Les derniers avis (32287 avis)

Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Il suffit qu’Alex Alice revienne à la bd pour que cela ait des airs de fin de récréation pour les autres… Amis auteurs : laissez tomber vos bondieuserie sur les pouvoirs magiques du fémur du Christ et autres Tolkiennerie surchauffée, vous ferez pas le poids face au spectaculaire Siegfried. Je précise d’abord que l’opéra et moi, ça fait deux. Etant plutôt un adepte de l’esthétique de l’économie de moyen (une des raisons pour laquelle j’aime la bd, d’ailleurs), cet espèce d’art total où des chanteurs s’égosillent des heures durant en prenant un quart d’heure pour dire des banalités aussi grandes que « Je t’aime », « Pourquoi les dieux m’ont-il abandonné » ou « Salope, tu m’as coupé les cheveux » a toujours froissé mes conceptions esthétiques personnelles et l’idée que je me fais du « naturel » en matière d’art. Quant en plus cet art prétendument total, vire au totalitaire avec Wagner, ça me fait d’autant plus reculer. Oui, je sais, Wagner n’était pas nazi…Ok, mais il a fourni aux nazis une super bande-son dans leur délire meurtrier romantico-germanique. Et ça, il est difficile de ne pas y penser en écoutant du Wagner… Comme disait Woody Allen, qui adore l’opéra mais moins Wagner « Quand j’écoute du Wagner, ça me donne envie d’envahir la Pologne. » Et bien Wagner, Alex Alice, lui ça lui donne envie de dessiner, une bd et un dessin animé… et ça, je suis nettement plus client. J’ai trouvé dans ces pages une grandiloquence visuelle, un romantisme exubérant de bon aloi, et surtout une telle maîtrise de la narration, de la mise en page et du mouvement, que cela a purement et simplement achevés mes réticences premières. Une belle claque dans la figure si vous voulez mon avis. Le Thorgal-Jolan de la pile d’à côté peut presque aller se rhabiller…

10/10/2007 (modifier)
Par Katz
Note: 4/5
Couverture de la série Aqua
Aqua

La science-fiction est, bien souvent, friande de postulats farfelus, débouchant sur des œuvres dont la réussite tient au seul talent de leur auteur, apte à développer avec bonheur le dit postulat de départ. Pour autant, et bien qu’Aqua débute par un voyage spatial, je n’ai pas souhaité inclure cette œuvrette (qualificatif que lui vaut de n’être qu’une « préquelle ») dans le vaste registre de la science-fiction. Car si l’on s’en tient à une véritable et sérieuse approche science-fictionnesque alors le postulat de départ d’Aqua est risible, et totalement sous-exploité. En vérité, à quoi rime d’avoir reconstitué Venise sur Mars ? À rien, car cette Neo-Venezia aurait tout aussi bien pu exister sur Terre, en tant que Venise du futur, ou Venise restaurée suite à l’effacement de l’originale pour cause de catastrophe quelconque (ce qui est d’ailleurs le prétexte invoqué dans ce manga). Dans Aqua, il faut que l’auteure nous rappelle que nous sommes sur Mars pour en prendre conscience. Les satellites naturels, Phobos et Deimos, sont ainsi rarement utilisés. Les liens avec la Terre sont ténus, voire ridicules. Les étés y sont chauds, ce qui se conçoit si l’on se trouve dans la véritable Venise ou au Japon, dans ses latitudes moyennes ou méridionales, mais semble plus qu’étrange si l’on considère l’éloignement de Mars vis-à-vis du Soleil (bien que l’auteure tente ensuite d’expliquer la production de chaleur, mais il m’étonnerait fort que sa « solution » possède des bases scientifiques bien solides). La science-fiction n’est, d’une manière générale, qu’un vague prétexte, au vu du niveau technologique de Neo-Venezia (facteur en gondole, lessive et entretien de la maison fait main, etc.). Mais si l’on oublie la science-fiction prétexte, et qu’on considère Aqua dans son véritable registre, celui du conte ou du « roman graphique », alors ce diptyque prend un tout autre relief. Pour autant que vous appréciiez les atmosphères ténues, faites de petits riens, les simples plaisirs quotidiens relevés d’une pointe d’extraordinaire (fantastique ou SF) et, d’une façon générale, la lenteur moite qui suinte de toute cette œuvre, alors Aqua est fait pour vous. Cependant, il ne faudra point toujours attendre d’Aqua une finesse exquise, car il est de ci de là quelques couacs dans la félicité de l’éphémère, quelques fautes de goût, des enfantillages ennuyants et des personnages moins réussis que d’autres. Mais humour et fantastique très léger savent s’entrelacer dans ces scènes de la vie d’une apprentie ondine, qui raviront certainement tous ceux qui ne cherchent ni l’aventure trépidante, ni des mystères ténébreux ou des développés métaphysiques renversants, et qui savent que le plaisir du voyage se goûte en lui-même et non en son point d’arrivée.

09/10/2007 (modifier)
Par Katz
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Evergreen
Evergreen

Figurez-vous que j’avais commandé un manga porno sans même m’en apercevoir. Non, ce n’est pas de l’humour, mais plutôt un problème d’indication à la vente. L’ennui, en effet, est que j’ai commandé Evergreen en pensant qu’il s’agissait d’histoires d’amour de jeunes de « notre temps » (mais au Japon). Rien n’indiquait qu’il s’agit d’amour physique, parfaitement et longuement détaillé (de la pornographie, donc). Voir à ce sujet le résumé disponible en ligne, que j’ai repris intégralement dans la partie « Histoire ». Cela me semble d’ailleurs constituer un véritable problème, car ce genre d’ouvrage doit être placé, fut-ce par des libraires online, dans des catégories précisant son statut. En tout cas, sur les sites où je me rends, de telles catégories existent, et Evergreen ne se trouvait dans aucune d’entre elles (j’ai consulté plusieurs sites avant de me décider d’acheter sur l’un, en l’occurrence Amazon). Vous imaginez donc ma surprise lorsque je vis arriver Evergreen sous cellophane, avec la mention, apparente « -18 », dans le petit rond de la signalétique télévisuelle. N’ayant cependant rien contre l’érotisme, ni la pornographie, pour autant qu’elle ne soit pas « chtarbée », j’ai donc lu Evergreen. Bonne surprise : ce manga porno que j’ai commandé sans savoir qu’il l’était s’est révélé un des meilleurs que j’ai pu lire (je ne dispose d’aucune BD porno, et en vérité, fort peu de manga « hentai », mais sur le net j’en ai lu ou parcouru des hentai, et des graves...). Sans doute parce que le sexe, dans ce manga, se fait sur le mode de l’innocence, comme une chose toute naturelle, certes provoquant parfois une légère gêne chez certains des protagonistes. Pourtant, les relations que développe ce manga porno entre de jeunes adultes ou des ados n’ont rien d’usuelles. On pourrait même parler de relations tabous. Mais je dois avouer que, pour choquant que cela soit, tout cela est amené d’une telle façon, qu’il m’a été difficile de croire à la réalité de telles relations. Je n’y ai vu que prétexte pour pimenter légèrement des scènes de sexe. Il faut dire que ce genre de relations est aussi évoqué assez fréquemment dans les mangas « classiques », et devient donc beaucoup moins « problématique » dès lors qu’on est un habitué du genre. Pour ceux qui auraient déjà compris, ou souhaiteraient n’avoir aucune surprise en lisant ce manga ("spoil" à suivre), il s’agit bien évidemment d’inceste frère-sœur, ce que la présentation-résumé de l’éditeur ne laisse aucunement augurer (il est vrai que le terme de « colocataire » est employé dans ce manga, ce qui m’a fait douter, je me demande donc s’ils n’ont pas compris, ou n’ont pas voulu comprendre…). Fin du léger spoil. Cependant, ce manga se conclut par une longue postface de l’auteur, expliquant qu’il avait tenté d’étudier, à travers ce manga, la « perte de l’innocence ». J’ai d’abord songé qu’il ne s’agissait que d’une façon d’intellectualiser la pornographie, processus qui tient en réalité de la blague ou de l’hypocrisie. Réflexion faite, je ferais finalement crédit à l’auteur de sa sincérité. S’il ne s’agit pas réellement d’une histoire sentimentale illustrée par des scènes pornos, il se pourrait bien qu’Evergreen fut réellement un porno structuré autour d’une véritable histoire sentimentale. Le développement des personnages et de l’histoire est en effet beaucoup plus fin que le tout-venant de la pornographie. Et même la relation « tabou », qu’on pouvait penser être juste une provocation de bas étage, ou un pimentage irréaliste ; si l’on considère qu’elle est fantasmatiquement fort présente au Japon, perd ces aspects dérangeants, pour n’être plus que le développement d’un fantasme assez courant, qu’on porte ici jusqu’à sa conséquence ultime et logique. Pour autant, Evergreen reste une histoire pornographique : une histoire centrée presque exclusivement sur le sexe, au détriment des autres liens qui peuvent unir des êtres qui se désirent, avec les ô combien magnifiques dialogues raffinés du porno, du genre : « Je peux te la mettre ? Dis, je peux te la mettre ? ». Certes, il est clair qu’en pleine action, ce n’est point forcément le raffinement qui domine, surtout lorsque l’excitation des sens emporte tout sur son passage. Ce bémol étant posé, l’histoire qui enchâsse les nombreuses (et fort bien croquées) scènes de sexe est menée avec finesse, soin, attention, et se révèle d’un niveau largement supérieur, tout à la fois touchante, juste, et sans concession aucune à une morale que l’on sauverait par un quelconque artifice scénaristique, ce qui ne constituerait qu’une ultime hypocrisie. Voilà qui est fort appréciable.

09/10/2007 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Le Sursis
Le Sursis

J’ai découvert Gibrat grâce au « Sursis ». Il faut dire qu’il m’était difficile de résister au traitement graphique de cette série ! L'histoire se passe lors de la seconde guerre mondiale. « Le sursis » met en scène un jeune homme, Julien, qui vit caché dans son village natal en espérant que la guerre se termine... Mais pourquoi va-t-il s'y dissimuler ? Tout simplement parce que Julien n'a pas envie de se battre contre les Allemands et parce que ça l'arrange que tout le monde, même l'armée, le croie mort suite au bombardement du train qui l'emmenait vers la ligne de front... Il y a quelque chose de pervers à suivre les péripéties de cet homme qui surveille tous les habitants à partir de sa cachette de laquelle il dispose d'une superbe vue sur la place du village, c'est en quelque sorte du voyeurisme, certes de fiction mais du voyeurisme quand même. Ce qui est fort de la part de l'auteur, c'est qu'à travers un dessin qui est d'une exceptionnelle beauté et qui promet un récit très agréable (et ça l'est vraiment par moments !), on tient entre nos mains, un livre d'une grande richesse émotionnelle ! En effet, comment peut-on ne pas ressentir de l'ennui lorsque le personnage principal glande dans sa cachette ? Comment ne peut-on pas être sensible à l'amour que porte Julien à cette sublime demoiselle qui joue un grand rôle dans la bd ? Comment ne peut-on pas partager la vie de tous les protagonistes qui se croisent et se rencontrent sur la place du village d'autant plus que la plupart me sont apparu assez sympathiques, bons orateurs de petites histoires bien croustillantes malgré l'occupation ? Et surtout, comment ne peut-on ne pas être dérangé, secoué par cette histoire ? Car, d'un moment à l'autre, le lecteur est obligé de se poser la question de ce qu'il aurait fait à la place de Julien d'autant plus que certaines scènes dont il est le témoin privilégié sont particulièrement dramatiques et d'autant plus que ce jeune homme m'est apparu souvent comme terriblement égoïste... Certes, certains bédéphiles trouveront que « Le sursis » manque de rythme et que deux tomes sont de trop pour raconter une histoire de ce genre... et pourtant, lorsque le lecteur a affaire à un livre qui raconte l'exil d'un homme, il ne faut pas s'attendre à découvrir des scènes d'action ! (La couverture du premier tome est très explicite d'ailleurs !). Que dire du dessin de Gibrat ? Il est tout simplement magnifique ! Même si, Cécile, un des personnages principaux de la bd semble parfois inexpressive. Même si, les autres protagonistes me sont apparus toujours bourrés (le sont-ils vraiment ?) au vu de leurs joues qui sont constamment rouges. Enfin, sachez que la série suivante de Gibrat, Le vol du corbeau, est encore plus belle ! Finalement, malgré quelques longueurs, « Le sursis » est une magnifique bd à découvrir d'autant plus que la passivité de Julien, le personnage principal, ne peut que déranger le lecteur, nous faire réfléchir sur son (in)action pendant l'occupation.

09/10/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Le Grand Duduche
Le Grand Duduche

Le Grand Duduche ?… c'est le "parfait" lycéen type des années 60. Il est grand, porte des binocles et est un doux rêveur.Le rêve de ce grand échalas ?.. approcher et draguer Catherine, la fille du proviseur, une nana fort méprisante d'ailleurs. J'aime bien Duduche. Avec lui j'ai retrouvé, lors de ses parutions vers la fin des années 60, ces ambiances souvent "festives" qui régnaient dans les classes de l'époque. Duduche ?… un chouette petit monde recréé par Cabu ; un monde où j'ai "retrouvé" l'école, le proviseur, les copains de classe, les profs -parfois, déjà- désabusés, les voyages scolaires dits "scientifiques", les sorties, etc… Duduche ?… c'est la croisiée de deux mondes ; celui de la nouvelle génération "flower power" dans des bâtiments austères, sous la coupe d'un enseignement vieillot. Duduche ?… poilant pendant sa période "scolaire", la série se politisera un peu et les histoires seront -avis perso- un peu moins convaincantes. Duduche ?… c'est une sorte de surréalisme réalisé par petites touches pour un humour vrai, sain, simple dirais-je. Il m'arrive encore, rarement quand même, d'en relire un tome. Et plus je vieillis, plus je me marre à (re)découvrir ce qui a été une partie de mon adolescence. Une sorte de témoignage d'époque…

09/10/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Dingodossiers
Les Dingodossiers

Pour être "dingo", c'est vraiment "dingo" !… Ces dingodossiers font leur entrée dans l'hebdo Pilote n° 292 du 27 Mai 1965. Ils tireront leur révérence dans le n° 423 du 30 Novembre 1967. "Ca" n'a duré que deux ans et demi, et pourtant qui ne s'en souvient du lectorat de l'époque ? C'est complètement fou !… Goscinny et Gotlib se libèrent totalement et traint ce que l'on peut appeler "la vie moderne" d'une manière complètement loufoque. Un véritable délire verbal et visuel. Ces dingodossiers traitent de tout … et de rien. L'actualité, la vie quotidienne, sont passées à la moulinette du rire… et du sarcasme aussi ; car ces auteurs -et il fallait l'oser- donnaient de bon cœur de grands coups de pieds dans les valeurs "bien pensantes" de cette époque. Franchement, et à bien les relire, ces dingodossiers préfigurent déjà -d'une certaine manière- l'explosion sociale qui surviendra en Mai 1968. Ils n'auront duré qu'une trentaine de mois ; mais quels trente mois !.. C'est hilarant, burlesque, un véritable nonsens jubilatoire. Les dingodossiers ?… c'étaient "les" premières pages que je dévorais chaque Mercredi. Il m'arrive encore d'en relire parfois. Ca n'a pas pris une ride. Que du contraire, pour ceux qui ont connu ces années, cette série est comme le très bon vin. Elle bonnifie au fil des ans… Mais pourquoi cet arrêt ?… c'est assez simple. Goscinny avait suggéré à Gotlib de se lancer seul dans l'aventure ; ce qu'il fera. Et ainsi naîtra la fabuleuse Rubrique-à-Brac… Mais ça, c'est une autre histoire. Vraiment très bon.

09/10/2007 (modifier)
Par Nnexxus
Note: 4/5
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Graphiquement magnifique. On adhère ou non au style semi-réaliste d'Alex Alice pour les personnages, mais il est impossible de nier la beauté des décors. Difficile d'apprécier à sa juste valeur le scénario, il ne s'agit après tout que d'un premier tome. Je pense que le sujet est prometteur, mais on ne peut en être certains pour le moment. Ce premier tome n'est vraiment qu'une introduction, on en demande plus ! En tout cas, j'ai beaucoup aimé le parti-pris de sortir du carcan des habituelles 48 planches. Alex Alice prend le temps et la place nécessaire pour faire passer son message, et c'est tant mieux. Certains reprocheront la lenteur de l'histoire, mais je trouve que cela sert bien l'ambiance. Je retiens particulièrement l'introduction, quasi-cinématographique, sorte de fondu-enchaîné version BD qui s'étale sur plusieurs double-pages. Enfin, un grand bravo à Dargaud pour cette édition spéciale, qui est publiée deux semaines avant l'édition "classique" et à un prix fort raisonnable compte-tenu de sa qualité. Le dossier est bien réalisé et très agréable à feuilleter, aéré et illustré avec goût. Le DVD bonus est anecdotique mais alléchant. Si vous aimez les BD et les beaux livres, c'est un achat que vous ne regretterez certainement pas !

08/10/2007 (modifier)
Par Diaben
Note: 4/5
Couverture de la série Fathom - Origines
Fathom - Origines

Un coup de coeur personnel pour cette série, je suis Michael Turner depuis un moment déjà et je dois dire que jusqu'a présent, Fathom est sa plus belle reussite. Je déplore bien sûr qu'il n'ait pas pu continuer Witchblade plus en avant, mais se renouveler constamment, se lancer de nouveaux défis permet de proposer à ses lecteur des aventures nouvelles et passionnantes. Que dire sur la série en elle-même ? Les dessins sont sublimes, les couleurs rehaussent avec délicatesse les courbes des personnages... L'histoire, bien que classique dans les grandes lignes, comporte suffisamment d'originalité pour tenir en haleine tout passionné du genre. A conseiller pour qui aime ce genre d'aventure. :)

08/10/2007 (modifier)
Par nl1664
Note: 4/5
Couverture de la série Lizard Johnny
Lizard Johnny

Et bien moi, je ne suis pas d'accord avec Ro. Je me suis carrément bien marré. J'ai acheté la BD par hasard car j'ai vu l'auteur en dédicace, j'ai trouvé que ce qu'il faisait était vraiment bien, alors j'ai acheté... et je n'ai vraiment pas regretté. Les dialogues sont frais et savoureux, le dessin tonique et certaines mimiques ou postures vous feront exploser de rire. C'est juste un peu dommage que certaines blagues se soit perdues à la traduction... Mais bon, on ne peut pas non plus publier le BD en allemand, ça ne ferait pas sérieux !! Je trouve décidément que Paquet est un vrai découvreur de talents, après Valp (Lock), Van Kummant et Van Eckartsberg (La chronique des immortels), Walter (Solas), voici un nouvel européen qui se lance dans la BD, et qui, je pense à les moyens d'aller loin...

08/10/2007 (modifier)
Par nox
Note: 4/5
Couverture de la série Cromwell Stone
Cromwell Stone

Un pur bijou esthétique ! J'ai rarement vu une telle maîtrise du noir et blanc, on dirait une gravure, certaines planches sont de véritables tableaux que l'on voudrait mettre dans son salon. L'histoire est certes alambiquée comme l'ont fait remarquer certains lecteurs précédents, mais on y sent bien la touche de H. P. Lovecraft (créatures démesurées sorties du fond des âges et des confins de l'espace intersidéral...) L'ensemble crée une ambiance onirique, cauchemardesque et en même temps sublime qui nous rappelle que la BD c'est vraiment un grand art. J'ignore si la trilogie a été pensée en tant que telle dès le départ, mais elle reste parfaitement cohérente.

08/10/2007 (modifier)