorsqu'il jure "par Zeus" ..... Jupiter aurait été plus approprié.
C'est avec impatience que j'attends la suite.
Tome 3.
Un dernier tome qui clôture de belle façon ce triptyque.
Un opus beaucoup plus porté sur le côté historique, la République est en danger.
Le récit s'accélère et Coax pourra enfin tenir sa vengeance.
Visuellement je ne suis pas déçu, la qualité est constante.
En résumé, une excellente série historique que je recommande.
Difficile de ne pas tomber amoureux de Shangri-La dès qu'on a l'objet en main... Magnifique bande dessinée épaisse (220 pages) au dos relié en toile et à la couverture majestueuse, doté d'un excellent rapport qualité-prix, l'œuvre de Mathieu Bablet hypnotise avant même d'avoir été ouverte. L'impression de grandeur renvoyée par la couverture nous happe déjà. Et quand on l'ouvre, on n'est pas déçus...
Chaque page est l'occasion pour Mathieu Bablet de nous offrir des compositions somptueuses, aux décors colossaux, et au trait extrêmement maîtrisé. Et de fait, la patte graphique de l'auteur-dessinateur est sans aucun doute ce qui séduit le plus. On est emportés, entraînés, envoûtés par Bablet et on découvre à sa suite les tenants et les aboutissants d'un monde futuriste aussi terrible que fascinant.
Deux maladresses majeures subsistent néanmoins. Comme cela a été dit par la majorité des lecteurs, le dessin des personnages est très douteux. Autant les décors sont d'une rigueur et d'une majesté qui en imposent, autant les personnages sont simplistes, schématiques ; ils se ressemblent tous, ce n'est pas à la hauteur de ce qui les entoure.
L'autre maladresse est peut-être plus grave : en voulant s'immiscer (et nous avec) dans les codes de l'anticipation, Bablet tombe dans tous les poncifs où on espère ne pas le voir tomber. On a donc droit à une situation qu'on a déjà vu dans des centaines de récits d'anticipation : humanité réduite à vivre entassée dans des espaces métalliques et restreints, grande organisation surpuissante qui dirige le monde (ou ce qu'il en reste), rébellion qui essaye de s'organiser en secret, (anti ?)-héros qui accomplit sagement sa mission sans en connaître tous les aspects, description au vitriol d'une humanité décérébrée, qui discrimine et martyrise les plus faibles pour mieux asseoir son orgueil... Tout cela n'est pas déplaisant en soi, mais c'est du réchauffé, et Bablet prend le risque de se confronter aux plus grands œuvres de science-fiction qui ont déjà fait tout ça en mieux.
Et pourtant...
Plus le récit avance, plus on se rend compte que Mathieu Bablet ne fait appel aux poncifs de la SF que pour mieux les détourner. Ainsi, il rebat peu à peu les cartes qu'on croyait avoir en main, et de là, développe une réflexion étonnamment puissante sur l'humanité, sur la frontière entre le Bien et le Mal, et surtout, sur la servitude volontaire. Décrivant une forme de totalitarisme bien moins héritier d'Orwell que d'Huxley (voir son brillant Le Meilleur des mondes), Bablet décrit la pire forme de totalitarisme qui soit, une forme de totalitarisme consenti où la population serait consciente de sa servitude, mais l'accepterait sans problèmes tant que celle-ci servirait son confort individuel.
Certains dialogues sont ainsi d'une remarquable intelligence, en refusant d'opposer systématiquement le gentil peuple qui n'a rien demandé et les quelques personnes avides qui le dominent sans aucune empathie. Ici, les choses sont présentées d'une manière bien plus subtile et aussi bien plus noire, car montrer les humains participant à leur propre esclavage est sans doute une des visions les plus noires du futur que l'on puisse imaginer... mais peut-être aussi une des plus réalistes, tant j'ai l'impression, en regardant autour de moi, que nous y sommes parfois déjà !
Ainsi, malgré le simplisme apparent de la première moitié du récit, la deuxième moitié pousse les curseurs beaucoup plus loin, donnant à l'œuvre une portée philosophique, sociale et politique extrêmement captivante, fine et nuancée. Cela occasionne d'ailleurs quelques scènes d'une noirceur assez pénible à supporter (je ne me suis pas encore tout-à-fait remis de la séquence dans l'Arche), mais de ce fait, d'autant plus percutante.
A ce titre, la mise en scène de Mathieu Bablet renforce le côté épique de ce space opera, qui ne manque pas de morceaux de bravoure. Que ce soit lors des moments tragiques ou des moments héroïques, le montage des planches, les jeux de couleur (le sang qui gicle lors de la révolte, brisant l'harmonie d'images presque toutes bleues), l'impression de grandeur et de vide accentuent les sensations presque physiques du lecteur, ébahi devant une telle intensité.
Certes, la mise en scène est parfois un peu confuse (le combat entre les trois mékas) tout comme la narration (la fin est un peu absconse), mais elle est toujours à la hauteur de la narration : ample et grandiose. Elle nous prend aux tripes pour nous immiscer dans la peau et dans la perception des personnages.
Alors certes, Shangri-La possède trop de légers défauts pour être hissée au rang de chef-d'oeuvre, mais elle revêt une telle puissance qu'on peut tout de même y voir une grande œuvre de science-fiction, qui se donne les moyens d'être l'épopée humaine et spatiale qu'elle cherche à être.
On n'a plus qu'à attendre qu'un grand réalisateur s'empare de l'affaire pour donner à ce récit l'adaptation qu'il mérite...
C'est le troisième titre de la collection "contes du monde" chez Petit à Petit que je lis et c'est celui que je préfère jusqu'à présent.
C'est Thierry Lamy qui s'applique aux scénarii cadrés par les contes populaires. 5 dessinatrices et deux dessinateurs illustrent ces contes d'une façon très agréable.
Les contes renvoient à la culture d'Europe de l'Est donc à des communautés Ashkénazes avec en filigrane une ambiance assez grise autour des souffrances et des stigmatisations endurées au cours des siècles
Mais l'axe fort de ces contes est l'acquisition de la sagesse. Le livre se ferme sur un proverbe yiddish qui a lui seul résume l'esprit de l'œuvre : " La vieillesse, c'est l'hiver pour les ignorants, et le temps des moissons pour les sages.".
Voilà une lecture rapide à la portée de tous qui ouvre à l'intelligence des autres. Le conte est un genre essentiel à la littérature et à la transmission de la culture, il est bon de s'y replonger de temps à autres.
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Les Assiégés
Sortie en avril 2022, cette bd fait l'unanimité parmi les lecteurs de BD. Et pourtant : Pourtant il faut passer l'étape du résumé : "encore une histoire sordide d'immeuble squatté ?", "encore un polar ?" Pourtant il faut passer l'étape de l'image de couverture avec cet énigmatique immeuble orange qui barre l'horizon. Pourtant il faut passer les premières vignettes, très grises et très sombres. C'est une histoire à tiroirs, qui commence et finit par la réunion d'une bande de braqueurs qui vient de se faire le bureau de poste du coin, et qui va entamer le partage des gains. L'un d'eux remarque une drôle de peinture accrochée au mur, signée d'un drôle de peintre "Faustino, le peintre fou". C'est l'occasion pour le chef de la bande de raconter cette histoire. Une histoire de crime, de vengeance, de caïds, de banlieue, de flics. Une histoire d'amour aussi, et l'histoire sombre tragique de ce peintre, reclus volontaire dans cet immeuble. Le scénario est impeccable dans sa maitrise et sa noirceur. L'album se dévore très facilement. Et le dessin. C'est extrêmement rare que je sois séduite par un dessin. Là, tout est juste. Un dessin expressionniste qui s'accorde à merveille aux propos. C'est véritablement un très bel album.
The Plot
Cette histoire de maison hantée est certes remplie de poncifs, jusqu’à son protagoniste qui semble être une copie carbone de tous les héros de comics de ces 10 derniers années (le jeune taciturne un peu rebelle aux cheveux mi-longs). J’ai pourtant passé un excellent moment de lecture. Le tome 1 introduit les personnages et les évènements « Lovecraftiens » inquiétants se déroulant dans la maison d’enfance du héros. Et les tome 2 fournit les réponses tant attendues. Ces dernières sont elles aussi éculées mais logiques et satisfaisantes. J’ai toutefois trouvé ce deuxième tome un peu confus, j’ai dû relire certains passages pour (je pense) tout comprendre. On peut en tout cas y voir une métaphore intéressante sur l’importance de faire face à ses démons et à son passé. Le dessin et les couleurs servent parfaitement l’histoire, et contribuent grandement à l’ambiance gothique et horrifique. Mention spéciale pour les couvertures des 8 comics originaux, qui sont vraiment magnifiques. Voilà, une histoire pas originale pour un sou, mais efficace et terminée en 2 tomes, que je recommande aux amateurs d’horreur et de Lovecraft.
Dans la secte
En 2021 la Mission du gouvernement, la MIVILUDES, a soutenu la réédition de l'ouvrage de Patrice Guillon et Louis Alloing "Dans La Secte". Le sujet des sectes était tombé un peu en désuétude dans les médias quand on compare avec l'époque Tonton comme le dit l'héroïne, Marion. La préface de l'ouvrage montre la préoccupation des pouvoirs publics face à un danger qui s'est adapté à la modernité de la communication. Je trouve que c'est d'ailleurs la grande faiblesse de l'ouvrage. Le témoignage de Marion est d'une époque ante-iphone et ante-internet. Les modes d'accroches, qui sont essentiels, ont probablement beaucoup évolués depuis l'expérience de Marion. La Bd est un témoignage documentaire de la rencontre de Marion avec la Scientologie. Secte très connue grâce à la figure charismatique de Tom Cruise. Qu'une vedette mondiale puisse être l'étendard de cette organisation montre le degré de puissance que peut atteindre une secte. La Bd illustre bien ce point sur la fin quand les membres de la secte possèdent des informations que même la police ne possède pas. Le scénario est linéaire et se lit facilement. Marion a le courage d'exposer ses faiblesses de départ (la drogue, son vide parental, son stress professionnel) pour expliquer comment les premiers contacts l'ont si bien happée. Le dessin de Louis Alloing privilégie l'aspect reportage avec des personnages bien reconnaissables. C'est fluide et très accessible pour tous. Une coloration à base de bleu qui invite au mystère mais aussi à une certaine douceur. C'est la deuxième faiblesse que je trouve au livre. L'atmosphère est très douce, pas de brutalité, pas d'abus sexuel, un entraînement de type commando de marine qui peut même paraître attractif à certain moment. Par exemple le passage où Marion montre son courage (inconscient) à trois mecs trouillards en montant un échafaudage précaire peut être à double sens vis à vis d'une jeune fille en quête de reconnaissance forte. C'est le troisième élément qui me fait tiquer. Marion est une personnalité forte à gros potentiel. Elle l'a déjà prouvé dans son parcours professionnel malgré un accroc. Elle possède un background d'amis et de culture puissant. Elle est si forte qu'elle a parfaitement assimilé les leçons de self-control de type activiste pacifique et elle les utilise contre ses cadres. Je ne suis pas sûr qu'un jeune puisse s'identifier si facilement à cette puissante personnalité. Toujours est-il que je recommande vivement cette lecture même si l'époque numérique a changé beaucoup de choses. Aujourd'hui l'écologie est un moyen d'accroche soft et efficace pour certains groupes sur internet. Plus besoin d'avoir des bureaux ou des rendez-vous en présentiel pour recruter. Le danger est toujours présent et je trouve que les pouvoirs publics devraient moderniser leur communication.
Heavy Liquid
Et bien moi tout m’a plu dans cet album. J’ai beaucoup aimé le background riche, l’ambiance noire et désespérée du monde dystopique décrit, les personnages attachants, et l’intrigue, certes classique et assez linéaire, mais rondement menée et parfaitement construite. La narration est parfaite, j’ai avalé les 250 page d’une traite, et j’en ai pris plein les mirettes : le dessin est magnifique et très stylisé, et les scènes d’action sont dynamiques et réalistes. La toute fin n’est pas très claire (ou en tout cas ouverte à interprétation), mais c’est bien le seul (petit) reproche que je ferai à ce pavé, recommandable aux amateurs de polars d’anticipation un peu noirs.
Partitions irlandaises
Crénom d’un chien ! Mais que c’est bon cet album de Kris et de Vincent Bailly ! Belfast aujourd’hui. Tim est protestant. Mary est catholique. Les deux tourtereaux se rapprochent au point qu’une idylle va naitre ! Ils s’aiment bon sang ! la vie est presque belle mais le funeste passé entre les unionistes et les indépendantistes ressurgi. Et dans ce passé pas si lointain, Tim et Mary ont semble t il des liens communs… sanglants ! Le passé va-t-il les rattraper ? Ne vous attendez donc pas à une bluette tranquillou. Au-delà de cette histoire d’amour naissante, c’est toute l’histoire tragique de l’Irlande du Nord qui ressurgit. L’intrigue est bien ficelée. Tous les éléments sont posés dans ce tome 1. Les personnages sont attachants. Il va falloir désormais patienter un peu pour connaitre le dénouement. J’attends donc la suite avec impatience. La mèche est allumée ! Le graphisme de Vincent est plutôt agréable. On peut dire qu’il a un joli coup de crayon le garçon. La violence est camouflée mais je vous l’assure elle est bien là ! Superbe ! Ce premier volet de la série est une vraie réussite. L’introduction est admirable. Je recommande chaudement.
Malaterre
Le héros est un personnage horripilant au premier abord, égoïste, têtu et coléreux. Aveuglé par son envie de restaurer la soi-disant grandeur du domaine agricole familial, Gabriel va tout sacrifier pour y arriver, à commencer par sa propre famille. Cerise sur le gâteau, le domaine en question est une exploitation forestière en faillite au cœur de la jungle africaine. C’est très bien écrit, les dialogues sont crus et le ton monte facilement. Notre héros n’a pas beaucoup de patience et toute mise en doute du succès de son opération provoque sa colère. Il ne supporte pas !! Le dessin est à l’image du personnage : nerveux, faussement brouillon et les humeurs des personnages, traduites en bulles, apportent de la nervosité supplémentaire. Les planches de jungles ont superbes, elles dégagent de la moiteur et l’impression d’une immensité que l’homme ne pourra jamais contrôler. Comme le miroir de la tâche démentielle qui les attend pour remettre en état le domaine. Cette vie sauvage contraste évidemment avec la vie que les enfants de Gabriel vont trouver en ville. Là encore, c’est une totale nouveauté pour eux ! Après le désenchantement, vient l’adaptation et la découverte de la liberté. Côté ambiance, c’est très réussi. L’évolution des personnages où chacun se cherche, hésite ou refoule ses sentiments est bien traitée, c’est confus et incertain comme l’est leur situation. C’est très bien écrit, très bien construit et pas aussi simple qu’il y paraît au début de l’album. C’est moite à souhait, c’est nerveux... La complexité des personnages fait réfléchir. Pour moi, cet album est un gros coup de cœur !
Moon
Un bien bel album que voilà... J'avoue, je ne l'ai pas vu venir, malgré la très belle couverture qui m'a rappelé un peu Où le regard ne porte pas.... Pour en revenir à l'intérieur, j'ai trouvé que la chronique adolescente, argument facial de l'album, est plutôt réussie : on a la vie dans un collège de province, avec des gamins qui ne pensent qu'à leur vie virtuelle, passent tout leur temps libre sur les écrans de leurs téléphones, devenant peu à peu des fantômes à eux-mêmes et à leurs proches. Le langage, le ton, les rapports entre les ados sonnent toujours juste. L'argument suivant c'est la vie désespérément vide, en apparence, de ce petit coin de France, blindé de touristes l'été, et mort hors saison. Les silences, les doubles pages de paysage contribuent à cette impression de calme absolu ou presque. Le récit se focalise sur Luna, puis sur Cosmos (marrant ce prénom et ce surnom qui appartiennent au même champ sémantique), deux enfants vivant dans un malaise constant, et qui ont du mal à communiquer, à communiquer vraiment... Comme l'a indiqué pol dans son avis, le twist qui va radicalement changer la situation, au moins temporairement, arrive un peu tard dans le cheminement de l'histoire, mais je pense qu'au contraire c'est pour Cyrille Pomès pour mieux surprendre son lectorat. On pensait être englué(e) dans une chronique sociale un rien mièvre, et tout d'un coup l'histoire nous réveille, et nous amène à un état de grâce final, une séquence absolument émouvante qui vaut, à elle seule, la lecture de l'album. Pomès a un style graphique très particulier, avec des personnages aux aspects un brin irréguliers, je pense que là encore c'est voulu, l'adolescence étant un état ou rien n'est stable, on a une vision de la façon dont ils se perçoivent et perçoivent leur entourage. Cela donne une atmosphère très particulière à l'ensemble, que je recommande chaleureusement.
L'Espion de César
Mise à jour suite à lecture du dernier tome de la série. Pour mon premier avis, j'ai choisi une série qui parle de la Rome antique, période historique qui me plaît beaucoup. Ce qui saute aux yeux, c'est le dessin. Fafner a un style que j'apprécie beaucoup, un trait gras et dynamique. Le rendu historique est très bien rendu. Premier tome très convainquant, l'histoire se met en place et me donne envie de connaître la suite. Guerre, politique et intrigues sont au menu et je me suis régalé. Coax a une ressemblance avec Conan la grosse moustache en plus. Je conseille vivement. Tome 2. Côté dessin, c'est toujours aussi beau. Les couleurs sont superbes et ajoutent à rendre une atmosphère oppressante. C'est la famine à Rome. Coax, envoyé en mission, doit découvrir qui se trouve derrière cette machination qui pourrait faire vaciller l'empire. A qui profite le crime ? Un tome de transition avant le dénouement final. Petit bémol pour Titus, page 26, lorsqu'il jure "par Zeus" ..... Jupiter aurait été plus approprié. C'est avec impatience que j'attends la suite. Tome 3. Un dernier tome qui clôture de belle façon ce triptyque. Un opus beaucoup plus porté sur le côté historique, la République est en danger. Le récit s'accélère et Coax pourra enfin tenir sa vengeance. Visuellement je ne suis pas déçu, la qualité est constante. En résumé, une excellente série historique que je recommande.
Shangri-La
Difficile de ne pas tomber amoureux de Shangri-La dès qu'on a l'objet en main... Magnifique bande dessinée épaisse (220 pages) au dos relié en toile et à la couverture majestueuse, doté d'un excellent rapport qualité-prix, l'œuvre de Mathieu Bablet hypnotise avant même d'avoir été ouverte. L'impression de grandeur renvoyée par la couverture nous happe déjà. Et quand on l'ouvre, on n'est pas déçus... Chaque page est l'occasion pour Mathieu Bablet de nous offrir des compositions somptueuses, aux décors colossaux, et au trait extrêmement maîtrisé. Et de fait, la patte graphique de l'auteur-dessinateur est sans aucun doute ce qui séduit le plus. On est emportés, entraînés, envoûtés par Bablet et on découvre à sa suite les tenants et les aboutissants d'un monde futuriste aussi terrible que fascinant. Deux maladresses majeures subsistent néanmoins. Comme cela a été dit par la majorité des lecteurs, le dessin des personnages est très douteux. Autant les décors sont d'une rigueur et d'une majesté qui en imposent, autant les personnages sont simplistes, schématiques ; ils se ressemblent tous, ce n'est pas à la hauteur de ce qui les entoure. L'autre maladresse est peut-être plus grave : en voulant s'immiscer (et nous avec) dans les codes de l'anticipation, Bablet tombe dans tous les poncifs où on espère ne pas le voir tomber. On a donc droit à une situation qu'on a déjà vu dans des centaines de récits d'anticipation : humanité réduite à vivre entassée dans des espaces métalliques et restreints, grande organisation surpuissante qui dirige le monde (ou ce qu'il en reste), rébellion qui essaye de s'organiser en secret, (anti ?)-héros qui accomplit sagement sa mission sans en connaître tous les aspects, description au vitriol d'une humanité décérébrée, qui discrimine et martyrise les plus faibles pour mieux asseoir son orgueil... Tout cela n'est pas déplaisant en soi, mais c'est du réchauffé, et Bablet prend le risque de se confronter aux plus grands œuvres de science-fiction qui ont déjà fait tout ça en mieux. Et pourtant... Plus le récit avance, plus on se rend compte que Mathieu Bablet ne fait appel aux poncifs de la SF que pour mieux les détourner. Ainsi, il rebat peu à peu les cartes qu'on croyait avoir en main, et de là, développe une réflexion étonnamment puissante sur l'humanité, sur la frontière entre le Bien et le Mal, et surtout, sur la servitude volontaire. Décrivant une forme de totalitarisme bien moins héritier d'Orwell que d'Huxley (voir son brillant Le Meilleur des mondes), Bablet décrit la pire forme de totalitarisme qui soit, une forme de totalitarisme consenti où la population serait consciente de sa servitude, mais l'accepterait sans problèmes tant que celle-ci servirait son confort individuel. Certains dialogues sont ainsi d'une remarquable intelligence, en refusant d'opposer systématiquement le gentil peuple qui n'a rien demandé et les quelques personnes avides qui le dominent sans aucune empathie. Ici, les choses sont présentées d'une manière bien plus subtile et aussi bien plus noire, car montrer les humains participant à leur propre esclavage est sans doute une des visions les plus noires du futur que l'on puisse imaginer... mais peut-être aussi une des plus réalistes, tant j'ai l'impression, en regardant autour de moi, que nous y sommes parfois déjà ! Ainsi, malgré le simplisme apparent de la première moitié du récit, la deuxième moitié pousse les curseurs beaucoup plus loin, donnant à l'œuvre une portée philosophique, sociale et politique extrêmement captivante, fine et nuancée. Cela occasionne d'ailleurs quelques scènes d'une noirceur assez pénible à supporter (je ne me suis pas encore tout-à-fait remis de la séquence dans l'Arche), mais de ce fait, d'autant plus percutante. A ce titre, la mise en scène de Mathieu Bablet renforce le côté épique de ce space opera, qui ne manque pas de morceaux de bravoure. Que ce soit lors des moments tragiques ou des moments héroïques, le montage des planches, les jeux de couleur (le sang qui gicle lors de la révolte, brisant l'harmonie d'images presque toutes bleues), l'impression de grandeur et de vide accentuent les sensations presque physiques du lecteur, ébahi devant une telle intensité. Certes, la mise en scène est parfois un peu confuse (le combat entre les trois mékas) tout comme la narration (la fin est un peu absconse), mais elle est toujours à la hauteur de la narration : ample et grandiose. Elle nous prend aux tripes pour nous immiscer dans la peau et dans la perception des personnages. Alors certes, Shangri-La possède trop de légers défauts pour être hissée au rang de chef-d'oeuvre, mais elle revêt une telle puissance qu'on peut tout de même y voir une grande œuvre de science-fiction, qui se donne les moyens d'être l'épopée humaine et spatiale qu'elle cherche à être. On n'a plus qu'à attendre qu'un grand réalisateur s'empare de l'affaire pour donner à ce récit l'adaptation qu'il mérite...
Contes Yiddish en bandes dessinées
C'est le troisième titre de la collection "contes du monde" chez Petit à Petit que je lis et c'est celui que je préfère jusqu'à présent. C'est Thierry Lamy qui s'applique aux scénarii cadrés par les contes populaires. 5 dessinatrices et deux dessinateurs illustrent ces contes d'une façon très agréable. Les contes renvoient à la culture d'Europe de l'Est donc à des communautés Ashkénazes avec en filigrane une ambiance assez grise autour des souffrances et des stigmatisations endurées au cours des siècles Mais l'axe fort de ces contes est l'acquisition de la sagesse. Le livre se ferme sur un proverbe yiddish qui a lui seul résume l'esprit de l'œuvre : " La vieillesse, c'est l'hiver pour les ignorants, et le temps des moissons pour les sages.". Voilà une lecture rapide à la portée de tous qui ouvre à l'intelligence des autres. Le conte est un genre essentiel à la littérature et à la transmission de la culture, il est bon de s'y replonger de temps à autres.