Les derniers avis (32296 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Fort Wheeling
Fort Wheeling

Enfin, j'accroche à une série de Pratt ! On est très loin des scénarios confus et incompréhensibles de Corto Maltese. Je trouve toujours le dessin aussi moche, surtout à la fin où on a l'impression que Pratt n'en a plus rien à foutre, mais je me suis vite habitué. Le scénario est une suite de péripéties passionnantes qui n'est qu'un prétexte pour montrer des personnages terriblement humains. Les personnages sont très attachants et intéressants. Certains semblent avoir réellement existé, si je me fie au texte de narration. J'adore surtout Lew Wetzel qui est assez mystérieux dans son genre. Je suis un peu déçu par la fin qui arrive trop brutalement.

22/01/2008 (modifier)
Par collos
Note: 4/5
Couverture de la série Palomar City
Palomar City

J'ai lu les 2 volumes 2 fois (il fallait bien ça pour mon pauvre cerveau dès que c'est un peu compliqué) et ma foi j'aime bien ces vies (pas encore des destins ?) qui se partagent sans chichis. En plus à voir et à lire on en a pour notre argent. Comme je ne rechigne pas à la tâche, j'imagine le travaille que tout cela représente. Alors MERCI.

22/01/2008 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Funérailles de Luce
Les Funérailles de Luce

Après le fantastique, Trois ombres de Cyril Pedrosa (Delcourt) et le très réussi Les Petits Ruisseaux de Rabaté (Futuropolis) l'année dernière, Benoît Springer se saisit à son tour de la camarde avec "les funérailles de Luce". Cette fois Springer est seul aux commandes, pour ce livre qui parait chez Vents d'Ouest. Même si son dessin est assez éloigné de Volunteer, série faite en collaboration avec Sevestre, nous avions déjà pu constater les différents styles graphiques dont il est capable dans ce bouquin tout en noir et blanc intitulé 3 ardoises (Carabas). Springer aborde ici la mort, à travers les yeux d'une petite fille. Un thème certes peu porteur mais traité avec tact et intelligence. Mais il ne se limite pas à cela puisque l'amour, la vieillesse, la maladie ne sont pas absents de cet album. J'ai été assez bouleversé par l'histoire de ces personnages, Roger, Simon et tout ce petit monde rural. Il est des livres dont on oublie l'intrigue au bout de quelques jours, et d'autres, comme celui-ci, qui resteront dans votre mémoire. Un sujet difficile voire douloureux mais servi magistralement par un dessin de Benoît Springer au mieux de sa forme. A lire… et à méditer surtout car ces personnages nous les connaissons tous, nous les côtoyons tous (du fils pressé, au petit vieux seul, en passant par le grand-père attachant et la petite fille curieuse).

22/01/2008 (modifier)
Par fonch001
Note: 4/5
Couverture de la série Les Aigles de Rome
Les Aigles de Rome

J'ai découvert Marini avec Rapaces et c'est avec plaisir que je retrouve ses dessins enjôleurs. Ceux-ci sont d'ailleurs particulièrement bien mis en valeur par une colorisation très réussie elle aussi. Comme pour Rapaces je trouve que la capacité de ce dessinateur à rendre les corps musculeux et vivaces est impressionnante, mais ici, en plus, la colorisation n'est pas terne et permet de mieux apprécier ce travail. Pour l'histoire il ne s'agit que d'un premier tome, forcément introductif. Mais j'ai trouvé que c'était très prenant et, bien que je ne soit pas spécialiste, très réaliste d'un point de vu historique. Et puis, avec 58 pages, on a pas l'impression qu'il y ait de coupe-franche scénaristique pour respecter un format imposé, comme c'est trop souvent le cas, cela rend la lecture très fluide et agréable. Mon seul reproche, pour en faire un, est la présence un peu trop soutenue de jurons contemporains.

06/01/2008 (MAJ le 22/01/2008) (modifier)
Par fonch001
Note: 4/5
Couverture de la série Aime-moi jeune fille !
Aime-moi jeune fille !

Probablement le meilleur tome pour moi de cette collection lolita. La première histoire s'étale sur 2 chapitres. Cette histoire d'amour est drôle, sensible, attachante... Un pur régal. Le ton est excellent et on en redemande !! Ce qui tombe bien car l'histoire suivante reprends un des personnages (économie de présentation ;) ) mais surtout un ton toujours aussi juste et sensible. La troisième histoire en revanche est assez quelconque et moins attachante (dans la moyenne de la collection je dirais). Quant à la dernière [courte] histoire, elle est sans le moindre intérêt. Le graphisme est pour le moins minimaliste et n'inspire pas de grands compliments comme toujours dans les oeuvres de cette collection.

22/01/2008 (MAJ le 22/01/2008) (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Les Olives noires
Les Olives noires

Et dire qu’il y a peu de temps, je rejetais tout ce qui venait de cette nouvelle école de dessinateur-scénariste qu’est le « minimalisme » ! Les dessins sont à la fois simples et enfantins. Les cases sont rigoureusement de la même taille : point d’audace dans la mise en forme. Mais en l’espèce, je suis réellement séduit par la qualité des dialogues qui sont exquis. Il y a non seulement du répondant mais une prise de conscience du fanatisme religieux par des interrogations toutes simples et légitimes… pas si naïves. Je ne peux qu’approuver la démarche de l’auteur que je commence sérieusement à aimer depuis Le Chat du Rabbin. Le bémol purement factuel se situera dans le fait que les 3 premiers volumes se sont vite succédés puis plus de suite depuis 11 ans…C’est trop long pour les lecteurs impatients que nous sommes en règle général. Je doute de la reprise de cette série. Par conséquent, je mets un bémol pour l'achat.

22/01/2008 (MAJ le 22/01/2008) (modifier)
Par fonch001
Note: 4/5
Couverture de la série Le Journal de mon père
Le Journal de mon père

Noël et ses bonnes affaires... J'avais déjà décidé de ne pas rester sur un échec après la lecture de Quartier lointain car le graphisme de cet auteur est soigné et agréable. Et puis il y a tant de buzz autour de lui que je me dis que j'avais forcément raté quelque chose avec la première oeuvre que j'ai lue de lui. Noël et ses bonnes affaires disais-je, lorsque j'ai vu "Le journal de mon père" en édition luxe cartonnée avec jaquette, marque-page et tout et tout pour seulement 17 Euros, j'ai signé... Franchement ce n'est pas un tarif excessif pour la qualité de l'ouvrage. Mais dès les premières pages j'ai eu des sueurs froides... Non pas que l'histoire soit effrayante mais j'ai cru relire Quartier lointain ... En pire ! Les graphismes sont strictement identiques mais surtout Taniguchi semble avoir du mal à dessiner des personnages masculins différents les uns des autres, non? Lorsque le héros de Quartier lointain m'a sauté au yeux, avec, une fois encore, une histoire de relation difficile avec son père et dans la même ville, je me suis dis "c'est un remake ?". Ajoutons à cela la même manie de cet auteur de conter l'essentiel de son oeuvre en voix off (procédé qui me donne un sentiment de lenteur, pesant et soporifique), je me suis dit que la lecture allait être longue... D'autant qu'une fois encore le sens de lecture a été européanisé mais que cela a été moins bien réalisé ici que dans Quartier lointain: certains phylactères se lisant ici encore de droite à gauche sur certaines cases, on lit donc parfois la fin d'une phrase avant de réagir et d'inverser sa lecture... Est-ce l'histoire? Est-ce le réalisme de ce regard sur une famille finalement ordinaire? Est-ce parce que cette histoire trouve une résonance dans ma propre histoire? Quoi qu'il en soit, au bout de quelques chapitres, mes peurs ce sont envolées. Elles se sont envolées au fur et à mesure que je me laissais envahir par cette oeuvre. J'ai été touché. J'ai ressenti les émotions des personnages. J'ai été conquis. Une oeuvre donc qui au final, pour moi et malgré ces petits défauts, est meilleure que Quartier lointain et que je recommande vivement.

22/01/2008 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jeux pour mourir
Jeux pour mourir

Du bon Tardi comme je l'aime. Ici, il adapte un roman assez noir dans son genre. La psychologie des personnages est très bien décrite et l'atmosphère est lourde, surtout à la fin. Dès les premières pages, on rentre dans le récit et on est totalement dégoûté par tant de misère humaine. Par contre, niveau graphique, ce n'est pas très bien. Les pages ne contiennent que quatre ou cinq cases voire trois. Vu le prix, c'est carrément de l'arnaque. Heureusement que je l'ai pris à la bibliothèque et que je n'ai pas eu besoin de l'acheter. La couleur ne gâche rien au récit, mais j'aurais préféré le noir et blanc. Je trouve que ça va mieux avec ce genre de récit.

21/01/2008 (modifier)
Par hevydevy
Note: 4/5
Couverture de la série ABC Warriors
ABC Warriors

En relisant l’avis précédant, j’ai l’impression de ne pas avoir lu la même bande dessinée que JBT900 car j’en aurais dit tout le contraire. Pour commencer, si il y a une chose que l’on ne peut pas enlever à Mills c’est l’originalité de ses histoires et la richesse des univers qu’il a créé et interconnecté (si le manque d’originalité se réfère à « encore une histoire avec des robots guerriers », précisons ici que la première mouture des ABC warriors, « ro-busters », de Mills toujours, date quand même de 1978 ). Rien que dans les 10 premières pages du tome 1, on rencontre des nains « froïdes » dont le corps, paralysé la journée lorsqu’ils sont en éveil, est animé d’une activité nocturne violente et bestiale issue de leurs rêves, ainsi que des Fhookas, qui, à l’opposé des humains, absorbent leur nourriture par le bas et l’éliminent par la bouche. On rentre donc de plein pied dans ce monde régit par le chaos et la logique inversée devient alors évidente : ce sont les représentants de l’ordre (prêtre, collecteur d’impôts, scientifiques) qui deviennent les intrus à éliminer. On est ici au cœur d’un des thèmes les plus cher à Mills (le chaos comme force bénéfique à l’univers et les logiques inversées qu’il engendre) qu’il n’a de cesse de développer depuis de nombreuses années sur ses séries phares (Nemesis, Slaine et Requiem pour n’en citer que 3). Quant à la violence de ses univers, elle est justement toujours contrebalancée par un esprit second degré, qui me laisse à chaque fois un sourire béat sur le visage alors que je suis en train de lire une atrocité (et dieu sait qu’il y en a des wagons ici). Je pense qu’il souffrira d’ailleurs toujours du malentendu sur cette façon de procéder, et que l’on préférera le traiter paresseusement de « bourrin », plutôt que de reconnaître le second degré (c'est-à-dire ce qui sépare les scènes de pets de la soupe aux choux de celles de Terrence & Philip dans south park). A la décharge de JB, il est vrai que l’impression de fouillis peut être ressentie du fait que cette histoire n’est qu’un arc de la saga des A.B.C. (c’est le premier arc en couleur, d’où probablement cette première traduction française), et donc, la personnalité des héros et les raisons profondes qui les ont amenés à cette quête n’ont pas été approfondies comme il le faudrait pour le premier tome d’une saga. Mais c'est quand même peu dire que l’on suit avec délectation les pérégrinations de nos robots, à la recherche des sept têtes des représentants de l’ordre, qu’ils vont collecter au sens propre, pendant les 2 premiers tomes de l’arc. Les 2 tomes suivants, réuniront les guerriers 10 ans après pour combattre la menace impériale « Hellbringer ». Le dernier tome présente la genèse du leader historique Hammerstein ainsi qu’une présentation résumé de toute l’histoire de Nemesis, autre personnage séminale de l’univers de Mills (dont Deadlock est une incarnation), qui n’a jamais été publié en France (n&b oblige ?). Un nouvel arc des ABC est actuellement prépublié en périodique en Angleterre, mais je n’en connais pas la teneur. Maintenant, pour ce qui est du dessin peint, il est quand même largement au dessus de la moyenne. S’il est vrai que les humains ne sont pas tous très réussis, les robots quand à eux sont vraiment impressionnant d’élégance, et en imposent vraiment dès qu'ils sont présents dans une scène. "Spread the world !"

21/01/2008 (MAJ le 21/01/2008) (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Georges et Louis
Georges et Louis

Cette série va en s’améliorant ! Le premier tome est très moyen avec des gags qui tombent la plupart du temps à plat et le dessin n’est pas très bien maîtrisé à mon goût. Les deuxième et troisième tomes sont beaucoup mieux. Le dessin s’est amélioré et les gags sont très marrants. On suit les aventures de deux romanciers qui cherchent l’inspiration. L’un d’eux est totalement bête et fait des projets totalement ridicules (la vie des moines dans un monastère notamment). On a droit à de superbes parodies de contes et de quelques classiques de la littérature. Par la suite, Goossens change le ton de la série et fait maintenant vivre ses deux héros dans des aventures complètement absurdes et hilarantes. Le dessin est encore meilleur et rend la lecture agréable.

21/01/2008 (modifier)