Le début d'une série mettant en scène une comtesse qui vole pour les bonnes causes.
Le scénario est plutôt bien fait avec des rebondissements inattendus.
De même, le dessin est clair avec des mises en scène assez généreuses (intérieur de paquebot, tables de casino...).
Le tout se lit plutôt facilement et adressé à tout public.
C'est le genre de série que j'aime bien car le scénario semble parfaitement ficelé. Il y a une inter-connexion évidente entre les différents personnages composant ce thriller médico-financier. J'ai lu les 3 premiers tomes d'une traite pour avoir une vue d'ensemble. Cela se recoupe effectivement jusque dans les moindres détails.
A ce stade, on n'arrive pas encore à discerner tous les enjeux à partir de ces expériences humaines. L'idée est toutefois très intéressante. Il y a du rythme et de l'action. On ne s'ennuie pas et on prend du plaisir. Il est vrai que j'aime plutôt bien les albums où l'on voit les actions avec différents points de vue. C'est aussi une ouverture d'esprit...
J'ai enfin lu les 3 derniers tomes d'une seule traite également. C'est franchement bien fait. Cependant, on se demande où l'on va et à quoi cela rime. Il manque le dénouement de chacune de ces histoires. J'apprends qu'il y aura un septième tome puis une saison 2. Bref, cela ne terminera donc jamais. Je doute que la qualité soit encore au rendez-vous. Néanmoins, je me garderai bien de jugement hâtif. Wait and see...
Une série dont la qualité varie grandement selon les auteurs du moment ; aussi il vaut mieux faire une critique sur chaque période.
Période Franquin (T1 à 19 + t24) : Une des meilleures périodes de la série grâce à des histoires inventives, drôles, rythmées, originales, très bien écrites avec des personnages attachants, mais aussi de superbes dessins. Note : 5/5.
Période Fournier (T20 à 29) : Net recul sur tous les plans ; malgré la création de nouveaux personnages on a du mal à accrocher tant au niveau des scénarios que de l'humour. Mais pour moi cela reste quand même correct et sympa à lire. Note : 3/5.
Période Nic et Cauvin (T30 à 32) : Courte période mais une des plus mauvaises, on baisse encore d'un cran sur tous les plans avec des histoires fades, ennuyeuses, des dessins qui ne m'ont pas plu et un humour pas transcendant. Note : 2/5.
Période Tome et Janry (T33 à 46) : Excellente période que je qualifierais de renouveau de la série avec des graphismes encore meilleurs que ceux de Franquin, des histoires plus délirantes, plus modernes, très prenantes et un humour d'un niveau acceptable. Note : 5/5.
Période Morvan et Manuera (T47 à 50) : Une période en demi teinte ; même si les graphismes restent corrects, les scénarios souvent très rythmés manquent d'un petit quelque chose pour séduire totalement ; mais surtout l'humour a, quant à lui, quasiment disparu. Note : 2.5/5.
Restent les T51 et 52 de 2 nouveaux auteurs, qui malheureusement ne sont pas au niveau de cette série et ne méritent pas plus qu'un 2/5. Espérons que la suite s'avèrera plus prometteuse.
En conclusion, une série très populaire d'un niveau qualitatif en dent de scie selon les périodes abordées (on va de l'excellent au plus que moyen) mais qui reste un incontournable de la BD.
Voilà un bon récit d’aventure qui apporte son lot de surprises.
Si j’ai d’abord apprécié ce one shot, c’est sans doute grâce au travail qui a été fait sur les personnages. Hormis l’un d’eux qui est particulièrement détestable, les autres sont nettement moins manichéens. La complexité des caractères et la relation qui unit les différents protagonistes du récit permettent de ne pas limiter ce dernier à une « simple » histoire d’esclaves, de soulèvement ou de trahison. C’est plus complexe que cela et heureusement !
L’autre point positif de l’album est son approche graphique. Le trait paraît simplifié mais il n’en demeure pas moins maîtrisé et très expressif. J’ai trouvé dans l’approche graphique quelque chose de nouveau qui m’a plu.
Au final, c’est un bon album, très bon même. Il permet à la collection « Long Courrier » de conserver ses lettres de noblesse acquises depuis déjà longtemps…
Je conseille l’achat et la lecture, c’est du bon.
Les regards sont authentique, on perçoit la peur, la tristesse, la solitude.
Il n'y a pas de trop plein, c'est la réalité à l'état brut des personnages ravagés.
Des soldats et des paysages ruinés. L'atmosphère est lourde de par le sujet, mais le duo Maël & Kris ne nous accable pas dans une histoire pesante. Le scénario est fort bien adapté, digne d'un des meilleurs scénarios de film de guerre ...
A nouveau sur le mode du héros-narrateur, Roland Vialatte revit pour nous, sur son lit de mort, les événements de la grande guerre. Il nous conte avec justesse et neutralité son enquête qui une fois de plus rebondit au moment où il ne l'attendait plus, un moment difficile, une nouvelle attaque, celle qui précède l'assaut final ... Un dernier souffle sous forme de "requiem" nous sera donné par la plume de Kris et le pinceau de Maël pour notre plus grande force, au prochain épisode !
Tout simplement génial ! L'idée de raconter une même histoire dans 6 volumes différents, vue à chaque fois par un personnage différent est vraiment très bonne. Même si il y a de nombreux recoupements, l'histoire n'est pas du tout répétitive (à part quelques pages en commun dans Camille et Darius). Chaque volume, qu'on peut lire dans n'importe quel ordre, apporte à chaque fois des éléments nouveaux utiles à la compréhension de l'ensemble.
L'histoire est haletante et j'attends avec impatience le septième tome (prévu pour septembre 2012) qui devrait cloturer le 1er cycle.
En attendant, maintenant que j'ai une vue d'ensemble sur tous les personnages, une deuxième lecture ne serait pas inutile pour bien apprécier tous les recoupements.
Du côté du dessin, il fallait le faire : arriver à réunir 5 dessinateurs différents (3 pour les personnages et 2 pour les décors) tout en gardant une réelle cohérence. Le dessin est clair, les personnages facilement reconnaissables d'un dessinateur à l'autre, rien à redire. Il y a juste le dessin de Zuga qui m'a un peu moins plu, je le trouve moins fin (mais c'est juste une question de goûts).
Série chaudement recommandée, à la lecture et à l'achat !
Il faut impérativement lire cette série!!
J'ai lu les quatre tomes d'affilée, c'est une série rare très rare.
Elle mériterait son 5/5 si il n'y avait pas le long monologue du tome 4, qui, pour moi, sort du contexte et gâche allègrement la fin.
J’ai lu « K » il y a quelques mois car j’étais un peu effrayée par les 5 gros tomes du Sommet des Dieux, du coup je voulais avoir un échantillon de récits de montagne à la sauce Taniguchi avant d’éventuellement me lancer… Et franchement je n’ai pas été convaincue du tout par ce recueil d’histoires courtes…
Cependant, les très bons échos que j’ai eus par la suite m’ont convaincue de tenter ma chance quand même et j’ai donc emprunté le tome 1… et bien m’en a pris ! Cette histoire est tout simplement passionnante et dépaysante et les personnages principaux de la série (le journaliste autant que l’alpiniste bourru) sont vraiment forts et attachants, et c’est presqu’à regret que j'ai refermé le tome 5 en me disant que nos routes se séparaient ici…
L’autre force de ce récit est qu’en permanence j’ai eu l’impression qu’on me racontait une histoire vraie, et pas seulement parce qu’elle se place dans un contexte historique avéré. Je reste marquée par les récits des ascensions et de leurs insurmontables difficultés ou lorsque les alpinistes frôlent la mort ou s’interrogent sur leurs motivations à gravir ainsi les sommets les plus hauts et les plus dangereux du monde.
Le dessin de Taniguchi colle tout à fait au récit, la force de caractère transparait dans les regards, les attitudes, les paroles.
J’ai eu peur que cela traine en longueur dans le milieu de ma lecture, mais les derniers chapitres sont tout aussi entrainants que les tous premiers.
J’hésite cependant à conseiller l’achat, c’est quand même un gros investissement. Personnellement, je me contenterai de l’emprunt même si j’ai adoré ma lecture, mais uniquement pour des raisons bassement financières. Dans l’absolu, c’est évidemment une série qui mérite l’achat… encore faut-il en avoir les moyens…
Je ne connaissais pas le blog de l’auteur et je viens seulement de découvrir la B.D, je dois dire que j’ai été bluffé.
Sous un dessin pas très engageant au premier abord, mais qui se révèlera au fil de la lecture très efficace notamment par son expressivité, on fait la connaissance de la professeur Moustache (oui oui LA), qui va disséquer pour nous les incohérences des films d’action, de science-fiction et des séries américaines.
Et là je dis chapeau, bravo, magnifico et pleins d’autres trucs en O… ! Ca faisait une éternité que je n’avais pas autant rigolé en lisant une BD, et je ne parle pas d’un petit sourire arraché ici ou là, mais bien de la franche rigolade, voire même parfois d’une attaque de fou rire à la lecture de certaines scènes mémorables. D’ailleurs, petit conseil, il vaut mieux être tout seul dans la pièce quand on lit cet ouvrage, ma copine m’a plus d’une fois regardé comme si j’étais un dangereux psychopathe…
Je ne peux donc que conseiller la lecture de ce coup de cœur, qui sur la base de connaissances scientifiques solides, passe à la moulinette tous les improbables scénarios des blockbusters américains que nous connaissons tous.
En un mot : jubilatoire !
Alban Guillemois se lance cette fois-ci dans l'évocation d'une épopée mythique liée à la culture populaire arménienne et je pense que ce livre touche davantage les arméniens que les français.
Assurément bien imprégnés de cette légende inspirée par l'occupation arabe de l'Arménie, les deux auteurs narrent avec une bonne connaissance l'histoire arménienne ainsi que les péripéties aventureuses, amoureuses et guerrières du Prince de Sassoun.
Le style est surprenant et aussi innovant par rapport aux versions déjà éditées en roman sur cette légende. Les coscénaristes Guillemois et Bertorello n'ont pas hésité à actualiser quelque peu leur récit en s'appuyant sur le conflit plus récent de la première guerre mondiale et plus particulièrement sur le génocide arménien. Dans une ambiance conflictuelle naissante arabo-russo-turque, les auteurs mettent en place la destinée du héros en dressant une saga familiale bien pensée qui prend des airs de conte pour grands enfants.
L'héroïsme est mis à l'honneur dans cette épopée aux accents historiques pour le moins bidouillés pour se transformer en une représentation onirique poétique propre à Alban Guillemois.
En effet le trait du dessinateur se veut des plus tortueux, le décor déformé sciemment nous immerge dans des ambiances surréalistes ahurissantes. Appliquant un découpage recherché un poil anarchique, Guillemois met en mouvement des personnages étriqués dans des effets naïfs inhabituels et dans des perspectives presque expressionnistes. Le message graphique est pourtant clair et transporte le lecteur (une fois accoutumé) dans un univers imaginaire bien attrayant.
Personnellement, j'ai donc beaucoup aimé ce "oneshot" qui rend hommage à la tradition arménienne de manière onirique et poétique, cela dit, je comprend qu'il ne plaise pas à tout le monde, ce sujet "sensible" est aussi sujet à polémique...
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La Contessa
Le début d'une série mettant en scène une comtesse qui vole pour les bonnes causes. Le scénario est plutôt bien fait avec des rebondissements inattendus. De même, le dessin est clair avec des mises en scène assez généreuses (intérieur de paquebot, tables de casino...). Le tout se lit plutôt facilement et adressé à tout public.
Alter Ego
C'est le genre de série que j'aime bien car le scénario semble parfaitement ficelé. Il y a une inter-connexion évidente entre les différents personnages composant ce thriller médico-financier. J'ai lu les 3 premiers tomes d'une traite pour avoir une vue d'ensemble. Cela se recoupe effectivement jusque dans les moindres détails. A ce stade, on n'arrive pas encore à discerner tous les enjeux à partir de ces expériences humaines. L'idée est toutefois très intéressante. Il y a du rythme et de l'action. On ne s'ennuie pas et on prend du plaisir. Il est vrai que j'aime plutôt bien les albums où l'on voit les actions avec différents points de vue. C'est aussi une ouverture d'esprit... J'ai enfin lu les 3 derniers tomes d'une seule traite également. C'est franchement bien fait. Cependant, on se demande où l'on va et à quoi cela rime. Il manque le dénouement de chacune de ces histoires. J'apprends qu'il y aura un septième tome puis une saison 2. Bref, cela ne terminera donc jamais. Je doute que la qualité soit encore au rendez-vous. Néanmoins, je me garderai bien de jugement hâtif. Wait and see...
Spirou et Fantasio
Une série dont la qualité varie grandement selon les auteurs du moment ; aussi il vaut mieux faire une critique sur chaque période. Période Franquin (T1 à 19 + t24) : Une des meilleures périodes de la série grâce à des histoires inventives, drôles, rythmées, originales, très bien écrites avec des personnages attachants, mais aussi de superbes dessins. Note : 5/5. Période Fournier (T20 à 29) : Net recul sur tous les plans ; malgré la création de nouveaux personnages on a du mal à accrocher tant au niveau des scénarios que de l'humour. Mais pour moi cela reste quand même correct et sympa à lire. Note : 3/5. Période Nic et Cauvin (T30 à 32) : Courte période mais une des plus mauvaises, on baisse encore d'un cran sur tous les plans avec des histoires fades, ennuyeuses, des dessins qui ne m'ont pas plu et un humour pas transcendant. Note : 2/5. Période Tome et Janry (T33 à 46) : Excellente période que je qualifierais de renouveau de la série avec des graphismes encore meilleurs que ceux de Franquin, des histoires plus délirantes, plus modernes, très prenantes et un humour d'un niveau acceptable. Note : 5/5. Période Morvan et Manuera (T47 à 50) : Une période en demi teinte ; même si les graphismes restent corrects, les scénarios souvent très rythmés manquent d'un petit quelque chose pour séduire totalement ; mais surtout l'humour a, quant à lui, quasiment disparu. Note : 2.5/5. Restent les T51 et 52 de 2 nouveaux auteurs, qui malheureusement ne sont pas au niveau de cette série et ne méritent pas plus qu'un 2/5. Espérons que la suite s'avèrera plus prometteuse. En conclusion, une série très populaire d'un niveau qualitatif en dent de scie selon les périodes abordées (on va de l'excellent au plus que moyen) mais qui reste un incontournable de la BD.
Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle
Voilà un bon récit d’aventure qui apporte son lot de surprises. Si j’ai d’abord apprécié ce one shot, c’est sans doute grâce au travail qui a été fait sur les personnages. Hormis l’un d’eux qui est particulièrement détestable, les autres sont nettement moins manichéens. La complexité des caractères et la relation qui unit les différents protagonistes du récit permettent de ne pas limiter ce dernier à une « simple » histoire d’esclaves, de soulèvement ou de trahison. C’est plus complexe que cela et heureusement ! L’autre point positif de l’album est son approche graphique. Le trait paraît simplifié mais il n’en demeure pas moins maîtrisé et très expressif. J’ai trouvé dans l’approche graphique quelque chose de nouveau qui m’a plu. Au final, c’est un bon album, très bon même. Il permet à la collection « Long Courrier » de conserver ses lettres de noblesse acquises depuis déjà longtemps… Je conseille l’achat et la lecture, c’est du bon.
Notre Mère la Guerre
Les regards sont authentique, on perçoit la peur, la tristesse, la solitude. Il n'y a pas de trop plein, c'est la réalité à l'état brut des personnages ravagés. Des soldats et des paysages ruinés. L'atmosphère est lourde de par le sujet, mais le duo Maël & Kris ne nous accable pas dans une histoire pesante. Le scénario est fort bien adapté, digne d'un des meilleurs scénarios de film de guerre ... A nouveau sur le mode du héros-narrateur, Roland Vialatte revit pour nous, sur son lit de mort, les événements de la grande guerre. Il nous conte avec justesse et neutralité son enquête qui une fois de plus rebondit au moment où il ne l'attendait plus, un moment difficile, une nouvelle attaque, celle qui précède l'assaut final ... Un dernier souffle sous forme de "requiem" nous sera donné par la plume de Kris et le pinceau de Maël pour notre plus grande force, au prochain épisode !
Alter Ego
Tout simplement génial ! L'idée de raconter une même histoire dans 6 volumes différents, vue à chaque fois par un personnage différent est vraiment très bonne. Même si il y a de nombreux recoupements, l'histoire n'est pas du tout répétitive (à part quelques pages en commun dans Camille et Darius). Chaque volume, qu'on peut lire dans n'importe quel ordre, apporte à chaque fois des éléments nouveaux utiles à la compréhension de l'ensemble. L'histoire est haletante et j'attends avec impatience le septième tome (prévu pour septembre 2012) qui devrait cloturer le 1er cycle. En attendant, maintenant que j'ai une vue d'ensemble sur tous les personnages, une deuxième lecture ne serait pas inutile pour bien apprécier tous les recoupements. Du côté du dessin, il fallait le faire : arriver à réunir 5 dessinateurs différents (3 pour les personnages et 2 pour les décors) tout en gardant une réelle cohérence. Le dessin est clair, les personnages facilement reconnaissables d'un dessinateur à l'autre, rien à redire. Il y a juste le dessin de Zuga qui m'a un peu moins plu, je le trouve moins fin (mais c'est juste une question de goûts). Série chaudement recommandée, à la lecture et à l'achat !
Le Combat ordinaire
Il faut impérativement lire cette série!! J'ai lu les quatre tomes d'affilée, c'est une série rare très rare. Elle mériterait son 5/5 si il n'y avait pas le long monologue du tome 4, qui, pour moi, sort du contexte et gâche allègrement la fin.
Le Sommet des dieux
J’ai lu « K » il y a quelques mois car j’étais un peu effrayée par les 5 gros tomes du Sommet des Dieux, du coup je voulais avoir un échantillon de récits de montagne à la sauce Taniguchi avant d’éventuellement me lancer… Et franchement je n’ai pas été convaincue du tout par ce recueil d’histoires courtes… Cependant, les très bons échos que j’ai eus par la suite m’ont convaincue de tenter ma chance quand même et j’ai donc emprunté le tome 1… et bien m’en a pris ! Cette histoire est tout simplement passionnante et dépaysante et les personnages principaux de la série (le journaliste autant que l’alpiniste bourru) sont vraiment forts et attachants, et c’est presqu’à regret que j'ai refermé le tome 5 en me disant que nos routes se séparaient ici… L’autre force de ce récit est qu’en permanence j’ai eu l’impression qu’on me racontait une histoire vraie, et pas seulement parce qu’elle se place dans un contexte historique avéré. Je reste marquée par les récits des ascensions et de leurs insurmontables difficultés ou lorsque les alpinistes frôlent la mort ou s’interrogent sur leurs motivations à gravir ainsi les sommets les plus hauts et les plus dangereux du monde. Le dessin de Taniguchi colle tout à fait au récit, la force de caractère transparait dans les regards, les attitudes, les paroles. J’ai eu peur que cela traine en longueur dans le milieu de ma lecture, mais les derniers chapitres sont tout aussi entrainants que les tous premiers. J’hésite cependant à conseiller l’achat, c’est quand même un gros investissement. Personnellement, je me contenterai de l’emprunt même si j’ai adoré ma lecture, mais uniquement pour des raisons bassement financières. Dans l’absolu, c’est évidemment une série qui mérite l’achat… encore faut-il en avoir les moyens…
Tu mourras moins bête
Je ne connaissais pas le blog de l’auteur et je viens seulement de découvrir la B.D, je dois dire que j’ai été bluffé. Sous un dessin pas très engageant au premier abord, mais qui se révèlera au fil de la lecture très efficace notamment par son expressivité, on fait la connaissance de la professeur Moustache (oui oui LA), qui va disséquer pour nous les incohérences des films d’action, de science-fiction et des séries américaines. Et là je dis chapeau, bravo, magnifico et pleins d’autres trucs en O… ! Ca faisait une éternité que je n’avais pas autant rigolé en lisant une BD, et je ne parle pas d’un petit sourire arraché ici ou là, mais bien de la franche rigolade, voire même parfois d’une attaque de fou rire à la lecture de certaines scènes mémorables. D’ailleurs, petit conseil, il vaut mieux être tout seul dans la pièce quand on lit cet ouvrage, ma copine m’a plus d’une fois regardé comme si j’étais un dangereux psychopathe… Je ne peux donc que conseiller la lecture de ce coup de cœur, qui sur la base de connaissances scientifiques solides, passe à la moulinette tous les improbables scénarios des blockbusters américains que nous connaissons tous. En un mot : jubilatoire !
Prince de Sassoun
Alban Guillemois se lance cette fois-ci dans l'évocation d'une épopée mythique liée à la culture populaire arménienne et je pense que ce livre touche davantage les arméniens que les français. Assurément bien imprégnés de cette légende inspirée par l'occupation arabe de l'Arménie, les deux auteurs narrent avec une bonne connaissance l'histoire arménienne ainsi que les péripéties aventureuses, amoureuses et guerrières du Prince de Sassoun. Le style est surprenant et aussi innovant par rapport aux versions déjà éditées en roman sur cette légende. Les coscénaristes Guillemois et Bertorello n'ont pas hésité à actualiser quelque peu leur récit en s'appuyant sur le conflit plus récent de la première guerre mondiale et plus particulièrement sur le génocide arménien. Dans une ambiance conflictuelle naissante arabo-russo-turque, les auteurs mettent en place la destinée du héros en dressant une saga familiale bien pensée qui prend des airs de conte pour grands enfants. L'héroïsme est mis à l'honneur dans cette épopée aux accents historiques pour le moins bidouillés pour se transformer en une représentation onirique poétique propre à Alban Guillemois. En effet le trait du dessinateur se veut des plus tortueux, le décor déformé sciemment nous immerge dans des ambiances surréalistes ahurissantes. Appliquant un découpage recherché un poil anarchique, Guillemois met en mouvement des personnages étriqués dans des effets naïfs inhabituels et dans des perspectives presque expressionnistes. Le message graphique est pourtant clair et transporte le lecteur (une fois accoutumé) dans un univers imaginaire bien attrayant. Personnellement, j'ai donc beaucoup aimé ce "oneshot" qui rend hommage à la tradition arménienne de manière onirique et poétique, cela dit, je comprend qu'il ne plaise pas à tout le monde, ce sujet "sensible" est aussi sujet à polémique...