Je trouve franchement que le premier cycle est très moyen. L’humour ne me faisait pas rire et je souriais à peine. Du coté de l’aventure, c’était pareil. J’avais l’impression de lire un énième conte de fée sauf qu’à la place d’un prince transformé en grenouille c’est le contraire qui se produit. Bref, j’ai été déçu.
En revanche, j’ai adoré le second cycle. Là encore l’histoire n’est pas très originale, mais je l’ai trouvé plus dynamique et passionnante. Les gags m’ont bien fait rigoler et en particulier les réparties entre Garulfo et le prince. La seule chose que je n’ai pas vraiment aimée c’est la grosse fin joyeuse style Disney, mais je m’y attendais. On est dans un conte après tout.
David Chauvel, après avoir eu l’idée de cette collection, est donc le deuxième à y prendre part. Il collabore pour l’occasion avec son dessinateur de Nuit Noire et d’Arthur. Vu que l’on reste dans le domaine de la fantasy, j’avais un peu peur de retrouver l’ambiance d’Arthur qui avait son intérêt mais que je verrai mal en one-shot. Mais finalement non, et malgré le côté assez classique du recrutement et de l’histoire en elle-même, l’impression de bonne surprise que j’ai ressenti pendant tout l’album justifie les 4 étoiles.
J’ai trouvé le dessin de Lereculey bien meilleur que sur leurs autres séries, beaucoup moins figé et bien mieux mis en valeur par les chaudes couleurs de Araldi. Quand j’ai vu la première partie dans la ville et les tavernes, je me suis demandé si c’était bien le même dessinateur, on reconnaît son trait et son souci du détail mais ça semble plus fantaisiste.
Pour ce qui est du scénario, c’est simple mais ça marche, avec un bon petit lot de coup de théâtre en fin de parcours.
Il fallait oser le faire mais surtout le faire "correctement". Oui, on a droit à une quantité de BD sur nos hommes politiques en ces moments de campagne électorale présidentielle. Cependant, celle-ci semble se dégager du lot (également par le succès : 200.000 exemplaires écoulés).
Je pense qu'il faut connaître un minimum la vie politique française pour apprécier pleinement la lecture de cette BD biographique. L'humour est toujours présent, ce qui permet une lecture harmonieuse malgré la quantité d'informations dévoilées de manière journalistique.
Certes, il n'y a aucune concession de la part de ses auteurs, qui veulent asséner un message. C'est un point de vue exprimé, normal en démocratie. Au lecteur d'avoir assez de recul. D’ailleurs, cela n’empêchera pas l’élection de cet homme politique qui va se révéler hors du commun.
La réussite provient de ce savant dosage entre humour et faits politiques. A découvrir !
Note Dessin : 4/5 - Note Scénario : 4/5 - Note Globale : 4/5
Après avoir vu le film que j'ai grandement apprécié (ainsi que tous les autres de Darren Aronofsky), lire cette oeuvre me paraissait indispensable tant les deux médias sont indissociables et différents dans le traitement de leur thème : Profiter de l'être aimé lors de son vivant !
Pour ce faire, 3 époques sont utilisées, l'âge des conquistadors, le temps présent et le futur cosmique ne sont que là pour mettre en lumière l'amour éternel de deux êtres (magnifiquement représentés par une couverture des plus réussies).
Ce qui peut paraitre très confus au premier abord prend toute son ampleur au fur et à mesure que l'histoire se développe, le tout dans un état contemplatif et poétique fort réussi...
Le dessin de Kent Williams est assez déconcertant, mélange de peinture, ébauches et visages grimaçants, pas si sur que tout le monde s'y retrouve au premier abord et pourtant ce dessin d'abord éprouvant devient de plus en plus familier avec un style encré différent selon les époques de la quête de Tommy qui s'est mis à défier la mort pour sa belle...
A lire ou à voir, The Fountain est un petit bijou quelque soit le média ...
Une série pleine de rebondissements !
Après avoir lu Lanfeust d'Arleston, j'ai fait un peu le tour de tout ce qu'il avait pondu, et je suis tombé sur Les Forets d'Opale.
Un très bon scénario mêlé à un dessin de Pellet que j'ai trouvé fantastique !!!
Le seul point négatif est qu'il manque une toute petite pointe d'humour par moment.
Cependant le monde dans lequel évolue le scénario est extraordinaire et les différentes "races" vivantes sur Opale sont captivantes.
Note approximative : 3.5/5
Je suis loin d'être amateur de shojo (exception faite de Candy Candy ^^) et au vu des premières pages un peu fouillis de celui-ci, je croyais qu'une fois de plus ça n'allait pas coller. Mais en fait si, j'ai vraiment accroché. Le récit devient linéaire et plaisant assez rapidement. J'aime la façon dont il est raconté, découpé en chapitres à raison de 2 par album, formant ainsi une suite d'histoires courtes, une par saison de la vie de la jeune An et de ses proches.
Le ton alterne entre le sérieux et l'humour, les moments dramatiques, les moments plus légers et les moments romantiques. Les thèmes abordés sont nombreux, allant de la mort d'une mère et autres relations familiales difficiles pour le côté sombre, à l'histoire d'amour de jeunesse et autres moments de bonheur sous les cerisiers en fleurs pour le côté clair. Le scénario est assez réaliste et juste. A quelques rares exceptions près, il sait éviter la mièvrerie dont font preuve trop de shojos. Il a même su me toucher à multiples reprises, généralement en fin de chapitres car l'auteure s'y entend assez bien pour instiller l'émotion au moment crucial.
Le dessin, pour sa part, est dans une veine shojo pure et dure. J'y suis généralement allergique, surtout quand il abuse de SD (Super Deformed), mais il est ici de bonne qualité, assez joli et il est très bien passé pour moi. Et, qualité pour un manga romantique, les décors ne sont pas absents et sont plutôt bien travaillés.
Bref, après la lecture des deux premiers tomes actuellement parus en France et même si j'ai été davantage touché par le premier, j'ai été plutôt séduit. Et même si je crains que le soufflé retombe au fil des tomes, je suis curieux de savoir ce que l'auteure va raconter au long des 10 tomes de la série qui vont nous faire suivre 14 ans de la vie d'An, de sa pré-adolescence à sa vie de jeune femme.
J'ai vraiment aimé l'œuvre de Marjane Satrapi qui retrace sa vie, son combat contre l'oppression de son peuple et plus particulièrement des femmes de son pays. C'est un témoignage émouvant et drôle à la fois qu'elle nous conte à merveille. On peut découvrir (pour ma part ce fut le cas) l'histoire terrifiante d'un peuple opprimé dans un pays où même les libertés les plus sommaires sont inexistantes, une vraie prise de conscience sur ce qui se passe en dehors de notre pays et le combat de ces familles pour assurer une vie meilleure à leurs enfants.
Un vrai coup de cœur qui en ravira plus d'un ! A lire ou à relire de toute urgence.
Je précise tout de suite que j'ai lu l'intégralité de cette oeuvre composée en 15 tomes. Première remarque à chaud : c'est trop long! Je pense que la série aurait gagné à être plus courte. Un achat complet reviendrait à près de 200 euros. A ce prix là, il faudrait que cela soit exceptionnel. Or, ce n'est pas le cas. C'est pourtant l'une des séries les mieux connus de Mitton alors que curieusement Quetzalcoatl et Attila... mon amour sont au-dessus au niveau de la qualité scénaristique et graphique.
Vae Victis nous plonge dans les années où César se partageait le pouvoir avec les pro-consuls Pompée et Crassus. Nous démarrons l'histoire avec une orgie romaine qui peut mettre mal à l'aise à cause de l'utilisation des enfants (à mon sens, c'est à la limite de tomber sous le coup de la loi pénale). Bref, vous l'avez compris, le sexe est toujours aussi présent mais pas plus que dans Murena par exemple.
L'histoire se penche plutôt vers la guerre des Gaules et la première tentative avortée de César de conquérir la Bretagne (l'actuelle Angleterre). Le récit scénaristique se plonge dans les tactiques des différentes batailles. C'est très intéressant d'un point de vue historique mais le tout est matinée de l'histoire d'une rebelle amoureuse qui commence à devenir sérieusement pompante à force. Je ne me suis pas attachée à notre héroïne. J'ai l'impression qu'elle est là pour servir les évènements historiques et non l'inverse.
J'ai retrouvé beaucoup d'ingrédients qui font le style "Mitton" qu'il exploitera par ailleurs dans d'autres séries avec trame historique. Ce fut un plaisir de lecture. J'avais toujours une image de la conquête de la Gaule par César mais qui n'est pas celle décrite dans ce récit. Ce sont des peuples gaulois qui ont d'abords appelé à la rescousse les romains pour faire face aux Helvêtes: je ne le savais pas, ignare que je suis! On n'apprend pas cela en cours d'Histoire au primaire ou au secondaire; les profs se contentant de faire des raccourcis très rapides à cause de la longueur du programme...
Cette lecture restituera certaines vérités historiques et de ce point de vue, je conseille vivement Vae Victis : malheur aux vaincus !
J'ai découvert cet album dans une librairie avec la mention "on adore". Grand bien m'a pris d'acheter les deux volumes et de ne pas me fier aux avis précédents.
C'est évident, quand le cours de l'Histoire est modifié sans qu'on nous fasse une introduction écrite de 3 pages, on est un peu perdu. Mais justement, je trouve que cela fait partie du jeu, de découvrir petit à petit ce qu'il s'est passé, pourquoi les choses sont là où elles sont.
Oui le personnage est cynique au début, mais rapidement il ne comprend rien à ce qui se trame autour de lui, et nous non plus, et nous partageons donc le besoin de comprendre.
Par contre, je dois avouer que moi non plus je n'accroche pas sur le titre, et je n'en ai toujours pas compris le sens.
Mais il y a de l'action, du mystère, des nazis, une quête parallèle et paranormale, bref, une sorte d'Indiana Jones dans la neige en plus "barré". Le maître mot de cette série, c'est l'action. Même les longs dialogues en font paradoxalement partie, parce qu'ils sont plein d'informations, soit nouvelles, soit allant à l'encontre de notre connaissance de cette période de l'histoire.
J'aime beaucoup ce dessin très dynamique, avec des personnages facilement identifiables. Certes, le personnage principal se montre moins charismatique d'un Indiana Jones, mais pour le moment, il n'a pas encore eu l'occasion de montrer son potentiel.
J'ai hâte de lire la suite et de découvrir enfin ce qui se cache dans cette zone interdite.
Superbe.
Le dessin déjà… Pourtant d’habitude je ne parle pas trop de cet aspect d’une BD, mais avec Bilal, difficile de faire autrement. Les planches sont magnifiques, d’un style incomparable, et les couleurs superbes et parfaitement choisies. Moi j’adore. Seulement voilà, tout le monde n’est pas réceptif à son style un peu brouillon, aux personnages un peu figés… A vous de voir, feuilletez, faites-vous une idée avant d’acheter.
Le scénario ensuite. Il est complexe mais passionnant. Cette trilogie est beaucoup moins abstraite que l’autre chef d’œuvre de Bilal, La trilogie Nikopol, qui pouvait paraître un peu hermétique. Non ici on a un vrai scénario, un vrai fil conducteur, mêlant histoire futuriste aux traumatismes plus récents de la guerre en Yougoslavie. Les personnages ont tous une personnalité complexe et bien définie, et les retournements de situation abondent. Bon par contre je trouve que l’histoire se complique inutilement dans le 4eme tome, et m’a un peu moins passionné.
Une très bonne série de SF quand même.
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Garulfo
Je trouve franchement que le premier cycle est très moyen. L’humour ne me faisait pas rire et je souriais à peine. Du coté de l’aventure, c’était pareil. J’avais l’impression de lire un énième conte de fée sauf qu’à la place d’un prince transformé en grenouille c’est le contraire qui se produit. Bref, j’ai été déçu. En revanche, j’ai adoré le second cycle. Là encore l’histoire n’est pas très originale, mais je l’ai trouvé plus dynamique et passionnante. Les gags m’ont bien fait rigoler et en particulier les réparties entre Garulfo et le prince. La seule chose que je n’ai pas vraiment aimée c’est la grosse fin joyeuse style Disney, mais je m’y attendais. On est dans un conte après tout.
Sept voleurs
David Chauvel, après avoir eu l’idée de cette collection, est donc le deuxième à y prendre part. Il collabore pour l’occasion avec son dessinateur de Nuit Noire et d’Arthur. Vu que l’on reste dans le domaine de la fantasy, j’avais un peu peur de retrouver l’ambiance d’Arthur qui avait son intérêt mais que je verrai mal en one-shot. Mais finalement non, et malgré le côté assez classique du recrutement et de l’histoire en elle-même, l’impression de bonne surprise que j’ai ressenti pendant tout l’album justifie les 4 étoiles. J’ai trouvé le dessin de Lereculey bien meilleur que sur leurs autres séries, beaucoup moins figé et bien mieux mis en valeur par les chaudes couleurs de Araldi. Quand j’ai vu la première partie dans la ville et les tavernes, je me suis demandé si c’était bien le même dessinateur, on reconnaît son trait et son souci du détail mais ça semble plus fantaisiste. Pour ce qui est du scénario, c’est simple mais ça marche, avec un bon petit lot de coup de théâtre en fin de parcours.
La Face karchée de Sarkozy
Il fallait oser le faire mais surtout le faire "correctement". Oui, on a droit à une quantité de BD sur nos hommes politiques en ces moments de campagne électorale présidentielle. Cependant, celle-ci semble se dégager du lot (également par le succès : 200.000 exemplaires écoulés). Je pense qu'il faut connaître un minimum la vie politique française pour apprécier pleinement la lecture de cette BD biographique. L'humour est toujours présent, ce qui permet une lecture harmonieuse malgré la quantité d'informations dévoilées de manière journalistique. Certes, il n'y a aucune concession de la part de ses auteurs, qui veulent asséner un message. C'est un point de vue exprimé, normal en démocratie. Au lecteur d'avoir assez de recul. D’ailleurs, cela n’empêchera pas l’élection de cet homme politique qui va se révéler hors du commun. La réussite provient de ce savant dosage entre humour et faits politiques. A découvrir ! Note Dessin : 4/5 - Note Scénario : 4/5 - Note Globale : 4/5
The Fountain
Après avoir vu le film que j'ai grandement apprécié (ainsi que tous les autres de Darren Aronofsky), lire cette oeuvre me paraissait indispensable tant les deux médias sont indissociables et différents dans le traitement de leur thème : Profiter de l'être aimé lors de son vivant ! Pour ce faire, 3 époques sont utilisées, l'âge des conquistadors, le temps présent et le futur cosmique ne sont que là pour mettre en lumière l'amour éternel de deux êtres (magnifiquement représentés par une couverture des plus réussies). Ce qui peut paraitre très confus au premier abord prend toute son ampleur au fur et à mesure que l'histoire se développe, le tout dans un état contemplatif et poétique fort réussi... Le dessin de Kent Williams est assez déconcertant, mélange de peinture, ébauches et visages grimaçants, pas si sur que tout le monde s'y retrouve au premier abord et pourtant ce dessin d'abord éprouvant devient de plus en plus familier avec un style encré différent selon les époques de la quête de Tommy qui s'est mis à défier la mort pour sa belle... A lire ou à voir, The Fountain est un petit bijou quelque soit le média ...
Les Forêts d'Opale
Une série pleine de rebondissements ! Après avoir lu Lanfeust d'Arleston, j'ai fait un peu le tour de tout ce qu'il avait pondu, et je suis tombé sur Les Forets d'Opale. Un très bon scénario mêlé à un dessin de Pellet que j'ai trouvé fantastique !!! Le seul point négatif est qu'il manque une toute petite pointe d'humour par moment. Cependant le monde dans lequel évolue le scénario est extraordinaire et les différentes "races" vivantes sur Opale sont captivantes.
Le Sablier
Note approximative : 3.5/5 Je suis loin d'être amateur de shojo (exception faite de Candy Candy ^^) et au vu des premières pages un peu fouillis de celui-ci, je croyais qu'une fois de plus ça n'allait pas coller. Mais en fait si, j'ai vraiment accroché. Le récit devient linéaire et plaisant assez rapidement. J'aime la façon dont il est raconté, découpé en chapitres à raison de 2 par album, formant ainsi une suite d'histoires courtes, une par saison de la vie de la jeune An et de ses proches. Le ton alterne entre le sérieux et l'humour, les moments dramatiques, les moments plus légers et les moments romantiques. Les thèmes abordés sont nombreux, allant de la mort d'une mère et autres relations familiales difficiles pour le côté sombre, à l'histoire d'amour de jeunesse et autres moments de bonheur sous les cerisiers en fleurs pour le côté clair. Le scénario est assez réaliste et juste. A quelques rares exceptions près, il sait éviter la mièvrerie dont font preuve trop de shojos. Il a même su me toucher à multiples reprises, généralement en fin de chapitres car l'auteure s'y entend assez bien pour instiller l'émotion au moment crucial. Le dessin, pour sa part, est dans une veine shojo pure et dure. J'y suis généralement allergique, surtout quand il abuse de SD (Super Deformed), mais il est ici de bonne qualité, assez joli et il est très bien passé pour moi. Et, qualité pour un manga romantique, les décors ne sont pas absents et sont plutôt bien travaillés. Bref, après la lecture des deux premiers tomes actuellement parus en France et même si j'ai été davantage touché par le premier, j'ai été plutôt séduit. Et même si je crains que le soufflé retombe au fil des tomes, je suis curieux de savoir ce que l'auteure va raconter au long des 10 tomes de la série qui vont nous faire suivre 14 ans de la vie d'An, de sa pré-adolescence à sa vie de jeune femme.
Persepolis
J'ai vraiment aimé l'œuvre de Marjane Satrapi qui retrace sa vie, son combat contre l'oppression de son peuple et plus particulièrement des femmes de son pays. C'est un témoignage émouvant et drôle à la fois qu'elle nous conte à merveille. On peut découvrir (pour ma part ce fut le cas) l'histoire terrifiante d'un peuple opprimé dans un pays où même les libertés les plus sommaires sont inexistantes, une vraie prise de conscience sur ce qui se passe en dehors de notre pays et le combat de ces familles pour assurer une vie meilleure à leurs enfants. Un vrai coup de cœur qui en ravira plus d'un ! A lire ou à relire de toute urgence.
Vae Victis
Je précise tout de suite que j'ai lu l'intégralité de cette oeuvre composée en 15 tomes. Première remarque à chaud : c'est trop long! Je pense que la série aurait gagné à être plus courte. Un achat complet reviendrait à près de 200 euros. A ce prix là, il faudrait que cela soit exceptionnel. Or, ce n'est pas le cas. C'est pourtant l'une des séries les mieux connus de Mitton alors que curieusement Quetzalcoatl et Attila... mon amour sont au-dessus au niveau de la qualité scénaristique et graphique. Vae Victis nous plonge dans les années où César se partageait le pouvoir avec les pro-consuls Pompée et Crassus. Nous démarrons l'histoire avec une orgie romaine qui peut mettre mal à l'aise à cause de l'utilisation des enfants (à mon sens, c'est à la limite de tomber sous le coup de la loi pénale). Bref, vous l'avez compris, le sexe est toujours aussi présent mais pas plus que dans Murena par exemple. L'histoire se penche plutôt vers la guerre des Gaules et la première tentative avortée de César de conquérir la Bretagne (l'actuelle Angleterre). Le récit scénaristique se plonge dans les tactiques des différentes batailles. C'est très intéressant d'un point de vue historique mais le tout est matinée de l'histoire d'une rebelle amoureuse qui commence à devenir sérieusement pompante à force. Je ne me suis pas attachée à notre héroïne. J'ai l'impression qu'elle est là pour servir les évènements historiques et non l'inverse. J'ai retrouvé beaucoup d'ingrédients qui font le style "Mitton" qu'il exploitera par ailleurs dans d'autres séries avec trame historique. Ce fut un plaisir de lecture. J'avais toujours une image de la conquête de la Gaule par César mais qui n'est pas celle décrite dans ce récit. Ce sont des peuples gaulois qui ont d'abords appelé à la rescousse les romains pour faire face aux Helvêtes: je ne le savais pas, ignare que je suis! On n'apprend pas cela en cours d'Histoire au primaire ou au secondaire; les profs se contentant de faire des raccourcis très rapides à cause de la longueur du programme... Cette lecture restituera certaines vérités historiques et de ce point de vue, je conseille vivement Vae Victis : malheur aux vaincus !
Le Grand Jeu
J'ai découvert cet album dans une librairie avec la mention "on adore". Grand bien m'a pris d'acheter les deux volumes et de ne pas me fier aux avis précédents. C'est évident, quand le cours de l'Histoire est modifié sans qu'on nous fasse une introduction écrite de 3 pages, on est un peu perdu. Mais justement, je trouve que cela fait partie du jeu, de découvrir petit à petit ce qu'il s'est passé, pourquoi les choses sont là où elles sont. Oui le personnage est cynique au début, mais rapidement il ne comprend rien à ce qui se trame autour de lui, et nous non plus, et nous partageons donc le besoin de comprendre. Par contre, je dois avouer que moi non plus je n'accroche pas sur le titre, et je n'en ai toujours pas compris le sens. Mais il y a de l'action, du mystère, des nazis, une quête parallèle et paranormale, bref, une sorte d'Indiana Jones dans la neige en plus "barré". Le maître mot de cette série, c'est l'action. Même les longs dialogues en font paradoxalement partie, parce qu'ils sont plein d'informations, soit nouvelles, soit allant à l'encontre de notre connaissance de cette période de l'histoire. J'aime beaucoup ce dessin très dynamique, avec des personnages facilement identifiables. Certes, le personnage principal se montre moins charismatique d'un Indiana Jones, mais pour le moment, il n'a pas encore eu l'occasion de montrer son potentiel. J'ai hâte de lire la suite et de découvrir enfin ce qui se cache dans cette zone interdite.
Le Sommeil du Monstre
Superbe. Le dessin déjà… Pourtant d’habitude je ne parle pas trop de cet aspect d’une BD, mais avec Bilal, difficile de faire autrement. Les planches sont magnifiques, d’un style incomparable, et les couleurs superbes et parfaitement choisies. Moi j’adore. Seulement voilà, tout le monde n’est pas réceptif à son style un peu brouillon, aux personnages un peu figés… A vous de voir, feuilletez, faites-vous une idée avant d’acheter. Le scénario ensuite. Il est complexe mais passionnant. Cette trilogie est beaucoup moins abstraite que l’autre chef d’œuvre de Bilal, La trilogie Nikopol, qui pouvait paraître un peu hermétique. Non ici on a un vrai scénario, un vrai fil conducteur, mêlant histoire futuriste aux traumatismes plus récents de la guerre en Yougoslavie. Les personnages ont tous une personnalité complexe et bien définie, et les retournements de situation abondent. Bon par contre je trouve que l’histoire se complique inutilement dans le 4eme tome, et m’a un peu moins passionné. Une très bonne série de SF quand même.