Un mythe peut-il mourir?
Ce livre propose un postulat des plus intéressant et pose des questions non moins intéressantes.
Dans cette histoire un journaliste de seconde zone à l'imagination fertile, le très désabusé Paul Erfurt, va être confronté à un personnage mystérieux et charismatique, affublé d'une étrange coiffe, se faisant appeler "le King".
Qui se cache derrière ce casque d'or? Quel est cet homme adulé? Ce personnage à la présence si forte, qu'il parvient à redonner la foi à ceux qui ont renoncé à croire?
Elvis Presley, le dieu du Rock semble être de retour. Entouré de ses fidèles, la star renaissante et dissimulée parle, Erfurt l'écoute avec attention. Le King parle par énigme, Erfurt fouine avec passion. Deux personnages s'opposent, entre faux-semblants et réalités, la frontière s'amenuise au fil de l'histoire, mais le mystère reste entier.
On est pris par ce récit, intelligent et original, on s'y trouve embarqué malgré nous. Je ne suis pas spécialement fan d'Elvis, pourtant je tournais les pages avec frénésie, j'étais impatient de savoir ou me mènerait cette étrange aventure.
Rich Koslowski est doué, il arrive à maintenir le lecteur dans le flou sur plus de deux cent pages, sans jamais user de facilité, sans jamais se contredire ni se répéter inutilement.
L'idée en plus d'être originale, réussissant telle quelle à capter l'attention, se paye le luxe de sortir de son cadre, et, nous pousse à nous questionner sur la capacité de nos convictions et la force de nos croyances.
Et même si l'on ne parvient pas à être touché par tout ça, ce livre offre quand même une histoire magnifique et émouvante, se suffisant amplement à elle-même.
Les dessins sont bons et soignés, le style de Rich Koslowski est très net, la couleur, distillée par petites touches, fluctue légèrement selon l'ambiance, cela colle très bien au ton surréaliste de l'ensemble.
Ce livre est l'une des meilleures surprises que j'ai eue depuis longtemps, une BD inclassable et inventive, une oeuvre qui a amplement mérité son Eisner Eward.
Une Perle!
JJJ
Je ne connaissais pas du tout Comès, mais j'ai vraiment adoré !
Malgré un dessin assez repoussant au premier abord et avouons-le, assez "glauque", j'ai dévoré cette BD.
L'originalité du scénario m'a tout de suite plu, et j'ai été agréablement surprise de trouver des passages plutôt drôles, malgré la difficulté du thème abordé.
Bref, je recommande !
J’ai apprécié cette histoire très originale ou le héros à le pouvoir d’arrêter le temps. J’ai été plutôt surpris de sa première idée dès qu’il découvre son pouvoir. Braquer une banque. Après tout c’est pas idiot, mais je ne m’y attendais pas du tout.
L’histoire commence donc bien et les premiers rebondissements sont pas mal. C’est presque totalement bon, je regrette un peu certains errements du scénario dans le derniers tiers de l’album. La fin est quant à elle, vraiment bien trouvée.
J’ai bien aimé l’ambiance graphique de cette BD, un peu comme dans le testament du docteur Weiss dans la même collection. Le dessin est très réussi, (sauf la bouche du personnage principal qui est une catastrophe) et surtout, on est plongé dans une véritable ambiance qui se dégage des couleurs notamment.
C’est pas le meilleur des 4/5 que je donne, mais cette BD est très sympa.
Note approximative : 3.5/5
Cette série qui s'entame n'est pas exempte de défauts mais je suis malgré tout tombé sous son charme et son efficacité.
Lionel Marty est le dessinateur de Mort Linden. Son style s'associe donc très bien avec une intrigue musclée et souvent violente. Pourtant, son trait est assez approximatif, son encrage masque ou omet les détails de ses personnages, ses anatomies ne sont pas souvent respectées, ses décors sont plus figuratifs que réalistes du fait de perspectives inabouties. Mais malgré ces défauts, j'aime ce dessin. Je l'aime parce qu'au niveau des personnages, il se révèle simple, efficace et une bonne mise en page permet une très bonne lisibilité. Et parce que j'apprécie grandement les décors qui, justement du fait de leur aspect figuratif et assez spécial, donnent toute une ambiance et une âme visuelle à cette histoire.
Au-delà du dessin, c'est le récit qui m'a captivé. Il prend une voie assez originale dans le domaine du Médiéval Fantastique, celle du Fantastique Chrétien. Les deux protagonistes ne sont ni plus ni moins que des super-héros aux pouvoirs accordés par Dieu, l'un guerrier surpuissant et à même de prévoir les dangers invisibles, l'autre guérisseur et doté de pouvoirs miraculeux que seul le premier sait maîtriser. Et ce sont ces deux personnages qui se rangent à la tête d'une armée partie en croisade vers Jérusalem, affrontant aussi bien les peuplades locales et mercenaires que les forces des ténèbres qui se dressent face à eux.
Un cocktail d'histoire médiévale et de fantastique pour un récit baroque et violent à la trame assez moderne.
La violence de l'action rebutera peut-être certains, d'autres n'y verront qu'un récit de plus proche de la fantasy, mais l'intrigue efficace et les personnages réussis m'ont fait prendre plaisir à parcourir ce premier tome qui me pousse à lire la suite.
Etonnant. Vraiment...
Un opus à lire "à fleur de peau"...
Avec son crayon gras, le père de "Sergent Rock" -une mégastar de la bande dessinée aux Etats-Unis- m'a littéralement plongé dans l'horreur du ghetto de Varsovie.
Une oeuvre en noir et blanc aussi poignante qu'efficace.
Ici, pas de voyeurisme ni de misérabilisme : juste un récit fort et juste. Edifiant même, pour la "jeune génération" qui -doucement- oublie (bien involontairement parfois) les véritables massacres organisés dont ont été victimes les Juifs au cours de la dernière guerre mondiale.
Joe Kubert n'a vraiment plus rien à prouver et pourtant il parvient à atteindre un niveau graphique que je ne lui soupçonnais pas.
Et là, c'est quelque chose qui dépasse les limites de la BD. C'est de l'Art.
Je mets un 4,5/5. Très rare de ma part...
Une heureuse surprise !... Une vraie !..
La couverture m'a directement fait penser à un de ces bons vieux Blake et Mortimer. Et c'est vrai que le graphisme y ressemble fort. Alors... une nouvelle aventure ?... ou un horrible ersatz !?!...car, qui plus est, l'album est de même style.
Rien de tout cela pourtant. Et je ne prends même pas cela pour du copiage car l'univers est différent.
Maniquet a ici "créé" (c'est ce que je pense) un album "old fashion".
C'est vrai que c'est ultraréférencé. Il joue ici -et tous azimuts- la carte du clin d'oeil. Il embrigade Holmes, Watson et l'inspecteur Lestrade qui -sous les ombres planantes d'Edgar Allan Poe et de Walter Scott- assisteront Mac Gregor dans cette sombre enquête.
Certains diront que ce n'est que de la basse copie graphique du style Jacobs. Le trait y ressemble très fort, c'est vrai.
Mais cet opus a vraiment quelque chose d'attachant : cette saveur inimitable des salons lambrissés et la politesse guindée de l'époque victorienne. Et ça, j'aime !...
Cet album est sorti quasi simultanément à la sortie du film de David Cronenberg ; film d'ailleurs inspiré par ce récit.
Tic... tic... tic... et la violence va exploser...
Un one-shot remarquable dans la simplicité de son scénario, mais ô combien jubilatoire dans sa réalisation.
J'ai été accroché dès la première page dans cette sorte de western urbain où les bons ne sont pas ceux qu'on croit au départ.
Un simple fait divers, dans ce bled perdu de l'Amérique dite "profonde", va soudainement faire éclater la haine et les armes. Tout comme pour le film, je me suis se dit : "pfou, qué bazar !.." en fin de lecture.
Un opus explosif. Rondement mené et dessiné. Une belle pièce.
Tic... tic... tic...
La belle histoire que voilà !...
Elle m'a plongé dans le Londres victorien. Et, dans ce monde en pleine révolution technologique, un tueur en série, surnommé "l'équarisseur", frappe à tour de bras. La police reste impuissante. Qui lui opposer ?... Un tueur de grand fauves qui a brillé en Afrique !...
La chasse va pouvoir commencer. Mais le tueur est sur son territoire. Et il le connaît à fond...
Le bon postulat que voilà !... Un très bon opus, vraiment, avec un thème hors des sentiers battus.
Un polar étonnant, que j'ai dégusté avec délectation, tant par l'originalité scénaristique que par le dessin. Sur un canevas pourtant classique, Juszezak -dont c'est le premier scénario- tisse une toile et multiplie les fausses pistes.
Parras, lui, démontre une fois de plus sont immense talent dans un diptyque qui s'annonce de grande classe.
Une chasse au "fauve" dans un Londres à la Jules Verne. Etonnant. Positivement.
Vivement la suite annoncée... Un "4" mérité...
Apres avoir vu le film de Cronenberg, que j'ai adoré d'ailleurs, j'ai acheté la bd en ayant peur de revoir le film. Et là, surprise. Le film ne prend en compte que la première partie, et encore, en y donnant une version assez différente. Peut-être fallait-il faire le chemin dans ce sens-là pour apprécier cette oeuvre, car personnellement, je me suis régalé.
D'abord une première partie que j'ai lue en 5mn montre en main, car elle était la copie conforme du film en moins développée et avec des détails un peu différents qui ont beaucoup de signification dans le film mais qui au final auraient été sans grand intérêt dans le support papier.
Le style graphique étonnant au premier abord devient vite assez agréable à regarder, étant très dynamique et ne nécessitant pas plus pour la compréhension.
Mais les chapitres suivants éveillèrent ma curiosité, n'étant pas traités par le film. De surpris, je suis devenu avide de savoir la suite et fin de cette histoire.
Et quand j'ai fermé le bouquin, quel choc ! Enfin une bd qui ne m'avait pas laissé indemne à la fin ! Il me fallut une bonne demi-heure pour pouvoir penser à autre chose. Le même sentiment qui vous tient quand vous sortez du cinéma après avoir vu un film qui vous a mis sur les fesses ! Et ça, en bd, je ne suis pas sûr que cela arrive très souvent.
Je la conseille fortement !!!
Une anthologie réunissant les histoires de Conan de Thomas et Buscema... Je rêve ! Le bonheur pour un fan des "Spécial Conan" édités par Semic. Et de beaux albums en plus.
Buscema fut, je pense, le meilleur dessinateur de la série, et chaque page tournée me fait pleurer de joie.
Les histoires sont magnifiques dans leur grandiloquence, la magie, les démons, les barbares, les sorciers, les princesses sont tous de la partie. On retombe en enfance dans cet univers macho et finalement assez simpliste.
Buscema s'en donne à coeur joie dans les hachures, les muscles, les cadrages et les cases ultra-fournies. Soleil a même eu la bonne idée de ne pas coloriser le tout comme c'est la mode en ce moment...
Certes, je n'ai pas vu, comme cela est souligné par un critique ci-dessous, les coupes et autres changements par rapport aux anciennes éditions... mais bon. Cela ne gène pas mon bonheur.
Je voudrais cliquer sur la note maximale 5/5 culte ! et pourtant je ne peux pas !
Tout était parfait, jusqu'au tome 3, où je me rends enfin compte que ce Conan n'a d'anthologie que le nom ! On l'appelle Amra le Lion, mais si vous n'avez pas lu ses histoires dans les vieux fascicules des années 70-80, comment pouvez-vous comprendre le pourquoi du comment ? L'éditeur publie les histoires en faisant un choix dont je n'ai pas les tenants et les aboutissants. Droits ? Nombre de pages ? Affaire de goût ?
Le résultat est un troisième tome qui sent plus le fourre-tout qu'autre chose.
Donc je me contenterai d'un petit 4/5, mais encore une fois, quel bonheur !!!
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Le King
Un mythe peut-il mourir? Ce livre propose un postulat des plus intéressant et pose des questions non moins intéressantes. Dans cette histoire un journaliste de seconde zone à l'imagination fertile, le très désabusé Paul Erfurt, va être confronté à un personnage mystérieux et charismatique, affublé d'une étrange coiffe, se faisant appeler "le King". Qui se cache derrière ce casque d'or? Quel est cet homme adulé? Ce personnage à la présence si forte, qu'il parvient à redonner la foi à ceux qui ont renoncé à croire? Elvis Presley, le dieu du Rock semble être de retour. Entouré de ses fidèles, la star renaissante et dissimulée parle, Erfurt l'écoute avec attention. Le King parle par énigme, Erfurt fouine avec passion. Deux personnages s'opposent, entre faux-semblants et réalités, la frontière s'amenuise au fil de l'histoire, mais le mystère reste entier. On est pris par ce récit, intelligent et original, on s'y trouve embarqué malgré nous. Je ne suis pas spécialement fan d'Elvis, pourtant je tournais les pages avec frénésie, j'étais impatient de savoir ou me mènerait cette étrange aventure. Rich Koslowski est doué, il arrive à maintenir le lecteur dans le flou sur plus de deux cent pages, sans jamais user de facilité, sans jamais se contredire ni se répéter inutilement. L'idée en plus d'être originale, réussissant telle quelle à capter l'attention, se paye le luxe de sortir de son cadre, et, nous pousse à nous questionner sur la capacité de nos convictions et la force de nos croyances. Et même si l'on ne parvient pas à être touché par tout ça, ce livre offre quand même une histoire magnifique et émouvante, se suffisant amplement à elle-même. Les dessins sont bons et soignés, le style de Rich Koslowski est très net, la couleur, distillée par petites touches, fluctue légèrement selon l'ambiance, cela colle très bien au ton surréaliste de l'ensemble. Ce livre est l'une des meilleures surprises que j'ai eue depuis longtemps, une BD inclassable et inventive, une oeuvre qui a amplement mérité son Eisner Eward. Une Perle! JJJ
Dix de der
Je ne connaissais pas du tout Comès, mais j'ai vraiment adoré ! Malgré un dessin assez repoussant au premier abord et avouons-le, assez "glauque", j'ai dévoré cette BD. L'originalité du scénario m'a tout de suite plu, et j'ai été agréablement surprise de trouver des passages plutôt drôles, malgré la difficulté du thème abordé. Bref, je recommande !
Les mesures du temps
J’ai apprécié cette histoire très originale ou le héros à le pouvoir d’arrêter le temps. J’ai été plutôt surpris de sa première idée dès qu’il découvre son pouvoir. Braquer une banque. Après tout c’est pas idiot, mais je ne m’y attendais pas du tout. L’histoire commence donc bien et les premiers rebondissements sont pas mal. C’est presque totalement bon, je regrette un peu certains errements du scénario dans le derniers tiers de l’album. La fin est quant à elle, vraiment bien trouvée. J’ai bien aimé l’ambiance graphique de cette BD, un peu comme dans le testament du docteur Weiss dans la même collection. Le dessin est très réussi, (sauf la bouche du personnage principal qui est une catastrophe) et surtout, on est plongé dans une véritable ambiance qui se dégage des couleurs notamment. C’est pas le meilleur des 4/5 que je donne, mais cette BD est très sympa.
Le rêve de Jérusalem
Note approximative : 3.5/5 Cette série qui s'entame n'est pas exempte de défauts mais je suis malgré tout tombé sous son charme et son efficacité. Lionel Marty est le dessinateur de Mort Linden. Son style s'associe donc très bien avec une intrigue musclée et souvent violente. Pourtant, son trait est assez approximatif, son encrage masque ou omet les détails de ses personnages, ses anatomies ne sont pas souvent respectées, ses décors sont plus figuratifs que réalistes du fait de perspectives inabouties. Mais malgré ces défauts, j'aime ce dessin. Je l'aime parce qu'au niveau des personnages, il se révèle simple, efficace et une bonne mise en page permet une très bonne lisibilité. Et parce que j'apprécie grandement les décors qui, justement du fait de leur aspect figuratif et assez spécial, donnent toute une ambiance et une âme visuelle à cette histoire. Au-delà du dessin, c'est le récit qui m'a captivé. Il prend une voie assez originale dans le domaine du Médiéval Fantastique, celle du Fantastique Chrétien. Les deux protagonistes ne sont ni plus ni moins que des super-héros aux pouvoirs accordés par Dieu, l'un guerrier surpuissant et à même de prévoir les dangers invisibles, l'autre guérisseur et doté de pouvoirs miraculeux que seul le premier sait maîtriser. Et ce sont ces deux personnages qui se rangent à la tête d'une armée partie en croisade vers Jérusalem, affrontant aussi bien les peuplades locales et mercenaires que les forces des ténèbres qui se dressent face à eux. Un cocktail d'histoire médiévale et de fantastique pour un récit baroque et violent à la trame assez moderne. La violence de l'action rebutera peut-être certains, d'autres n'y verront qu'un récit de plus proche de la fantasy, mais l'intrigue efficace et les personnages réussis m'ont fait prendre plaisir à parcourir ce premier tome qui me pousse à lire la suite.
Yossel
Etonnant. Vraiment... Un opus à lire "à fleur de peau"... Avec son crayon gras, le père de "Sergent Rock" -une mégastar de la bande dessinée aux Etats-Unis- m'a littéralement plongé dans l'horreur du ghetto de Varsovie. Une oeuvre en noir et blanc aussi poignante qu'efficace. Ici, pas de voyeurisme ni de misérabilisme : juste un récit fort et juste. Edifiant même, pour la "jeune génération" qui -doucement- oublie (bien involontairement parfois) les véritables massacres organisés dont ont été victimes les Juifs au cours de la dernière guerre mondiale. Joe Kubert n'a vraiment plus rien à prouver et pourtant il parvient à atteindre un niveau graphique que je ne lui soupçonnais pas. Et là, c'est quelque chose qui dépasse les limites de la BD. C'est de l'Art. Je mets un 4,5/5. Très rare de ma part...
Les Aventures de Sean Mac Gregor
Une heureuse surprise !... Une vraie !.. La couverture m'a directement fait penser à un de ces bons vieux Blake et Mortimer. Et c'est vrai que le graphisme y ressemble fort. Alors... une nouvelle aventure ?... ou un horrible ersatz !?!...car, qui plus est, l'album est de même style. Rien de tout cela pourtant. Et je ne prends même pas cela pour du copiage car l'univers est différent. Maniquet a ici "créé" (c'est ce que je pense) un album "old fashion". C'est vrai que c'est ultraréférencé. Il joue ici -et tous azimuts- la carte du clin d'oeil. Il embrigade Holmes, Watson et l'inspecteur Lestrade qui -sous les ombres planantes d'Edgar Allan Poe et de Walter Scott- assisteront Mac Gregor dans cette sombre enquête. Certains diront que ce n'est que de la basse copie graphique du style Jacobs. Le trait y ressemble très fort, c'est vrai. Mais cet opus a vraiment quelque chose d'attachant : cette saveur inimitable des salons lambrissés et la politesse guindée de l'époque victorienne. Et ça, j'aime !...
A History of Violence
Cet album est sorti quasi simultanément à la sortie du film de David Cronenberg ; film d'ailleurs inspiré par ce récit. Tic... tic... tic... et la violence va exploser... Un one-shot remarquable dans la simplicité de son scénario, mais ô combien jubilatoire dans sa réalisation. J'ai été accroché dès la première page dans cette sorte de western urbain où les bons ne sont pas ceux qu'on croit au départ. Un simple fait divers, dans ce bled perdu de l'Amérique dite "profonde", va soudainement faire éclater la haine et les armes. Tout comme pour le film, je me suis se dit : "pfou, qué bazar !.." en fin de lecture. Un opus explosif. Rondement mené et dessiné. Une belle pièce. Tic... tic... tic...
Le méridien des brumes
La belle histoire que voilà !... Elle m'a plongé dans le Londres victorien. Et, dans ce monde en pleine révolution technologique, un tueur en série, surnommé "l'équarisseur", frappe à tour de bras. La police reste impuissante. Qui lui opposer ?... Un tueur de grand fauves qui a brillé en Afrique !... La chasse va pouvoir commencer. Mais le tueur est sur son territoire. Et il le connaît à fond... Le bon postulat que voilà !... Un très bon opus, vraiment, avec un thème hors des sentiers battus. Un polar étonnant, que j'ai dégusté avec délectation, tant par l'originalité scénaristique que par le dessin. Sur un canevas pourtant classique, Juszezak -dont c'est le premier scénario- tisse une toile et multiplie les fausses pistes. Parras, lui, démontre une fois de plus sont immense talent dans un diptyque qui s'annonce de grande classe. Une chasse au "fauve" dans un Londres à la Jules Verne. Etonnant. Positivement. Vivement la suite annoncée... Un "4" mérité...
A History of Violence
Apres avoir vu le film de Cronenberg, que j'ai adoré d'ailleurs, j'ai acheté la bd en ayant peur de revoir le film. Et là, surprise. Le film ne prend en compte que la première partie, et encore, en y donnant une version assez différente. Peut-être fallait-il faire le chemin dans ce sens-là pour apprécier cette oeuvre, car personnellement, je me suis régalé. D'abord une première partie que j'ai lue en 5mn montre en main, car elle était la copie conforme du film en moins développée et avec des détails un peu différents qui ont beaucoup de signification dans le film mais qui au final auraient été sans grand intérêt dans le support papier. Le style graphique étonnant au premier abord devient vite assez agréable à regarder, étant très dynamique et ne nécessitant pas plus pour la compréhension. Mais les chapitres suivants éveillèrent ma curiosité, n'étant pas traités par le film. De surpris, je suis devenu avide de savoir la suite et fin de cette histoire. Et quand j'ai fermé le bouquin, quel choc ! Enfin une bd qui ne m'avait pas laissé indemne à la fin ! Il me fallut une bonne demi-heure pour pouvoir penser à autre chose. Le même sentiment qui vous tient quand vous sortez du cinéma après avoir vu un film qui vous a mis sur les fesses ! Et ça, en bd, je ne suis pas sûr que cela arrive très souvent. Je la conseille fortement !!!
Anthologie de Conan le barbare
Une anthologie réunissant les histoires de Conan de Thomas et Buscema... Je rêve ! Le bonheur pour un fan des "Spécial Conan" édités par Semic. Et de beaux albums en plus. Buscema fut, je pense, le meilleur dessinateur de la série, et chaque page tournée me fait pleurer de joie. Les histoires sont magnifiques dans leur grandiloquence, la magie, les démons, les barbares, les sorciers, les princesses sont tous de la partie. On retombe en enfance dans cet univers macho et finalement assez simpliste. Buscema s'en donne à coeur joie dans les hachures, les muscles, les cadrages et les cases ultra-fournies. Soleil a même eu la bonne idée de ne pas coloriser le tout comme c'est la mode en ce moment... Certes, je n'ai pas vu, comme cela est souligné par un critique ci-dessous, les coupes et autres changements par rapport aux anciennes éditions... mais bon. Cela ne gène pas mon bonheur. Je voudrais cliquer sur la note maximale 5/5 culte ! et pourtant je ne peux pas ! Tout était parfait, jusqu'au tome 3, où je me rends enfin compte que ce Conan n'a d'anthologie que le nom ! On l'appelle Amra le Lion, mais si vous n'avez pas lu ses histoires dans les vieux fascicules des années 70-80, comment pouvez-vous comprendre le pourquoi du comment ? L'éditeur publie les histoires en faisant un choix dont je n'ai pas les tenants et les aboutissants. Droits ? Nombre de pages ? Affaire de goût ? Le résultat est un troisième tome qui sent plus le fourre-tout qu'autre chose. Donc je me contenterai d'un petit 4/5, mais encore une fois, quel bonheur !!!