Les derniers avis (32258 avis)

Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Mardi 11 septembre
Mardi 11 septembre

Le 11 Septembre 2001 n'est plus une date ordinaire et la destruction du World Trade Center a été l'événement le plus médiatisé de la planète. Ce témoignage est le premier réalisé en BD. Son auteur, un dessinateur danois, habitait un immeuble proche d'où il voyait des "Tours Jumelles". Ce mardi-là devait être un jour comme un autre, avec sa femme qui partait au travail en déposant l'aîné de ses enfants à l'école voisine. Lui s'occupait du cadet à domicile lorsqu'il assista à la première explosion, bientôt suivie d'une seconde. Il relate ici sa stupeur, ses pensées instantanées, ses questions sans réponses. Puis c'est l'évacuation, avec le petit dans les bras, les rumeurs et les informations colportées par les autres habitants de l'édifice et, surtout, cette angoissante impossibilité momentanée de contacter son épouse et son fils, en ignorant s'ils sont indemnes, blessés... ou pire encore. Au-delà du côté humain du récit, il y a ce reportage, vécu de l'intérieur, sobrement dessiné en noir et blanc. Le lecteur est vraiment entraîné de manière hyperréaliste au coeur du drame. Et quel drame, et quelle journée ! Celle-là, je m'en souviendrai pendant longtemps. Votre humble serviteur est Attaché de Sécurité à l'OTAN. Ce 11 Septembre j'étais, comme d'habitude, au Grand Quartier Général lorsque ça a "bardé". Il ne faut surtout pas croire que tout le monde se met à courir, comme dans les films. Non. On reste statique, on ne parle pas, on écoute, on avale les infos télévisuelles. A haut niveau, la décision est prise : évacuer le GQG. Et, tout de suite, les automatismes renaissent... heureusement. Il en a quand même fallu, pour certains, de la persuasion. Nombre de personnes, de nationalités différentes, m'avisaient -parfois hautainement- d'un "Mais non, ça ne nous arrivera pas !". Pendant ce temps, des avions passaient -haut dans le ciel-, déjà détournés de leurs couloirs aériens. Et si l'un d'entre-eux m'était "tombé sur la pomme"? C'est par après que l'on y repense. Il ne faut JAMAIS dire : "mais non, ça ne m'arrivera pas !". Car TOUT peut arriver !.. Un album-témoignage. Un vrai...

28/01/2007 (modifier)
Par Jam
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Ange & le Dragon
L'Ange & le Dragon

Bon, essayons d'être impartial... moi qui adore Téhy et ma passion étant l'infographie ... Alors... cette BD est ... magnifique! On est évidement, au premier coup d’œil, attiré par la superbe couverture de Lalie… à vous de juger. Pour moi je n’aurai pas acheté cette BD uniquement sur la couverture s’il n’y avait pas eu le nom d’un des meilleurs scénariste : Téhy Comme d’habitude, Téhy arrive à faire passer tant d’émotions en si peu de pages. Attention, L’Ange & le Dragon se rapproche plus de Fée et tendres Automates que de Yiu ! On retrouve donc le thème de l’amour éternel où, là encore, le prix à payer sera … une malédiction. Pauvre Hanaé Rose. Coté « coup de crayon » … est bien … y a pas de crayon. Tout le projet est de sortir les deux BD entièrement réalisées en image de synthèse. Bien sur il y en à qui écriront au scandale ! Je répondrais à ces personnes : prenez 2 minutes et ouvrez cet album. C’est simplement une merveille : le cadrage, le mouvement, les ombres. Qu’Hanaé Rose est belle ! C’est simple je pense que les 2 planches centrales dans la serre aux roses sont les plus belles que j’ai pu voir depuis bien longtemps. Alors pourquoi pas 5/5 pour ce chef d’œuvre. Simplement je veux voir le deuxième album avant de juger ! Que l’on ait pas la même déconvenue qu’avec le tome 3 de Fée et tendres Automates et de son changement de dessinateur ou du style de Freaks Agency et le s’abordage de la série. Sans réserve, achetez, lisez et appréciez. Dépêchez vous vous n’avez que 6 minutes ! Jam

28/01/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Gargouilles
Gargouilles

Moi, zaime bien... Une chouette série "mignon tout plein"... Le postulat ?... Grégoire est un petit garçon contraint de vivre avec ses parents à côté d'une sombre cathédrale gothique. Il découvre un drôle d'objet dans le plancher de sa chambre ; objet qui va lui ouvrir un monde étrange, peuplé de gargouilles et de visages très connus... Le style graphique m'a un peu surpris par ses airs "à la Walt Disney" mais, rapidement, je me suis rendu compte que j'étais loin du "Bossu de Notre-Dame". Le trait est dynamique, bourré d'humour, plein de modernité. Et pour restituer les ambiances du récit, la mise en couleur -d'une onctueuse luminosité- fait mouche. Bon, c'est vrai, ceci est fait par ordinateur mais -et surtout- c'est BIEN fait ! Je ne boude alors pas mon plaisir, même si cette histoire me fait quand même songer à la transcription statique d'un dessin animé. Néanmoins, et il faut aussi le mentionner : Filippi est un sacré bon conteur quand même !... Bien bonne série.

27/01/2007 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série Ice Haven
Ice Haven

Daniel Clowes est vraiment un très grand auteur de bande dessinée. Le thème de son livre pourrait être la solitude ou la frustration. Tous les personnages de ce roman graphique sont des loosers : le poète raté, le critique de comics prétentieux, des jeunes filles déboussolées qui cherchent amour ou reconnaissance, un jeune garçon philosophe et incompris (qui ressemble à Charlie Brown)… Il règne dans cette histoire une profonde mélancolie. Les destins de ces personnes semblent se croiser, se rencontrer et souvent se distendre, un peu comme dans le film de Robert Altman « Short Cuts ». Clowes est obsédé, depuis son enfance par le meurtre de Bobby Franks 14 ans, tué en 1924, par deux membres de l’élite intellectuelle locale : Leopold et Loeb. Dans son ouvrage, la disparition du jeune David Goldberg fait clairement référence à cette histoire. Au dessin, le format à l’italienne colle très bien à cette succession de petites saynètes. Clowes adapte son dessin aux personnages, aux ambiances, aux situations. Ainsi, l’histoire de Leopold et Loeb est dessiné dans un style très comics années 30. Les récitatifs peuvent se faire abondants ou réduits au minimum. Tout concourt à faire de cette œuvre un vrai tableau de l’Amérique actuelle, une description bien sombre, désespérée, un vrai « havre de glace ».

26/01/2007 (modifier)
Couverture de la série Du côté de chez Poje (L'Année de la Bière)
Du côté de chez Poje (L'Année de la Bière)

Bonne nouvelle ! Je ne connaissais que "L'année de la bière", et v'la t'y pas que j'apprends qu'il y a une suite (et quelle suite : 17 albums) ! Pas besoin de détails, je me suis suffisamment "éclaté" avec le premier volume, pour ne pas douter des qualités de la suite. Peut être faudra t'il que je m'attende à une baisse (éventuelle) d'inspiration en avançant dans les albums, mais il sera toujours temps de voir alors ! A moi de trouver les albums ! Juste une info importante, en passant : je ne bois que de l'eau, sauf avec les frites (eunne fois), et ne fréquente pas les cafés! Raymond

26/01/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Chasseurs de l'aube
Les Chasseurs de l'aube

J'ai eu ici affaire à un très bon album d'un des derniers survivants des "trente glorieuses" de l'hebdo Spirou (avec Eddy -"Marc Dacier, Luc Orient"- Paape). Hausman a choisi de situer son intrigue il y a 30.000 ans, à l'aube de l'humanité. L'artiste ardennais a toujours été fasciné par la préhistoire, une période où l'homme n'était qu'un animal parmi d'autres, essayant de survivre dans une nature souvent hostile. Et afin de rendre crédible -aux yeux du lectorat- le mode de communication primitif de l'époque, il s'est inspiré du langage imagé des indiens d'Amérique. Ensuite... ben, René a laissé parler son coeur et sa palette flamboyante pour recréer cet univers âpre, où naissaient pourtant les premiers sentiments. Un album "vrai" qu'on a envie de tendre à un ami (mais en lui disant quand même : "n'oublie pas de me le rendre !..."). Très bon. Vraiment.

26/01/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Roman de Renart
Le Roman de Renart

Album jeunesse aux superbes planches, Le Roman de Renart reprend avec réussite les fables médiévales de Renart, ce rusé Goupil dont l'intelligence se moque des stupides hommes et du gros loup Ysengrin. Les dessins de Thierry Martin sont excellents. Un trait souple, un encrage harmonieux, des compositions exquises, toutes les cases sont belles mais certaines sont vraiment superbes. J'adore ce dessin, qui me rappelle d'ailleurs un peu celui de Nancy Peña. Les histoires courtes qui composent cette BD ont la simplicité et le bon sens des histoires paysannes. Une narration fluide et légère permet d'éviter la lourdeur de certaines histoires médiévales qui auraient pu mal vieillir. Agréables à lire, elles sont amusantes pour le lecteur adulte et captivantes pour les enfants (testé et approuvé par ma fille de 4 ans). Une saine lecture, un vrai plaisir à lire comme à regarder.

25/01/2007 (modifier)
Par dominique
Note: 4/5
Couverture de la série Watch
Watch

Très bonne première histoire, très prenante et super bien documenté, ça sonne vrai et on est vraiment emporté par l'intrigue ! On sent l'influence des séries tv, le scénario est riche en rebondissements et le suspens ne faiblit pas. J'attends maintenant la deuxième mission, parce qu'en plus on a envie de savoir comment les persos vont évoluer (Esteban et Katri par exemple...)

25/01/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Nestor et Polux !
Nestor et Polux !

Note approximative : 3.5/5 Une BD apparemment jeunesse mais largement assez délirante et imaginative pour plaire à un lectorat adulte. L'idée de base toute simple, deux créatures, l'idiot et souriant Polux et l'intelligent mais frustré Nestor, vivent ensemble et doivent se partager tous les jours le mauvais yaourt au pruneau et le délicieux yaourt à la framboise. Pourquoi ? Parce que Dieu (le Dieu en triangle) en a décidé ainsi ! A partir de ce postulat, les histoires courtes mais suivies vont se succéder et partir dans tous les sens, évitant la répétition, modifiant la donne car les auteurs ne vont pas hésiter à tuer des personnages, à en faire revenir d'autres sous les mêmes traits, à en faire vieillir un, transformer l'autre, etc... A ce trio Dieu/Nestor/Polux vont s'ajouter d'autres personnages aussi loufoques, les autres Dieu, Pafi et Poufi les géants qui mangent des Polux mais n'aiment pas les Nestor, le ver de terre diabolique et finalement les lutins bleus dans le second tome. Et les choses vont tellement bouger en 2 tomes qu'on en presque perdu à ne plus savoir quel Nestor et quel Polux nous observons à certains moments. Débordant de petites idées pleines d'humour, c'est une série qui se lit avec plaisir et sans ennui. Et même si je rigolais davantage au début du premier tome, j'ai continué à rigoler assez régulièrement au fil des 2 tomes. quant au dessin, il est sympathique. Et de manière amusante, même si c'est O'groj qui dessine, je trouve parfois dans ses personnages des mimiques que je retrouve maintenant dans les dessins de Fabrice Tarrin. Bref, une série qui ne se prend pas au sérieux, délirante et drôle. Pas un chef-d'oeuvre mais à lire pour le plaisir.

25/01/2007 (modifier)
Par nolwenn
Note: 4/5
Couverture de la série France de Riga
France de Riga

Cette BD est vraiment sympa, dommage qu'elle soit si courte. Le premier album ressemble presque à une introduction et donne envie de lire la suite malheureusement pas encore parue. Le dessin est bon, il est très travaillé ce qui est assez rare chez une dessinatrice qui, sauf erreur, n'a pas écrit d'autres bandes dessinées.

25/01/2007 (modifier)