J'ai lu cette série il y a quelques années, et j'en garde un bon souvenir.
Je me rappelle d'un bon récit d'heroic fantasy, avec une histoire qui monte vraiment en puissance au fur et à mesure des tomes. Je me souviens que le premier ne m'avait pas plus emballé que ça, alors que les suivants sont vraiment captivants, notamment "Le Rige", qui est excellentissime !!
C'est l'une des rares BD où le dénouement est original (je me rends compte, au fur et à mesure de mes lectures que c'est loin d'être donné à tout le monde...), tout en restant crédible.
Côté dessin, étant fan de Loisel, j'en ai pris plein les mirettes...à partir du tome 2, voire 3, car côté graphique, ça monte aussi en puissance, les 2 premiers tomes étant moyens.
Bref, un très bon récit de quête dans un univers fantastique, avec son lot de monstres, de magie, de bagarres, et de belles gonzesses à l'occasion.
Je comprends tout à fait que celles et ceux qui l'ont lu à l'époque de sa sortie mettent la note de 5/5. Pour moi, la découverte ayant été tardive, je pense qu'à l'heure actuelle il y a des choses au moins aussi bonne dans ce domaine, comme Lanfeust De Troy par exemple.
Donc, pour l'heure, ce n'est qu'un 4/5, susceptible d'être revu à la hausse en cas de relecture.
(64)
Petite plongée ultra réaliste dans la Suède des années 60. On vit au quotidien avec une équipe de flics qui enquêtent sur le massacre des passagers d'un bus. Tout est réussi dans cette adaptation. Le dessin colle à l'ambiance, même si on a jamais mis les pieds en Suède et encore moins en 1967, on s'y croirait. Des paysages enneigés au style vestimentaire hivernal de l'époque, en passant par les ruelles froides ou les appartements meublés façon seventies, l’immersion est garantie.
Et l'histoire est prenante. Dans cette enquête tout est passé au crible. Chaque indice est épluché, chaque suspect ou témoin est interrogé. Pas mal de ces investigations ne déboucheront sur rien. Mais au lieu de donner une impression de remplissage, cela donne une crédibilité terrible à l'intrigue. On vit cette enquête, on voit comment chaque piste est étudiée, comment chaque détail important ou non est examiné à fond.
Le seul bémol si il fallait en trouver un, c'est la multiplication des personnages aux patronymes à consonance scandinave. Pas toujours évident de s'y retrouver, mais c'est pour pinailler.
Ce récit est dense et il se lit comme un bon roman : on ne le lâche pas tant qu'on ne l'a pas terminé.
Demain les oiseaux est clairement un très bon ouvrage de Tezuka. Suite à l'ingestion d'une poudre mystérieuse, les oiseaux se mettent à développer leur cerveau et par conséquent leur intelligence. Ils vont mettre cela à profit pour prendre le pouvoir sur le monde au détriment des hommes qui reviennent à l'état de sauvage au bout de quelques générations. Cela peut faire penser dans le genre science-fiction à la planète des singes ou encore à Elmer de Gerry Alanguilan sur la même thématique où des poulets deviennent intelligents et réclament un traitement à égal de l'homme.
L'album est un gros one-shot constitué de plusieurs nouvelles qu'on peut presque lire de manière indépendante. C'est encore une fable un peu moraliste sur la condition humaine, les oiseaux reproduisent à leur tour les mauvais travers de la civilisation humaine comme les luttes de pouvoir et les guerres. Pour autant le talent de conteur de l'auteur donne tout son intérêt à ce titre.
(Avertissement 1 : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin)
(Avertissement 2 : pour vous préserver au maximum l’effet de surprise je n’aime pas trop dévoiler l’histoire… donc mon avis ne sert peut-être à rien mais il vaut mieux le lire pour en être sûr)
(Avis donné après la lecture des trois premiers tomes)
(J’adore les parenthèses !)
(Je n’en mettrai plus jusqu’à la fin de cet avis, promis !)
Hop hop hop, oubliez ce que je mets systématiquement ci-dessus entre parenthèses (je veux dire les prem … aaarrggh , j’ai craqué ! Tant pis, je continue… je veux parler des premières parenthèses, bien sûr). Bref, je trouve les dessins fantastiques. Les rendus des visages sont exceptionnels. Je n’y connais rien mais j’ai l’impression que c’est une colorisation non informatisée. De toutes les façons, même si ça n’est pas le cas on s’en fout, le résultat est excellent. En plus, c’est le dessinateur qui se tape aussi la couleur : est-ce là le gage de qualité ? Peut-être qu’un avis ultérieur nous en apprendra un peu plus. Un dessin ne m’avait plus fait autant d’effet depuis Les Passagers du vent de Bourgeon (qui m’avait ému) ou V pour Vendetta de Lloyd (qui m’avait emporté). Quelques plans font penser à des cadrages cinématographiques (pffiou, on comprend pourquoi l’on est parfois tenté d’abréger certains mots de la langue française) du plus bel effet. En un mot comme en cent, M. Lécossois, bravo !
Le 1er tome forme une histoire à lui tout seul, les tomes 2 et 3 un deuxième cycle. Mais cela constitue une belle continuité puisqu’il y a une intrigue en fil rouge ainsi que des personnages secondaires récurrents (comment ça y’en a de moins en moins ?). L’histoire est un vrai thriller qui vous tient en haleine au point de vous faire dévorer les BD sans pouvoir décrocher. Hâte de lire la suite ! On se croirait presque dans un film ; d’ailleurs, le cinéaste Patrice Leconte ne s’y est pas trompé puisqu’il préface le 2e tome. Messieurs Buendia et Chanoinat, bravo !
Monsieur (Madame ?) Bamboo, brav… s’cusez-moi j’m’emporte. Ben oui, que voulez-vous, moi quand une BD m’emporte j’m’emporte !
Un bon moment de franche rigolade avec cette BD, l’auteur avec beaucoup d’humour nous signale les inepties scientifiques que contiennent films et séries.
La plupart des inepties sont évidentes (bien que...) mais Marion Montaigne en révèle d’autres qui demandent une certaine expertise.
Mais pas de panique, c’est marrant du début à la fin, 150 pages de bonheur pour un prix raisonnable. Le dessin est assez basique, pour ma part ce n’est pas le plus important dans ce type de BD.
Une vraie pépite.
Pourtant l’histoire est bien simplette. Pas d’intrigue en tant que telle, pas de révélation finale fracassante, assez peu d’action et de dialogue… Non, la force de « En mer » se trouve dans son ambiance, sa poésie. Une fois la scène d’action initiale passée, le rythme ralentit et de nombreux passages contemplatifs et introspectifs ponctuent les aventures de notre poète devenu marin bien malgré lui. J’ai refermé l’album avec un sentiment de bien-être que j’ai bien du mal à expliquer, un émerveillement qui me rappelle les films et dessins animés de mon enfance.
L’ouvrage même est magnifique : petit format (comme le carnet de poésie du marin) et superbement illustré (un dessin par page, et quel dessin !).
Un album immanquable selon moi, à découvrir au plus vite, et à déguster au calme, en prenant son temps.
Je connaissais MAM pour Julius Corentin Acquefacques, mais cet album dont j'ai beaucoup entendu parler dans la presse me semblait trop conceptuel pour être vraiment réussi. Je l'ai donc ouvert par simple curiosité en librairie... et je me suis fait happer. Avec un sentiment de jubilation grandissant, j'ai fini par m'interrompre pour acheter la BD et la lire dans de meilleures conditions.
Je n'ai jamais passé autant de tant sur une BD muette, je n'ai jamais autant "travaillé" sur une BD. C'est vraiment quelque chose de nouveau. Un coup de maître, ni plus ni moins.
Message à l'éditeur : pourquoi ne pas demander à d'autres auteurs de relever le défi ? Même principe, même durée... et histoires différentes à chaque fois !
Les belles couvertures, le bon dessin et les bons avis sur le site "marron" m'ont poussé à l'achat de cette série.
Je ne regrette pas l'acquisition de cette série de bonne piraterie avec un petit côté mystérieux bien amené et bien mené !
J'ai eu un petit temps d'adaptation au dessin et un autre petit temps pour me plonger dans l'histoire (qui traine un peu dans le premier tome) avec des personnages qui n'ont pas beaucoup de saveur dans les premières planches. Puis, ça y est, le déclic... L'histoire devient complexe, intrigante, les personnages révèlent un peu plus de leurs caractères, et bien que ces derniers paraissent simples, nos protagonistes vont nous surprendre à plusieurs reprises dans le récit !
Le côté pirate avec ses gros bateaux, ses 'sales gueules' et ses querelles est bien fait.
L'esprit marin est présent et les auteurs transportent le lecteur à bord avec le reste de l'équipage et c'est une véritable épopée maritime que nous vivons !
Le dessin est incroyablement réussi ! Au début, j'ai trouvé le trait pas très esthétique et plutôt gras. Mais au bout de quelques planches, c'était bon, je passais de longues minutes à contempler chaque trait et chaque nuance de couleurs ! Les personnages sont expressifs et leurs visages collent parfaitement à leur personnalité. Les décors sont époustouflants et ce n'est pas la première double page du tome 2 qui dira le contraire !!! Un régal !
Long John Silver a tout pour plaire : scénario bien trouvé et très bien développé, des personnages surprenants au cours de l'histoire, des planches magnifiques et puis l'histoire est en 4 tomes !
Les auteurs ont, par la même occasion, réussi leur hommage à l'Ile au trésor ! Chapeau.
Je viens de découvrir ce bouquin, et je jubile ! Donc je suis surpris par tous ces avis négatifs, car pour ma part, je trouve ce genre d'exercice... (allez, n'ayons pas peur des qualificatifs...) GÉNIAL ! Arriver à décrire des scènes de Q (et y'en a pour tous les gouts, pour tous les orifices, à 2 ou à plusieurs...,) avec des figures géométriques, je trouve cela intellectuellement excitant, un magnifique exercice de stylisation graphique.
Mais à la lecture des avis ici, il semblerait qu'il faille une structuration d'esprit particulière (??), qu'il faille aimer le jeu (pas qu'intellectuel, d'ailleurs...) pour apprécier ce genre d'exercice (car il s'agit d'un exercice, c'est de l'OUBAPO = BD sous contraintes graphiques).
En résumé, il apparait (qui en doutait ?) que chacun ne trouve pas son plaisir dans les mêmes parties de nos cerveaux, qu'on est tous différents... et c'est ça qu'est bien ! VIVE LA LIBERTÉ, VIVE L'INTELLIGENCE ET VIVE LE Q !
Magnifique ! Une promenade onirique (virant souvent au cauchemar) sur fond de maladie, remplie de pistes et fausses pistes, de personnages étranges et effrayants, de mondes intrigants et magnifiques…
Je suis étonné de lire que le tome 3 a déçu pas mal de monde. Moi, je l’ai adoré, et je trouve qu’il conclut adroitement l’histoire, en apportant des réponses certes un peu convenues, mais logiques et claires (pas de fin « ouverte » ou en queue de poisson, ouf).
Et que dire du dessin… que c’est beau ! Tout me semble parfait, le trait, le découpage, et les couleurs, ralala, que les couleurs sont belles !
Les séries courtes, terminées et de qualité se font rares, alors jetez-vous sur ce chef-d’œuvre, à condition d’aimer se laisser porter par des histoires oniriques remplies de symbolisme, et invitant à la réflexion.
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La Quête de l'Oiseau du Temps
J'ai lu cette série il y a quelques années, et j'en garde un bon souvenir. Je me rappelle d'un bon récit d'heroic fantasy, avec une histoire qui monte vraiment en puissance au fur et à mesure des tomes. Je me souviens que le premier ne m'avait pas plus emballé que ça, alors que les suivants sont vraiment captivants, notamment "Le Rige", qui est excellentissime !! C'est l'une des rares BD où le dénouement est original (je me rends compte, au fur et à mesure de mes lectures que c'est loin d'être donné à tout le monde...), tout en restant crédible. Côté dessin, étant fan de Loisel, j'en ai pris plein les mirettes...à partir du tome 2, voire 3, car côté graphique, ça monte aussi en puissance, les 2 premiers tomes étant moyens. Bref, un très bon récit de quête dans un univers fantastique, avec son lot de monstres, de magie, de bagarres, et de belles gonzesses à l'occasion. Je comprends tout à fait que celles et ceux qui l'ont lu à l'époque de sa sortie mettent la note de 5/5. Pour moi, la découverte ayant été tardive, je pense qu'à l'heure actuelle il y a des choses au moins aussi bonne dans ce domaine, comme Lanfeust De Troy par exemple. Donc, pour l'heure, ce n'est qu'un 4/5, susceptible d'être revu à la hausse en cas de relecture. (64)
Le Policier qui rit
Petite plongée ultra réaliste dans la Suède des années 60. On vit au quotidien avec une équipe de flics qui enquêtent sur le massacre des passagers d'un bus. Tout est réussi dans cette adaptation. Le dessin colle à l'ambiance, même si on a jamais mis les pieds en Suède et encore moins en 1967, on s'y croirait. Des paysages enneigés au style vestimentaire hivernal de l'époque, en passant par les ruelles froides ou les appartements meublés façon seventies, l’immersion est garantie. Et l'histoire est prenante. Dans cette enquête tout est passé au crible. Chaque indice est épluché, chaque suspect ou témoin est interrogé. Pas mal de ces investigations ne déboucheront sur rien. Mais au lieu de donner une impression de remplissage, cela donne une crédibilité terrible à l'intrigue. On vit cette enquête, on voit comment chaque piste est étudiée, comment chaque détail important ou non est examiné à fond. Le seul bémol si il fallait en trouver un, c'est la multiplication des personnages aux patronymes à consonance scandinave. Pas toujours évident de s'y retrouver, mais c'est pour pinailler. Ce récit est dense et il se lit comme un bon roman : on ne le lâche pas tant qu'on ne l'a pas terminé.
Demain les Oiseaux
Demain les oiseaux est clairement un très bon ouvrage de Tezuka. Suite à l'ingestion d'une poudre mystérieuse, les oiseaux se mettent à développer leur cerveau et par conséquent leur intelligence. Ils vont mettre cela à profit pour prendre le pouvoir sur le monde au détriment des hommes qui reviennent à l'état de sauvage au bout de quelques générations. Cela peut faire penser dans le genre science-fiction à la planète des singes ou encore à Elmer de Gerry Alanguilan sur la même thématique où des poulets deviennent intelligents et réclament un traitement à égal de l'homme. L'album est un gros one-shot constitué de plusieurs nouvelles qu'on peut presque lire de manière indépendante. C'est encore une fable un peu moraliste sur la condition humaine, les oiseaux reproduisent à leur tour les mauvais travers de la civilisation humaine comme les luttes de pouvoir et les guerres. Pour autant le talent de conteur de l'auteur donne tout son intérêt à ce titre.
Thomas Silane
(Avertissement 1 : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) (Avertissement 2 : pour vous préserver au maximum l’effet de surprise je n’aime pas trop dévoiler l’histoire… donc mon avis ne sert peut-être à rien mais il vaut mieux le lire pour en être sûr) (Avis donné après la lecture des trois premiers tomes) (J’adore les parenthèses !) (Je n’en mettrai plus jusqu’à la fin de cet avis, promis !) Hop hop hop, oubliez ce que je mets systématiquement ci-dessus entre parenthèses (je veux dire les prem … aaarrggh , j’ai craqué ! Tant pis, je continue… je veux parler des premières parenthèses, bien sûr). Bref, je trouve les dessins fantastiques. Les rendus des visages sont exceptionnels. Je n’y connais rien mais j’ai l’impression que c’est une colorisation non informatisée. De toutes les façons, même si ça n’est pas le cas on s’en fout, le résultat est excellent. En plus, c’est le dessinateur qui se tape aussi la couleur : est-ce là le gage de qualité ? Peut-être qu’un avis ultérieur nous en apprendra un peu plus. Un dessin ne m’avait plus fait autant d’effet depuis Les Passagers du vent de Bourgeon (qui m’avait ému) ou V pour Vendetta de Lloyd (qui m’avait emporté). Quelques plans font penser à des cadrages cinématographiques (pffiou, on comprend pourquoi l’on est parfois tenté d’abréger certains mots de la langue française) du plus bel effet. En un mot comme en cent, M. Lécossois, bravo ! Le 1er tome forme une histoire à lui tout seul, les tomes 2 et 3 un deuxième cycle. Mais cela constitue une belle continuité puisqu’il y a une intrigue en fil rouge ainsi que des personnages secondaires récurrents (comment ça y’en a de moins en moins ?). L’histoire est un vrai thriller qui vous tient en haleine au point de vous faire dévorer les BD sans pouvoir décrocher. Hâte de lire la suite ! On se croirait presque dans un film ; d’ailleurs, le cinéaste Patrice Leconte ne s’y est pas trompé puisqu’il préface le 2e tome. Messieurs Buendia et Chanoinat, bravo ! Monsieur (Madame ?) Bamboo, brav… s’cusez-moi j’m’emporte. Ben oui, que voulez-vous, moi quand une BD m’emporte j’m’emporte !
Tu mourras moins bête
Un bon moment de franche rigolade avec cette BD, l’auteur avec beaucoup d’humour nous signale les inepties scientifiques que contiennent films et séries. La plupart des inepties sont évidentes (bien que...) mais Marion Montaigne en révèle d’autres qui demandent une certaine expertise. Mais pas de panique, c’est marrant du début à la fin, 150 pages de bonheur pour un prix raisonnable. Le dessin est assez basique, pour ma part ce n’est pas le plus important dans ce type de BD.
En Mer
Une vraie pépite. Pourtant l’histoire est bien simplette. Pas d’intrigue en tant que telle, pas de révélation finale fracassante, assez peu d’action et de dialogue… Non, la force de « En mer » se trouve dans son ambiance, sa poésie. Une fois la scène d’action initiale passée, le rythme ralentit et de nombreux passages contemplatifs et introspectifs ponctuent les aventures de notre poète devenu marin bien malgré lui. J’ai refermé l’album avec un sentiment de bien-être que j’ai bien du mal à expliquer, un émerveillement qui me rappelle les films et dessins animés de mon enfance. L’ouvrage même est magnifique : petit format (comme le carnet de poésie du marin) et superbement illustré (un dessin par page, et quel dessin !). Un album immanquable selon moi, à découvrir au plus vite, et à déguster au calme, en prenant son temps.
3 Secondes (3'')
Je connaissais MAM pour Julius Corentin Acquefacques, mais cet album dont j'ai beaucoup entendu parler dans la presse me semblait trop conceptuel pour être vraiment réussi. Je l'ai donc ouvert par simple curiosité en librairie... et je me suis fait happer. Avec un sentiment de jubilation grandissant, j'ai fini par m'interrompre pour acheter la BD et la lire dans de meilleures conditions. Je n'ai jamais passé autant de tant sur une BD muette, je n'ai jamais autant "travaillé" sur une BD. C'est vraiment quelque chose de nouveau. Un coup de maître, ni plus ni moins. Message à l'éditeur : pourquoi ne pas demander à d'autres auteurs de relever le défi ? Même principe, même durée... et histoires différentes à chaque fois !
Long John Silver
Les belles couvertures, le bon dessin et les bons avis sur le site "marron" m'ont poussé à l'achat de cette série. Je ne regrette pas l'acquisition de cette série de bonne piraterie avec un petit côté mystérieux bien amené et bien mené ! J'ai eu un petit temps d'adaptation au dessin et un autre petit temps pour me plonger dans l'histoire (qui traine un peu dans le premier tome) avec des personnages qui n'ont pas beaucoup de saveur dans les premières planches. Puis, ça y est, le déclic... L'histoire devient complexe, intrigante, les personnages révèlent un peu plus de leurs caractères, et bien que ces derniers paraissent simples, nos protagonistes vont nous surprendre à plusieurs reprises dans le récit ! Le côté pirate avec ses gros bateaux, ses 'sales gueules' et ses querelles est bien fait. L'esprit marin est présent et les auteurs transportent le lecteur à bord avec le reste de l'équipage et c'est une véritable épopée maritime que nous vivons ! Le dessin est incroyablement réussi ! Au début, j'ai trouvé le trait pas très esthétique et plutôt gras. Mais au bout de quelques planches, c'était bon, je passais de longues minutes à contempler chaque trait et chaque nuance de couleurs ! Les personnages sont expressifs et leurs visages collent parfaitement à leur personnalité. Les décors sont époustouflants et ce n'est pas la première double page du tome 2 qui dira le contraire !!! Un régal ! Long John Silver a tout pour plaire : scénario bien trouvé et très bien développé, des personnages surprenants au cours de l'histoire, des planches magnifiques et puis l'histoire est en 4 tomes ! Les auteurs ont, par la même occasion, réussi leur hommage à l'Ile au trésor ! Chapeau.
La Nouvelle pornographie
Je viens de découvrir ce bouquin, et je jubile ! Donc je suis surpris par tous ces avis négatifs, car pour ma part, je trouve ce genre d'exercice... (allez, n'ayons pas peur des qualificatifs...) GÉNIAL ! Arriver à décrire des scènes de Q (et y'en a pour tous les gouts, pour tous les orifices, à 2 ou à plusieurs...,) avec des figures géométriques, je trouve cela intellectuellement excitant, un magnifique exercice de stylisation graphique. Mais à la lecture des avis ici, il semblerait qu'il faille une structuration d'esprit particulière (??), qu'il faille aimer le jeu (pas qu'intellectuel, d'ailleurs...) pour apprécier ce genre d'exercice (car il s'agit d'un exercice, c'est de l'OUBAPO = BD sous contraintes graphiques). En résumé, il apparait (qui en doutait ?) que chacun ne trouve pas son plaisir dans les mêmes parties de nos cerveaux, qu'on est tous différents... et c'est ça qu'est bien ! VIVE LA LIBERTÉ, VIVE L'INTELLIGENCE ET VIVE LE Q !
La Confrérie du crabe
Magnifique ! Une promenade onirique (virant souvent au cauchemar) sur fond de maladie, remplie de pistes et fausses pistes, de personnages étranges et effrayants, de mondes intrigants et magnifiques… Je suis étonné de lire que le tome 3 a déçu pas mal de monde. Moi, je l’ai adoré, et je trouve qu’il conclut adroitement l’histoire, en apportant des réponses certes un peu convenues, mais logiques et claires (pas de fin « ouverte » ou en queue de poisson, ouf). Et que dire du dessin… que c’est beau ! Tout me semble parfait, le trait, le découpage, et les couleurs, ralala, que les couleurs sont belles ! Les séries courtes, terminées et de qualité se font rares, alors jetez-vous sur ce chef-d’œuvre, à condition d’aimer se laisser porter par des histoires oniriques remplies de symbolisme, et invitant à la réflexion.