Vértigo

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Dans l'univers brutal et cruel des maras, gangs d'Amérique latine, la violence, la souffrance et le crime meurtrissent les chairs et s'affichent sur les corps tatoués. La mort est la seule porte de sortie autorisée.


Amérique du sud La BD au féminin

Initié et intégré à une mara du Salvador à l'âge de treize ans, Samuel Santos s'en échappe quelques années plus tard, en payant un prix plus élevé que celui de sa propre vie. Aujourd'hui, de Caracas, lieu de sa rédemption, Samuel doit saisir l'unique chance de retrouver une partie de lui-même, qui lui a été arrachée quatorze ans auparavant. Pourra-t-il enfin écrire son futur par-dessus les tatouages de son passé ?

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 30 Septembre 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Vértigo
Les notes (3)
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05/10/2016 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Agecanonix

Un genre d'environnement brutal et violent assez peu courant dans cette collection Troisième Vague du Lombard, c'est un récit assez compliqué qui ne m'a absolument pas passionné. On est dans les arcanes du banditisme latino, dont une partie se passe en taule, avec de nombreux flashbacks. J'ai l'impression d'avoir déjà vu ce genre d'histoire dans des Bd comme Cuervos qui ne m'avait guère attiré non plus, ou dans Rio que j'avais préféré. Bref, c'est le genre de Bd qui ne m'intéresse pas outre mesure, ce type de sujet m'ennuie, j'ai juste lu pour avoir une idée de ce que pouvait présenter cette Bd dans cette collection plus habituée aux séries policières péchues dans un décor américain et utilisant la technologie moderne. J'en ressors donc indifférent. Le dessin est sans génie mais il est de bonne facture, en s'améliorant au cours de l'album. Cette fois-ci, j'ai fait court, mais cette Bd ne m'inspire pas grand chose, désolé...

15/11/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Excellente BD dont l'histoire offre une description quasi documentaire sur les gangs latino américain quelque part au Mexique. Un avocat pas forcément très clean du moins en ce qui concerne son passé est amené à vouloir défendre contre son gré un jeune garçon affilié à l'un de ces gangs qui font de l'hyper violence une profession de foi. Et encore, le propos est édulcoré si je m'en réfère à ce film dont le nom m'échappe qui traitait de ces gangs. Entre les rites initiatiques pour accéder à la bande dont la description ferait frémir les plus rudes d'entre nous et le nihilisme qui habite ces jeunes en total manque de repères. Pour autant cette BD n'est pas qu'un long catalogue d'exactions diverses, elle arrive, et c'est sa force, à suggérer la misère psychologique et humaine dans laquelle vivent tout ces jeunes. Sans spoiler, c'est bien parce que notre avocat est un ancien membre de ces gangs qu'il peut, du moins en partie, mener son projet à bien. Côté scénario c'est plutôt bien fichu, pour preuve nous sommes happés par le récit qui déroule son fil par petites touches, en cela il est bien aidé par un dessin très propre qui n'est certes pas d'une originalité folle mais efficace avec une colorisation dans des tons assez chauds (Mexique oblige !) Un background plus qu'original, un récit percutant, ce n'est peut-être pas la BD de l'année mais elle possède suffisamment d'arguments positifs pour que j'en recommande la lecture et même l'achat. A noter une couverture accrocheuse.

23/10/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Vértigo propose un classique thriller dont l’originalité tient finalement plus dans son cadre (les gangs d’Amérique latine) que dans le déroulement de son intrigue (qui s’articule sur le fameux et bien connu triangle amoureux). La narration est prenante. Nathalie Sergeef dose bien ses révélations et il est difficile de s’arrêter en cours de route. Les personnages, pour classiques qu’ils soient, fonctionnent bien. Il n’y a pourtant rien de révolutionnaire en eux, et le héros du récit, ancien membre d’un gang devenu avocat, est un modèle bien connu du genre. Il faut donc apprécier ce type de récit ultra-classique et ne pas attendre de son fil narratif un quelconque soupçon de folie pour être pleinement satisfait de sa lecture. Côté dessin, c’est agréable à l’œil et bien dans la lignée du Lombard : un trait réaliste bien lisible et un encrage très présent. Les personnages sont faciles à différencier, les décors apportent au récit un cadre réaliste opportun sans prendre le dessus sur l’action. Au final, voilà un album bien agréable à lire mais qui n’offre rien de neuf. A réserver aux fans du genre qui, eux, trouveront leur compte d’autant plus facilement qu’il s’agit d’un one-shot et que l’univers des gangs d’Amérique latine n’est quand même pas si souvent utilisé que ça dans la bande dessinée franco-belge.

05/10/2016 (modifier)