Vraiment très chouette cette série, une figure historique de la justice chinoise mène l'enquête...Gare aux malfrats et comploteurs de tout poils ! Le juge Bao veille au grain avec un réalisme saisissant et de superbes dessins, dont l'influence photo est bien assimilée. La psychologie des personnages n'est pas en reste, les décors à la fois soignés et aérés, font qu'on passe un moment de dépaysement garanti. Le format aussi est sympathique, facile à lire et transporter.
J'ai lu la Quête voici de longues années, et pour pouvoir aviser "correctement", je me suis replongé dedans.
De mes lectures antérieures et du souvenir laissé, j'aurais bien volontiers mis 5 bonnes étoiles car effectivement, au moment de la découverte de cette série, il n'y avait que peu de concurrence sur le créneau de la Fantasy, le monde créé était véritablement bien foutu, avec un bestiaire complet, une cohérence dans le monde et ses occupants. Les personnages m'avaient bien plu et la quête ne ressemblait que peu à ce qui se faisait alors.
De ma relecture, je retiens d'abord que contrairement à l'autre œuvre culte de Fantasy de l'époque, les Légendes des Contrées Oubliées, celle-ci a moins bien traversé le temps. La faute à un dessin qui aujourd'hui semble plus passé d'une part et à un scénario sinon moins profond, mais surtout moins homogène sur la durée de la série.
Le dessin est, après nouvelle lecture, plus fouillis et le T1 est véritablement assez moche. Le trait est donc fouillis, manquant de précision et de netteté. Si certains dessinateurs utilisent ce procédé à merveille, pour d'autres c'est moins bien réussi et c'est le cas ici. Malgré tout, le dessin se bonifie au fil des opus. La mise en couleur est à l'avenant, parfois criarde et finalement plutôt passée, voire fanée.
Le scénario est lui toujours aussi bon. Les 2 premiers tomes sont loin d'être des chefs d'œuvre, le premier d'introduction et son successeur nous présentent le monde, les personnages principaux et leur histoire, les principaux personnages secondaires etc... On a une suite d'aventures et d'embuches qui permettent de mettre en valeur tel ou tel mais cela se suit assez linéairement. Le tome 3 nous introduit le Rige et nous avons là un face à face mémorable entre deux héros avec un grand H, l'auteur arrive à nous faire sortir du récit principal le temps d'un duel où malgré tout, nous en apprendrons beaucoup. Et que dire de la chute dans le T4, où on va évoluer beaucoup plus près de la mythologie, des légendes et surtout, une merveille de fin qui à elle seule rend la lecture obligatoire.
Les personnages, s'ils sont parfois énervants (Pelisse notamment dans sa dualité d'allumeuse pucelle), sont pour le moins riches, profonds et sortent des clichés de la fantasy actuelle où toute équipée se compose de son beau gosse, de sa brute (au choix Troll/ogre/démon apprivoisés bien sûr). Seule reste la bombasse mais elle a ici un rôle plus fin et moins basique.
Alors oui, aujourd'hui, à relecture, je ne mets que 4 *, principalement en raison d'un dessin un peu passé et de 2 premiers tomes où l'on met trop de temps à rentrer dans le vif du sujet. Mais malgré tout cela, aujourd'hui dans la Fantasy, aucune série n'a réussi à détrôner les deux merveilles que sont la quête et les contrées oubliées, ni même à pouvoir y prétendre.
Après la lecture des trois albums.
En gros l'histoire parle d'un chauffeur de taxi cardiaque et de sa femme clouée sur un fauteuil roulant qui se détestent tellement qu'ils vont tenter mutuellement de s'éliminer.
Voici la base d'un bon vieux thriller bien noir comme on les aime.
Dans chaque album on change de narrateur et donc de point de vue ; du coup toutes les certitudes que l'on avait sur les différents protagonistes s'en trouvent balayées ou bouleversées ; voilà toute l'originalité et la force d'un scénario qui nous dépeint les côtés les plus sombres de l'humanité (haine, vengeance, chantage, manipulation, tromperie, appât du gain...).
Une originalité marquée aussi par la colorisation des dessins (très bons d'ailleurs) puisque entièrement en dégradés de noir, blanc, gris et jaune.
Au final nous sommes devant une oeuvre traitée de manière atypique qui s'avère très prenante (perso, j'ai dévoré les 3 albums d'affilée) et très intelligemment écrite même si j'aurais préféré une fin moins vague en ce qui concerne les personnages principaux.
« Légendes - Les enchantés » c’est la version trash de la série Fables en mille fois plus beau mais au scénario mille fois plus léger. L’un dans l’autre on s’y retrouve, mais ça me fait juste baver d’imaginer Fables dessinée par Nick Percival !
L’autre différence avec Fables c’est l’univers dans lequel le récit se déroule, plutôt futuriste et post-apocalyptique, avec en sus une belle tripotée de monstres en tout genre. Tous nos héros des contes d’enfants ont traversé le temps et se retrouvent à une époque bien lointaine, mais leur immunité et leur immortalité sont en danger, quelqu’un cherche à les éliminer. Il est périlleux d’en dire beaucoup plus car le scénario en lui-même n’est pas très riche, avec une intrigue assez simple, ce qui donne du poids à la B.D. c’est surtout son background et la multitude de personnages que l’on y croise. Fans de contes, vous pouvez vous y jeter les yeux fermés.
Le graphisme est très informatisé, le style réaliste est parfait, proche de la photo mais sans le support de cette dernière, ça nous en met plein les mirettes, chaque planche est un chef-d’œuvre. Percival mélange avec une perfection totale et absolue, l’univers futuriste et les personnages issus des contes, tout en gardant une touche de merveilleux propre au genre.
J’ai enregistré la série en « one shot », le récit se suffisant à lui-même, mais une suite serait un fabuleux cadeau.
3.5
Un récit fantasy qui semble s'adresser aux enfants et que j'ai trouvé plus intéressant que plusieurs récits fantasy pour adultes. Le récit est simple, mais rempli de bonnes idées et d'imagination. Le dessin est très bon et crée une atmosphère qui va parfaitement avec ce genre d'histoire. J'aime beaucoup Bafflerog que je trouve attachant et le crapaud est charismatique.
Mes seuls reproches sont que j'aurais aimé voir le sorcier et son acolyte découvrir mieux l'autre univers qui ressemble au nôtre et la fin est un peu gnan-gnan, mais je m'y attendais un peu.
Excellent! J'ai trouvé cet album de Batman vraiment bien, et quasiment du même niveau que le long halloween.
Le scénario nous offre une fois de plus une enquête à suivre, qui nous permet de rencontrer énormément de personnages connus. Tellement d'aillleurs, qu'il est parfois difficile d'avoir toutes les références (les différents Robin, batgirl etc...).
Du coup, l'histoire est vraiment dynamique et on ne s'ennuie pas un instant lors de la lecture. Le passage avec Superman à Metropolis est particulierement réussi je trouve.
Niveau dessin, on est à l'opposé de ce que l'on pouvait trouver sur le long halloween et dark victory qui sont trés bien mais dans un autre style.
Ici les dessins sont bien plus réalistes. Je ne connaissais ce dessinateur que de nom, mais là j'ai vraiment accroché sur ces dessins.
Je mettrais un bémol peut etre sur le final de l'histoire qui n'est pas géniallissime, mais de toute façon, comme on dit souvent, c'est le chemin pour y arriver qui était très intéressant.
Pour ma part, c'est un vrai bon album que j'aurai plaisir à relire régulierement!
Les Maîtres de l'Orge sont une grande saga familiale dans le monde de la brasserie belge du milieu du 19ème siècle jusqu’à nos jours.
Van Hamme est une fois de plus diablement efficace. Dans la narration d’abord, chaque volume a pour héros l’héritier de la brasserie familiale à une époque différente. Le ton est très romanesque et le suspense toujours présent.
Un mot tout de même sur les dessins de Vallès, qui bien que très classiques, sont plutôt jolis et détaillés.
Une bonne lecture détente et prenante.
Avec Étoile du Chagrin on se retrouve dans un monde post-apocalypse fait de races diverses, de bêtes monstrueuses, de fantômes qui se nourrissent des rêves des gens et de batailles épiques, il y règne une ambiance et un esprit à la Donjon et c'est un vrai régal. Un exemple, l'un des personnages nommé le Tueur Coupeur se bat avec des ciseaux, très donjonesque comme idée.
C'est aussi de l'aventure à grande échelle, les personnages déambulent dans un monde totalement dévasté où divers clans essayent de survivre et où la méfiance envers les autres groupes est omniprésente. Une kyrielle de personnages évolue dans cet univers, mais il est assez facile de suivre toutes leurs histoires car l'auteur a fait des scènes suffisamment longues pour ne pas nous perdre. Le récit met un peu de temps à démarrer mais une fois lancé on ne peut plus l'arrêter, il est véritablement entraînant.
Un point original est le découpage de la série qui se compose pour l'instant d'un tome et demi. Le premier au petit format à la couverture rigide de 216 pages qui constitue l'histoire principale et un autre noté 1½ format un peu plus grand, couverture souple et 21 planches, qui est un épisode de la série mère où l'on rencontre de façon plus approfondie l'histoire de certains personnages, encore une fois Les Donjons ne sont pas loin.
Pour ce qui est du dessin je suis un peu plus réticente, certes l'objet est très joli mais je trouve le format trop petit, d'autant que les cases auraient pu être un peu plus grandes, les marges étant assez larges pour faire un dessin plus imposant. Le demi-tome est plus grand et sa taille est parfaite. C'est un peu dommage car j'ai trouvé l'histoire visuellement parfois fatigante du fait de son format réduit.
Le dessin en noir et blanc va à l'essentiel, Kazimir Strzepek a tout misé sur les personnages, réduisant les décors au strict minimum, c'est assez basique mais très efficace vu la multitude de protagonistes.
Tome 2
Dans la continuité du premier, excellent, mais où est donc la suite ? Je n’impatiente moi !
Si La Gloire d'Héra est plus proche de la réalité mythologique, avec « Tirésias », Le Tendre adapte une des hypothèses de la vie de Tirésias et des évènements qui le rendirent aveugle, j’ai plutôt bien aimé sa version, logique et bien menée. Ce qui m’a un peu gênée c’est la manière un peu facile et rapide dont Tirésias s’adapte à son corps de femme, dans lequel il n’éprouve pas assez de regrets de sa masculinité à mon goût, notamment lors du passage où il apprend « qu’il » est enceinte, où ça aurait dû le faire paniquer alors « qu’il » a presque une réaction de femme, content de sentir la vie en lui. Même si l’humour est moins présent que dans La Gloire d’Héra, la fin est tout aussi tragique et je dois bien admettre que la case du viol m’a un peu choquée, pas dans le mauvais sens car je ne la trouve pas déplacée, mais elle prend aux tripes, elle secoue un peu on va dire.
Le dessin de Rossi est toujours aussi merveilleux que dans toutes ses autres productions et m‘a ravie. Encore une belle et intéressante lecture, ces deux auteurs devraient faire plus de choses ensemble, leur travail d’équipe est fantastique.
Puisque tout le monde y va de sa préférence entre Tirésias et « La Gloire d’Héra », pour ma part j’ai légèrement préféré cette dernière, plus riche en évènements, plus humoristique et moins dramatique que la première, bien que la fin prenne le contre-pied à cette caractéristique, comme si l’humour étalé tout au long du diptyque, éclatait dans un éclair de violence et partait en fumée sur les dix dernières planches. Cela peut s'avérer surprenant, mais achève le récit comme il se doit, en bonne tragédie grecque, riche de fureur et coucheries. Par ailleurs, non seulement cette lecture est très divertissante mais en plus elle est instructive. J'aurais tout de même souhaité que les auteurs se lancent dans les Douze Travaux d’Héraclès, même si connaître le passé d’un héros est déjà pas mal.
Tout ceci est soutenu par le dessin de Rossi, dont j’adore le style, il apporte par ses mimiques beaucoup d’humour aux personnages, ainsi qu’un fort attachement, notamment pour Agrios le centaure. Les couleurs sont très agréables et offre une belle dynamique à l’ensemble.
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Juge Bao
Vraiment très chouette cette série, une figure historique de la justice chinoise mène l'enquête...Gare aux malfrats et comploteurs de tout poils ! Le juge Bao veille au grain avec un réalisme saisissant et de superbes dessins, dont l'influence photo est bien assimilée. La psychologie des personnages n'est pas en reste, les décors à la fois soignés et aérés, font qu'on passe un moment de dépaysement garanti. Le format aussi est sympathique, facile à lire et transporter.
La Quête de l'Oiseau du Temps
J'ai lu la Quête voici de longues années, et pour pouvoir aviser "correctement", je me suis replongé dedans. De mes lectures antérieures et du souvenir laissé, j'aurais bien volontiers mis 5 bonnes étoiles car effectivement, au moment de la découverte de cette série, il n'y avait que peu de concurrence sur le créneau de la Fantasy, le monde créé était véritablement bien foutu, avec un bestiaire complet, une cohérence dans le monde et ses occupants. Les personnages m'avaient bien plu et la quête ne ressemblait que peu à ce qui se faisait alors. De ma relecture, je retiens d'abord que contrairement à l'autre œuvre culte de Fantasy de l'époque, les Légendes des Contrées Oubliées, celle-ci a moins bien traversé le temps. La faute à un dessin qui aujourd'hui semble plus passé d'une part et à un scénario sinon moins profond, mais surtout moins homogène sur la durée de la série. Le dessin est, après nouvelle lecture, plus fouillis et le T1 est véritablement assez moche. Le trait est donc fouillis, manquant de précision et de netteté. Si certains dessinateurs utilisent ce procédé à merveille, pour d'autres c'est moins bien réussi et c'est le cas ici. Malgré tout, le dessin se bonifie au fil des opus. La mise en couleur est à l'avenant, parfois criarde et finalement plutôt passée, voire fanée. Le scénario est lui toujours aussi bon. Les 2 premiers tomes sont loin d'être des chefs d'œuvre, le premier d'introduction et son successeur nous présentent le monde, les personnages principaux et leur histoire, les principaux personnages secondaires etc... On a une suite d'aventures et d'embuches qui permettent de mettre en valeur tel ou tel mais cela se suit assez linéairement. Le tome 3 nous introduit le Rige et nous avons là un face à face mémorable entre deux héros avec un grand H, l'auteur arrive à nous faire sortir du récit principal le temps d'un duel où malgré tout, nous en apprendrons beaucoup. Et que dire de la chute dans le T4, où on va évoluer beaucoup plus près de la mythologie, des légendes et surtout, une merveille de fin qui à elle seule rend la lecture obligatoire. Les personnages, s'ils sont parfois énervants (Pelisse notamment dans sa dualité d'allumeuse pucelle), sont pour le moins riches, profonds et sortent des clichés de la fantasy actuelle où toute équipée se compose de son beau gosse, de sa brute (au choix Troll/ogre/démon apprivoisés bien sûr). Seule reste la bombasse mais elle a ici un rôle plus fin et moins basique. Alors oui, aujourd'hui, à relecture, je ne mets que 4 *, principalement en raison d'un dessin un peu passé et de 2 premiers tomes où l'on met trop de temps à rentrer dans le vif du sujet. Mais malgré tout cela, aujourd'hui dans la Fantasy, aucune série n'a réussi à détrôner les deux merveilles que sont la quête et les contrées oubliées, ni même à pouvoir y prétendre.
Berceuse assassine
Après la lecture des trois albums. En gros l'histoire parle d'un chauffeur de taxi cardiaque et de sa femme clouée sur un fauteuil roulant qui se détestent tellement qu'ils vont tenter mutuellement de s'éliminer. Voici la base d'un bon vieux thriller bien noir comme on les aime. Dans chaque album on change de narrateur et donc de point de vue ; du coup toutes les certitudes que l'on avait sur les différents protagonistes s'en trouvent balayées ou bouleversées ; voilà toute l'originalité et la force d'un scénario qui nous dépeint les côtés les plus sombres de l'humanité (haine, vengeance, chantage, manipulation, tromperie, appât du gain...). Une originalité marquée aussi par la colorisation des dessins (très bons d'ailleurs) puisque entièrement en dégradés de noir, blanc, gris et jaune. Au final nous sommes devant une oeuvre traitée de manière atypique qui s'avère très prenante (perso, j'ai dévoré les 3 albums d'affilée) et très intelligemment écrite même si j'aurais préféré une fin moins vague en ce qui concerne les personnages principaux.
Légendes - Les Enchantés
« Légendes - Les enchantés » c’est la version trash de la série Fables en mille fois plus beau mais au scénario mille fois plus léger. L’un dans l’autre on s’y retrouve, mais ça me fait juste baver d’imaginer Fables dessinée par Nick Percival ! L’autre différence avec Fables c’est l’univers dans lequel le récit se déroule, plutôt futuriste et post-apocalyptique, avec en sus une belle tripotée de monstres en tout genre. Tous nos héros des contes d’enfants ont traversé le temps et se retrouvent à une époque bien lointaine, mais leur immunité et leur immortalité sont en danger, quelqu’un cherche à les éliminer. Il est périlleux d’en dire beaucoup plus car le scénario en lui-même n’est pas très riche, avec une intrigue assez simple, ce qui donne du poids à la B.D. c’est surtout son background et la multitude de personnages que l’on y croise. Fans de contes, vous pouvez vous y jeter les yeux fermés. Le graphisme est très informatisé, le style réaliste est parfait, proche de la photo mais sans le support de cette dernière, ça nous en met plein les mirettes, chaque planche est un chef-d’œuvre. Percival mélange avec une perfection totale et absolue, l’univers futuriste et les personnages issus des contes, tout en gardant une touche de merveilleux propre au genre. J’ai enregistré la série en « one shot », le récit se suffisant à lui-même, mais une suite serait un fabuleux cadeau.
L'Histoire d'un Sorcier (Bafflerog le Sorcier)
3.5 Un récit fantasy qui semble s'adresser aux enfants et que j'ai trouvé plus intéressant que plusieurs récits fantasy pour adultes. Le récit est simple, mais rempli de bonnes idées et d'imagination. Le dessin est très bon et crée une atmosphère qui va parfaitement avec ce genre d'histoire. J'aime beaucoup Bafflerog que je trouve attachant et le crapaud est charismatique. Mes seuls reproches sont que j'aurais aimé voir le sorcier et son acolyte découvrir mieux l'autre univers qui ressemble au nôtre et la fin est un peu gnan-gnan, mais je m'y attendais un peu.
Batman - Silence
Excellent! J'ai trouvé cet album de Batman vraiment bien, et quasiment du même niveau que le long halloween. Le scénario nous offre une fois de plus une enquête à suivre, qui nous permet de rencontrer énormément de personnages connus. Tellement d'aillleurs, qu'il est parfois difficile d'avoir toutes les références (les différents Robin, batgirl etc...). Du coup, l'histoire est vraiment dynamique et on ne s'ennuie pas un instant lors de la lecture. Le passage avec Superman à Metropolis est particulierement réussi je trouve. Niveau dessin, on est à l'opposé de ce que l'on pouvait trouver sur le long halloween et dark victory qui sont trés bien mais dans un autre style. Ici les dessins sont bien plus réalistes. Je ne connaissais ce dessinateur que de nom, mais là j'ai vraiment accroché sur ces dessins. Je mettrais un bémol peut etre sur le final de l'histoire qui n'est pas géniallissime, mais de toute façon, comme on dit souvent, c'est le chemin pour y arriver qui était très intéressant. Pour ma part, c'est un vrai bon album que j'aurai plaisir à relire régulierement!
Les Maîtres de l'Orge
Les Maîtres de l'Orge sont une grande saga familiale dans le monde de la brasserie belge du milieu du 19ème siècle jusqu’à nos jours. Van Hamme est une fois de plus diablement efficace. Dans la narration d’abord, chaque volume a pour héros l’héritier de la brasserie familiale à une époque différente. Le ton est très romanesque et le suspense toujours présent. Un mot tout de même sur les dessins de Vallès, qui bien que très classiques, sont plutôt jolis et détaillés. Une bonne lecture détente et prenante.
Etoile du Chagrin
Avec Étoile du Chagrin on se retrouve dans un monde post-apocalypse fait de races diverses, de bêtes monstrueuses, de fantômes qui se nourrissent des rêves des gens et de batailles épiques, il y règne une ambiance et un esprit à la Donjon et c'est un vrai régal. Un exemple, l'un des personnages nommé le Tueur Coupeur se bat avec des ciseaux, très donjonesque comme idée. C'est aussi de l'aventure à grande échelle, les personnages déambulent dans un monde totalement dévasté où divers clans essayent de survivre et où la méfiance envers les autres groupes est omniprésente. Une kyrielle de personnages évolue dans cet univers, mais il est assez facile de suivre toutes leurs histoires car l'auteur a fait des scènes suffisamment longues pour ne pas nous perdre. Le récit met un peu de temps à démarrer mais une fois lancé on ne peut plus l'arrêter, il est véritablement entraînant. Un point original est le découpage de la série qui se compose pour l'instant d'un tome et demi. Le premier au petit format à la couverture rigide de 216 pages qui constitue l'histoire principale et un autre noté 1½ format un peu plus grand, couverture souple et 21 planches, qui est un épisode de la série mère où l'on rencontre de façon plus approfondie l'histoire de certains personnages, encore une fois Les Donjons ne sont pas loin. Pour ce qui est du dessin je suis un peu plus réticente, certes l'objet est très joli mais je trouve le format trop petit, d'autant que les cases auraient pu être un peu plus grandes, les marges étant assez larges pour faire un dessin plus imposant. Le demi-tome est plus grand et sa taille est parfaite. C'est un peu dommage car j'ai trouvé l'histoire visuellement parfois fatigante du fait de son format réduit. Le dessin en noir et blanc va à l'essentiel, Kazimir Strzepek a tout misé sur les personnages, réduisant les décors au strict minimum, c'est assez basique mais très efficace vu la multitude de protagonistes. Tome 2 Dans la continuité du premier, excellent, mais où est donc la suite ? Je n’impatiente moi !
Tirésias
Si La Gloire d'Héra est plus proche de la réalité mythologique, avec « Tirésias », Le Tendre adapte une des hypothèses de la vie de Tirésias et des évènements qui le rendirent aveugle, j’ai plutôt bien aimé sa version, logique et bien menée. Ce qui m’a un peu gênée c’est la manière un peu facile et rapide dont Tirésias s’adapte à son corps de femme, dans lequel il n’éprouve pas assez de regrets de sa masculinité à mon goût, notamment lors du passage où il apprend « qu’il » est enceinte, où ça aurait dû le faire paniquer alors « qu’il » a presque une réaction de femme, content de sentir la vie en lui. Même si l’humour est moins présent que dans La Gloire d’Héra, la fin est tout aussi tragique et je dois bien admettre que la case du viol m’a un peu choquée, pas dans le mauvais sens car je ne la trouve pas déplacée, mais elle prend aux tripes, elle secoue un peu on va dire. Le dessin de Rossi est toujours aussi merveilleux que dans toutes ses autres productions et m‘a ravie. Encore une belle et intéressante lecture, ces deux auteurs devraient faire plus de choses ensemble, leur travail d’équipe est fantastique.
La Gloire d'Héra
Puisque tout le monde y va de sa préférence entre Tirésias et « La Gloire d’Héra », pour ma part j’ai légèrement préféré cette dernière, plus riche en évènements, plus humoristique et moins dramatique que la première, bien que la fin prenne le contre-pied à cette caractéristique, comme si l’humour étalé tout au long du diptyque, éclatait dans un éclair de violence et partait en fumée sur les dix dernières planches. Cela peut s'avérer surprenant, mais achève le récit comme il se doit, en bonne tragédie grecque, riche de fureur et coucheries. Par ailleurs, non seulement cette lecture est très divertissante mais en plus elle est instructive. J'aurais tout de même souhaité que les auteurs se lancent dans les Douze Travaux d’Héraclès, même si connaître le passé d’un héros est déjà pas mal. Tout ceci est soutenu par le dessin de Rossi, dont j’adore le style, il apporte par ses mimiques beaucoup d’humour aux personnages, ainsi qu’un fort attachement, notamment pour Agrios le centaure. Les couleurs sont très agréables et offre une belle dynamique à l’ensemble.