Sept clones

Note: 2.29/5
(2.29/5 pour 7 avis)

2093. Entrés en contact avec les Intelligences Artificielles, les hommes sont à la veille d'un nouveau pas vers l'infini. Ils pourront enfin accéder aux portes du savoir et du cosmos... à la seule condition, fixée par les Frères des Étoiles, d'être unis et en paix derrière un seul Président. L'utopie semble à portée de main. C'est compter sans l'éveil de sept clones, programmés pour abattre ce premier leader de l'humanité.


Les clones Sept...

2093. Entrés en contact avec les Intelligences Artificielles, les hommes sont à la veille d'un nouveau pas vers l'infini. Ils pourront enfin accéder aux portes du savoir et du cosmos... à la seule condition, fixée par les Frères des Étoiles, d'être unis et en paix derrière un seul Président. L'utopie semble à portée de main. C'est compter sans l'éveil de sept clones, programmés pour abattre ce premier leader de l'humanité.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Octobre 2011
Statut histoire One shot (Saison 2 de la série Sept) 1 tome paru
Couverture de la série Sept clones
Les notes (7)
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20/10/2011 | Jetjet
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Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Cela se passe dans le futur, à une époque où plusieurs planètes du système solaire sont colonisées et où un président de tous les humains va être élu et permettre la rencontre avec des aliens bienveillants qui attendent l'unification de la race humaine pour se dévoiler. C'est un récit pas très facile à appréhender car il met en scène 7 personnages, des clones donc mais chacun ayant vécu des vies très différentes, qu'on suit en parallèle au moment où leurs pensées commencent à se mélanger et que leurs quotidiens va être bouleversé pour mettre en place un plan les mettant tous en jeu. Il y a de quoi être aussi embrouillés qu'eux et il faut une lecture attentive pour ne pas tout mélanger. Les personnalités de ces 7 clones sont assez originales et marquées. Entre le mineur suicidaire depuis la mort de son fils, le haut dignitaire d'une église locale, le violeur en série ou encore tout simplement le fou interné, il y a de quoi permettre d'intéressantes relations entre eux, d'autant qu'ils vont finalement partager quasiment le même esprit. Le dessin est dans un style réaliste au trait un peu sec mais soigné et pas mauvais. Le fait de voir très souvent les personnages de dos, sans voir leurs visages, m'a un petit peu agacé ceci dit. C'est un scénario original qui a attisé ma curiosité et j'avais envie de voir où il allait nous mener. Le monde futuriste imaginé là est assez angoissant et étouffant avec l'omniprésence de sa publicité capitaliste qui dicte avec le sourire la vie des humains. J'ai trouvé cette lecture divertissante, mais le côté embrouillé et un peu bavard du départ. Ceci dit, après lecture et quand on y réfléchit un peu, le scénario tient quand même difficilement la route. Quel intérêt d'avoir fait des clones pour ce but ? Et pourquoi les avoir laissé vivre leur vie ainsi avant de les regrouper ? La curiosité du départ laisse la place à une certaine déception. J'aurais pu être une meilleure note si la clé du récit était plus crédible, car les personnalités de ces clones sont intéressantes et la manière dont ils sont réunis mentalement et dont ils vont finir par s'entendre est plutôt sympa. Mais le fond de l'intrigue ne fonctionne pas et c'est dommage car il y avait quelques bonnes idées.

18/10/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

A défaut d’être pleinement crédible à mes yeux, l’univers futuriste imaginé par les auteurs est plutôt pas mal, avec cette omniprésence de la publicité et des médias. C’est là la seule qualité que je relèverai de cet album, par ailleurs, euhhhh, comment dire… mal conçu à mes yeux. Tout d’abord, il y a la première partie, où l’on nage en plein brouillard. Le temps que tout se mette en place et… on arrive au dénouement final. C’est pas toujours évident à suivre mais ce côté obscur du scénario ne m’a pas spécialement dérangé. L’univers très S-F avec ses clones, ses manipulations, ses extra-terrestres, est réarrangé avec une certaine originalité mais rien de fondamental (on notera juste le langage fleuri de « la main », grande manipulatrice de nos clones, bein oui : main = manipulation, ouhhhh subtil !! bon, passons). Jusque là, ma note aurait été entre le « pas mal » et le « bof ». Puis vient l’explication. Et là, bein, j’ai trouvé que c’était vraiment du grand n’importe quoi, pas logique, pas crédible, crétin même, à mes yeux. Je m’excuse auprès des auteurs mais leur plan machiavélique, leur manipulation diabolique est aussi peu crédible dans sa mise en place que cohérente dans ses objectifs. Raison de ma cote sévère…

15/03/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Troisième albums que je lis de la nouvelle série '7' qui s'annonce beaucoup moins intéressante que la première série que je n'avais pourtant pas trouver formidable. Encore une fois, je n'aime pas le dessin quoique je ne dirais pas qu'il est moche. Disons que ce n'est pas mon style. Sinon, le scénario part sur une bonne idée (encore une fois !), mais au final s'est n'importe quoi. Les sept personnages ne sont pas attachants et les scènes qui semblent avoir été écrites pour développer leur personnalité m'ont royalement ennuyé. L'intrigue principale est mal faite. Il ne se passe rien durant le trois quart de l'album et quand il se passe finalement quelque chose il est trop tard pour que j'aie envie de m'intéresser à l'intrigue.

18/02/2012 (modifier)
Par fab11
Note: 3/5

La série" Sept" propose parfois des histoires originales , c'est le cas avec celle-ci qui ma foi se laisse lire tranquillement et avec plaisir. Je ne me suis pas du tout ennuyé avec ce one shot de science-fiction comme ce fut le cas avec celui d'avant (Sept personnages). L' histoire est loin d'être inintéressante, sept clones, dans un avenir plus ou moins proche, sont programmés pour tuer le futur président de la Fédération Interplanétaire Solaire Humaine, qui doit collaborer avec des être venus d'ailleurs. Voilà un programme intéressant pour un one shot de la série Sept qui alterne le bon et le moins bon. D'ailleurs dans celui-ci le suspense nous tient en haleine jusqu'au bout, même si l'action n'est pas omniprésente, on n'a pas envie d'arrêter notre lecture même si parfois on a un peu de mal à suivre car on passe d'un clône à l'autre assez rapidement. L'univers dans lequel se déroule le récit est assez intéressant, les hommes sont sous surveillance constante aussi bien pour leurs faits et gestes mais aussi en ce qui concerne leurs émotions (l'idée est originale). Les spots publicitaires sont omniprésents comme dans les films de Verhoeven (Robocop ou Starship Troopers) ou bien comme dans un des chefs-d'oeuvre dans lequel a joué Schwarzenegger à savoir Running Man (librement adapté d'un roman de Stephen King). Je suis un peu plus réservé en ce qui concerne le dessin, qui me fait penser au style que l'on retrouve de plus en plus dans les comics. On ne peut pas dire qu'ils sont mauvais, mais ce genre de dessin ce n'est pas trop ma tasse de thé, même si je trouve que certains décors sont particulièrement réussis. En bref je peux donc conseiller aux fans de SF ce one shot même si la lecture ne restera pas inoubliable.

13/02/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Le contexte de cette histoire de la fameuse collection des sept a l’air très intéressant au premier abord. Il s’agit de 7 clones qui sont programmés depuis leur naissance pour un unique but à savoir tuer le premier président de la fédération humaine à la veille d’une commémoration d’envergure avec des entités extra-terrestres qui promettent le nirvana. Nous nous situons dans un futur assez lointain où les planètes avoisinantes sont exploitées. Ainsi, on peut aller bronzer sur Vénus. Bon, avec la chaleur qu’il fait, attention à ne pas être carbonisé littéralement. Bref, nous sommes dans un univers où l’exploration spatiale s’est déjà bien développée et où l’homme va franchir un pas supplémentaire. Le problème est que l’intrigue a véritablement du mal à décoller. Il n’y a quasiment pas d’action. Tout va être concentré sur la fin où l’on saura qui est derrière la fameuse main qui guide les sept clones. C’est ce suspense sur cette identité et les motivations de cette sombre machination qui fait tenir le lecteur. Cela représente malheureusement le seul leitmotiv. Par contre, on sera noyé sur le moindre détail de cette société très consumériste et individualiste. Ainsi, la publicité et les médias occupent une place primordiale. On retrouve les grandes marques qui sponsorisent tous nos actes quotidiens. L’absence d’une plage publicitaire devient quelque chose de navrant car inhabituel. On se demande si c’est bien sérieux. Par ailleurs, je ne connais pas beaucoup de pays qui seraient prêts à se démilitariser pour la bonne cause. Après une présentation sommaire des personnages dont on va vite oublier les noms, l’accent est mis sur cette société de consommation dont on va sourire au moindre clin d’œil. On va tomber après dans un délire psychotique destiné à nous faire prendre conscience que tous ne peuvent pas être un car les expériences de chacun entraînent des choix différents. Bon, on avait quand même compris. Voilà comment une bonne idée de départ peut être mal exploitée malgré des choix narratifs risqués. On lit du vide intergalactique. Néanmoins, on poursuit quand même sa lecture pour connaître le fin mot. Les plus doués n’auront pas de mal à percer tout de suite l’énigme principale. C'est une œuvre incontestablement ambitieuse mais qui manque de rythme. On retiendra surtout que l’esprit de contestation peut nous permettre d’éviter de faire de mauvais choix politique. A bon entendeur, salut !

10/02/2012 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5

Je suis tiraillée dans le choix de ma note, un 3/5 ou un 4/5 ? « Franchement bien » parce que l’histoire est magistralement menée et d’une grande richesse d’évènements où tout reste limpide du début à la fin. L’univers décrit est vivant, ponctué de messages publicitaires qui lui donnent beaucoup de crédibilité, vu à quel point on en est bombardé aujourd’hui, on peut facilement imaginer ce que ce sera dans l’avenir. Les personnages sont attachants et psychologiquement fouillés, pour un récit qui doit avancer à toute allure et tenir en un seul tome, c'est très réussi. Le graphisme est parfait avec ses couleurs très informatisées qui s’accordent parfaitement à ce monde futuriste et virtuel. « Pas mal », car bien que l’histoire soit bouclée, je suis restée sur ma faim car j’aurais aimé me balader plus longtemps dans cet univers. Et juste « pas mal » aussi parce que foncièrement la trame générale n’est pas des plus originale, bien que le suspense soit toujours présent. Une lecture au final très divertissante, sachant qu’elle a été créée avec une règle imposée et qu’elle s’en tire haut la main, elle mérite bien son 4/5.

10/11/2011 (modifier)
Par Jetjet
Note: 2/5
L'avatar du posteur Jetjet

La collection 7 se poursuit et contrairement à ce qu’on peut y penser ne se ressemble pas d’un opus à l’autre. Ici on passe allègrement des personnages de Molière à un univers que n’aurait pas renié Jodo et Moebius dans L'Incal avec une société futuriste aussi gangrénée par la propagande que celui de John Difool. Ces 7 clones ne se connaissent pas et sont dispersés par leur vie, leurs mœurs et leur expérience dans un univers gigantesque à la veille d’une élection présidentielle capitale. Leurs pensées semblent malgré tout parasitées par des messages télépathiques à priori incohérents ordonnés par une « Main » aussi mystérieuse que despotique… A la veille d’une rencontre du 3ème type capitale, leur mission devient de plus en plus claire : se réunir pour un acte terroriste et sauver l’humanité ! La particularité de cet opus réside dans le fait qu’on navigue entre deux strates, la réalité et l’univers virtuel mental qui réunit les avatars sans visage des différents protagonistes. Effectivement rien ne va se dérouler comme prévu et les dernières pages donnent raison à la célèbre chanson des Rage Against The Machine « Killing in the Name » scandant également dans le dernier acte les paroles « Fuck you I won’t do what you tell me ». La connexion établie est aussi casse-gueule que remarquable car le scénario use et abuse des différents points de vue en enrobant le tout de slogans publicitaires ininterrompus et alourdissant le propos. Le scénariste a plutôt parfaitement atteint son but en proposant une prise de conscience révolutionnaire dans un futur peu reluisant qui ressemble hélas de plus en plus à la réalité. Ce que j’ai moins apprécié par contre c’est le dessin de Stéphane de Caneva qui sans pour autant démériter ne m’a pas flatté particulièrement les pupilles. Autant les décors et les dessins pleine page sont assez réussis, autant les personnages dans un style pseudo réaliste m’ont laissé de marbre. Le monde virtuel opte pour un style un peu plus cartoon qui m’a davantage plu. Par contre et même s’il faut reconnaitre qu’il s’agit probablement du scénario le plus astucieux et le plus ambitieux de toute la série 7, l’histoire ne m’a pas plus emballé que cela et j’ai eu toutes les peines du monde pour poursuivre ma lecture. Le plaisir de ma lecture s’en est donc considérablement ressenti car on perd un peu la fraicheur et la candeur de la première saison de cette série. Dommage pour un récit qui se voulait ludique mais aux règles un peu trop « lourdes » à digérer…

20/10/2011 (modifier)