Les derniers avis (32321 avis)

Par Tetsuo
Note: 4/5
Couverture de la série Hikaru no Go
Hikaru no Go

Quelle série originale et attrayante ! Moi qui ne pensait pas trouver matière à une lecture plaisante, j'ai lu les 23 tomes quasiment d'affilé... Hikaru no go met en scène un néophyte du jeu de go qui va apprendre à jouer grâce à un fantôme... banal début qui cache une série intéressante et passionnante. Nous suivons un apprentissage (relatif il faut le signaler) comme notre héros, qui s’initie tout doucement jusqu’à se passionner pour ce jeu. Beaucoup d'humour et de finesse pour un shonen, beaucoup de personnages également, avec quelques uns phare évidemment tel que Akira Toya (l'éternel rival) ou Saï (le "maître"). Et puis ce qui est bien réalisé, c'est ce qui tourne autour du monde du go : les joueurs qui doivent sans cesse justifier car leur "profession" n'est pas reconnue, les écoles spécialisées, les nombreux tournois, l'incompréhension des non-joueurs,... c'est véritablement captivant de découvrir cette autre culture. Disons que pour nous ce qui s'en rapproche le plus pourrait être les échecs qui évoluent dans le même modèle, suivi surtout par les connaisseurs et les joueurs. Mais le public lambda ne connaît pas ou peu les tournois, les compétitions, les règles qui régissent ce jeu,… De même, Hikaru perd de nombreux duels, et certains très importants. Dans ce manga, il ne gagne pas à tous les coups, le but n’étant pas d’en faire un héros invincible mais plutôt d’apporter une compréhension à l’univers du go. Ce point de vue est rafraîchissant et permet ainsi de réelle surprise sur certaine issue de match. Une série que je relirai avec plaisir !

14/05/2008 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série La Nef des fous
La Nef des fous

Une excellente série de Turf, un auteur que je découvre. Tout d’abord, le dessin est totalement magnifique. Turf possède son style propre et il nous offre de superbes paysages dans son univers totalement fou. L’histoire nous fait suivre quatre intrigues. Celle qui met en scène le roi et l’autre les deux patrouilleurs sont rigolotes, mais ce n’est rien comparé à celle avec Ambroise. C’est un personnage très attachant et sa lutte contre le prince Putatif est le meilleur moment de la série. À mourir de rire ! En revanche, les parties avec le bouffon et la princesse ne sont pas intéressantes. Hormis la parodie des "Schtroumpfs", rien ne m’a passionné dans cette histoire et cela fait baisser ma note. De plus, j’espère que la BD finira bientôt car elle risque de baisser en qualité.

29/01/2008 (MAJ le 14/05/2008) (modifier)
Par hevydevy
Note: 4/5
Couverture de la série 300
300

Alors, Miller, finalement, républicain réac ? J’ai en tête entre autres "Give me liberty", "Elektra Assassin" (et ses présidents dégénérés quelque peu Reaganien et Carterien, pas des démocrates donc) et le courrier des lecteurs en v.o. des Sin City au numéro, dont Miller se servait de tribune à l’époque ou il était un des fers de lance de la riposte anti-censure (il y a une dizaine d’années). Donc j’ai quand même de gros doutes. Alors passons à la BD. La principale qualité de 300 pour moi, est celle que je retrouve dans tout ce que Miller fait : la qualité d’écriture (narration, dialogues). C’est toujours à la limite du too much ou du pesant, mais sans jamais sombrer dans le ridicule, ce qui est déjà remarquable. Mais cela sert surtout à nous faire ressentir le souffle épique qui accompagne l’épopée de ces guerriers (Sparta !!!!). Quand à l’argument historique, soyons persuadé qu’il n’y en a pas au-delà de la légende, c'est-à-dire un groupe d’hommes ayant tenu tête à une armée. Il suffit de se plonger dans l’œuvre de Miller pour se rendre compte que c’est cette seule idée qui l’a fasciné. En effet, il l’avait déjà utilisée dans le final du "Grand Carnage" de Sin City, histoire bien antérieure à "300" (et il n’a jamais caché cette parenté), et impossible à politiser. A lire donc au premier degré, le second se trouvant dans l’ironie de certains dialogues. Graphiquement, c’est en lisant les avis précédents que j’ai remarqué le format particulier de l’œuvre. En effet, je possède la publication originale en 5 comics de taille normale, et en les relisant après coup, je me suis rendu compte que toutes les pages se faisant face, n’en formaient qu’une seule (c’est bien la preuve que j’ai trouvé cette BD prenante). Vu sous cet angle, cela n’a pu que rajouter (inconsciemment pour moi) à l’impression "larger than life" de cette histoire. Heureusement d'ailleurs que cette mise en page est spectaculaire, et que la force toute relative ici du trait de Miller est renforcé par le remarquable travail –son meilleur ?- de colorisation de Lynn Varley, car avec cette BD, on a l’impression que l’auteur commence à bâcler sérieusement son dessin (et cela va empirer jusqu’au dernier tome calamiteux du Batman - Dark Knight, pour lequel DC exigera que Miller revoie sa copie). Bilan final : 4 étoiles, car c'est exactement "franchement bien" comme BD.

13/05/2008 (MAJ le 13/05/2008) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Litost
Litost

Ohhh la jolie découverte ! La Boîte à Bulles a vraiment le nez creux dans ses paris. Nous voilà face à un véritable hymne à l'amour, à la vie, au chant des oiseaux, les arts... Il y a une joie de vivre incroyable qui se dégage de ses pages. Une étrange pureté aussi. Un peu comme si les traits, les paroles, les personnages étaient sur le point de s'envoler, emportées par le vent qui passe... Je ne sais pas si les pages ont été retravaillées, mais elles sont réellement superbes. Curieusement, j'ai pensé à Broussaille en lisant Litost. Peut-être parce que la puissance poétique est la même... Difficile d'en dire plus, mais cet album a frôlé de très près la note maximale, effleuré comme on aimerait effleurer la peau d'une femme qu'une goutte de pluie vient juste de rencontrer...

13/05/2008 (modifier)
Par xenofab00
Note: 4/5
Couverture de la série Gantz
Gantz

Ah ah Gantz, voilà un manga à l’aura assez unique, pour le meilleur comme le pire, mais qui aura eu le mérite de marquer son lectorat quel qu’il soit. Qu’est-ce que Gantz ? Résumer le concept de ce manga en quelques lignes est assez difficile. Gantz, c’est une intrigue principale avançant à la vitesse d’une tortue boiteuse, et au fond peu attrayante si l’on s’en tient à l’explication de son univers, soit dit en passant troué d’incohérences. Cette intrigue et cet univers, en réalité, ne sont que des outils, des excuses, ils ne sont là que pour planter un décor incroyablement favorable au vrai intérêt de Gantz : Ses personnages (oh que oui), son ambiance, sa narration. D’entrée, le manga se présente comme un mélange de gore/dramatique mêlé à du second degré affirmé qui se veut volontairement débile (apparence des aliens, blagues de Gantz...). Un mélange savoureux pour qui y adhère, et qui enlève un peu de lourdeur à l’ensemble, permettant par là même de voir d’un autre oeil les quelques invraisemblances du récit. En outre, l’énorme point fort de ce manga reste les personnages et leur traitement narratif. L’auteur, non content de sortir une galerie de protagonistes très intéressante, arrive en effet à se servir du cadre "survival game" de l’histoire pour confronter ses personnages à des situations extrêmes dévoilant par là même leur vrai potentiel psychologique. Mais plus important encore sont les choix narratifs en ce qui concerne ces personnages : notre mangaka prend en effet un malin plaisir à les développer considérablement (durant ou en-dehors du "jeu"), au point que l’on imagine plus l’histoire sans eux, pour les buter le tome d’après. Car oui, l’auteur prend souvent à contre-pied les attentes classiques du lecteur, et c’est sûrement cela qui participe à rendre l’enchaînement de l’action si intense : le monde de Gantz est sans pitié, l’on prend vraiment peur pour nos personnage, et le suspense atteint parfois des sommets rarement atteints, voire jamais. Par contre, le contrecoup de ce choix de narration reste la frustration possible du lecteur lors de certains évènements (même si au fond, il aime ça... masochisme quand tu nous tiens), car il est à noter que Gantz est le seul manga où j’ai insulté vigoureusement l’auteur en gueulant à haute voix comme un con devant mon bouquin. Il faut dire que parfois, l’on se dit que ça va un petit peu trop loin. En dehors de ça, j’aimerais préciser au passage qu’en-dehors de son style propre qui passionne autant qu’il repousse selon le lecteur, on remarque tout de même un défaut majeur : Gantz se lit vite, trop vite. Vu les prix des tomes, je comprends que l’on puisse attendre plus de contenu. Voilà, en bref Gantz est un manga particulier mais doté d’indéniables qualités sur le fond. Un manga qu’il faut le lire en acceptant ses petits excès : violence, côté décalé, sexe... pour pouvoir l’apprécier pleinement, car sans eux au fond ce manga ne serait pas vraiment ce qu’il est. Car c’est certain, Gantz est une oeuvre de qualité, qui prend clairement aux tripes et où les évènements ont souvent une force rare. Un excellent manga. J’aimerais soit dit en passant préciser une dernière chose. Petit à petit au cours de l’histoire, l’ensemble devient de plus en plus "fou" et change quelque peu d’optique, tout en restant fidèle à l’idée de base et au concept. Personnellement, j’adore (sauf quelques détails), et je trouve cette évolution on ne peut plus logique. Mais il est toujours bon d’être prévenu, car ça change pas mal.

13/05/2008 (modifier)
Par RoninBox
Note: 4/5
Couverture de la série Wisher
Wisher

Je trouve cette série très prometteuse, enfin moi j'en attends beaucoup, le scénario est original et tient bien la route, les dessins et la colorisation sont relativement bien réalisés. Cette guerre secrète mène les féeries à se regrouper pour leur survie, pourtant il peut être difficile à croire que des gobelins ou des trolls pourraient un jour s'allier à des fées ou autres êtres angéliques. Seul le Djinn pourra les sauver tous ; problème, cet idiot s'est effacé la mémoire avec un souhait pour pouvoir vivre "normalement", attention au réveil de la bête craint de ses ennemis mais redouté aussi du côté de ses amis......... L'histoire se met petit à petit en place, vivement que l'on entre dans le vif du sujet et que Nigel reprenne sa conscience de Djinn, j'espère que le volume 3 sortira avant la fin de l'année. 26.08.2011 Quelle déception est quel dommage que la série s'arrete là, brusquement sans vraiment de fin, c'est franchement nul qu'un bon scénar comme celui-là soit sacrifié sur l'autel de la rentabilité comme d'hab...... Bref, je change mon avis pas la note car c'est une très bonne serie mais pour l'achat que je déconseil fortement car vous resterez sur votre faim (ou fin, ça dépend...). Lisez cette série dans un médiathèque, bibliothèque, CE ou encore chez virgin ou à la fnac mais ne l'achetez pas. Espérons qu'un fou reprendra cette série d'ici quelques années.

13/05/2008 (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill
Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill

A la fois touchante et rigolote, en voilà une bien belle BD ! Je me suis régalé. L’histoire est simple, on devine aisément la fin, mais qu’importe, la force de cet album est ailleurs. Le ton est d’une justesse exceptionnelle. Les mots employés sont particulièrement bien choisis pour décrire les sentiments d’un enfant. L’album regorge de ces petites phrases innocentes qui peuvent uniquement sortir de la bouche d’un gamin de 8 ans et qui font le bonheur des adultes. C’est un régal. Impossible de rester insensible à la vie du petit Jean. Ses questions, ses peurs, son imagination débordante, les anecdotes qu’il nous livre, tout est tellement bien raconté. Le dessin, très simple, colle à merveille. Le choix des couleurs – une dominante par chapitre - est original et très réussi. J’arrête ici les éloges, gros coup de cœur pour cet album qu’il faudra absolument relire très bientôt.

13/05/2008 (modifier)
Par Don Lope
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série D'Artagnan, journal d'un cadet
D'Artagnan, journal d'un cadet

J'ai à la fois adoré et été un poil déçu par cette BD. Adoré parce qu'après le déjà excellent Malet, Junker fait une nouvelle fois étalage de son talent. Ce Journal d'un cadet est complètement entraînant et se lit d'une traite avec un réel plaisir. Le dessin est plaisant et son sens de la narration, extrêmement précise, parfois brillante, romancée mais jamais pesante est une pure merveille. Junker arrive à nous raconter les 3 mousquetaires en un seul tome, certes dense, sans trahir l'excellent roman de Dumas, en le transposant magnifiquement sur un autre medium. Un poil déçu parce que je m'attendais à ce que Junker justement s'écarte plus du roman et se laisse plus aller à décrire son D'Artagnan, surtout en lisant la 4ème de couverture. Alors certes, l'auteur raconte l'ensemble de l'histoire en utilisant D'Artagnan comme narrateur et en nous faisant partager ce qu'il imagine de ses sentiments et de sa psychologie. Le parti-pris est très intéressant mais je pensais y découvrir des choses où des aventures peut-être un peu plus nouvelles. Pas suffisant pour gâcher le plaisir du lecteur, tant cette BD est une réussite (faut dire qu'au niveau scénario, on a rarement fait mieux que le roman de Dumas) mais il manque ce petit quelque chose de fantaisie ou d'innovation qui aurait élevé cette BD au rang d'incontournable absolu. Reste que la lecture me parait fortement recommandée. Dommage que ce one-shot soit aussi cher, le prix en découragera peut-être certains.

12/05/2008 (MAJ le 12/05/2008) (modifier)
Par Ems
Note: 4/5
Couverture de la série Chiens de fusil
Chiens de fusil

L'intérêt de cette BD vient du contexte difficile dans lequel se place l'histoire : le conflit en Ulster. L'auteur décrit efficacement la dureté de la période avec des situations dramatiques. Il évite de prendre position, se positionnant plus comme un observateur. La BD suit un personnage qui, directement ou indirectement, a sa vie liée à l'IRA. C'est très fort, la lecture se fait d'une traite tant le sujet absorbe le lecteur. Graphiquement c'est beau mais un peu gâché par les couleurs. Ca se lit comme une BD historique même si le sujet n'est que partiellement traité. C'est étonnant que ce one-shot n'ait pas plus d'avis car il regorge de qualités. On est plus proche du documentaire que de la fiction, ce qui apporte moins de détachement. J'ai vraiment aimé le travail fourni.

12/05/2008 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série La Guerre des Mondes (Zibel)
La Guerre des Mondes (Zibel)

Nous voici face à une nouvelle adaptation du classique d’Herbert George Wells. Quelle en est l’utilité ? Eh bien en fait l’originalité réside dans le projet éditorial. Les Editions Adonis ont pour ambition de diffuser des adaptations des trésors de la littérature romanesque mondiale. Chaque album fait l’objet d’une adaptation soignée, accompagnée d’un CD-ROM contenant le texte intégral en pdf et une version audio en MP3. On trouve également en fin d’album une biographie de l’auteur, une analyse de l’œuvre et en l’occurrence un point sur les connaissances au sujet de la planète Mars. Pour être complet, je signalerai des extraits choisis de l’oeuvre (en anglais et en français, un lexique multilingue pour les étudiants en français langue étrangère. Une édition donc largement tournée vers la pédagogie, soutenue par l’UNESCO et l’Organisation internationale de la francophonie. Côté BD proprement dit, j’avoue avoir éprouvé pas mal de plaisir à sa lecture. J’ai découvert le trait d’Alain Zibel, assez proche de celui de Leo (Aldébaran, Kenya, Trent…). Il y a assez peu d’erreurs anatomiques ou architecturales. Il y a un petit côté figé probablement dû à cette parenté avec Leo mais avec des couleurs propres, un style clair, c’est assez plaisant. Quant à l’histoire, eh bien Chanoinat reste très fidèle à l’esprit du roman de Wells, qui est très avare en dialogues, mais pas en voix off. Donc c’est un peu chiant parfois, mais cela reste une très bonne histoire. Pour conclure, même si l’histoire est un peu lente, la réalisation soignée et les suppléments pédagogiques font de cet album un bel objet.

12/05/2008 (modifier)