Les derniers avis (32288 avis)

Par Arno
Note: 4/5
Couverture de la série Universal War One
Universal War One

A la base, c'est un modeste space opera des éditions Soleil comme il y en existe tant. S'il n'y avait que cela, on ne se souviendrait même plus dans quelle série tel gars mal rasé gueule dans le micro de son vaisseau spatial, tel officier à la mâchoire carrée dit un gros mot, telle fille intrépide en uniforme fait une remarque à un subalterne transi, etc., tant les personnages se ressemblent d'une série Soleil à l'autre. Universal War One franchit la ligne cependant en plusieurs endroits : - Les bad boys sont vraiment des bad boys, pas des gentils forts en gueule - les physiques sortent parfois du stéréotype - Le paradoxe du voyage temporel est réellement exploité J'y vois un gros défaut cependant : le personnage d'Amina. Ce personnage est une victime, pas une "bad girl". Il est complètement incongru de la voir évoluer parmi de vrais criminels. Surtout avec l'un d'entre eux dont elle est la victime, les mettre au même niveau c'est vraiment étrange. Mais même en-dehors de ça, tout ce qu'on lui fait faire dans cette série semble à côté de la plaque. Bref, une oeuvre intéressante, avec quelques aspects très au-dessus de la moyenne.

13/10/2007 (modifier)
Par Mystie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fruits Basket
Fruits Basket

J'ai d'abord vu l'anime et je suis restée sur ma faim car l'histoire ne se termine pas... J'ai donc décidé de lire le manga et... je n'ai pas décrochée. D'abord un peu inquiète par le système de tomes et ne sachant pas combien il y en aurait (la série n'était pas terminée quand j'ai commencé) la qualité de l'histoire m'a fait accrocher. Du coup je les achetés en attendant impatiemment chaque nouveau tome. D'ailleurs là j'attends le dernier... L'histoire est, je trouve, très intéressante et les personnages vraiment attachant. J'aime beaucoup le concept de la malédiction, il vous donne vraiment envie de savoir comment ça va se terminer.... Et puis mon coté midinette voulais savoir lequel des garçons serai l'heureux élu (au début) ils sont tellement touchants à leur façon. Ce que j'aime aussi c'est la qualité des seconds rôles. Ils ont une personnalité qui leur est propre :) Bon certes la jeune demoiselle est parfois un peu nunuche mais elle est touchante ! Voilà c'est une série que je conseille, elle m'a fait passer de très bons moments.

13/10/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Journal d'un fantôme
Journal d'un fantôme

Quand même, De Crécy, quel auteur ! Avec ce nouvel album, il continue à explorer les voies nébuleuses de la création artistique, et celles d'un auteur de BD en particulier. Au gré de 3 récits, reliés entre eux par un long interlude aéroporté, il nous propose ni plus ni moins qu'une analyse passionnante de son art. Assimilant un dessin à un fantôme, il base toute son argumentation là-dessus, et c'est véritablement passionnant. C'est difficile de classer un tel album, car il brasse tellement de thèmes, le voyage, le documentaire, la création, avec donc une part d'autobiographie. C'est tellement touffu que je ne saurais en rendre la richesse. Sachez cependant que si le processus de création artistique vous intéresse, c'est un ouvrage majeur d'un auteur majeur sur le sujet.

13/10/2007 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5
Couverture de la série Pilules bleues
Pilules bleues

Très bel ouvrage autobiographique. L'histoire ne se raconte pas, elle se lit simplement. Le dessin peut paraître minimaliste mais il permet au récit d'avoir encore plus d'ampleur. Car ce qui importe dans ce type de BD, c'est le contenu et non la forme. Et sur ce point c'est impressionnant de simplicité et de profondeur pourtant. J'ai aimé le côté informatif concernant le fléau du HIV, les contraintes que cela amène dans le quotidien, à la fois pour les séropositifs mais également pour l'entourage. C'est d'ailleurs ce dernier point qui est le plus développé. L'ensemble se lit d'une traite, la narration est claire, je conseille vraiment la découverte de cette BD.

13/10/2007 (modifier)
Par Katz
Note: 4/5
Couverture de la série Adrenalin
Adrenalin

Voici un manhwa plutôt sympathique, mais apparemment peu transcendant, qui nous vient donc, comme son nom l’indique, de Corée. Un jeune homme, un rien pataud et gentillet (« le paysan » est son surnom récurrent, et méprisant, autrement dit : « le plouc ») se retrouve donc, par un hasard qui n’a rien d’hasardeux, au milieu de quatre canons roulés comme des déesses, dans une maison de haut standing, elles-mêmes servant une maîtresse tout aussi « bombesque », passez-moi l’expression, bien qu’énigmatique et légèrement flippante. Voilà le postulat de départ, qui rappelle un certain Love Hina, fantastique en plus. Cependant, une fois pris connaissance de la véritable nature de ces donzelles toutes dotées d’obus à dimension variable vers l’excès, et du pourquoi de cette nature, l’on comprend qu’Adrenalin fait dans le parodique. Et le libidineux attrait qu’on pourrait éprouver à leur égard se teinte soudain d’une retenue bien sage. C’est là le plus intéressant dans Adrenalin, mais cette ambiguïté des filles ne m’a pas semblé exploitée au mieux. Certes, à la réflexion, Adrenalin semble presque exclusivement parodique, avec empilement et dynamitage des figures imposées du genre. Néanmoins, la plupart des shonens mettant en scène des filles « bombesques » sont déjà des parodies, volontaires ou non. De ce fait, l’impact parodique d’Adrenalin est diminué d’autant, et le plus souvent il ne semble que refaire ce que l’on a déjà vu ailleurs. Petit cours d’Alchimie à l’usage des lecteurs de manwha, ou de bd... Néanmoins, si la forme parodique d’Adrenalin n’est ni des plus novatrices, ni des plus excitantes, son intérêt pourrait résider ailleurs. En effet, les albums de la version française montrent, en revers de la quatrième de couverture, les jaquettes originales de la version coréenne. Hormis la langue, un seul point distingue les deux : il s’agit d’une magnifique « étoile de david », bleutée, ornant la version originale. A priori, voici qui peut sembler une facétie de style, tant on sait les manga comme manhwa friands de symboles occidentaux (pour eux, l’étoile de david c’est occidental, rappelons-le...). Et on peut encore le penser si l’on sait que l’étoile de david est aussi, et d’abord, un symbole alchimique connu sous le nom de « sceau de salomon ». De même, manga comme manhwa sont friands de ces symboliques, pour eux terriblement « exotiques ». Mais il se pourrait bien que le sceau de salomon ne soit pas représenté sur la version originale juste pour faire genre. Et si l’éditeur français l’a ôté de notre version, parce que chez nous le sceau de salomon est d’abord l’étoile de david, et donc un symbole juif dont l’utilisation pourrait poser problème (en sus d’être totalement incomprise), ce faisant il a aussi ôté une précieuse indication à ceux qui connaissant l’alchimie, qu’il leur a certes refourni en rabat de jaquette (hasard ? Pur bonus ? Insistance de l’éditeur coréen, sachant que les versions des jaquettes coréennes n’apparaissent pas dès le premier tome ?). Car, si l’on observe attentivement Adrenalin, l’on s’aperçoit rapidement que le sceau de salomon et l’univers alchimique collent parfaitement avec celui de ce manwha. [Attention : « spoils » dans ce qui suit] Le Haut et le Bas Le sceau de salomon, en effet, signifierait l’union « du bas et du haut » (l’univers et l’être humain, bâtis selon le même schéma), symbolisé par deux triangles inversés qui se croisent. Or, cette union « du haut et du bas » pourrait trouver son pendant dans la nature très particulière des quatre donzelles, voire dans l’état de la reine vampire, venue du « haut » (Wallchia) et condamnée à demeurer dans le bas (notre monde), voire dans celle de Rène, dont on apprendra qu’elle est l’ultime lien entre Wallchia et notre monde. Les Quatre Éléments Une autre signification donnée au sceau de salomon (car, en vérité, personne ne la connaît la signification originelle...) est celle de rassembler les symboles des quatre éléments : Eau, Air, Terre, Feu. Que cette signification fut connue ou non de l’auteur, il se trouve que les filles qui l’accueillent sont très précisément au nombre de quatre, et que le nombre de tomes pourrait être lié à celui qui éléments, qui sont une des bases les plus connues de l’alchimie (en général, vous connaissez les éléments, même si vous ignorez tout de l’alchimie). Les Sept Planètes Enfin, troisième et dernière explication donnée au sceau de salomon : il rassemblerait en lui les sept astres de l’astrologie et de l’alchimie. Le centre pour le soleil, et les six pointes pour la lune, mercure, mars, vénus, jupiter et saturne. Or, à ces planètes furent attribuées des personnalités, qui devenaient celles des personnes placées sous leur influence. Ainsi, qui est sous l’influence de la lune devient... lunatique. Et sous l’influence de Jupiter devient... jovial (jovis, c’est Jupiter en latin). Il se trouve que, dans le premier tome, notre héros est entouré de six femmes (dont deux vampiresses). Quand bien même les vampiresses devraient être écartées du schéma, deux autres femmes vont bientôt surgir dans la trame. Ce qui fait donc six astres orbitant autour du héros, soleil de par la trame (son importance dans la « cérémonie »), et par son caractère (généreux, toujours prêt à donner, rayonnant de bonté, donc). Est-ce donc un hasard si son sang se retrouve avoir des effets bien particuliers, sachant le rôle central qu’occupe le soleil-or en Alchimie ? De même que notre héros est « solaire », l’on découvre une Lan assez lunatique dans son comportement, une Sharon très martiale (de Mars), une Mei très joviale. Mary est plus problématique. Mercurienne par son aura mélancolique ? Mais une certaine Rex aura pour le héros les yeux de Vénus, cependant que son acolyte Richie, par son sang-froid, tient parfaitement de Saturne. Possible coïncidence, certes, mais un faisceau de coïncidences... Les Trois Principes Quoi qu’il en soit, la connaissance de l’alchimie semble fort se retrouver dans l’existence des trois mondes : le nôtre, Wallchia et celui des Fées (il n’y pas là de spoil, nous ne comprendrez que si vous lisez le manwha). Enfin, si la répartition de l’univers en trois mondes est assez commune en Extrême-Orient, et ne recouvre pas forcément le Ciel, la Terre et les Enfers ou monde souterrain (les trois mondes étant présents dans le bouddhisme, sous diverses formes), il se trouve qu’ici, nous avons une application parfaite de la notion des trois principes selon Paracelse. Les trois principes sont deux matières fondamentales de l’alchimie : le mercure et le soufre, auxquelles fut rajouté le sel, qui opère l’union entre les deux (c’est par le travail sur le soufre et le mercure que l’on obtenait la pierre philosophale). Le mercure philosophal représente, symboliquement, le corps ou la matière, cependant que le soufre philosophal c’est l’âme ou la forme, et que le sel qui les unit est l’esprit vital ou le mouvement. Or, le monde des Fées occupe entre Wallchia et notre monde très exactement le rôle que joue le Sel entre le Mercure et le Soufre philosophaux. L’Ouroboros et le Sel des médias Si l’on considère donc tous ces éléments, la présence du sceau de salomon (qui ne peut être ici l’étoile de david, car rien dans ce manwha ne concerne l’état d’Israël ou la religion juive), il devient donc évident que, sous prétexte d’un manwha parodique, ce qu’Adrenalin est certes, ce titre est une parfaite illustration de la littérature alchimique, qui se dissimulait sous des dehors de contes pour délivrer ses enseignements, les secrets de l’Alchimie devant être voilés au vulgaire, qui n’y saurait rien comprendre, et réservés uniquement à ceux qui possèdent les clefs pour décrypter ses mystères. De ce fait, on peut même alors réinterpréter la fin, le genre même de « non fin », qui nous renvoie quasiment à l’état initial, comme un nouveau symbolisme alchimique : celui de l’Ouroboros, le serpent qui se mort la queue, qui signifie le recommencement de toutes choses, mais aussi l’unité primordiale (le cercle). Quant au titre d’Adrenalin, s’il évoque l’hormone de l’action qui prédomine dans ce manhwa, il pourrait aussi faire référence à ce que l’adrénaline est un des principaux neuro-transmetteurs, ce qui, d’une certaine façon, unit le Haut (l’esprit, aka l’âme) et le Bas (le corps), or donc le Sel, or donc le sceau de salomon... Quoi qu’il en soit de ces spéculations, l’historiette ajoutée pour « boucher les trous » nous montre une histoire cynique, qui à elle seule vaudrait bien quatre ou cinq étoiles, de par sa fin assez glaciale. Mais si l’on compare la thématique de cette historiette (centrée sur deux jumelles), à celle des quatre filles à la nature ambiguë d’Adrenalin, on s’aperçoit d’un point commun : un questionnement sur l’identité. Qui est « soi » ou « moi » ? Qu’est-ce qui fait l’identité d’un individu ? Bien qu’on ne puisse, ni pour Adrenalin, ni pour son histoire bonus, parler de génie, ou de talent irradiant, il n’empêche qu’il y a là les bases d’une véritable œuvre.

13/10/2007 (modifier)
Par Indi
Note: 4/5
Couverture de la série Live war heroes
Live war heroes

Alors là oui à coup sûr, un excellent titre que je recommande. Pour ce qui est du dessin rien à redire, les décors sont sympas et assez complets, les personnages sont aussi bien détaillés, ce qui est plaisant. Côté couleur, c'est excellent quand on passe du passé au présent, c'est bien marqué et le choix du jaune/marron pour le passé est bien trouvé tandis que le présent (enfin présent dans l'histoire soit 2021) est plus coloré avec des couleurs plus vives qui finissent par s'assombrir plus on se rapproche du dénouement (enfin c'est mon impression). Pour le scénario, c'est du vu et revu mais il est vachement bien tourné, les dialogues sont sympa aussi. J'ai juste une petite déception c'est que l'histoire se finit très vite ; je pense que 2 tomes aurait été le format idéal. J'ai eu l'impression qu'il fallait faire un one-shot et pas plus et la finir rapidement. Dommage. Bien que la fin soit bien tournée, au final on a une agréable impression sur ce one-shot. BD que je recommande vivement à l'achat.

13/10/2007 (modifier)
Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série Il était une fois en France
Il était une fois en France

C’est le thème abordé par cette série qui m’a fait me lancer dans l’aventure et je dois dire que je suis pleinement satisfait du contenu. Les auteurs nous racontent la vie d’un immigré juif roumain, Joseph Joanovici, qui a fait fortune avant et pendant la seconde guerre mondiale en fournissant en métal aussi bien les nazis que la résistance. Cette histoire inspirée de ce personnage réel est agrémentée de passages de fiction afin d’ajouter du piment à la lecture. Toujours est-il que le personnage principal est particulièrement intriguant, intéressant, déroutant, on peut à la fois se retrouver admiratif de sa réussite puis avoir du dégoût pour ses méthodes. Tout ceci est agrémenté d’une narration où on alterne les époques, ce qui a pour effet de renforcer l’intérêt du lecteur. En passant du début de sa réussite, par sa fuite devant la DST à la sortie de la guerre, puis en le montrant sur son lit de mort, le scénariste construit la vie de Joseph comme un puzzle dont les pièces s’assemblent au fil des pages. Il n’oublie pas non plus les personnages secondaires qui ont tous joués des rôles différents autour du personnage central : le juge, les mafieux, Otto, le préfet … Le dessin est clair, maîtrisé, les personnages sont reconnaissables au premier coup d’œil et ceci facilite d’autant plus la lecture. Il n’y a pas d’effets spectaculaires et de découpage impressionnants, mais tout est fait pour être parfaitement lisible et compréhensible rapidement. J’ai également eu un coup de cœur pour la couverture qui a une maquette particulièrement réussie. Je suis tombé sous le charme de ce premier tome sur lequel je suis resté scotché tout au long de ma lecture. Il y a une excellente idée de départ avec une bonne base historique, agrémentée d’une bonne narration et d’un bon dessin. J’espère que les auteurs continueront sur cette bonne impression.

12/10/2007 (modifier)
Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série Hauteville House
Hauteville House

Duval est déjà connu et reconnu pour l’univers qu’il a créé autour de ces héros Travis et Carmen Mc Callum, mais aussi pour des westerns (Wayne Redlake et Gibier de Potence) très réussis. Cette fois, il se lance dans un mélange d’histoire, de steampunk et de fantastique. Le récit s’encre dans les années 1860 avec l’empereur Napoléon III qui souhaite accroître la puissance de la France à travers le monde. Pour cela, il est prêt à tout, y compris à essayer de maîtriser des forces paranormales inconnues. Mais c’est sans compter sur la résistance menée par Victor Hugo et ses agents secrets depuis la demeure de Hauteville House. Le scénario de Duval fait montre de plusieurs points positifs : - il l’a rattaché à des faits historiques qui nous emmènent au cœur du Mexique puis en pleine guerre de Sécession. - il y a ajouté une grosse dose de steampunk inventif et bien pensé - il l’a saupoudré d’une touche de fantastique On obtient au final une aventure pleine, avec de l’action, de l’espionnage, de la politique. Un seul petit regret sur les personnages qui ne sont pas assez décortiqués et manquent donc de profondeur, mais peut-être est-ce pour les prochains cycles. Au niveau graphique, c’est d’un très bon niveau, et même si je trouve que les visages font parfois un peu « brouillon » et que les proportions corporelles sont vraiment aléatoires, le tout est quand même très expressif et dynamique. Les décors sont bien détaillés et un très bon travail a été fait sur les différentes machines volantes, chars, trains qui rendent très bien le côté steampunk. Par contre, j’ai trouvé certaines planches des tomes 3 et 4 moins abouties voire un peu bâclées. Enfin, un coup de chapeau pour la qualité de la mise en couleur, et pour la beauté des différentes couvertures. Ce premier cycle est vraiment une très bonne lecture dans un univers original et puisqu’une suite est prévue et préparée par la fin du tome 4, il semblerait que le plaisir ne s’arrête pas là. A suivre !

12/10/2007 (modifier)
Par André
Note: 4/5
Couverture de la série Pyongyang
Pyongyang

Après avoir lu Shenzhen du même auteur, je me suis dis que Delisle était un auteur de génie. Un auteur qui avec beaucoup d'humour, sait décrire un univers hyper flippant, tellement loin de notre quotidien d'occidental. C'est donc aussi avec beaucoup d'intérêt que j'ai débuté la lecture de "Pyongyang" et comme le dit l'auteur "C'est pas pour dire mais la Corée du Nord c'est pas très reggae comme pays". Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a raison. La description qu'il fait du pays est quasi surréaliste, Delisle nous montre à quel point le pays est plongé dans la pire des dictatures, qui sous couvert de propagandes et de dogmes annihile la personnalité de chaque être. On a même parfois le sentiment que cela n'existe pas tellement cela paraît gros. Heureusement que l'auteur sait se démontrer très drôle, comme lorsqu'il chante "Capitaine Sim, tu n'es pas de notre galaxie..." Il existe d'ailleurs un certain décalage entre la réalité décrite par l'auteur et le faux détachement qu'il prend pour le faire. Car Delisle s'attache à nous montrer tous les détails, même les plus insignifiants afin de mieux nous donner un aperçu de ce pays. Pour finir, "Pyongyang" est une oeuvre essentielle car une autobiographie peut, quand elle est mal écrite, être chiante à mourir. Mais quand c'est Delisle qui le fait cela s'avère passionnant.

12/10/2007 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le sourire du clown
Le sourire du clown

Excellent !!! Après la formidable série Le Pouvoir des innocents, le duo Brunschwig/Hirn se retrouve. Et la magie opère à nouveau. Difficile de savoir où l'histoire va nous mener. Côté scénario, ça promet d'être grandiose à nouveau comme dans Le Pouvoir des innocents et L'Esprit de Warren. J'affectionne particulièrement ce genre de récit, où la fiction intègre du social, de la politique, des personnes brisées ou manipulatrices, etc... C'est si riche que l'évolution de l'histoire laisse entrevoir de belles surprises à venir. Côté dessin, Hirn a clairement progressé. C'est propre, réaliste et colorisé avec brio. Vivement la suite.

11/10/2007 (modifier)