L'arme X est un évènement dans la carrière de Wolverine, même si l'on apprend pas grand chose sur son passé, cette histoire révèle comment ce mutant, à la limite de la bête sauvage se retrouve affublé d'un squelette indestructible et de griffes mortelles, faisant de lui un personnage meurtrier et quasiment invincible.
C'est aussi un évènement car c'est le célèbre Barry Smith qui se colle à la réalisation de cette oeuvre. Smith est connu pour avoir réalisé quelques unes des meilleures aventures de Conan entre autres.
Il faut savoir que Wolverine est apparu pour la première fois en 1974, dans The Hulk 180 et 181, on ne savait pas encore si il possédait son squelette d'adamantium, ni son pouvoir de guérison, il n'avait que ses griffes et son courage pour affronter le monstre qu'est Hulk.
À l'époque c'est Roy Thomas qui demanda à Lein Wein de créer ce personnage petit et agressif, contrastant avec Hulk, ayant pour nom Wolverine. Par la suite Chris Claremont, en prenant le scénario de la nouvelle équipe des X-men, donnera à Wolverine toute sa dimension en révélant qu'il possédait un pouvoir de guérison et un squelette d'adamantium. Plus tard, Frank Miller et Claremont donneront sa vraie personnalité à Wolverine avec la mini-série Wolverine - Je suis Wolverine.
Ensuite tout est allé très vite, le personnage est devenu célèbre, a eu la gloire, l'argent, les femmes...
Il manquait néammoins, cette fameuse séquence ou Logan la sombre brute devient l'arme X, cette séquence dont il parle si souvent en disant qu'il ignore comment il a obtenu ses gadgets en adamantium.
C'est Barry Smith qui en 1992 illustre ce moment important de la carrière du griffu.
Et c'est magistral à tout point de vue, on y voit Logan nu, torturé, atrocement mutilé, essayant de resister au sort horrible qui lui est infligé. Ses tortionnaires le considérant comme un animal, ne se préoccuperont jamais de la souffrance de Logan.
Logan est confronté à ses pires cauchemars, à une manipulation mentale qui s'apparente à une lobotomie et tout le long du récit, il sera à la limite de la folie la plus totale.
L'histoire est simple et sans concessions, c'est brutal et dur.
Au dessins, Barry Smith est un génie, il sait passer de la scène la plus viscéralement gore au délire fantastique le plus total, sans que cela ne soit génant.
Certains passages, quand Wolverine rêve pour s'évader de son calvaire, sont une réussite totale du point de vue imaginaire, cela frise l'onirisme.
Je ne briserai aucun mystère en disant qu'à la fin Logan parvient à s'échapper, totalement amnésique, nu dans le grand froid, errant comme une bête.
L'Arme X est donc une étape importante dans l'histoire de ce personnage, à lire sans hésiter, même si il vaut mieux connaitre un petit peu le personnage avant d'aborder cette oeuvre.
Un pote m'a prêté l'intégrale, c'était la première des séries de Léo que je lisais, sans savoir de quoi ça allait parler. J'ai été très agréablement surpris.
D'abord les dessins de créatures sont splendides, les couleurs et les paysages tout autant. De ce coté là rien à redire. Les personnages sont un peu moins bien, ce sentiment est d'autant plus renforcé lorsqu'on lit d'autres séries de Léo : L'héroïne est moche, alors que tout le monde la trouve super belle et veut coucher avec.
Coté scénario, c'est pas mal du tout aussi. J'ai complètement adhéré aux mystères liés à la mantrisse et à ses apparitions. Les péripéties s'enchaînent plutôt bien.
J'ai passé un très bon moment avec cette BD et à peine finie j'ai attaqué Bételgeuse.
Originalité dans le monde, le scénario, le dessin (qui pourrait être meilleur d'ailleurs), et dans l'humour assez moderne. Il y a aussi un peu de morale, mais qui heureusement garde un ton humoristique et ne vient pas gâcher l'ensemble. Un excellent moment de BD.
Mince alors, cette BD m'était passée totalement inaperçue quand elle est sortie en fin 2003 et pourtant, elle est vraiment excellente dans son genre ! Cela tient peut-être à sa couverture franchement trop peu représentative de sa qualité. Cela tient sûrement aussi au fait que dès que je lis "Editions Soleil", j'ai un gros à-priori négatif, surtout si le contenu est bourré d'action et de gros flingues. Mais je le répête, cette BD là est excellente !
Sans aucun doute, les auteurs ont joué au jeu de rôles Cyberpunk et ils ont su en tirer une histoire (un scénar' ?) franchement excellente, jouant sur l'actualité des médias, de la géopolitique et les confits armées impliquant les USA ces dernières années.
Le dessin est très bon. Eric Bourgier a bien assimilé les images classiques du monde futuriste et de la guerre cybernétisée et nous les ressort ici sans effets de style grossier, sans explosions à tout va, sans giclées de sang à droite à gauche et sans ces gonzesses dévêtues qui caractérisent nombre de BD de série B sur les mêmes thèmes. C'est un dessin qui privilégie l'action et l'efficacité tout en restant relativement fin et esthétique. La colorisation semble en outre ne quasiment pas faire appel à l'informatique ou alors de manière très discrète, ce qui honore d'autant plus le dessinateur.
Quant au scénario, il reprend une idée qui n'est pas si originale que cela : un monde géré par les méga-corporations qui organisent une guerre à but financier contre un pays du tiers-monde en manipulant l'opinion par des shows-télévisés truqués et en présentant l'ennemi comme des terroristes meurtriers. Mais la façon dont l'histoire est racontée, les personnages, les dialogues, tout est excellent et fin malgré l'aspect action brutale de pas mal de passages.
Une BD d'action cyberpunk excellente dans sa construction, son dessin et son scénario. Le fait que ce soit en outre un one-shot me fait vous en conseiller vivement l'achat si vous aimez ce genre de récit.
Bien sûr, la parenté avec l'histoire du Nimitz est évidente. Mais contrairement à Martin Caidin (auteur du roman original) et de Don Taylor (réalisateur du célèbre film), Kaiji Kawaguchi a toute latitude, du fait du format du manga, de creuser beaucoup plus les possibilités que sous-entend le synopsis. Du coup, il nous emmène sur des contrées inexplorées, des escales étonnantes, avec des personnages très difficiles à cerner.
C'est très réaliste, et la profondeur du récit oblige le lecteur à vraiment s'accrocher. En France, on connaît assez peu le déroulement de la Guerre du Pacifique, et cette revisite de l'histoire permet d'en apprendre pas mal. De plus, certains tomes comportent une partie pédagogique bienvenue à leur fin.
Une série à suivre (21 tomes parus au Japon à ce jour)...
Je continue mon exploration de l’univers de Batman avec la lecture de Prey (j’ai eu la chance de trouver les 5 comic-books originaux sur eBay pour une bouchée de pain).
Et une fois de plus j’ai passé un très bon moment. L’histoire contient tous les ingrédients propres aux histoires de Batman, mais cette fois pas de super méchants, l’homme chauve-souris se retrouve opposé aux forces de l’ordre de Gotham City. Position très inconfortable, mais pas autant que celle de Gordon, qui se retrouve malgré lui opposé à son ami justicier. Les caractères de Batman et Gordon sont vraiment bien développés.
Bon, l’histoire fait un peu plus vieillotte que des séries comme Batman - Année 1 ou Batman - Un long Halloween (commencez plutôt par ces dernières si vous voulez découvrir l’univers de Batman), mais si vous êtes fan, essayez de mettre la main sur cette rareté, vous ne serez pas déçu.
Note approximative : 3.5/5
C'est avec plaisir que j'ai relu, adulte, cette série dont j'avais bien apprécié certains albums étant enfant. C'est du pur Greg et j'aime ça.
Le dessin est strictement identique au style de la série Achille Talon. C'est rond, coloré, sympathique même si parfois un tout petit peu fouillis. J'aime bien ce type de dessin qui n'a pas vieilli avec les années.
Côté scénario, ce sont des petites histoires d'aventure sans prétention, des histoires qui plaisent aux enfants. Parfois ce sont simplement les péripéties de la bande de copains inventifs que sont les As, d'autres fois ce sont de vraies enquêtes aventureuses qui touchent presque au fantastique sauf que le fantastique finit toujours par trouver une explication plus ou moins logique, si on accepte un côté un peu fantasque et naïf évidemment.
Ce qui peut rebuter dans cette série est la même chose qui rebute un bon nombre de lecteurs d'Achille Talon : le texte est omniprésent et les bulles de dialogues sont longues et assez alambiquées. Cette lecture imposée brise assez le rythme de l'aventure et peut déplaire à ceux qui ne sont pas sensibles à l'excellente verve littéraire de Greg.
Mais ce que personne ne peut retirer à cette série, c'est son humour véritablement présent. C'est bourré de drôlerie, les gags sont souvent hilarants, les situations cocasses et touchantes comme Greg en a le secret. Je ne me souvenais pas d'un tel humour quand je lisais cela étant jeune, sans doute cet humour s'adresse-t-il plus à un public adulte permettant ainsi une double lecture très agréable.
Une série bien sympathique et drôle même si l'aspect fouillis de ses scénarios, des scènes d'action, du dessin et du texte peuvent ne pas plaire à tout le monde.
Une fois de plus, je suis conquis par le travail de Stassen. Il sait de manière trés pertinente et fine, nous parler d'une Afrique qui visiblement le fascine et qu'il semble beaucoup aimer. Dans cette histoire, et comme c'était déjà le cas avec Le bar du vieux français ou Déogratias, il ne faut pas chercher l'action, le suspense, les révélations de dernière minute. Ce dont il s'agit, c'est davantage d'une réflexion douce amère sur la condition, les contradictions, l'espérance et la cruauté d'un continent sur lequel tout a été dit, écrit, même si souvent tous ces discours ont participé à propager pas mal de clichés.
Dans cette bd, Stassen nous propose de suivre la trajectoire de quelques enfants, sur fond de guerre et d'actions humanitaires. Il en profite pour parler de mal être, de la difficulté pour l'Afrique d'assumer son destin post colonial et aussi d'intolérance.
S'attardant avec tendresse sur chacun des gamins qu'il nous décrit, il ne fait pas pour autant dans la miévrerie. Il montre en effet, que l'enfance et le temps de l'innocence et de la cruauté. Et même, si on peut trouver à juste titre que "les enfants" est une oeuvre moins puissante que Déogratias, on ne peut que louer la démarche de l'auteur qui fait une nouvelle fois, la preuve de sa maîtrise narrative.
Quant au graphisme, on aime ou on aime pas le style de Stassen. Personnellement, je le trouve en parfaite adéquation avec son propos. Il est à la fois, dépouillé et précis. Simple mais pas simpliste. Coloré mais aux accents tristes et désespérés.
Enfin Marniquet nous revient avec un superbe livre. J'avais adoré les aventures de Scott & Hasting, et cette aventure de Mac Gregor ravira les amateurs de Sherlock Holmes. Beaucoup de références dans cet ouvrage, tout d'abord littéraire avec l'ombre du Héros de Conan Doyle et la présence du Docteur Watson, puis bédéphile avec les allusions à From Hell et à l'autre série de Marniquet, enfin quelques apparitions style Guest Star (Avez vous remarqué le flegmatique John Steed dans une case? ). Les détracteurs de Marniquet mettront une nouvelle fois en avant les visages inexpressifs voire figés (bien que je trouve qu'il a progressé depuis), un dessin "ligne claire ", mais cela fait le charme de l'histoire et je reste un inconditionnel de cet auteur. En outre le livre est de bonne qualité avec un papier soigné et de très belles couleurs. Un livre à recommander. Superbe.
Mon voisin le Père Noël est un conte de noël assez sombre, loin de la guimauve habituelle des histoires de Noël. Un récit qui nous enchante pour mieux nous désenchanter par un final assez surprenant. Malgré quelques petites longueurs, j’ai trouvé cette histoire rondement bien menée. Et le trait de Béatrice Tillier n’est bien sûr pas étranger au charme de cet album...
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Wolverine - Arme X
L'arme X est un évènement dans la carrière de Wolverine, même si l'on apprend pas grand chose sur son passé, cette histoire révèle comment ce mutant, à la limite de la bête sauvage se retrouve affublé d'un squelette indestructible et de griffes mortelles, faisant de lui un personnage meurtrier et quasiment invincible. C'est aussi un évènement car c'est le célèbre Barry Smith qui se colle à la réalisation de cette oeuvre. Smith est connu pour avoir réalisé quelques unes des meilleures aventures de Conan entre autres. Il faut savoir que Wolverine est apparu pour la première fois en 1974, dans The Hulk 180 et 181, on ne savait pas encore si il possédait son squelette d'adamantium, ni son pouvoir de guérison, il n'avait que ses griffes et son courage pour affronter le monstre qu'est Hulk. À l'époque c'est Roy Thomas qui demanda à Lein Wein de créer ce personnage petit et agressif, contrastant avec Hulk, ayant pour nom Wolverine. Par la suite Chris Claremont, en prenant le scénario de la nouvelle équipe des X-men, donnera à Wolverine toute sa dimension en révélant qu'il possédait un pouvoir de guérison et un squelette d'adamantium. Plus tard, Frank Miller et Claremont donneront sa vraie personnalité à Wolverine avec la mini-série Wolverine - Je suis Wolverine. Ensuite tout est allé très vite, le personnage est devenu célèbre, a eu la gloire, l'argent, les femmes... Il manquait néammoins, cette fameuse séquence ou Logan la sombre brute devient l'arme X, cette séquence dont il parle si souvent en disant qu'il ignore comment il a obtenu ses gadgets en adamantium. C'est Barry Smith qui en 1992 illustre ce moment important de la carrière du griffu. Et c'est magistral à tout point de vue, on y voit Logan nu, torturé, atrocement mutilé, essayant de resister au sort horrible qui lui est infligé. Ses tortionnaires le considérant comme un animal, ne se préoccuperont jamais de la souffrance de Logan. Logan est confronté à ses pires cauchemars, à une manipulation mentale qui s'apparente à une lobotomie et tout le long du récit, il sera à la limite de la folie la plus totale. L'histoire est simple et sans concessions, c'est brutal et dur. Au dessins, Barry Smith est un génie, il sait passer de la scène la plus viscéralement gore au délire fantastique le plus total, sans que cela ne soit génant. Certains passages, quand Wolverine rêve pour s'évader de son calvaire, sont une réussite totale du point de vue imaginaire, cela frise l'onirisme. Je ne briserai aucun mystère en disant qu'à la fin Logan parvient à s'échapper, totalement amnésique, nu dans le grand froid, errant comme une bête. L'Arme X est donc une étape importante dans l'histoire de ce personnage, à lire sans hésiter, même si il vaut mieux connaitre un petit peu le personnage avant d'aborder cette oeuvre.
Aldébaran
Un pote m'a prêté l'intégrale, c'était la première des séries de Léo que je lisais, sans savoir de quoi ça allait parler. J'ai été très agréablement surpris. D'abord les dessins de créatures sont splendides, les couleurs et les paysages tout autant. De ce coté là rien à redire. Les personnages sont un peu moins bien, ce sentiment est d'autant plus renforcé lorsqu'on lit d'autres séries de Léo : L'héroïne est moche, alors que tout le monde la trouve super belle et veut coucher avec. Coté scénario, c'est pas mal du tout aussi. J'ai complètement adhéré aux mystères liés à la mantrisse et à ses apparitions. Les péripéties s'enchaînent plutôt bien. J'ai passé un très bon moment avec cette BD et à peine finie j'ai attaqué Bételgeuse.
Donjon Zenith
Originalité dans le monde, le scénario, le dessin (qui pourrait être meilleur d'ailleurs), et dans l'humour assez moderne. Il y a aussi un peu de morale, mais qui heureusement garde un ton humoristique et ne vient pas gâcher l'ensemble. Un excellent moment de BD.
Live war heroes
Mince alors, cette BD m'était passée totalement inaperçue quand elle est sortie en fin 2003 et pourtant, elle est vraiment excellente dans son genre ! Cela tient peut-être à sa couverture franchement trop peu représentative de sa qualité. Cela tient sûrement aussi au fait que dès que je lis "Editions Soleil", j'ai un gros à-priori négatif, surtout si le contenu est bourré d'action et de gros flingues. Mais je le répête, cette BD là est excellente ! Sans aucun doute, les auteurs ont joué au jeu de rôles Cyberpunk et ils ont su en tirer une histoire (un scénar' ?) franchement excellente, jouant sur l'actualité des médias, de la géopolitique et les confits armées impliquant les USA ces dernières années. Le dessin est très bon. Eric Bourgier a bien assimilé les images classiques du monde futuriste et de la guerre cybernétisée et nous les ressort ici sans effets de style grossier, sans explosions à tout va, sans giclées de sang à droite à gauche et sans ces gonzesses dévêtues qui caractérisent nombre de BD de série B sur les mêmes thèmes. C'est un dessin qui privilégie l'action et l'efficacité tout en restant relativement fin et esthétique. La colorisation semble en outre ne quasiment pas faire appel à l'informatique ou alors de manière très discrète, ce qui honore d'autant plus le dessinateur. Quant au scénario, il reprend une idée qui n'est pas si originale que cela : un monde géré par les méga-corporations qui organisent une guerre à but financier contre un pays du tiers-monde en manipulant l'opinion par des shows-télévisés truqués et en présentant l'ennemi comme des terroristes meurtriers. Mais la façon dont l'histoire est racontée, les personnages, les dialogues, tout est excellent et fin malgré l'aspect action brutale de pas mal de passages. Une BD d'action cyberpunk excellente dans sa construction, son dessin et son scénario. Le fait que ce soit en outre un one-shot me fait vous en conseiller vivement l'achat si vous aimez ce genre de récit.
Zipang
Bien sûr, la parenté avec l'histoire du Nimitz est évidente. Mais contrairement à Martin Caidin (auteur du roman original) et de Don Taylor (réalisateur du célèbre film), Kaiji Kawaguchi a toute latitude, du fait du format du manga, de creuser beaucoup plus les possibilités que sous-entend le synopsis. Du coup, il nous emmène sur des contrées inexplorées, des escales étonnantes, avec des personnages très difficiles à cerner. C'est très réaliste, et la profondeur du récit oblige le lecteur à vraiment s'accrocher. En France, on connaît assez peu le déroulement de la Guerre du Pacifique, et cette revisite de l'histoire permet d'en apprendre pas mal. De plus, certains tomes comportent une partie pédagogique bienvenue à leur fin. Une série à suivre (21 tomes parus au Japon à ce jour)...
La Proie d'Hugo Strange (Batman - Proie)
Je continue mon exploration de l’univers de Batman avec la lecture de Prey (j’ai eu la chance de trouver les 5 comic-books originaux sur eBay pour une bouchée de pain). Et une fois de plus j’ai passé un très bon moment. L’histoire contient tous les ingrédients propres aux histoires de Batman, mais cette fois pas de super méchants, l’homme chauve-souris se retrouve opposé aux forces de l’ordre de Gotham City. Position très inconfortable, mais pas autant que celle de Gordon, qui se retrouve malgré lui opposé à son ami justicier. Les caractères de Batman et Gordon sont vraiment bien développés. Bon, l’histoire fait un peu plus vieillotte que des séries comme Batman - Année 1 ou Batman - Un long Halloween (commencez plutôt par ces dernières si vous voulez découvrir l’univers de Batman), mais si vous êtes fan, essayez de mettre la main sur cette rareté, vous ne serez pas déçu.
Les As
Note approximative : 3.5/5 C'est avec plaisir que j'ai relu, adulte, cette série dont j'avais bien apprécié certains albums étant enfant. C'est du pur Greg et j'aime ça. Le dessin est strictement identique au style de la série Achille Talon. C'est rond, coloré, sympathique même si parfois un tout petit peu fouillis. J'aime bien ce type de dessin qui n'a pas vieilli avec les années. Côté scénario, ce sont des petites histoires d'aventure sans prétention, des histoires qui plaisent aux enfants. Parfois ce sont simplement les péripéties de la bande de copains inventifs que sont les As, d'autres fois ce sont de vraies enquêtes aventureuses qui touchent presque au fantastique sauf que le fantastique finit toujours par trouver une explication plus ou moins logique, si on accepte un côté un peu fantasque et naïf évidemment. Ce qui peut rebuter dans cette série est la même chose qui rebute un bon nombre de lecteurs d'Achille Talon : le texte est omniprésent et les bulles de dialogues sont longues et assez alambiquées. Cette lecture imposée brise assez le rythme de l'aventure et peut déplaire à ceux qui ne sont pas sensibles à l'excellente verve littéraire de Greg. Mais ce que personne ne peut retirer à cette série, c'est son humour véritablement présent. C'est bourré de drôlerie, les gags sont souvent hilarants, les situations cocasses et touchantes comme Greg en a le secret. Je ne me souvenais pas d'un tel humour quand je lisais cela étant jeune, sans doute cet humour s'adresse-t-il plus à un public adulte permettant ainsi une double lecture très agréable. Une série bien sympathique et drôle même si l'aspect fouillis de ses scénarios, des scènes d'action, du dessin et du texte peuvent ne pas plaire à tout le monde.
Les enfants
Une fois de plus, je suis conquis par le travail de Stassen. Il sait de manière trés pertinente et fine, nous parler d'une Afrique qui visiblement le fascine et qu'il semble beaucoup aimer. Dans cette histoire, et comme c'était déjà le cas avec Le bar du vieux français ou Déogratias, il ne faut pas chercher l'action, le suspense, les révélations de dernière minute. Ce dont il s'agit, c'est davantage d'une réflexion douce amère sur la condition, les contradictions, l'espérance et la cruauté d'un continent sur lequel tout a été dit, écrit, même si souvent tous ces discours ont participé à propager pas mal de clichés. Dans cette bd, Stassen nous propose de suivre la trajectoire de quelques enfants, sur fond de guerre et d'actions humanitaires. Il en profite pour parler de mal être, de la difficulté pour l'Afrique d'assumer son destin post colonial et aussi d'intolérance. S'attardant avec tendresse sur chacun des gamins qu'il nous décrit, il ne fait pas pour autant dans la miévrerie. Il montre en effet, que l'enfance et le temps de l'innocence et de la cruauté. Et même, si on peut trouver à juste titre que "les enfants" est une oeuvre moins puissante que Déogratias, on ne peut que louer la démarche de l'auteur qui fait une nouvelle fois, la preuve de sa maîtrise narrative. Quant au graphisme, on aime ou on aime pas le style de Stassen. Personnellement, je le trouve en parfaite adéquation avec son propos. Il est à la fois, dépouillé et précis. Simple mais pas simpliste. Coloré mais aux accents tristes et désespérés.
Les Aventures de Sean Mac Gregor
Enfin Marniquet nous revient avec un superbe livre. J'avais adoré les aventures de Scott & Hasting, et cette aventure de Mac Gregor ravira les amateurs de Sherlock Holmes. Beaucoup de références dans cet ouvrage, tout d'abord littéraire avec l'ombre du Héros de Conan Doyle et la présence du Docteur Watson, puis bédéphile avec les allusions à From Hell et à l'autre série de Marniquet, enfin quelques apparitions style Guest Star (Avez vous remarqué le flegmatique John Steed dans une case? ). Les détracteurs de Marniquet mettront une nouvelle fois en avant les visages inexpressifs voire figés (bien que je trouve qu'il a progressé depuis), un dessin "ligne claire ", mais cela fait le charme de l'histoire et je reste un inconditionnel de cet auteur. En outre le livre est de bonne qualité avec un papier soigné et de très belles couleurs. Un livre à recommander. Superbe.
Mon voisin le Père Noël
Mon voisin le Père Noël est un conte de noël assez sombre, loin de la guimauve habituelle des histoires de Noël. Un récit qui nous enchante pour mieux nous désenchanter par un final assez surprenant. Malgré quelques petites longueurs, j’ai trouvé cette histoire rondement bien menée. Et le trait de Béatrice Tillier n’est bien sûr pas étranger au charme de cet album...