Comme il a été remarqué dans les autres commentaires, le dessin évolue entre le tome 1 et 2. et aussi entre le tome 3.
Mais il évolue magnifiquement ! Le graphisme se développe et se déploie avec majesté ! Le tome 3 est un boulot magnifique. Centré sur le personnage le plus charismatique de la série (à mon sens évidemment), les dessins prennent un envol terrible.
Si le tome 4 poursuive cette voie, alors on le sacrera empereur (à minima).
Ajouter à cela une ambiance du feu de dieu dans ce tome 3 : notamment le passage ou les mercenaires postés dans l'auberge perdue au milieu de la neige sont dans l'attente du carnage qui va suivre : tripant !
Alors que l'on partait sur un tome 1 prédisant faussement une série sympathique et sans grande surprise, la tournure de l'histoire (notamment le fait que chaque tome se concentre sur un personnage) et l'évolution graphique impressionnante font de cette série, une grande série qui vaut bien des détours (toujours à mon sens évidemment).
En attendant les tomes suivant.
Quelle belle surprise que cet album ! Au départ, je n’avais pas de grandes attentes, mais j’ai été captivé, voire envouté de la première à la dernière planche et ce, autant par le scénario que par le dessin.
Tout en respectant les règles connues du monde des vampires, Audrey Alwett amène un élément nouveau qui ajoute au suspense déjà en place.
Pour ce qui est du dessin de Silvestro Nicolaci, il est d’une efficacité redoutable. Dès la première attaque, j’ai eu l’impression de voir le vampire se déplacer de façon implacable, et de sentir la peur de sa victime. Les décors, les costumes et les femmes… sont magnifiques.
Ajouté à ça, les couleurs somptueuses d’Andres Jose Mossa, pour créer les ambiances appropriées, et vous avez un album qui procure un très bon moment de lecture.
C’est avec plaisir que je relirai cet album dès la sortie du tome 2, que j’attends avec impatience.
Je ne vais pas m'étendre car je suis assez d'accord avec les avis précédents.
Ce p'tit livre brille par son originalité formelle : une case par page, un format atypique, un graphisme cartoon très expressif qui ne nécessite presque pas de dialogues.
Quant au fond, si l'intrigue n'est pas d'une folle originalité, l'auteur réussit brillamment à nous emmener dans son voyage d'une vie.
C'est frais, fin et délicieusement retro.
Bravo.
En effet difficile de ne pas penser à l'excellent film "L'effet papillon" en lisant "Si seulement". J'avais adoré le film, je ne suis pour l'instant pas déçu. Reste maintenant à savoir ce que va faire l'auteur de ce bon premier tome. Le décor est bien planté, le dessin réaliste et sobre colle très bien à l'histoire, envoyez la suite !
Un "pavé" que j'ai très rapidement lu, tellement il est plaisant et fluide.
L'histoire est très intéressante, elle m'a même personnellement touché. Quartier lointain, c'est pour moi un triple voyage: voyage dans le Japon des années 50, voyage aussi dans mon propre passé, car, à l'instar du personnage principal qui redécouvrait son enfance, j'ai repensé à la mienne. Enfin, c'est aussi un voyage philosophique, car l'on est amené à se poser la fatidique question: "Qu'est-ce que je ferais si c'était à refaire ?". On suit ce héros qui va apprendre à devenir meilleur en comprenant son passé.
Graphiquement c'est également magnifique, mon seul regret est que toutes les pages ne soient pas majestueusement colorées à l'aquarelle comme les toutes premières (en tout cas c'est comme ça dans l'intégrale que j'ai achetée). Il m'est arrivé de contempler pendant plusieurs secondes les grandes cases qui présentent chaque chapitre.
Bref, ce manga, est d'une lecture très agréable, je suis content qu'il fasse désormais partie de ma bibliothèque.
(81)
Je suis tiraillée dans le choix de ma note, un 3/5 ou un 4/5 ?
« Franchement bien » parce que l’histoire est magistralement menée et d’une grande richesse d’évènements où tout reste limpide du début à la fin. L’univers décrit est vivant, ponctué de messages publicitaires qui lui donnent beaucoup de crédibilité, vu à quel point on en est bombardé aujourd’hui, on peut facilement imaginer ce que ce sera dans l’avenir. Les personnages sont attachants et psychologiquement fouillés, pour un récit qui doit avancer à toute allure et tenir en un seul tome, c'est très réussi. Le graphisme est parfait avec ses couleurs très informatisées qui s’accordent parfaitement à ce monde futuriste et virtuel.
« Pas mal », car bien que l’histoire soit bouclée, je suis restée sur ma faim car j’aurais aimé me balader plus longtemps dans cet univers. Et juste « pas mal » aussi parce que foncièrement la trame générale n’est pas des plus originale, bien que le suspense soit toujours présent.
Une lecture au final très divertissante, sachant qu’elle a été créée avec une règle imposée et qu’elle s’en tire haut la main, elle mérite bien son 4/5.
J'aime beaucoup Wayne Shelton. D'abord parce qu'il s'agit d'un style que j'apprécie, ensuite les scénarios sont bons et les dessins sont très réussis, que ce soit l'architecture, les voitures ou les personnages. Si vous ne connaissez pas cette série, vous ne serez pas surpris. L'histoire correspond parfaitement à l'idée que l'on peut s'en faire juste en regardant la couverture : celle d'un aventurier beau gosse aux tempes grisonnantes. Et là tout y passe, les histoires de fric, les flingues, les explosions, les jolies filles,... D'une manière générale, les évènements s'enchaînent sans temps mort, l'action succède à l'action.
Un petit bémol quand même, Wayne a un peu trop tendance à se sortir facilement de toutes les situations périlleuses dans lesquelles il est embarqué. J'ai relu les 4 premiers à l'occasion de la sortie du tome 5, et c'est seulement à cette deuxième lecture que j'ai ressenti ça.
L'avantage de cette série par rapport à ses grands frères Largo et XIII entre autres, c'est que pour l'instant elle n'est pas encore "trop longue" et on a pas un sentiment de réchauffé juste pour rallonger la série. En espérant que cela se vérifie encore avec les prochains albums...
MAJ
Après lecture des 10 tomes paru à ce jour, j'apprécie toujours autant cette série. Certes on connait la fin avant d'avoir commencé, parfois on voit venir les péripéties d'assez loin, mais à chaque fois le cahier des charges est rempli : je passe un bon moment pas prise de tête. C'est tout ce que je demande à un album de Wayne Shelton.
Les oeuvres collectives sont difficiles à juger dans leur ensemble et Spirou et Fantasio n'échappe pas à cette règle.
Pour moi il y a une nette démarcation entre les différentes ères traversées par le célèbre groom.
Ere Franquin: Ere Fournier: Ere Nick: Ere Tome et Janry: Ere Munuera et Morvan: je n'ai lu que "Paris sous Seine", qui mérite pour moi la note fatidique de 1/5. C'est d'ailleurs pour cela que je n'ai pas poussé plus loin l'expérience avec ces 2 auteurs.
Ere Yoann et Vehlmann: pas lu.
Spirou et Fantasio c'est le plus souvent la garantie d'un voyage pour l'imaginaire d'un bédéphile jeune ou moins jeune. Les deux compères nous transportent vers des lieux réels ou fictifs, dans lesquels ils se rendent grâce à des moyens de transport du plus classique au plus loufoque. C'est aussi l'occasion de faire connaissance avec des personnages annexes exceptionnels: le marsupilami, Zantafio, Champignac, Zorglub, Vito la déveine, le snouffelaire...
Le ton des histoires est toujours bon enfant, en gros c'est "les gentils contre les méchants", c'est écolo, anti-militariste, mais jamais gnan-gnan. La plus grande vertu qui transparait dans ces aventures, c'est l'amitié. On sent les éléments du noyau Spirou-Fantasio-Spip-Champignac-Marsupilami, très attachés les uns aux autres, et c'est ce qui rend aussi cette série attrayante.
Spirou et Fantasio, c'est également un vrai voyage dans le temps: de la fin des années 40 à nos jours, car chaque album est empreint de l'esprit de l'époque à laquelle il a été édité.
Un véritable monument du neuvième art.
(80)
Après lecture du pitch et un rapide feuilletage, on sait à quoi s'attendre avec cette série. Et si on a envie de lire ce genre d'histoire, on n'est pas déçu. Tous les éléments sont là pour nous mettre dans l'ambiance.
A commencer par le lieu : des égouts bien sales et bien sombres. Quelle idée de raconter une histoire se passant dans un tel endroit ? J'en sais rien en tout cas le choix est judicieux car on est rapidement plongé dans une atmosphère glauque qui nous prépare bien à l'histoire qui va suivre.
Les petites bébêtes apparaissent progressivement au fil de l'intrigue, d'abord des pas trop grosses, qui n'ont pas l'air si méchantes, puis des plus grosses, mais celles-ci sont d'abord dans l'ombre, alors on ne les voit pas trop. Et ainsi de suite. La tension monte progressivement, c'est bien maîtrisé de ce coté là.
Je n'irai pas jusqu'à dire que le climat fait froid dans le dos, mais la même chose en film avec la musique qui va bien, ça aurait de quoi foutre les chocottes. Certaines scènes sont même à déconseiller aux âmes sensibles.
Finalement heureusement qu'il y a un super flic chargé de nettoyer tout ça, mais ça on s'en doutait depuis le début. En conclusion c'est assez classique, mais l'ensemble est pas mal du tout, le genre n'est pas si courant en BD, j'ai enchaîné les 2 tomes sans voir passer le temps : bref ce diptyque rempli parfaitement sa mission. Ca mérite bien 4 petites étoiles.
Quelle virtuosité dans cette mise en abyme peuplée de miroirs, qui se joue du spectateur et lui fait visiter une scène unique, pratiquement immobile, dans tous les sens possibles, depuis le point de vue d'un photon ricochant à l'infini. Peu à peu, à force de changer d'angles de vue et de découvrir de nouveaux détails, la vérité se fait jour.
Trois secondes séparent la première page de la dernière, le temps pour la lumière de parcourir 900 000 km. Juste assez pour que le drame se noue et dévoile l'ultime coup de théâtre, avant un final plein d'ironie.
Sous couvert d'explorer les rouages du foot business, Mathieu met en scène l'omniprésence des écrans et le fantasme d'instantanéité et de transparence de notre société surchargée d'images.
Il utilise avec une astuce prodigieuse les techniques nouvelles de dessin, mêlant image classique et retravail à l'ordinateur, pour produire un ODNI inclassable, quelque part entre 24h chrono et les époux Arnolfini de Van Eyck.
Encore plus bluffant que la version papier : la version numérique, accessible en ligne sur http://www.editions-delcourt.fr/3s. Le mot de passe ? Achetez le livre...
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Le Grand Siècle
Comme il a été remarqué dans les autres commentaires, le dessin évolue entre le tome 1 et 2. et aussi entre le tome 3. Mais il évolue magnifiquement ! Le graphisme se développe et se déploie avec majesté ! Le tome 3 est un boulot magnifique. Centré sur le personnage le plus charismatique de la série (à mon sens évidemment), les dessins prennent un envol terrible. Si le tome 4 poursuive cette voie, alors on le sacrera empereur (à minima). Ajouter à cela une ambiance du feu de dieu dans ce tome 3 : notamment le passage ou les mercenaires postés dans l'auberge perdue au milieu de la neige sont dans l'attente du carnage qui va suivre : tripant ! Alors que l'on partait sur un tome 1 prédisant faussement une série sympathique et sans grande surprise, la tournure de l'histoire (notamment le fait que chaque tome se concentre sur un personnage) et l'évolution graphique impressionnante font de cette série, une grande série qui vaut bien des détours (toujours à mon sens évidemment). En attendant les tomes suivant.
My Lady Vampire
Quelle belle surprise que cet album ! Au départ, je n’avais pas de grandes attentes, mais j’ai été captivé, voire envouté de la première à la dernière planche et ce, autant par le scénario que par le dessin. Tout en respectant les règles connues du monde des vampires, Audrey Alwett amène un élément nouveau qui ajoute au suspense déjà en place. Pour ce qui est du dessin de Silvestro Nicolaci, il est d’une efficacité redoutable. Dès la première attaque, j’ai eu l’impression de voir le vampire se déplacer de façon implacable, et de sentir la peur de sa victime. Les décors, les costumes et les femmes… sont magnifiques. Ajouté à ça, les couleurs somptueuses d’Andres Jose Mossa, pour créer les ambiances appropriées, et vous avez un album qui procure un très bon moment de lecture. C’est avec plaisir que je relirai cet album dès la sortie du tome 2, que j’attends avec impatience.
En Mer
Je ne vais pas m'étendre car je suis assez d'accord avec les avis précédents. Ce p'tit livre brille par son originalité formelle : une case par page, un format atypique, un graphisme cartoon très expressif qui ne nécessite presque pas de dialogues. Quant au fond, si l'intrigue n'est pas d'une folle originalité, l'auteur réussit brillamment à nous emmener dans son voyage d'une vie. C'est frais, fin et délicieusement retro. Bravo.
Si seulement
En effet difficile de ne pas penser à l'excellent film "L'effet papillon" en lisant "Si seulement". J'avais adoré le film, je ne suis pour l'instant pas déçu. Reste maintenant à savoir ce que va faire l'auteur de ce bon premier tome. Le décor est bien planté, le dessin réaliste et sobre colle très bien à l'histoire, envoyez la suite !
Quartier lointain
Un "pavé" que j'ai très rapidement lu, tellement il est plaisant et fluide. L'histoire est très intéressante, elle m'a même personnellement touché. Quartier lointain, c'est pour moi un triple voyage: voyage dans le Japon des années 50, voyage aussi dans mon propre passé, car, à l'instar du personnage principal qui redécouvrait son enfance, j'ai repensé à la mienne. Enfin, c'est aussi un voyage philosophique, car l'on est amené à se poser la fatidique question: "Qu'est-ce que je ferais si c'était à refaire ?". On suit ce héros qui va apprendre à devenir meilleur en comprenant son passé. Graphiquement c'est également magnifique, mon seul regret est que toutes les pages ne soient pas majestueusement colorées à l'aquarelle comme les toutes premières (en tout cas c'est comme ça dans l'intégrale que j'ai achetée). Il m'est arrivé de contempler pendant plusieurs secondes les grandes cases qui présentent chaque chapitre. Bref, ce manga, est d'une lecture très agréable, je suis content qu'il fasse désormais partie de ma bibliothèque. (81)
Sept clones
Je suis tiraillée dans le choix de ma note, un 3/5 ou un 4/5 ? « Franchement bien » parce que l’histoire est magistralement menée et d’une grande richesse d’évènements où tout reste limpide du début à la fin. L’univers décrit est vivant, ponctué de messages publicitaires qui lui donnent beaucoup de crédibilité, vu à quel point on en est bombardé aujourd’hui, on peut facilement imaginer ce que ce sera dans l’avenir. Les personnages sont attachants et psychologiquement fouillés, pour un récit qui doit avancer à toute allure et tenir en un seul tome, c'est très réussi. Le graphisme est parfait avec ses couleurs très informatisées qui s’accordent parfaitement à ce monde futuriste et virtuel. « Pas mal », car bien que l’histoire soit bouclée, je suis restée sur ma faim car j’aurais aimé me balader plus longtemps dans cet univers. Et juste « pas mal » aussi parce que foncièrement la trame générale n’est pas des plus originale, bien que le suspense soit toujours présent. Une lecture au final très divertissante, sachant qu’elle a été créée avec une règle imposée et qu’elle s’en tire haut la main, elle mérite bien son 4/5.
Wayne Shelton
J'aime beaucoup Wayne Shelton. D'abord parce qu'il s'agit d'un style que j'apprécie, ensuite les scénarios sont bons et les dessins sont très réussis, que ce soit l'architecture, les voitures ou les personnages. Si vous ne connaissez pas cette série, vous ne serez pas surpris. L'histoire correspond parfaitement à l'idée que l'on peut s'en faire juste en regardant la couverture : celle d'un aventurier beau gosse aux tempes grisonnantes. Et là tout y passe, les histoires de fric, les flingues, les explosions, les jolies filles,... D'une manière générale, les évènements s'enchaînent sans temps mort, l'action succède à l'action. Un petit bémol quand même, Wayne a un peu trop tendance à se sortir facilement de toutes les situations périlleuses dans lesquelles il est embarqué. J'ai relu les 4 premiers à l'occasion de la sortie du tome 5, et c'est seulement à cette deuxième lecture que j'ai ressenti ça. L'avantage de cette série par rapport à ses grands frères Largo et XIII entre autres, c'est que pour l'instant elle n'est pas encore "trop longue" et on a pas un sentiment de réchauffé juste pour rallonger la série. En espérant que cela se vérifie encore avec les prochains albums... MAJ Après lecture des 10 tomes paru à ce jour, j'apprécie toujours autant cette série. Certes on connait la fin avant d'avoir commencé, parfois on voit venir les péripéties d'assez loin, mais à chaque fois le cahier des charges est rempli : je passe un bon moment pas prise de tête. C'est tout ce que je demande à un album de Wayne Shelton.
Spirou et Fantasio
Les oeuvres collectives sont difficiles à juger dans leur ensemble et Spirou et Fantasio n'échappe pas à cette règle. Pour moi il y a une nette démarcation entre les différentes ères traversées par le célèbre groom. Ere Franquin:
Ere Fournier:
Ere Nick:
Ere Tome et Janry:
Ere Munuera et Morvan: je n'ai lu que "Paris sous Seine", qui mérite pour moi la note fatidique de 1/5. C'est d'ailleurs pour cela que je n'ai pas poussé plus loin l'expérience avec ces 2 auteurs.
Ere Yoann et Vehlmann: pas lu.
Spirou et Fantasio c'est le plus souvent la garantie d'un voyage pour l'imaginaire d'un bédéphile jeune ou moins jeune. Les deux compères nous transportent vers des lieux réels ou fictifs, dans lesquels ils se rendent grâce à des moyens de transport du plus classique au plus loufoque. C'est aussi l'occasion de faire connaissance avec des personnages annexes exceptionnels: le marsupilami, Zantafio, Champignac, Zorglub, Vito la déveine, le snouffelaire...
Le ton des histoires est toujours bon enfant, en gros c'est "les gentils contre les méchants", c'est écolo, anti-militariste, mais jamais gnan-gnan. La plus grande vertu qui transparait dans ces aventures, c'est l'amitié. On sent les éléments du noyau Spirou-Fantasio-Spip-Champignac-Marsupilami, très attachés les uns aux autres, et c'est ce qui rend aussi cette série attrayante.
Spirou et Fantasio, c'est également un vrai voyage dans le temps: de la fin des années 40 à nos jours, car chaque album est empreint de l'esprit de l'époque à laquelle il a été édité.
Un véritable monument du neuvième art.
(80)
Under
Après lecture du pitch et un rapide feuilletage, on sait à quoi s'attendre avec cette série. Et si on a envie de lire ce genre d'histoire, on n'est pas déçu. Tous les éléments sont là pour nous mettre dans l'ambiance. A commencer par le lieu : des égouts bien sales et bien sombres. Quelle idée de raconter une histoire se passant dans un tel endroit ? J'en sais rien en tout cas le choix est judicieux car on est rapidement plongé dans une atmosphère glauque qui nous prépare bien à l'histoire qui va suivre. Les petites bébêtes apparaissent progressivement au fil de l'intrigue, d'abord des pas trop grosses, qui n'ont pas l'air si méchantes, puis des plus grosses, mais celles-ci sont d'abord dans l'ombre, alors on ne les voit pas trop. Et ainsi de suite. La tension monte progressivement, c'est bien maîtrisé de ce coté là. Je n'irai pas jusqu'à dire que le climat fait froid dans le dos, mais la même chose en film avec la musique qui va bien, ça aurait de quoi foutre les chocottes. Certaines scènes sont même à déconseiller aux âmes sensibles. Finalement heureusement qu'il y a un super flic chargé de nettoyer tout ça, mais ça on s'en doutait depuis le début. En conclusion c'est assez classique, mais l'ensemble est pas mal du tout, le genre n'est pas si courant en BD, j'ai enchaîné les 2 tomes sans voir passer le temps : bref ce diptyque rempli parfaitement sa mission. Ca mérite bien 4 petites étoiles.
3 Secondes (3'')
Quelle virtuosité dans cette mise en abyme peuplée de miroirs, qui se joue du spectateur et lui fait visiter une scène unique, pratiquement immobile, dans tous les sens possibles, depuis le point de vue d'un photon ricochant à l'infini. Peu à peu, à force de changer d'angles de vue et de découvrir de nouveaux détails, la vérité se fait jour. Trois secondes séparent la première page de la dernière, le temps pour la lumière de parcourir 900 000 km. Juste assez pour que le drame se noue et dévoile l'ultime coup de théâtre, avant un final plein d'ironie. Sous couvert d'explorer les rouages du foot business, Mathieu met en scène l'omniprésence des écrans et le fantasme d'instantanéité et de transparence de notre société surchargée d'images. Il utilise avec une astuce prodigieuse les techniques nouvelles de dessin, mêlant image classique et retravail à l'ordinateur, pour produire un ODNI inclassable, quelque part entre 24h chrono et les époux Arnolfini de Van Eyck. Encore plus bluffant que la version papier : la version numérique, accessible en ligne sur http://www.editions-delcourt.fr/3s. Le mot de passe ? Achetez le livre...