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Couverture de la série Jim Thorpe
Jim Thorpe

Etrangement (ou pas, je ne suis quand même pas un spécialiste du football américain ni du base-ball), je n’avais jamais entendu parler de Jim Thorpe. Pourtant ce personnage à la trajectoire atypique mérite clairement que l’on s’intéresse à lui (ce qui a d’ailleurs déjà été le cas dans les années ’50 puisqu’un film lui a été consacré). Cette bande dessinée biographique lui rend joliment hommage, en revenant (avec beaucoup de vie et de dynamisme) sur une période marquante de sa carrière (depuis sa jeunesse jusqu’en 1912, soit juste avant sa déchéance et sa reconversion dans le base-ball mais après ses hauts faits d’arme en athlétisme et en football américain). Le scénario est classique d’aspect et alterne les passages entre l’enfance de Jim Thorpe et ses exploits sportifs devenu adolescent ou jeune adulte. Cela aurait pu déboucher sur un récit sans âme mais le personnage nous est rendu sympathique autant par sa trajectoire que par sa forfanterie ou les épreuves qu’il doit traverser. Comme déjà dit, c’est un récit très vivant, qui dégage beaucoup d’empathie. Mais c’est aussi un récit historique révélateur d’une époque (l’évocation du système scolaire auquel les amérindiens étaient soumis dans le but de les couper de leurs racines est assez édifiant), qui éclaire sur le football américain du début du XXème siècle (encore bien plus violent qu’actuellement, le dossier en fin d’album mentionnant le nombre de morts recensés sur une saison) et qui montre l’hypocrisie dans laquelle baignait déjà des jeux olympiques prétendument amateurs et fair-play. Le dessin est agréable à l’œil, facile à lire, expressif, pas surchargé. Le découpage apporte beaucoup de dynamisme mais reste extrêmement classique, rendant cette bande dessinée accessible à un très large public. Franchement une chouette découverte !

15/02/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série La Ferme des animaux (Jungle)
La Ferme des animaux (Jungle)

Une adaptation simple mais claire et moderne du roman de George Orwell. Je ne connais pas réellement le texte du roman mais j'ai l'impression que c'est une adaptation assez fidèle qui nous est offerte ici, et elle est très bien faite. Le graphisme est impeccable le, avec un trait souple et des personnages aussi bien humains qu'animaux réussis et expressifs. Je felicite surtout le sens de la mise en scène et comment est retranscrite l'implacable prise de pouvoir des cochons sur les autres animaux. Le parallèle avec le Stalinisme et comment il a dévoyé la révolution communiste est évident. Mais on peut aussi faire un fort parallèle avec les manipulations et la propagande de Poutine de nos jours. Même esprit, même type de profiteurs et même peuple asservi, aveuglé ou réduit au silence, à l'exil ou à la mort. Une très bonne adaptation d'un très bon roman, adapté autant pour la jeunesse que les adultes.

15/02/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voile blanc
Le Voile blanc

C'est à Angoulême que j'ai découvert cet album qui semble être passé complètement inaperçu à sa sortie en 2022. Pour autant, la couverture m'a tapée dans l’œil et j'ai pu acheter le dernier album dédicacé du stand. Ça ne se refusait pas ! Et grand bien m'en a pris, puisque j'ai pu découvrir une scénariste que je ne connaissais pas ainsi qu'un dessinateur ma foi talentueux. L'histoire est un mélange assez assumé de références culturelles qu'on peut facilement deviner, avec un soupçon de considération sur le climat ainsi qu'une pointe de fantastique dans un style victorien proche du steampunk (même si ça ne rentre clairement pas dans cette catégorie). Disons que ça rejoint ces BD qui mélangent agréablement tout dans un pot-pourri culturel mais qui n'est pas pour autant ultra-référencé. Si vous ne voyez pas les clins d’œil ou inspiration, la lecture n'en sera pas gâchée. D'ailleurs, cette histoire est étrange et je dois dire qu'elle n'est pas très claire à la première lecture. Ça commence dans le fantastique, ça bascule dans le victorien et ça continue dans le fantastique nordique. Mais pour autant, j'aime bien les idées de l'autrice. On sent que le fil directeur est la question des femmes dans la société et qu'elle mêle ça à des légendes à leurs propos. Personnellement j'aime bien la fin, qui nuance le propos qui semble tenu tout du long et propose une forme de réconciliation des sexes que je ne peux qu'approuver. Pour le reste, le récit est une quête linéaire qui commence dans une Angleterre sous la neige et se poursuit par l'expédition vers Novgorod, avec un personnage féminin central qui poursuit sa quête d'enrayer cet hiver qui envahit le monde. Ce n'est jamais follement original dans son déroulé, mais c'est efficace. Notamment la question de Dmitri, personnage trouble qui l'accompagne et dont je ne m'attendais pas à l'évolution finale. Je n'ai pas été spécialement surpris, mais j'aime que l'auteure joue sur quelques détails pour maintenir le suspense : le monde qu'on découvre en proie à l'hiver perpétuel, endormi sous le fameux "voile blanc", les incursions du fantastique, la dualité de genre qui s'affiche progressivement, le double récit entre les enfers et le monde réel ... Le final propose une lecture plus nuancé de son récit et propose l'amour comme résolution du conflit. C'est mon côté fleur bleue qui parle, mais j'aime bien. Sous des aspects de quête classique, le récit nous parle du conflit entretenu depuis des siècles entre les hommes et les femmes mais aussi la question du changement climatique, ici inversée dans une exagération du "petit âge glaciaire", une métaphore assez bien trouvée à mon sens. C'est plaisant de lire un récit bien mené mais qui propose quelques idées pas bête. Le dessin est ce qui me fait remonter ma note : il est franchement bon, avec un trait maitrisé d'un bout à l'autre, autant dans les visages que dans les décors. L'auteur exerce le métier depuis presque trente ans (même s'il n'a fait que peu de BD) et ça se sent. Il y a une vraie recherche de contraste, notamment dans la colorisation en opposant les tons blancs et froids au couleurs chaudes de l'enfer. C'est plaisant à lire, on sent que l'auteur s'est fait plaisir notamment dans la fin. Bref, une lecture plaisante, pas dénuée de réflexion et qui reste assez grand public. Une BD divertissement, donc, mais qui se lit agréablement. Disons que je mets un 3.5 arrondi au supérieur !

14/02/2024 (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5
Couverture de la série Paf & Hencule
Paf & Hencule

Ben oui 4/5 comme la plupart. C'est du moche bien croqué façon New Yorker, du trash gentil au langage plus châtié que Vuillemin dans ses Les Sales Blagues de l'Echo (je ne vois pas vraiment pourquoi ils ont été censurés, ça sent plus l'argument marketing). Le format strip convient parfaitement au punchlines de ces bestiaux dont je ne sais s'ils sont finalement plus bêtes ou méchants. Il y a un tel naturel, un tel détachement par rapport à l'horreur des situations, c'est jouissif.

14/02/2024 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 4/5
Couverture de la série Opus
Opus

Quel sujet casse-gueule ! Mais le très regretté Satoshi Kon, fidèle à sa réputation d’extrémiste de la mise ne scène "alternative", n'hésite pas à aller jusqu'au bout de sa démonstration dans cette histoire où un Mangaka (double probable de lui-même) se retrouve confronté par ses propres personnages à la sanité de sa création. Plutôt réussi niveau dessin (simple mais efficace), les protagonistes évoluent au sein d'un univers très crédible, jusqu'à ce que le choc de leurs réalités respectives vienne bouleverser jusqu'aux lois les plus basiques de la physique. C'est alors une série de très jolies trouvailles picturales qui illustrent assez clairement l'effondrement de leurs perceptions "objectives". Et certaines scènes sont même très amusantes, simplement par leur décalage (le gamin qui s'extasie sur le Cosplay de l'héroïne, qui lui rétorque qu'elle est l'originale ! Etc...). J'imagine que c'est la première fois qu'une telle mise en perspective du métier fait l'objet d'une série dessinée entière, tant il est difficile pour un artiste de ne pas complètement ficher en l'air la validité de ses motivations en démontant les mécanismes à l'origine de ses choix créatifs. Il est plus habituel d'obtenir leur point de vue via quelques "encarts" glissés comme intrigues secondaires au beau milieu d'un récit principal -comme le fait, plutôt intelligemment, John Byrne dans Next-Men quand, après avoir présenté (à priori très fidèlement) la réalité de sa profession, il force l'éditeur Ben Horowitz à faire face -littéralement !- à la dinguerie de sa créativité si mercantile...! Brisant pas mal de cadres -pas uniquement ceux des planches...- Satoshi Kon plonge sans hésiter son doppelgänger au beau milieu de l'action et, plutôt que d'insister sur sa stupéfaction, le fait quasi immédiatement interagir de façon très concrète avec ses propres personnages, pourtant supposément fictifs. Proprement atomisé, le scénario prévu (et pré-vendu à l'éditeur...) part en farigoulette et, faisant décidément fi des conséquences franchement inextricables que risque de lui imposer sa volonté d'absolu, l'auteur va jusqu'à ramener les héros de papier dans la réalité "objective" de leur dessinateur ! À partir de là, une totale liberté lui est acquise quant aux pistes à explorer mais, pour des raisons probables de délais, sûrement dues à d'autres travaux en cours, le Mangaka (... Celui de NOTRE réalité, hein !) centre l'action autour du soucis de protection/pérennité des personnages. Enfin, le mystérieux (et dangereux) Masque parvient néanmoins à s'octroyer une certaine toute puissance dans le dernier tome, avant que la faillite de l'éditeur (réel !) de la série ne vienne interrompre la parution du Manga. Dommage : on allait attaquer du lourd, côté métaphysique... Une conclusion, juste croquée par Satoshi Kon et publiée dans ce recueil après son décès, offre une sorte de fin "officielle" à l'histoire : encore une fois, dans sa volonté d'absolu, il n'hésite pas à se mettre en scène, confronté à son tour par sa création et, encore et toujours généreux, laisse la porte grande ouverte aux spéculations les plus folles.

14/02/2024 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 4/5
Couverture de la série Dômu - Rêves d'enfants
Dômu - Rêves d'enfants

... Graphique, c'est le moins qu'on puisse dire ! Bon, c'est du Otomo Katsuhiro, en même temps. Une histoire "simple" de S.F. où deux personnages a priori très ordinaires, incarnant des valeurs diamétralement opposées, s'affrontent à grands coups de pouvoirs parapsychologiques au beau milieu d'imposantes barres d'immeubles, aussi écrasantes dans leurs parfaites proportions cyclopéennes qu'absolument déshumanisantes. Ces interminables cages à lapin de béton et de verre font intrinsèquement partie de l'histoire, tant elles mettent en perspectives les intervenants, réduits bien souvent à l'état de fourmis au milieu des cases... Quand elles ne servent pas carrément de matière première principale aux différents assauts "Psi" entre la petite fille et son gaga d'adversaire ! Encore une fois, le contraste entre la "simplicité" du dessin des personnages et l'incroyable hyper-réalisme dévolu aux décors magnifie la puissance évocatrice des scènes et, même dans les instants calmes, le procédé contribue à perpétuer l'impression vivace de cet univers si familier. Impressionnant de maitrise et d'une efficacité redoutable, même si l'argument scénaristique est un peu faible ; et pour peu qu'on ne craigne pas trop les effusions (et c'est franchement un euphémisme...) de sang. On a simplement l'impression que, étant données les potentialités pleines de richesse des intervenants secondaires (L'inspecteur Takayama, Mrs Tezuka, Yoshi, Hiroshi, Etc...), le Mangaka aurait largement pu broder encore longtemps sur sa lancée. Étonnant, d'ailleurs, qu'il ne l'ait pas fait tant c'est plutôt traditionnel dans l'édition, au Japon. En même temps, il est vrai que, dévoilant quasi immédiatement l'identité du malfaiteur dés le premier tome (alors que le mystère aurait pu être un des ressorts importants de l'intrigue), Katsuhiro Otomo adoube officiellement l'argument principal de son récit : nous épater -encore une fois !- en nous en mettant plein les yeux ! Contrat très honnêtement rempli, donc.

14/02/2024 (modifier)
Par Titanick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Méduse
La Méduse

Touchant, vraiment. Surtout quand on sait que l’autrice souffre elle-même de problèmes de santé oculaire, mais même sans ça, cette histoire ne m’a pas laissé indifférente. Dès la première case, on est immergé. Les appareils du cabinet d’optométrie donnent à notre héroïne une allure de robot mécanique, mais on voit tout de suite derrière ça une jeune femme un peu désemparée mais qui s’avère déterminée à vivre normalement malgré le handicap qui s’installe. L’évolution des sentiments qui l’animent est vraiment bien racontée, on vit avec elle les différentes phases de sa maladie, et l’implication de ses proches également. Car Odette est bien entourée, elle vit d’ailleurs une histoire d’amour naissante qui contrebalance le côté douloureux du récit. Le dessin aussi est agréable, d’un noir et blanc très doux et très lisible. J’ai beaucoup aimé. Et merci à Mac Arthur de m'avoir fait découvrir la bd et l'autrice.

13/02/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Blanche-Neige, Rouge Sang - Chronique vampirique
Blanche-Neige, Rouge Sang - Chronique vampirique

Neil Gaiman a coutume de nous offrir de belles idées et en voilà une nouvelle : celle d'inverser le contexte du conte de Blanche-Neige, de faire de celle-ci un vampire et de la méchante reine une sage femme soucieuse de sauver son royaume de ce monstre. Tous les éléments du conte de fées sont bien présents, cette part de vérité qui a été gardée pour masquer un mensonge, mais tout y est inversé... et ça fonctionne parfaitement. Ce qui fait surtout la force de cet album, c'est la splendeur du graphisme de Colleen Doran. Il tient certes beaucoup de l'illustration - elle préfère d'ailleurs souvent agencer les images entre elles plutôt que de scinder sa mise en scène en cases - mais c'est superbe. Une grande élégance dans cette ligne claire, une grande esthétique dans le choix des formes et de la composition, un choix de couleurs qui tient à la fois du conte illustré pour enfants et de l'enluminure médiévale, et une narration claire et fluide. L'histoire est forte et dure. Le fait qu'elle s'apparente en grande partie à un conte lui donne certains aspects un peu convenus, mais sa bonne tenue et sa dureté lui confèrent un impact réel. Le personnage de Blanche-Neige y est aussi effrayant que glacial. Quant à la reine, elle a une réelle classe, aussi humaine qu'une jeune femme attentionnée et aussi impressionnante qu'une sage instruite dans les arts magiques. J'ai aimé comment tous les éléments du conte originel se retrouvaient ici, dans une version plus adulte et sombre, à la fois si proches et si différents de ceux que l'on connait, et comment la fin de l'histoire permettait d'expliquer pourquoi c'était le conte sous la forme que l'on connait qui était arrivé jusqu'à nous. Très beau et très tragique conte de fées revisité.

13/02/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Notes
Notes

Dans ma fougueuse jeunesse, alors que j'avais lu le blog de Boulet pendant des années alors que je faisais ma licence, j'avais posté un avis sur les fameuses "Notes" de Boulet dont j'achetais scrupuleusement tous les tomes. Aujourd'hui, les années ont passé et je peux prendre un peu de recul sur mon avis bien trop enthousiaste. Mais pour autant, je suis toujours aussi content de lire les fameuses notes de Blog. Boulet est un géant des blogs-bd qui ont fleuri dans les années 2010 et pratiquement tous disparu aujourd'hui. Durant les grandes années, les notes étaient presque hebdomadaires et avec assez de blog je pouvais lire une nouvelle petite BD chaque jour. Mais dans cet ensemble gigantesque, c'est bien Boulet qui dépassait par l'importance de la fréquentation de son blog. Et à la relecture, on comprend pourquoi ! Les tomes sont assez disparates et les premiers sont moins intéressants que les suivants : l'arrangement entre les notes existantes sur le blog sont plus de l'ordre du commentaire et ne rajoutent pas grand chose à l'ensemble. Cependant, les tomes à partir du 3 et surtout le quatrième se construisent autour d'une thématique générale qui relie quelques unes des histoires dans le volume et sert à développer quelques considérations sympathiques. C'est un ajout qui a un bel intérêt et explique pourquoi je recommande tout de même l'achat. En dehors de ça, les notes sont celles que l'on peut lire gratuitement sur le net et que j'apprécie toujours autant : avec un développement progressif du dessin, qui s'affine et trouve vraiment le style de Boulet, on découvre la vie d'un dessinateur de BD parisien. Mais en même temps, on a l'humour de Boulet qui marche super bien, quelques considérations qui font mouche, des petites notes sur la vie quotidienne … C'est toujours aussi drôle à lire, beaucoup de références au monde de la BD, et puis des idées parfois incroyable. Comment les a-t-il eu ? Je ne sais pas, mais c'est toujours un plaisir de se faire titiller le cerveau tout en s'amusant. Pour moi, c'est un bonbon de nostalgie, de mes années fac et de l'explosion -puis la mort- des blogs-bd, mais aussi un humour qui me plait toujours autant, des réflexions qui font toujours mouche. C'est simple et rafraichissant, ça détends lorsqu'on se pose un soir quand on veut juste lire un truc léger mais pour autant, je ne trouve pas que ça vieillisse si mal que ça ! En tout cas, il est indéniable que les notes font partie de ces BD qui m'ont amené à lire de plus en plus de BD par la suite. Et je ne m'en porte pas plus mal !

29/10/2011 (MAJ le 13/02/2024) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Le Coup du lapin
Le Coup du lapin

« Bunny suicides » est un phénomène en Angleterre, où nos lapins se suicident depuis plus de 20 ans dans de nombreux albums, mais aussi sur des calendriers muraux, des cartes postales, des posters, des mugs, des chaussettes et bien plus encore. Il faut dire qu’Andy Riley fait preuve d’une imagination débordante, et que je ne me lasse jamais de suivre les mésaventures de ces pauvres lapins suicidaires aux inventions de génie. L’auteur continue d’ailleurs sur le thème des inventions dans 92 inventions inutiles et indispensables. Le dessin minimaliste se rapproche de l’illustration presse, et sert parfaitement le propos. Je recommande chaudement la lecture, voire même l’achat d’un recueil, que vous aurez toujours du plaisir à feuilleter de temps en temps.

13/02/2024 (modifier)