Une Bd très agréable à lire sur les derniers instants de la piraterie dans laquelle se croisent des personnages aux caractères et aux allures très différents, tous nourris de rêves et de désillusions.
Trondheim, servi ici par un bon scénario d’Appollo, évolue dans un contexte romanesque et nous livre un travail dont le rendu est à la hauteur de mes espérances.
Je dois dire que j’ai un peu hésité à l’acheter, mais au final je n’ai vraiment aucun regret, et comme le dit Arzak, elle se lit effectivement d’une traite ce qui est souvent un gage de qualité pour une oeuvre de plus de 280 pages.
Une très belle série western, dans la lignée des Blueberry et autres Mac Coy.
Ce que j'ai apprécié ?... le scénariste s'est ici occupé de la période ayant trait à la révolution mexicaine, début du 20ème siècle, un peu hors des sentiers battus du Western traditionnel.
Et ça pétarade à tout va !..
Référence aux westerns italiens de Leone ou Corbucci, tous les intervenants sont au plus "crade". D'explosions en fusillades, de vols en dynamitages, je n'ai soufflé d'aucun répit.
Le graphisme de De La Fuente m'en a mis plein les yeux. Cadrages cinématographiques, découpage des planches de même type; on se trouve avec des "héros" plongés au coeur de l'action. Et il y en a !
Une très belle colorisation d'ensemble, un souffle épique évident, un scénario -basé sur des faits historiques- en béton, un dessin explosif, baroque : tout a été mis en oeuvre pour offrir une nouvelle série (à l'époque) au ton nouveau.
A (re)découvrir. Rapidement.
Les albums :
Ed. Fleurus : 2 cartonnés en 1979-80
Ed. G. Vidal : 2 cartonnés en 1992-93
Ed. Dargaud : 2 cartonnés en 1995-96
A noter : nos héros font la rencontre de Blueberry -vieillissant- dans l'album 5 "Viva nez cassé".
Superman ?... le premier et -vraisemblablement- le plus connu de tous les super-héros...
Il débute sa très longue carrière dans "Action Comics" n° 1 de Juin 1938 ; carrière qui continue toujours...
Simultanément, et dès cette année 1938, il paraît sous forme de strips dans divers quotidiens. Le succès est immédiat.
Siegel et Shuster lui font endosser une double identité : d'abord celle d'un modeste journaliste, myope, timide, un peu refoulé qui -sous le nom de Clark Kent- travaille au "Daily Planet", un important quotidien.
Mais lorsque le monde a besoin d'aide, Clark devient Superman. Il endosse alors sa combinaison bleu et rouge pour combattre les criminels de tous genres...
Dès les premiers épisodes, les auteurs vont l'entourer de Lois Lane, une gracieuse jeune femme qui deviendra son éternelle fiancée ; et par Jimmy Olsen, un jeune reporter.
Et le succès ne fera que croître...
MAIS... au fil des ans, et devant faire face à des adversaires de plus en plus forts, les auteurs vont multiplier les pouvoirs de leur héros. Et là, Superman va perdre ce qui faisait sa crédibilité auprès de son lectorat. Il ne sera plus qu'une sorte de produit de consommation distribué dans de multiples magazines.
Il repartira de plus belle par la suite... mais ça, c'est une autre histoire !...
Le présent album -une vraie brique de plus de 300 pages (!)- présente la genèse de Superman, ses premières aventures parues et -surtout- reprend les planches originelles des créateurs.
Sincèrement, c'est magnifique. Les planches sont composées d'une suite de strips, ceux parus à l'époque. Les cases sont standardisées, mais malgré cela, Shuster insuffle une véritable force graphique dans quasi chacune de ces "vignettes".
J'ai ainsi retrouvé le Superman d'origine, celui qui m'avait bien plu dans mes vieux hebdos "Aventures" de 1939 à 1941. Editées en France sous le nom de "Yordi" (il vit encore, le con qui a imaginé ce pseudo ?) -d'abord en noir et blanc- elles sont maintenant d'une réelle rareté. Mais moi content, moi les possède !...
Superman ?.. C'est quand même quelqu'un de curieux : c'est le seul héros à porter son slip au-dessus de sa combinaison !...
Nous sommes en 1962. D'une rencontre entre Kurtzman et Hugh Heifner -le patron de "Playboy"- naît l'idée de cette série.
Un grand impératif est également décidé : que l'héroïne se déshabille dans chaque épisode ; "magazine pour homme" oblige.
C'est ainsi que "Little Annie Fanny" fait sa première apparition dans le mensuel "Playboy" d'Octobre 1962. Elle y vivra ses frasques jusqu'en Septembre 1988.
"Little Annie Fanny" ?... c'est une véritable parodie hilarante de "Little Orphan Annie" (Annie la petite orpheline) de Harold Gray.
C'est aussi -et surtout- une satire de la société américaine des années 60 à 80 qui, tout en s'en moquant, en démonte aussi ses mécanismes.
Cette héroïne aura les honneurs de 106 épisodes. Les auteurs feront même appel à de nombreux assistants parmi lesquels sont à noter Frank Frazetta et Robert CRumb.
Curieusement, c'est en France que cette charmante blonde aura le plus de succès. Il faudra même attendre longtemps avant de la "découvrir" en albums.
Qu'en dire ?... il faut avoir connu ces années pour savourer le sel qui saupoudre ces aventures loufoques, et parfois même d'une telle "bêtise" que c'en est parfois délirant !
Mais faut aimer...
Les albums :
Ed. Hors Collection : Une intégrale -UNE VRAIE- de 4 tomes cartonnés ; et qui reprend TOUTE la série, de 1962 à 1988.
Et bien, pour quelqu’un qui a dit arrêter le dessin, cet « Ile Bourbon 1730 » est un fameux déni. 276 pages de bd d’un coup, même en petit format, cela reste un fameux pavé.
Epaulé par Appollo, scénariste réunionnais, Trondheim livre un récit assez touchant sur la fin de la piraterie sur l’île Bourbon.
Un belle galerie de personnages, tous hauts en couleurs se croisent au fil de ces nombreuses pages : marrons (esclaves enfuis), chasseurs de marrons, anciens pirates reconvertis en planteurs, un ornithologue aux méthodes plutôt expéditives et son apprenti, fan de piraterie…
Je suis plutôt étonné de voir Trondheim dans ce registre et il s’en sort bien. Il arrive à faire vivre cette île de Bourbon assez intensément et, ce qui est une gageure, sans couleurs. C’est gros mais ça se lit d’une traite, comme un passionnant roman d’aventures à l’ancienne, même si c’est plutôt de la déconstruction d’un genre et de la fin d’une époque qu’il est question ici.
Un très bon manga qui, malgré les a priori, dégage une grande maturité et une réalité historique fidèle.
On notera également dans le deuxième volume que le mécontentement des américains pendant la guerre et les mouvements pacifistes sont représentés.
J'ai lu le premier tome de cette série avec un réel plaisir.
Plaisir car j'aime ce dessin très contrasté, simple mais typé. Je ne suis pas particulièrement fan du style 70's des personnages mais il donne une vraie atmosphère au récit.
Plaisir aussi car j'aime cette ambiance de huis-clos, celle d'une planète éloignée de tout où une enquête se confronte aux rites locaux et à la méfiance (dans un genre très proche, j'avais beaucoup aimé le film Outland).
Je me suis vraiment plongé dans l'ambiance de cette planète et de sa base où les habitants vont jusqu'à adorer la vivacité et l'intelligence naturel du monde sur lequel ils sont implantés, à la grande incompréhension de ces 3 policiers bien terre-à-terre.
J'ai été absorbé par le mystère de cette enquête et du comportement bizarre des biotopiens et des protagonistes.
Bref, j'ai aimé ma lecture.
J'ai cependant une appréhension pour la suite car l'ambiance de huis-clos vole en éclat à la fin du premier tome et je crains que le récit ne tourne plus qu'à un survival du héros et à un banal affrontement entre deux factions.
Mais pour le moment, tout est bon, j'attends donc la suite.
Une formidable "série" où j'ai retrouvé le Père Noël, l'élève Chaprot, le Professeur Blurp et maints personnages délirants. Ces histoires datent d'avant la création de la Coccinelle, coléoptère complètement fou que vous ne trouverez pas dans cet opus.
"Trucs-en Vrac" ?... c'est un véritable fourre-tout du délire Gotlibien qui m'a balancé ses versions de la nuit de Noël, des rêveries en classe, de la vie d'une cigogne, de l'éléphant, des films de gangsters, de détective, du western, du jeu d'échecs, du "clou" à travers l'histoire et maintes autres choses délectables....
Chaque planche est une merveille d'imagination, en noir et blanc ou en couleurs.
De multiples personnages sont restés dans ma mémoire : Newton, le savant-professeur Blurp, la Coccinelle (plus tard), Tarzan, le Petit Chaperon Rouge...
Gotlib laisse ici vagabonder sa puissance créatrice -une vraie déferlante par moments- au gré des pages et des situations qu'il met en scène.
Un trait reconnaissable entre mille, le sens du gag et de la dérision poussé à l'extrême, des situations complètement folles, des historiettes loufoques font de ces "rubriques" un must à posséder.
Pionnier d'une bande dessinée libre et sans complexe, Gotlib pratique un dessin "excessif", n'hésite pas à décomposer et amplifier chaque mouvement de ses protagonistes.
Du "pur jus" visuel de très haut niveau. Je cote 4,5/5. Très rare de ma part. Ah que oui !...
Tome 1 : 3/5
Une histoire attachante, pour un opus qui mêle avec bonheur fantaisie et suspense.
Bonheur, oui, car le dessin n'y est pas étranger. C'est léger, comme ces vieux albums pour fillettes des années 30.
Original aussi : on découvre le Paris populaire d'avant-guerre (celle de 40) et les moeurs de certains clients de maisons closes.
J'ai eu ici affaire à un premier album "frais", qui sent l'enthousiasme et le plaisir pris par les auteurs à sa réalisation.
A noter que le dessinateur est en réalité un duo, formé de Sébastien Cosset et de Marie Pommepuy (le joli nom!).
Un chouette plaisir de lecture. A lire en écoutant la java "Quand on s'promène au bord de l'eau", par Jean Gabin dans le film "La belle équipe". T'as compris, mon gars ?!?...
Tome 2 : 4/5
Un très bon second tome pour un excellent diptyque où, au fil des pages, l'intrigue s'est avérée de plus en plus complexe, où le caractère de Blanche est apparu de plus en plus déterminé.
C'est vrai que se faire embaucher dans un bordel pour essayer d'identifier les assassins de sa soeur, et la venger, faut le faire !
Un "polar" sombre ?... oui... et non ; car quelques "fenêtres" s'ouvrent pour donner un coup de lumière au Pompadour (la maison close) : Miss Jo qui, d'une certaine façon, veille sur Blanche ; la candeur de l'héroïne.
Le scénario ?... Bien huilé. Comme de l'horlogerie suisse.
Le dessin ?... Faussement simple, le trait s'accorde vraiment bien aux personnages, à leurs émotions, fait ressentir leurs états d'âme. Un trait "libre", précis, qui semble fragile -comme Blanche- mais qui ne l'est pas.
"Miss pas touche" ?... Match joué. Match gagné.
Quelle frustration de savoir qu'il n'y a pas de suite pour l'instant !!!
L'histoire est excellente, le scénario riche et le dessin d'un très bon niveau, avec de belles perspectives. Je vais quand même conserver cette BD en espérant qu'un éditeur sera assez courageux pour donner sa chance à cette série qui promet énormément...
C'est quand même incroyable d'abandonner une série avec un tel potentiel !!!!
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Ile Bourbon 1730
Une Bd très agréable à lire sur les derniers instants de la piraterie dans laquelle se croisent des personnages aux caractères et aux allures très différents, tous nourris de rêves et de désillusions. Trondheim, servi ici par un bon scénario d’Appollo, évolue dans un contexte romanesque et nous livre un travail dont le rendu est à la hauteur de mes espérances. Je dois dire que j’ai un peu hésité à l’acheter, mais au final je n’ai vraiment aucun regret, et comme le dit Arzak, elle se lit effectivement d’une traite ce qui est souvent un gage de qualité pour une oeuvre de plus de 280 pages.
Les Gringos
Une très belle série western, dans la lignée des Blueberry et autres Mac Coy. Ce que j'ai apprécié ?... le scénariste s'est ici occupé de la période ayant trait à la révolution mexicaine, début du 20ème siècle, un peu hors des sentiers battus du Western traditionnel. Et ça pétarade à tout va !.. Référence aux westerns italiens de Leone ou Corbucci, tous les intervenants sont au plus "crade". D'explosions en fusillades, de vols en dynamitages, je n'ai soufflé d'aucun répit. Le graphisme de De La Fuente m'en a mis plein les yeux. Cadrages cinématographiques, découpage des planches de même type; on se trouve avec des "héros" plongés au coeur de l'action. Et il y en a ! Une très belle colorisation d'ensemble, un souffle épique évident, un scénario -basé sur des faits historiques- en béton, un dessin explosif, baroque : tout a été mis en oeuvre pour offrir une nouvelle série (à l'époque) au ton nouveau. A (re)découvrir. Rapidement. Les albums : Ed. Fleurus : 2 cartonnés en 1979-80 Ed. G. Vidal : 2 cartonnés en 1992-93 Ed. Dargaud : 2 cartonnés en 1995-96 A noter : nos héros font la rencontre de Blueberry -vieillissant- dans l'album 5 "Viva nez cassé".
Superman (Archives)
Superman ?... le premier et -vraisemblablement- le plus connu de tous les super-héros... Il débute sa très longue carrière dans "Action Comics" n° 1 de Juin 1938 ; carrière qui continue toujours... Simultanément, et dès cette année 1938, il paraît sous forme de strips dans divers quotidiens. Le succès est immédiat. Siegel et Shuster lui font endosser une double identité : d'abord celle d'un modeste journaliste, myope, timide, un peu refoulé qui -sous le nom de Clark Kent- travaille au "Daily Planet", un important quotidien. Mais lorsque le monde a besoin d'aide, Clark devient Superman. Il endosse alors sa combinaison bleu et rouge pour combattre les criminels de tous genres... Dès les premiers épisodes, les auteurs vont l'entourer de Lois Lane, une gracieuse jeune femme qui deviendra son éternelle fiancée ; et par Jimmy Olsen, un jeune reporter. Et le succès ne fera que croître... MAIS... au fil des ans, et devant faire face à des adversaires de plus en plus forts, les auteurs vont multiplier les pouvoirs de leur héros. Et là, Superman va perdre ce qui faisait sa crédibilité auprès de son lectorat. Il ne sera plus qu'une sorte de produit de consommation distribué dans de multiples magazines. Il repartira de plus belle par la suite... mais ça, c'est une autre histoire !... Le présent album -une vraie brique de plus de 300 pages (!)- présente la genèse de Superman, ses premières aventures parues et -surtout- reprend les planches originelles des créateurs. Sincèrement, c'est magnifique. Les planches sont composées d'une suite de strips, ceux parus à l'époque. Les cases sont standardisées, mais malgré cela, Shuster insuffle une véritable force graphique dans quasi chacune de ces "vignettes". J'ai ainsi retrouvé le Superman d'origine, celui qui m'avait bien plu dans mes vieux hebdos "Aventures" de 1939 à 1941. Editées en France sous le nom de "Yordi" (il vit encore, le con qui a imaginé ce pseudo ?) -d'abord en noir et blanc- elles sont maintenant d'une réelle rareté. Mais moi content, moi les possède !... Superman ?.. C'est quand même quelqu'un de curieux : c'est le seul héros à porter son slip au-dessus de sa combinaison !...
Little Annie Fanny
Nous sommes en 1962. D'une rencontre entre Kurtzman et Hugh Heifner -le patron de "Playboy"- naît l'idée de cette série. Un grand impératif est également décidé : que l'héroïne se déshabille dans chaque épisode ; "magazine pour homme" oblige. C'est ainsi que "Little Annie Fanny" fait sa première apparition dans le mensuel "Playboy" d'Octobre 1962. Elle y vivra ses frasques jusqu'en Septembre 1988. "Little Annie Fanny" ?... c'est une véritable parodie hilarante de "Little Orphan Annie" (Annie la petite orpheline) de Harold Gray. C'est aussi -et surtout- une satire de la société américaine des années 60 à 80 qui, tout en s'en moquant, en démonte aussi ses mécanismes. Cette héroïne aura les honneurs de 106 épisodes. Les auteurs feront même appel à de nombreux assistants parmi lesquels sont à noter Frank Frazetta et Robert CRumb. Curieusement, c'est en France que cette charmante blonde aura le plus de succès. Il faudra même attendre longtemps avant de la "découvrir" en albums. Qu'en dire ?... il faut avoir connu ces années pour savourer le sel qui saupoudre ces aventures loufoques, et parfois même d'une telle "bêtise" que c'en est parfois délirant ! Mais faut aimer... Les albums : Ed. Hors Collection : Une intégrale -UNE VRAIE- de 4 tomes cartonnés ; et qui reprend TOUTE la série, de 1962 à 1988.
Ile Bourbon 1730
Et bien, pour quelqu’un qui a dit arrêter le dessin, cet « Ile Bourbon 1730 » est un fameux déni. 276 pages de bd d’un coup, même en petit format, cela reste un fameux pavé. Epaulé par Appollo, scénariste réunionnais, Trondheim livre un récit assez touchant sur la fin de la piraterie sur l’île Bourbon. Un belle galerie de personnages, tous hauts en couleurs se croisent au fil de ces nombreuses pages : marrons (esclaves enfuis), chasseurs de marrons, anciens pirates reconvertis en planteurs, un ornithologue aux méthodes plutôt expéditives et son apprenti, fan de piraterie… Je suis plutôt étonné de voir Trondheim dans ce registre et il s’en sort bien. Il arrive à faire vivre cette île de Bourbon assez intensément et, ce qui est une gageure, sans couleurs. C’est gros mais ça se lit d’une traite, comme un passionnant roman d’aventures à l’ancienne, même si c’est plutôt de la déconstruction d’un genre et de la fin d’une époque qu’il est question ici.
Cat Shit One
Un très bon manga qui, malgré les a priori, dégage une grande maturité et une réalité historique fidèle. On notera également dans le deuxième volume que le mécontentement des américains pendant la guerre et les mouvements pacifistes sont représentés.
Biotope
J'ai lu le premier tome de cette série avec un réel plaisir. Plaisir car j'aime ce dessin très contrasté, simple mais typé. Je ne suis pas particulièrement fan du style 70's des personnages mais il donne une vraie atmosphère au récit. Plaisir aussi car j'aime cette ambiance de huis-clos, celle d'une planète éloignée de tout où une enquête se confronte aux rites locaux et à la méfiance (dans un genre très proche, j'avais beaucoup aimé le film Outland). Je me suis vraiment plongé dans l'ambiance de cette planète et de sa base où les habitants vont jusqu'à adorer la vivacité et l'intelligence naturel du monde sur lequel ils sont implantés, à la grande incompréhension de ces 3 policiers bien terre-à-terre. J'ai été absorbé par le mystère de cette enquête et du comportement bizarre des biotopiens et des protagonistes. Bref, j'ai aimé ma lecture. J'ai cependant une appréhension pour la suite car l'ambiance de huis-clos vole en éclat à la fin du premier tome et je crains que le récit ne tourne plus qu'à un survival du héros et à un banal affrontement entre deux factions. Mais pour le moment, tout est bon, j'attends donc la suite.
Trucs-en-Vrac
Une formidable "série" où j'ai retrouvé le Père Noël, l'élève Chaprot, le Professeur Blurp et maints personnages délirants. Ces histoires datent d'avant la création de la Coccinelle, coléoptère complètement fou que vous ne trouverez pas dans cet opus. "Trucs-en Vrac" ?... c'est un véritable fourre-tout du délire Gotlibien qui m'a balancé ses versions de la nuit de Noël, des rêveries en classe, de la vie d'une cigogne, de l'éléphant, des films de gangsters, de détective, du western, du jeu d'échecs, du "clou" à travers l'histoire et maintes autres choses délectables.... Chaque planche est une merveille d'imagination, en noir et blanc ou en couleurs. De multiples personnages sont restés dans ma mémoire : Newton, le savant-professeur Blurp, la Coccinelle (plus tard), Tarzan, le Petit Chaperon Rouge... Gotlib laisse ici vagabonder sa puissance créatrice -une vraie déferlante par moments- au gré des pages et des situations qu'il met en scène. Un trait reconnaissable entre mille, le sens du gag et de la dérision poussé à l'extrême, des situations complètement folles, des historiettes loufoques font de ces "rubriques" un must à posséder. Pionnier d'une bande dessinée libre et sans complexe, Gotlib pratique un dessin "excessif", n'hésite pas à décomposer et amplifier chaque mouvement de ses protagonistes. Du "pur jus" visuel de très haut niveau. Je cote 4,5/5. Très rare de ma part. Ah que oui !...
Miss Pas Touche
Tome 1 : 3/5 Une histoire attachante, pour un opus qui mêle avec bonheur fantaisie et suspense. Bonheur, oui, car le dessin n'y est pas étranger. C'est léger, comme ces vieux albums pour fillettes des années 30. Original aussi : on découvre le Paris populaire d'avant-guerre (celle de 40) et les moeurs de certains clients de maisons closes. J'ai eu ici affaire à un premier album "frais", qui sent l'enthousiasme et le plaisir pris par les auteurs à sa réalisation. A noter que le dessinateur est en réalité un duo, formé de Sébastien Cosset et de Marie Pommepuy (le joli nom!). Un chouette plaisir de lecture. A lire en écoutant la java "Quand on s'promène au bord de l'eau", par Jean Gabin dans le film "La belle équipe". T'as compris, mon gars ?!?... Tome 2 : 4/5 Un très bon second tome pour un excellent diptyque où, au fil des pages, l'intrigue s'est avérée de plus en plus complexe, où le caractère de Blanche est apparu de plus en plus déterminé. C'est vrai que se faire embaucher dans un bordel pour essayer d'identifier les assassins de sa soeur, et la venger, faut le faire ! Un "polar" sombre ?... oui... et non ; car quelques "fenêtres" s'ouvrent pour donner un coup de lumière au Pompadour (la maison close) : Miss Jo qui, d'une certaine façon, veille sur Blanche ; la candeur de l'héroïne. Le scénario ?... Bien huilé. Comme de l'horlogerie suisse. Le dessin ?... Faussement simple, le trait s'accorde vraiment bien aux personnages, à leurs émotions, fait ressentir leurs états d'âme. Un trait "libre", précis, qui semble fragile -comme Blanche- mais qui ne l'est pas. "Miss pas touche" ?... Match joué. Match gagné.
Méridionn
Quelle frustration de savoir qu'il n'y a pas de suite pour l'instant !!! L'histoire est excellente, le scénario riche et le dessin d'un très bon niveau, avec de belles perspectives. Je vais quand même conserver cette BD en espérant qu'un éditeur sera assez courageux pour donner sa chance à cette série qui promet énormément... C'est quand même incroyable d'abandonner une série avec un tel potentiel !!!!