Les derniers avis (32110 avis)

Couverture de la série Tom-Tom et Nana
Tom-Tom et Nana

Aaaaaaaaah toute mon enfance ! Quel plaisir j'avais à lire et relire ces aventures ! J'attendais chaque nouveau numéro de "J'aime Lire" rien que pour ça ! Ce que j'appréciais, c'est que cette BD collait parfaitement à son public: il était très facile de s'identifier à Tom-Tom (ou Nana...), qui vivent des aventures extraordinaires mais dans le quotidien de tout un chacun. Pour des gamins, leurs péripéties, c'est le rêve ! Des histoires courtes sur des sujets qui les concernent: colonie de vacances, Tante envahissante (Ben oui, la fameuse Tante Roberte !), disputes de parents, leçons à apprendre, farces qui tournent mal, et j'en passe...tout ça au coeur d'une famille bien franchouillarde et très attachante. Le dessin est lui aussi à la hauteur, dynamique et très coloré. J'ai même relu une bonne partie de leurs aventures il y a 7-8 ans, et bien je ne m'en suis pas lassé, bien au contraire ! C'était un plaisir que de retrouver ces histoires qui avaient bercé mon enfance. Je le conseillerais les yeux fermés pour mes propres enfants ! (61)

23/09/2011 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5
Couverture de la série Zombillénium
Zombillénium

Tome 1 C’est pas mal du tout, c’est même assez bon, mais pas encore excellent. Le scénario est sympa mais il manque un peu d’originalité, j’attends la suite en espérant un peu plus de surprises car en définitive c’est assez basique comme récit, cette histoire de foire aux monstres. A décharge ce n’est qu’un premier tome qui met en place les personnages et les premiers évènements et qui se révèle au bout du compte suffisamment riche niveau lecture. S’il y a de l'humour, cela manque aussi de cynisme, c’est trop gentil, trop propre, trop lisse. Arthur de Pins veut cibler un trop large public, ça manque un peu de grossièretés, d’acidité, de méchanceté, de noirceur. En résumé, c’est une lecture tout public et pour ma part j’ai été quelque peu frustrée par tant de politesse et un manque évident d’hémoglobine et de tripaille, dans ce monde de démons, zombies, vampires et autres bouffeurs de viande sanguinolente. L'auteur, à mon goût, reste en deçà de ses possibilités et bride son talent pour plaire au plus grand nombre. Graphiquement, c’est super agréable à regarder, les couleurs sont belles et pas trop vives, les personnages expressifs et surtout ils n’ont pas des têtes d’idiots comme ceux de Péchés mignons. De plus la couverture accroche immédiatement, que cache cette fille derrière ses lunettes noires ?… Une lecture agréable, mais je doute que la pression monte par la suite, affaire à suivre. Tome 2 Plus je regarde le dessin de l'auteur et plus il me plaît, il y a tant de détails et le trait est si fin, que c'est visuellement une petite merveille, pour le genre c'est vraiment parfait. Quant au scénario, j'avais un doute sur cette suite, mais j'ai été agréablement surprise car elle avance avec entrain, et ce qui m'avait un peu gênée lors du premier tome, à savoir que l'auteur n'allait pas au bout de certaines scènes pour ne pas choquer, il passe enfin outre et offre un récit un peu moins gentillet avec même quelques scènes un peu violentes. Par ailleurs, je trouve ce tome un peu plus humoristique que le précédent. J'attends les autres tomes avec impatience.

30/08/2010 (MAJ le 23/09/2011) (modifier)
Par Matt
Note: 4/5
Couverture de la série Les Ensembles contraires
Les Ensembles contraires

Kris est pour moi un des meilleurs scénaristes de bande dessinée. J'adore ses histoires, il a ce talent de rendre poignants ses écrits par des faits réalistes et ses livres ne me laissent pas indifférent. « Les ensembles contraires » est un récit autobiographique qui nous raconte une histoire d'amitié entre les deux scénaristes (Kris et Eric T), les vacances, les amours... on se retrouve un peu nous même dans ce livre. La fin du livre est très prenante et nous pousse vivement à lire le deuxième tome. Je découvre Nicoby en tant que dessinateur. Il s'agit de dessins simples et efficaces. On s'attache tout de suite aux personnages. De plus la couleur choisie dans la bande dessinée est très judicieuse. Je trouve que c'est original... et pour moi l'originalité apporte toujours un plus dans une oeuvre... pour finir je vous conseille à coup sûr d'acheter ce livre, de l'offrir a votre entourage... Et encore bravo Mr Kris !!! Bravo Eric et Nicoby.

22/09/2011 (modifier)
Couverture de la série Star Wars - La Guerre des Clones (Clone Wars)
Star Wars - La Guerre des Clones (Clone Wars)

Fan des films Star Wars, j’ai lu à peu près tout ce qui se fait en comics sur la série et Clone Wars est, mais de loin, la meilleure série dérivée que j’ai pu lire sur cet univers, scénario et dessin dans l’ensemble. Pour moi, Star Wars, c’est avant tout les films. Les histoires qui racontent ce qui s’est passé avant et après la saga n’ont que très peu d’intérêt, mais pendant la saga, et particulièrement entre les épisodes 2 et 3 où il y avait jusque là un gros vide historique je dirais, Clone Wars se présente comme la solution à toutes les questions qu’on pouvait se poser sur cette riche période. Plusieurs scénaristes et dessinateurs se sont succédés sur cette série. Chaque tome se compose de 3 ou 4 histoires et à chaque fois les auteurs changent ce qui malheureusement, rend le résultat final inégal et une difficulté pour donner une notation honnête. Globalement au niveau du scénario, je n’ai pas fait la différence entre une histoire ou une autre. J’ai pris les histoires les unes après les autres, dans le lot il y en a quelques unes un peu ennuyeuses mais sinon c’est que du bon. Ce qui est vraiment sympa dans Clone Wars c’est que la parole est donnée aux personnages secondaires ou méconnus, mais qui ont eux aussi, apporté leur contribution durant cet évènement. Quand on regarde les films, on a l’impression qu’Anakin, Obi-Wan et Yoda ont remporté la guerre à eux tout seuls. Clone Wars rétablit la vérité et, s’il est vrai que ce sont eux les héros, les histoires qui leur sont consacrées ne constituent qu’à peu près ¼ de la série. La moitié se focalise sur Quinlan Vos, jedi qui, comme Skywalker, va dangereusement flirter avec le côté obscur, mais de façons beaucoup plus subtiles et concrètes. Pas de manichéisme ici, tout n’est pas noir ou blanc mais une nuance de gris. Les personnages doutent, ont-ils choisi le bon camp ? Vaut-il la peine de se battre pour une république corrompue ? Etc. Après ça reste du Star Wars, l’action est au rendez-vous, jedi et sith se mettent sur la gueule, Yoda parle en verlan et Padmé est la seule gonzesse de l’univers. Classique quoi ! Et c’est ça qui est bon ! Côté dessin, pas grand chose à redire, c’est correct voir bon, le talent des auteurs varie selon l’histoire mais j’ai vu pire (le pire étant une histoire du tome 5 particulièrement laide avec des couleurs à l’informatique… beurk !). Le boulot a été fait pour le coloriage (sauf une histoire donc), et du bon boulot ! Voilà, j’aurais pu développer mes arguments mais j’suis un peu faignant donc… et puis il y a tellement à dire. En résumé, si vous êtes fan de Star Wars et que vous aimez les bd, il faut absolument vous les procurer. Les indispensables : tomes 4, 6, 9, 10. Les bons : tomes 1, 7, 8. Pas indispensables : tomes 2, 3, 5.

22/09/2011 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5
Couverture de la série Avec les morts
Avec les morts

Voici la deuxième BD de RaphaëlB. jeune auteur talentueux qui a émergé avec la génération des "BD-blogueurs", il y a peu d'années. Deuxième album qui lui aussi, comme le premier, parle de zombie (le premier étant Ma Vie de zombie, chez Ankama aussi). Néanmoins, le garçon n'est pas forcément un fan de zombie comme le montrera son troisième album ; "Le montreur d'histoire" (où il signe de son vrai nom Raphaël Beuchot). Je n'irai pas par 4 chemins ; pour les fans de zombies et surtout pour les moins fans (comme moi), cet album est super (de l'aveu de l'auteur, le thème zombie est juste un prétexte pour développer une histoire plus "complexe", pas qu'une "vulgaire" histoire de zombie). En effet, on est loin des histoires banales de morts-vivants et autres infectés, avec épidémie et course poursuite/huis-clos dans une grande ville déserte. Non, ici, le synopsis c'est : un cimetière, avec un gardien qui réussit à faire revivre ses "voisins" enterrés "six pieds sous terre" (par quel procédé ? on ne le sera jamais et c'est bien un des rares défauts de l'album), créant ainsi une vraie communauté d'amis (voire plus si affinités). Malheureusement, Quentin (le fossoyeur) aime aussi pas mal être le centre/chef/dieu de cette communauté, alors que les morts "jeunes" n'ont envie que d'une chose : sortir dans le monde, en ville, dans les bars et autre night-club pour s'amuser... vraiment ! Bon, le scénario est relativement bon (il y a quelques points qui ne m'ont pas toujours vraiment convaincu ou qui m'ont paru incohérents -notamment sur les sensations des morts-vivants- mais j'ai pris tellement de plaisir à lire l'album que ça ne m'a pas vraiment dérangé). On ajoute à cela quelques scènes gores et l'histoire de Sébastien Viozat est vraiment plaisante. Et le dessin de RaphaëlB. suit : j'aime beaucoup son trait réaliste (MAIS moderne) ; joli sans être hyper précis (à la Bastien Vivès, en un peu mieux à mon goût). J'aime aussi les couleurs (informatiques mais assez subtiles) et la couverture est très jolie. On ajoute à ce bon album un dossier bonus bien rempli (miam) et quelques illustrations d'autres auteurs amis (Benjamin Adam, Emmanuel Ristord, Glen Chapron, Karine Bernadou, Julia Wauters, Bérengère Delaporte et Mathieu Demore), et on passe un excellent moment de lecture. Cet album m'a donné envie de découvrir les autres œuvres de RaphaëlB. avec du mort vivant ou non.

22/09/2011 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tu mourras moins bête
Tu mourras moins bête

Tu mourras moins bête, c'est l'un des blogs BD les plus drôles et les plus instructifs du web. Son concept est simple : chaque... semaine ? mois ?, c'est variable, la Professeur Moustache (qui est une femme à moustache, je précise) reçoit une carte postale (débile) posant (de manière débile) une question (pas du tout débile si on y réfléchit bien) du genre "si je me fais greffer des branchies, est-ce que je pourrais vivre avec les dauphins ?" ou "peut-on faire un trou pour aller au centre de la Terre ?". Alors la Professeur va répondre à la question sur la base de vraies informations scientifiques mais sur un ton complètement décalé (et débile). Et en même temps qu'elle nous apprend des choses vraies et instructives, elle peut aussi nous faire péter de rire à chaque nouvelle image ou dialogue. Le dessin n'est clairement pas engageant au premier coup d'oeil mais il se révèle très efficace pour ce qui est de l'humour. C'est complètement con tout en étant indubitablement intelligent. L'une de ses spécialités, passer en revue les stéréotypes du cinéma d'action et de science-fiction et indiquer ce qui est plausible de ce qui ne l'est pas. En tout cas, moi ça me fait vraiment bien rire et en même temps j'apprends pas mal de trucs (souvent parfaitement inutiles mais c'est ça qu'est bon). Alors voilà, cet album, c'est le premier tome de l'adaptation papier de ce blog. Qu'y trouve-t-on en comparaison de la version internet ? Pour commencer, il se focalise uniquement sur les récits en lien avec le cinéma, qui sont soit-dit en passant probablement les meilleurs, ça tombe bien. Le tout est inclus dans un album cartonné de 255 pages au format un peu réduit mais de belle qualité. Les planches sur le blog sont toutes étirées en longueurs, ici on se contentera de 4 "cases" par page en moyenne mais ça passe très bien. En un album, on aura droit quand même à l'équivalent de 30 publications du blog. En outre, un peu de matériel inédit est ajouté, à savoir quelques planches d'accompagnement de Marion Montaigne, bien drôles d'ailleurs, et des cartes postales redessinées par les amis de l'auteur, bien drôles aussi d'ailleurs. Bref, c'est du bon boulot. Si vous aimez le blog, c'est là une belle transposition au format papier qui vous permettra de la conserver et de la lire à tout moment, même sans électricité et connexion internet. Et j'en rigole encore rien qu'à revoir quelques planches prises au hasard.

22/09/2011 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série La mort dans l'âme
La mort dans l'âme

« La mort dans l'âme » aborde le thème sensible de l’euthanasie, sur fond de maladie terminale et de relations père-fils tendues. L’ensemble n’est pas aussi noir qu’on pourrait le croire, les remarques sarcastiques du papa aigri ajoutant des touches d’humour bienvenues à une histoire par ailleurs sérieuse et difficile. La première moitié de l’album ne m’a que moyennement enthousiasmé. Je trouvais le rythme un peu lent, le propos un peu vide, et le fils insupportable. Et puis la 2ème moitié m’a énormément plu. Les relations père-fils deviennent plus intéressantes, et leurs conversations permettent une réflexion intelligente sur la place de l’euthanasie dans notre société, mais aussi face à la religion (le papa étant croyant). Le final est très beau, et ne verse pas dans le larmoyant ou le sensationnel. Un bel album, assez dur, à découvrir si vous appréciez les « romans graphiques » sur des thèmes un peu noirs.

21/09/2011 (modifier)
Couverture de la série Abélard
Abélard

Avis tome 1 Rêver d’ailleurs constitue une source d’espoir nécessaire à beaucoup pour justifier une existence. L’expérience vécue ne vaudra pas les conseils de ceux ayant déjà vécu et certains ont besoin de traverser des épreuves pour vivre eux même les difficultés. Notre héros s’ennuie dans un paisible marais peuplé de gens bourrés de défauts mais follement sympathiques. Comme toujours l’arrivée de l’étranger (ou étrangère) dans un groupe pourra déstabiliser certains membres aux convictions incertaines. Envie d’autre chose, attrait de l’ailleurs, voilà notre héros parti à l’aventure. Evidemment une naïveté infantile tentera de désarmer la violence adulte stupide qu’il retrouvera en face de lui. Le voyage servira de voyage initiatique à notre héros : découverte de l’autre, découverte de la différence, découverte du mensonge et de l’intolérance. Notre héros traverse les situations avec une naïveté assurée. A ce stade deux regards sont possibles. Soit on considère que ses réactions sont salvatrices, soit on considère notre héros complètement stupide. Il est vrai que l’extrême candeur dont il fait preuve tout le long du récit a fini par me gêner puisqu’avançant dans son chemin initiatique il n’apprend pas et reste aussi candide à la fin qu’il ne l’était au début. Ma mère avait coutume de dire, être naïvement idéaliste à 20 ans c’est normal, l’être à 35 c’est en réalité être stupide. Dans ce récit mon cœur dubite. Le ton juste montre avec une froide efficacité la violence des exclusions, mais à la longue cela finit par changer le point de vue du lecteur vis-à-vis du piaf. De pourfendeur des retords humains il finirait presque par devenir benêt. De plus il me semble dégager une maturité nettement plus grande lorsqu’il supporte les imperfections de ses amis du début du tome. Graphiquement, le trait gras accompagné d’une colorisation ocre plante un décor totalement imaginaire. Les ambiances trouvent une belle place et le lecteur trouve une cohérence entre fond et forme vraiment appréciable. Le dessin fournit toute la poésie nécessaire à l’imaginaire du lecteur pour le faire voyager au-delà d’un scénario aux situations finalement classiques. L’utilisation du noir parfaitement maîtrisée et les couleurs transcendent les personnages animalesques pour les faire vivre. Au final cet album plonge le lecteur dans un beau moment de poésie graphique en lui récitant un hymne à la tolérance. Mais si l’on pourrait croire au début à un récit initiatique, notre héros semble bloqué et au contraire régresser dans la compréhension de la société. De plus en plus perdu il ne lui restera qu’une chimère pour donner un but à son errance. Comme tant d’autres il aurait du écouter les multiples conseils qui lui avaient pourtant été prodigués par moult personnages, mais il a voulu voir par lui-même, le lecteur suivra donc son chemin et ses calvaires, d’une certainement façon tant mieux pour le lecteur, mais c’est au prix d’une dure souffrance pour notre héros… La chimère du voyage le rendra t’il plus riche ? Pour l’instant il a surtout perdu du temps et je crains que le tome 2 ne finisse par lui faire perdre ses rêves… MAJ Tome 2 Plutôt que de réécrire un avis complet il me semble plus intéressant de garder cet avis qui demeure en l’état après lecture du tome 2. Car effectivement le scénariste est cohérent, ce qui transforme ce récit en drame tragique. Là encore le pathos ne coule pas, une pudeur retenue vient mêler les sentiments forts pour présenter chaque caractère dans une « nudité » d’autant plus forte. L’ensemble forme un bijou narratif très fort que je recommande, toutes mes craintes se sont envolées pour une explosion tragique finale. Le fort résiste quand le faible meurt, c’est la sélection naturelle dure et impitoyable. Le graphique garde le ton du tome 1, l’adéquation forme et fond me semble parfaite, les traits durs confrontant les couleurs douces pour un combat toujours épique entre candeur et dureté, entre l’honnête naïf et l’individualiste brutal. Pour un voyage dramatique vers les espoirs et les désillusions prenez ce chemin, il vaut le détour.

21/06/2011 (MAJ le 21/09/2011) (modifier)
Couverture de la série Kama-Sûtra
Kama-Sûtra

Voici du bel érotique. Le sujet se passe dans les Indes traditionnelles, ou plutôt dans une vision européenne des Indes traditionnelles permettant de développer un sujet érotique éducatif. Contrairement aux classiques du genre, l’histoire se distingue par une morale s’inspirant un peu du tao. Deux êtres vont s’initier aux techniques de l’amour pour être pleinement préparés à la volupté avec le partenaire final. Presque éducatif, cet album trouve une pudeur rare dans le genre. Sans idéaliser je trouve, même qu’il y a une part de sacré qui tranche avec l’habituel discours brodant sur un interdit. Graphiquement le trait tient très bien la route. Même s’il s’agit des débuts de l’auteur et que quelques maladresses subsistent le trait fluide sert très bien l’érotisme avec une jolie mise en décor travaillée comme rarement en érotique. La colorisation manque un peu de punch mais reste agréable à l’œil Au final cet album fait partie des meilleurs en « érotisme sérieux » (entendez par là n’ayant pas vocation à la blague coquine). Forme et fond forment un joli tout et rendent un hommage enfin artistique aux délices de l’amour charnel.

21/09/2011 (modifier)
Par js
Note: 4/5
Couverture de la série Sambre
Sambre

Sambre est une série prenante et fascinante. Fascinante grâce à Julie et ses yeux rouges. Ce personnage est à mon sens parfaitement réussi. Il est dur de savoir exactement ce qu'elle veut, savoir si elle est honnête ou pas, amoureuse ou pas, folle ou pas... Un personnage fort complexe qui m'a conquis et qui a rendu ma lecture attrayante (même si au bout d'un moment je me suis dit que côté dessin ce n'était pas dur de lui mettre un petit quelque chose sur les seins... Pas pudique la Julie !). Les autres personnages ne sont pas en reste et chacun apporte son lot de mystères et cela est d'autant plus vrai que les relations entre les personnages deviennent de plus en plus complexes et changeantes et c'est aussi cela qui fait la force du scénario ! L'histoire avance avec un bon rythme, pas moyen de s'ennuyer, surtout avec une belle histoire d'amour qui se révèle dès le premier tome compliquée. J'ai eu du mal à me plonger dans le tome 5 à cause du scénario du tome 4 (bon je ne vais pas spoiler donc je ne dis rien). Enfin, mêler les personnages aux révolutions populaires dans un Paris extrêmement réaliste est un gros "+" pour cette série ! Le dessin. Premier tome : aïe ! Encore ces BD avec une couverture au trait fin et magnifique et au contenu moins savoureux pour les mirettes.... Couleurs ternes, personnages pas très jolis, décors cependant très corrects. Mais le gros paradoxe c'est que j'ai eu du mal à me faire au changement de dessin au fil des tomes... Personnages plus ronds et avec plus de reliefs ('plus vrais'), couleurs mieux choisies et décors plus soignés. Pour une raison que j'ignore, j'étais bien l'histoire avec le dessin du tome 1 ! Pourquoi ? Aucune idée... Une série complexe et intrigante, des personnages originaux et succulents, un cadre spatio-temporel idéal pour cette histoire, bref, une BD à découvrir et pourquoi pas à posséder !

20/09/2011 (modifier)