J'ai lu le tome 1.
J'ai été conquis dès la première page, l'ambiance de Bali.
Oui le scénario est complexe mais l'ambiance de cette période coloniale de l'Indonésie est très bien rendue, l'intrigue est prenante est on poursuit la lecture avec intérêt et plaisir.
Le dessin : sublime, voir les détails en arrière plan (ce qui ne se voit plus dans les BDs modernes !) et les ajouts : oiseaux, animaux... superbe.
Le combat de coqs... à la hauteur de Affandi (peintre-dessinateur Indonésien).
Erotisme ! Oui mais quelques dessins bien sages en comparaison...
Michel Schetter, je ne connaissais pas, mais au vu de cette première lecture et si la suite est aussi bonne, estime que c'est un Grand de la BD.
Je me suis mis à la recherche des tomes suivants.
Difficile...
Surprenant que cette série ne soit pas encore sur BDT. Elle date pourtant de 2001. Enfin, voici cette lacune comblée. Car il aurait été dommage que soit passée sous silence une bd possédant tant de qualités.
Cette série brille surtout par sa qualité narrative. Trillo n’est pas le premier venu. Il a l’art et la manière de maîtriser son sujet avec une verve et des dialogues au poil. Il revisite des classiques de manière bien personnelle en mélangeant les diverses influences sans rendre le tout indigeste ou anarchique. On y trouve pèle mêle le baron de Frankenstein, Dracula, Merlin et Excalibur. La fluidité du récit est bluffant. On notera aussi que les thèmes développés sont chers à Trillo puisqu’il est question d’enquêtes policières sur fond de fantastique. Une nouveauté toutefois : l’humour prend ici une place dominante et est moins acerbe. Contrairement à ses autres séries, celle-ci est donc clairement à la portée des enfants.
Le dessin ne laissera pas le lecteur indifférent : il aimera ou pas. Toutefois, on ne peut nier la personnalité du style de Juan Bobillo. Je dois dire que ce type de planches, qui d’ordinaire aurait tendance à me faire fuir, a eu sur moi un effet attractif. Et franchement, même si on n’est pas amateur du style, on s’y fait vite et cela ne gène en rien la lecture.
A noter que chaque tome forme une histoire complète.
Une série qui n’a pas eu le succès mérité. C’est bien dommage . . .
Une série de grande qualité.
Un beau dessin bien colorisé au service d'un scénario maîtrisé.
Rien à redire, Julien Boisvert est une série sans défaut pour peu que l'on s'intéresse à ce style de BD.
Le parcours initiatique de cet homme en devenir est bien traité et faire la part belle à l'aventure, mais le plus intéressant reste les personnages.
Les séries terminées ont tendance à passer dans l'anonymat au bout de quelques années. Du coup les jeunes BDphiles ne connaissent pas forcément cette BD. Je les invite à la découvrir, l'histoire est intemporelle et donc non démodée.
Voila un album qui m’a tout d’abord plu par la chaleur que dégage la couverture, puis par la qualité évidente du dessin au premier feuilletage et puis finalement parce qu’il est dans la collection Aire Libre.
Nous allons suivre le destin de deux jeunes gens : un français, Jean, qui doit s’occuper de la ferme familiale après l’accident de son père, et un africain, Ousman, qui doit protéger sa sœur contre les lois tribales. Tout ceci se passe dans les premières années du XXème siècle, à l’orée de la première guerre mondiale. Ce premier tome alterne entre l’un et l’autre protagoniste afin de nous les présenter. On voyage alors entre un petit village français tel qu’on l’imagine à cette époque, où chacun se connaît, où chacun fait de son mieux pour nourrir sa famille, et le Sénégal où règnent encore sorcellerie et tradition malgré l’occupation française. Tout ceci est parfaitement raconté, l’évolution de chacun est très bien mise en avant et prépare le terrain pour la guerre à venir. Mais Lax ne s’arrête pas là, et il y ajoute 3 autres personnages, des femmes, particulièrement importants : Joséphine la sœur de Jean, Hubertine une étudiante en médecine et Ismaïlia la sœur d’Ousman. Elles sont toutes particulièrement attachantes, et ont chacune une lutte personnelle qui annonce les prémisses de l’émancipation de la femme. Le scénariste maîtrise parfaitement sa narration en allant à l’essentiel et nous lie directement au destin de ses personnages. On regrettera simplement que le premier tome n’aille pas plus loin dans le récit.
Pour le graphisme, il est étonnant de maturité vu qu’il s’agit du premier album édité de Blier. Il a déjà un style très affirmé qui est très plaisant à regarder. Il raconte parfaitement l’histoire avec des personnages et des décors très réussis. Il est aidé par une mise en couleur qui fait parfaitement ressortir les ambiances ensoleillées ou pluvieuses du petit village français et la chaleur étouffante africaine.
Un excellent début pour cette histoire qui se lie très bien grâce à la narration très fluide de Lax. On est très rapidement attaché au destin des différents protagonistes.
Les frères Peru avaient frappé un grand coup dans la BD de genre avec leur trilogie Shaman.
Après avoir filé des coups de main à droite et à gauche et avoir réalisé un Kookaburra Universe, ils reviennent avec une nouvelle série très ambitieuse.
Celle-ci conte les aventures d'un ancien soldat amnésique qui a mené des batailles homériques sur plusieurs dimensions. Les passages d'écrits sacrés placent également la série sur des bases très ambitieuses, avec un background très riche.
Le premier tome est dense, il comporte beaucoup d'éléments, pléthore de personnages, et il est un peu difficile de s'y retrouver. Une relecture de chaque tome, ou même globale quand plusieurs seront sortis, s'imposera afin de bien saisir la cohérence de l'ensemble.
Quant à la partie graphique... Oh my god ! Les frères Peru sont bien parmi les meilleurs dessinateurs du moment. Comment ne pas rester béat d'admiration devant leurs designs techniques, leurs délires architecturaux ? C'est tout bonnement incroyable ! Seul petit bémol : des visages d'humains trop "lises" à mon goût. Jonasfall et Alisha manquent ainsi de personnalité "graphique".
Une série à suivre, espérons que le récit sera à la hauteur du dessin.
Note provisoire : 3,5/5
Une excellente série policière, basée sur des romans, bien servie avec de magnifiques dessins de Tardi. Les intrigues sont captivantes et on entre tout de suite dans le suspense. La psychologie et la situation des personnages sont bien montrées et jouent pour beaucoup dans la qualité des intrigues policières. Mais je n'ai pas aimé le dernier sans Tardi au dessin. Comme s'il n'y avait que lui qui pouvait faire de bonnes adaptations.
3.5
Mon avis ne porte que sur les histoires de Macherot car cela fait des années que je n'ai pas lu les albums des repreneurs et du coup je n'ai pas trop de souvenirs.
J'adore l'oeuvre de Macherot et Chlorophylle fait parti de ses meilleurs séries quoique je trouves la qualité des histoires un peu inégale. J'adore l'ambiance dans les bois et de Coquefredouille, l’île peuplé uniquement d'animaux qui vivent comme des humains. C'était une bonne idée de varier les décors et j'aime lorsque Macherot fait de la satire sociale. Son dessin est un de mes préférés dans la catégorie franco-belge humoristique. Anthracite est vraiment un grand méchant.
Une bonne série pour les petits et les grands.
Comme beaucoup, c'est avec une certaine impatience et appréhension que j'attendais le dernier album d'Alex Alice, qui porte sur un sujet assez difficile d'accès : le mythe de Siegfried.
Mes souvenirs sur cette légende remontent à assez loin, et sont plus tournés vers mes souvenirs cinématographiques (comme le film de Fritz Lang) que vers l'opéra de Wagner.
Malgré la difficulté à laquelle s'est attelé Alex Alice, il faut avouer que ce premier album d'une trilogie est véritablement superbe. Même si les décors sont moins fouillés que dans Le Troisième Testament, Alex Alice, ici seul aux commandes a su faire ressortir une atmosphère particulière propre aux légendes nordiques.
Car, on l'attendait au tournant notre Alex Alice !
Comme il le dit, dans l'excellent dossier qui accompagne cette édition spéciale, ce tome oscille entre Le Livre de la jungle (il a d'ailleurs gommé toutes références aux ours de la légende de Siegfried, en les remplaçant par des loups) et Le Seigneur des Anneaux.
Et ce ne sont pas les seules références que propose Alex Alice dans son adaptation de l'oeuvre wagnérienne puisque certains de ces personnages, et non de moindres, s'inspirent directement de Dark Crystal, un film que j'avais adoré à l'époque.
Mention tout à fait spéciale aux Editions Dargaud qui nous livrent là une magnifique édition spéciale de 150 pages, avec un dossier doté de nombreuses iconographies de grande qualité, illustrant une interview passionnante d'Alex Alice sur sa nouvelle série (Il faut noter que le tome 2 sortira dans les mêmes conditions).
Cet album était l'évènement attendu de la rentrée et l'auteur, tout comme l'éditeur ont été à la hauteur de ce que j'attendais.
Une des bds incontournable de ce trimestre.
J'ai trouvé cette BD d'une grande fraîcheur, avec des épisodes bien enlevés, un bon respect de l'antiquité égyptienne pour autant que je sois capable d'en juger, des dessins des bâtiments remarquablement bien faits, et des personnages très attachants.
Bien que cette série soit plutôt destinée à de jeunes lecteurs, je lis encore les derniers albums avec amusement, et l'une de mes petites filles qui a six ans, passionnée par les dessins animés qu'elle a dû regarder cinquante fois, suit également les épisodes en regardant les images, attendant de savoir suffisamment lire pour les découvrir plus complètement.
C'est un excellent produit pour les petits, et qui ne peut pas les choquer, sans violence même sous-jacente.
Je conseille vivement cette série.
Les premiers avis sur cette série m’ont donné envie de me procurer cet album, mais c’est en voyant l’objet et son contenu absolument magnifique que je n’ai pu résister.
En effet, le rendu graphique est à couper le souffle. Au-delà de la qualité du trait et du souci du détail apporté aux décors, c’est la couleur tout en nuance de gris / bleu qui donne un côté froid mais confère une ambiance toute particulière et vraiment intrigante, captivante. Puis tout à coup, c’est une explosion de couleurs qui vient briser cette atmosphère monotone pour finalement retomber doucement dans un calme plus serein. Au fil du récit, on se rend compte que tout ceci est directement lié à l’intrigue et va de pair avec le scénario. Et puis, il y a la qualité du découpage qui est souvent innovant et astucieux, le tout complété par des perspectives très travaillées avec des angles de vues impressionnants.
Au niveau du récit, on est dans la pure science-fiction, avec un univers vraiment complexe dont on ne possède aucun élément en début de lecture. Tout ceci nous échappe et il faut s’accrocher pour avoir des débuts d’explications et d’éclaircissements qui tardent un peu à venir.
Au vu des informations qui nous sont fournies, on sent un très gros travail sur le background, avec des bases solides et bien réfléchies. Il y a donc beaucoup d’éléments dans ce 1er tome (personnages, technologies, enjeux) qu’il est vraiment utile de relire pour pouvoir profiter pleinement du graphisme et de l’intrigue. Enfin, en le refermant, on a une vraie envie de connaître la suite.
Un très bon premier tome, un peu complexe et difficile d’accès dans un premier temps, mais « le jeu en vaut la chandelle » ne serait-ce que pour profiter du dessin et de l’univers imaginé par les auteurs.
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J'ai lu le tome 1. J'ai été conquis dès la première page, l'ambiance de Bali. Oui le scénario est complexe mais l'ambiance de cette période coloniale de l'Indonésie est très bien rendue, l'intrigue est prenante est on poursuit la lecture avec intérêt et plaisir. Le dessin : sublime, voir les détails en arrière plan (ce qui ne se voit plus dans les BDs modernes !) et les ajouts : oiseaux, animaux... superbe. Le combat de coqs... à la hauteur de Affandi (peintre-dessinateur Indonésien). Erotisme ! Oui mais quelques dessins bien sages en comparaison... Michel Schetter, je ne connaissais pas, mais au vu de cette première lecture et si la suite est aussi bonne, estime que c'est un Grand de la BD. Je me suis mis à la recherche des tomes suivants. Difficile...
Zachary Holmes
Surprenant que cette série ne soit pas encore sur BDT. Elle date pourtant de 2001. Enfin, voici cette lacune comblée. Car il aurait été dommage que soit passée sous silence une bd possédant tant de qualités. Cette série brille surtout par sa qualité narrative. Trillo n’est pas le premier venu. Il a l’art et la manière de maîtriser son sujet avec une verve et des dialogues au poil. Il revisite des classiques de manière bien personnelle en mélangeant les diverses influences sans rendre le tout indigeste ou anarchique. On y trouve pèle mêle le baron de Frankenstein, Dracula, Merlin et Excalibur. La fluidité du récit est bluffant. On notera aussi que les thèmes développés sont chers à Trillo puisqu’il est question d’enquêtes policières sur fond de fantastique. Une nouveauté toutefois : l’humour prend ici une place dominante et est moins acerbe. Contrairement à ses autres séries, celle-ci est donc clairement à la portée des enfants. Le dessin ne laissera pas le lecteur indifférent : il aimera ou pas. Toutefois, on ne peut nier la personnalité du style de Juan Bobillo. Je dois dire que ce type de planches, qui d’ordinaire aurait tendance à me faire fuir, a eu sur moi un effet attractif. Et franchement, même si on n’est pas amateur du style, on s’y fait vite et cela ne gène en rien la lecture. A noter que chaque tome forme une histoire complète. Une série qui n’a pas eu le succès mérité. C’est bien dommage . . .
Julien Boisvert
Une série de grande qualité. Un beau dessin bien colorisé au service d'un scénario maîtrisé. Rien à redire, Julien Boisvert est une série sans défaut pour peu que l'on s'intéresse à ce style de BD. Le parcours initiatique de cet homme en devenir est bien traité et faire la part belle à l'aventure, mais le plus intéressant reste les personnages. Les séries terminées ont tendance à passer dans l'anonymat au bout de quelques années. Du coup les jeunes BDphiles ne connaissent pas forcément cette BD. Je les invite à la découvrir, l'histoire est intemporelle et donc non démodée.
Amère patrie
Voila un album qui m’a tout d’abord plu par la chaleur que dégage la couverture, puis par la qualité évidente du dessin au premier feuilletage et puis finalement parce qu’il est dans la collection Aire Libre. Nous allons suivre le destin de deux jeunes gens : un français, Jean, qui doit s’occuper de la ferme familiale après l’accident de son père, et un africain, Ousman, qui doit protéger sa sœur contre les lois tribales. Tout ceci se passe dans les premières années du XXème siècle, à l’orée de la première guerre mondiale. Ce premier tome alterne entre l’un et l’autre protagoniste afin de nous les présenter. On voyage alors entre un petit village français tel qu’on l’imagine à cette époque, où chacun se connaît, où chacun fait de son mieux pour nourrir sa famille, et le Sénégal où règnent encore sorcellerie et tradition malgré l’occupation française. Tout ceci est parfaitement raconté, l’évolution de chacun est très bien mise en avant et prépare le terrain pour la guerre à venir. Mais Lax ne s’arrête pas là, et il y ajoute 3 autres personnages, des femmes, particulièrement importants : Joséphine la sœur de Jean, Hubertine une étudiante en médecine et Ismaïlia la sœur d’Ousman. Elles sont toutes particulièrement attachantes, et ont chacune une lutte personnelle qui annonce les prémisses de l’émancipation de la femme. Le scénariste maîtrise parfaitement sa narration en allant à l’essentiel et nous lie directement au destin de ses personnages. On regrettera simplement que le premier tome n’aille pas plus loin dans le récit. Pour le graphisme, il est étonnant de maturité vu qu’il s’agit du premier album édité de Blier. Il a déjà un style très affirmé qui est très plaisant à regarder. Il raconte parfaitement l’histoire avec des personnages et des décors très réussis. Il est aidé par une mise en couleur qui fait parfaitement ressortir les ambiances ensoleillées ou pluvieuses du petit village français et la chaleur étouffante africaine. Un excellent début pour cette histoire qui se lie très bien grâce à la narration très fluide de Lax. On est très rapidement attaché au destin des différents protagonistes.
Guerres parallèles
Les frères Peru avaient frappé un grand coup dans la BD de genre avec leur trilogie Shaman. Après avoir filé des coups de main à droite et à gauche et avoir réalisé un Kookaburra Universe, ils reviennent avec une nouvelle série très ambitieuse. Celle-ci conte les aventures d'un ancien soldat amnésique qui a mené des batailles homériques sur plusieurs dimensions. Les passages d'écrits sacrés placent également la série sur des bases très ambitieuses, avec un background très riche. Le premier tome est dense, il comporte beaucoup d'éléments, pléthore de personnages, et il est un peu difficile de s'y retrouver. Une relecture de chaque tome, ou même globale quand plusieurs seront sortis, s'imposera afin de bien saisir la cohérence de l'ensemble. Quant à la partie graphique... Oh my god ! Les frères Peru sont bien parmi les meilleurs dessinateurs du moment. Comment ne pas rester béat d'admiration devant leurs designs techniques, leurs délires architecturaux ? C'est tout bonnement incroyable ! Seul petit bémol : des visages d'humains trop "lises" à mon goût. Jonasfall et Alisha manquent ainsi de personnalité "graphique". Une série à suivre, espérons que le récit sera à la hauteur du dessin. Note provisoire : 3,5/5
Nestor Burma
Une excellente série policière, basée sur des romans, bien servie avec de magnifiques dessins de Tardi. Les intrigues sont captivantes et on entre tout de suite dans le suspense. La psychologie et la situation des personnages sont bien montrées et jouent pour beaucoup dans la qualité des intrigues policières. Mais je n'ai pas aimé le dernier sans Tardi au dessin. Comme s'il n'y avait que lui qui pouvait faire de bonnes adaptations.
Chlorophylle
3.5 Mon avis ne porte que sur les histoires de Macherot car cela fait des années que je n'ai pas lu les albums des repreneurs et du coup je n'ai pas trop de souvenirs. J'adore l'oeuvre de Macherot et Chlorophylle fait parti de ses meilleurs séries quoique je trouves la qualité des histoires un peu inégale. J'adore l'ambiance dans les bois et de Coquefredouille, l’île peuplé uniquement d'animaux qui vivent comme des humains. C'était une bonne idée de varier les décors et j'aime lorsque Macherot fait de la satire sociale. Son dessin est un de mes préférés dans la catégorie franco-belge humoristique. Anthracite est vraiment un grand méchant. Une bonne série pour les petits et les grands.
Siegfried
Comme beaucoup, c'est avec une certaine impatience et appréhension que j'attendais le dernier album d'Alex Alice, qui porte sur un sujet assez difficile d'accès : le mythe de Siegfried. Mes souvenirs sur cette légende remontent à assez loin, et sont plus tournés vers mes souvenirs cinématographiques (comme le film de Fritz Lang) que vers l'opéra de Wagner. Malgré la difficulté à laquelle s'est attelé Alex Alice, il faut avouer que ce premier album d'une trilogie est véritablement superbe. Même si les décors sont moins fouillés que dans Le Troisième Testament, Alex Alice, ici seul aux commandes a su faire ressortir une atmosphère particulière propre aux légendes nordiques. Car, on l'attendait au tournant notre Alex Alice ! Comme il le dit, dans l'excellent dossier qui accompagne cette édition spéciale, ce tome oscille entre Le Livre de la jungle (il a d'ailleurs gommé toutes références aux ours de la légende de Siegfried, en les remplaçant par des loups) et Le Seigneur des Anneaux. Et ce ne sont pas les seules références que propose Alex Alice dans son adaptation de l'oeuvre wagnérienne puisque certains de ces personnages, et non de moindres, s'inspirent directement de Dark Crystal, un film que j'avais adoré à l'époque. Mention tout à fait spéciale aux Editions Dargaud qui nous livrent là une magnifique édition spéciale de 150 pages, avec un dossier doté de nombreuses iconographies de grande qualité, illustrant une interview passionnante d'Alex Alice sur sa nouvelle série (Il faut noter que le tome 2 sortira dans les mêmes conditions). Cet album était l'évènement attendu de la rentrée et l'auteur, tout comme l'éditeur ont été à la hauteur de ce que j'attendais. Une des bds incontournable de ce trimestre.
Papyrus
J'ai trouvé cette BD d'une grande fraîcheur, avec des épisodes bien enlevés, un bon respect de l'antiquité égyptienne pour autant que je sois capable d'en juger, des dessins des bâtiments remarquablement bien faits, et des personnages très attachants. Bien que cette série soit plutôt destinée à de jeunes lecteurs, je lis encore les derniers albums avec amusement, et l'une de mes petites filles qui a six ans, passionnée par les dessins animés qu'elle a dû regarder cinquante fois, suit également les épisodes en regardant les images, attendant de savoir suffisamment lire pour les découvrir plus complètement. C'est un excellent produit pour les petits, et qui ne peut pas les choquer, sans violence même sous-jacente. Je conseille vivement cette série.
La Saison de la Couloeuvre
Les premiers avis sur cette série m’ont donné envie de me procurer cet album, mais c’est en voyant l’objet et son contenu absolument magnifique que je n’ai pu résister. En effet, le rendu graphique est à couper le souffle. Au-delà de la qualité du trait et du souci du détail apporté aux décors, c’est la couleur tout en nuance de gris / bleu qui donne un côté froid mais confère une ambiance toute particulière et vraiment intrigante, captivante. Puis tout à coup, c’est une explosion de couleurs qui vient briser cette atmosphère monotone pour finalement retomber doucement dans un calme plus serein. Au fil du récit, on se rend compte que tout ceci est directement lié à l’intrigue et va de pair avec le scénario. Et puis, il y a la qualité du découpage qui est souvent innovant et astucieux, le tout complété par des perspectives très travaillées avec des angles de vues impressionnants. Au niveau du récit, on est dans la pure science-fiction, avec un univers vraiment complexe dont on ne possède aucun élément en début de lecture. Tout ceci nous échappe et il faut s’accrocher pour avoir des débuts d’explications et d’éclaircissements qui tardent un peu à venir. Au vu des informations qui nous sont fournies, on sent un très gros travail sur le background, avec des bases solides et bien réfléchies. Il y a donc beaucoup d’éléments dans ce 1er tome (personnages, technologies, enjeux) qu’il est vraiment utile de relire pour pouvoir profiter pleinement du graphisme et de l’intrigue. Enfin, en le refermant, on a une vraie envie de connaître la suite. Un très bon premier tome, un peu complexe et difficile d’accès dans un premier temps, mais « le jeu en vaut la chandelle » ne serait-ce que pour profiter du dessin et de l’univers imaginé par les auteurs.