Les derniers avis (32104 avis)

Par roninbox
Note: 4/5
Couverture de la série Okko
Okko

Je trouve cette série très très bien, car les dessins en général sont jolis, la colorisation est correcte, les perspectives sont bien réalisées et les scènes de combat sont fulgurantes et bien mises en scène. Vient ensuite le scénar qui pour moi est original dans la BD bien que plus commun dans les mangas, les personnages sont très différents les uns des autres et tous attachants. Il y a Okko le ronin (samouraï sans seigneur), Noburo le bushi (guerrier bien particulier….), Noshin le prètre (élémentaliste alcoolique) et Tyku le jeune apprenti de Noshin. Cette belle équipe chasse les fantômes, esprits, revenants, vampires et autres phénomènes paranormaux. Je trouve aussi que le fait de séparer en 2 tomes les histoires qui sont toutes indépendantes est une bonne idée, même si je vois en lisant les avis que certains se sont arrêtés au tome 4, soit le 2ème cycle, ce qui est très dommage car il est vrai que les tomes 3 et 4 ne sont pas les meilleurs de la série, les 5 et 6 envoient en revanche bien du bois…… Au fil des aventures on en apprend de plus en plus sur les protagonistes. Dernier point, ces aventures se déroulent dans un Japon médiéval et je trouve que l’auteur a une bonne nippoculture car il fait quelques références à l’histoire et au vocabulaire japonais. Bref, je ne sais pas si je suis très clair dans mes explications mais je trouve donc cette série très bonne et c’est dommage que certains n’aient pas poussé plus leurs investigations.

11/01/2012 (modifier)
Par Puma
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kraa
Kraa

Voilà un album qui m'a perturbé. Je l'ai trouvé passionnant et hautement original. Pas par la trame de son histoire qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais par son traitement en contre-pied génialement imaginé. Car le héros dans le monde des humains, chose très inhabituelle, c'est d'abord l'Aigle avec un grand A. Et l'on perçoit tout au travers du regard du super-prédateur qui lutte pour sa survie, et qui est ici, de surcroît, particulièrement vengeur et tueur. Le rendu graphique est sublime. Ca donne au résultat un climat froid, glacial, glauque même, très prenant, même si tout de même pas toujours très crédible, ... mais est-il permis de rêver ? Vivement que Sokal tienne bon la barre, et que le deuxième tome puisse être à la hauteur du premier, ou le dépasser !

11/01/2012 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Ignorants
Les Ignorants

Note : 4.5/5 ! Si on a un peu suivi l'actualité BD de cette année, on a forcément entendu parler, entre autres de la dernière œuvre de Davodeau, et franchement, c'est un must. Je ne suis pas forcément un amateur de vin... Je peux en goûter et en différencier, mais je n'aime pas vraiment ça. Mais, honnêtement, si on est un tant soit peu curieux je pense qu'on n'est pas obligé d'adorer le vin (ou la BD) pour apprécier ce livre. En effet, si la fabrication du vin peut paraître rébarbative aux non initiés, Davodeau et son talent narratif sont là pour rendre le tout passionnant. Alors évidemment, comme, à l'origine, j'ai plus lu ce pavé pour avoir des renseignements sur la BD, je me suis des fois dit, lorsque j'ai suivi le parcours initiatique de ces deux ignorants dans un domaine, qu'il n'y avait pas assez de passages portant sur la BD, mais finalement, cela reste agréable à lire. C'est vrai que le pourcentage de pages traitant de vin est plus important, mais comme ces chapitres sont vraiment très intéressants, surtout que dans le domaine j'ai tout à apprendre, on ne décroche pas du livre (j'ai même pu retrouver un peu de mon expérience dans le chapitre des vendanges), que j'avais prévu de lire en plus de temps. Cette BD est illustrée par le magnifique, dégradé et soigné dessin de Davodeau, avec un trait semi-réaliste fin (très joli sur les paysages naturels) et une colorisation au lavis gris, certes classique mais, elle aussi, magnifique. "Les ignorants" fait partie des meilleurs albums de l'année, qui sera instructif dans les deux domaines aux amateurs de BDs et de vins (d'ailleurs, je vais conseiller cette BD à certains non-initiés), et qui donne aussi envie de lire (les BDs citées qu'on n'a pas encore lues) et (presque) de boire les beaux vins de (pratiquement) ma région.

11/01/2012 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Belleville Story
Belleville Story

J’ai beaucoup apprécié ce polar dans le monde des malfrats de Belleville. La série est très nerveuse et le lecteur est littéralement happé par ce diptyque à la fois sombre et réaliste. L’atmosphère du quartier est bien rendue et le dessin est fluide et dynamique, bien qu’un peu simple de temps en temps. Le scénario tient bien la route. A noter que les 2 volumes excèdent les 80 pages chacun, autant dire que les albums sont denses. Au final, Belleville Story est une série dynamique et très plaisante à lire. 4 étoiles méritées pour moi !

11/01/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série La Chambre de Lautréamont
La Chambre de Lautréamont

Cette histoire, largement inspirée par la vie du poète Isidore Lucien Ducasse et par ses « Chants de Maldoror » nous emmène dans un Paris de fin de 19eme siècle, sur fond de poésie et de luttes artistiques entre poètes et académiques. Malgré des thèmes a priori peu engageants (je ne suis guère réceptif à la poésie !) le récit est rythmé et passionnant, et le format « intrigue policière » et le ton sombre raviront les amateurs d'Edgar Alan Poe et de littérature fantastique et policière de manière générale. Les différentes révélations répondent à toutes les questions posées, et le récit se conclut de manière satisfaisante… la maitrise narrative est parfaite ! Le dessin est lui aussi parfaitement maitrisé, et retranscrit élégamment le Paris de l’époque et les délires intoxiqués de nos amis poètes. Le récit contient par ailleurs un clin d’œil rigolo à la bande dessinée… mais je vous laisse découvrir ça !

11/01/2012 (modifier)
Couverture de la série De mal en pis
De mal en pis

4,5/5, j'ai failli mettre 5/5... J'ai acheté ce pavé car il avait de bonnes critiques sur le site et que j'ai pu le trouver à un prix correct pas loin de chez moi. Sa lecture m'a procuré beaucoup de plaisir, ça a été mon "rendez-vous du soir" pendant une dizaine de jours. Avant de lire les autres critiques, je le comparais déjà un peu à du "Friends": des jeunes New-Yorkais, dont la plupart sont des colloc, à une période charnière de leur vie: plus des étudiants, mais pas tout à fait encore des adultes non plus... C'est un beau récit de tranches de vie de la jeunesse des années 90. J'ai bien aimé aussi les interludes entre les chapitres du style "A quoi ressembleriez vous si vous étiez du sexe opposé", "Quel serait le titre de votre biographie"...etc avec les personnages, principaux comme secondaires, qui répondent tour à tour sur une case. Graphiquement, c'est un comics en noir et blanc. Le trait est jeune, frais, dynamique, simple, efficace...c'est beau. Seule petite ombre au tableau, quelques erreurs dans les phylactères: coquilles, mots en double ou oubliés, et je pense que ça et là il existe quelques erreurs de traduction (je pense notamment qu'à la fin, un "I was told that..." de Sherman a été traduit à la lettre ce qui donne grosso modo, "j'ai été dit que...", bof bof, quoi) Bon sur un bon 600 pages, ces erreurs ne sont pas omniprésentes et ne pourrissent pas la lecture. Bref, un beau livre à découvrir, ça a été un vrai plaisir que de me replonger dans les années 90 en suivant les histoires, drôles ou pas, du quotidien de cette sympathique bande de jeunes. (101)

11/01/2012 (modifier)
Couverture de la série Là où vont nos pères
Là où vont nos pères

Cette BD est très déroutante : pendant assez longtemps, on ne sait pas vraiment où l'auteur veut en venir. Et en même temps, cela fait écho au côté déroutant qu'a son nouveau pays pour le migrant, représenté ici par des visions fantastiques et oniriques. Tout comme lui, nous avançons en pays inconnu, ignorant que nous sommes des causes, des effets, du sens. Peu de bandes dessinées ont fait ce pari de ne pas contenir aucune parole, une rare exception étant Capricorne tome 12 d'Andreas, fort opportunément intitulé "" et fort réussi lui aussi. Cela oblige à une démarche plus active du lecteur, qu'on peut apprécier ou pas. Ici, je trouve que cela contribue à générer cette ambiance onirique et mystérieuse, tout en rendant les possibles difficultés linguistiques d'un migrant, sans pour autant nuire à la compréhension finale. Graphiquement, c'est magnifique. Je ne trouve pas les personnages statiques, bien au contraire. Et ce, même en restant quelques secondes sur chaque image, qui mérite effectivement qu'on s'y attarde.

11/01/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Largo Winch
Largo Winch

Comme pour beaucoup de lecteurs, la première lecture de cette mythique et commerciale série remonte à une tripotée d'année. Je me suis donc replongé dedans pour pouvoir en faire un avis qui ne soit pas trop embrumé ni teinté d'une nostalgie de ma découverte Bédéphile d'alors. Personnellement, je trouve le dessin de bonne qualité. Même si ce n'est pas le chef d'œuvre absolu, les vues, personnages, bâtiments, véhicules sont tous assez bien rendus. On est sur un dessin classique réaliste mais de qualité. C'est un peu daté 90's mais ça tombe bien, c'est né à cette époque. Le découpage et le rythme des cases est plutôt bon et participe de cette qualité générale. J'apprécie vraiment le traitement d'un scénario en 2 tomes, permettant de ficeler rapidement l'histoire tout en lui gardant assez de substance et cela rend un ensemble vif et nerveux. Pour le type de récit dont il est question ici, c'est bien vu. Les 3 premiers diptyques méritent les 5*. Ils sont prenants, l'aspect financier du groupe W est bien rendu, on trouve parfois de longs babillages, mais à titre personnel j'aime bien car cela resitue le fonds de la trame. Les éléments financiers sont crédibles et cohérents si l'on admet le postulat du groupe tentaculaire du départ. Le personnage de Largo est bien trouvé, il permet de doter ce jeune premier milliardaire d'une conscience humaniste que n'a pas son paternel ni les chairmen qui vont l'entourer. L'aspect "retombe sur ses pattes" est un peu énervant mais dans les 6 premiers tomes, cela reste raisonnable. Les scénarii suivants sont moins inscrits dans cet environnement et du coup, le côté boyscout parfait et invincible ressort encore plus ce qui nuit à la qualité du propos. De plus, le côté géopolitique utilisé est un peu daté et, s'il reste cohérent (notamment dans l'aventure Birmane) avec son contexte contemporain, il ne parvient pas à renouveler l'intérêt. On a un peu l'impression d'avoir une succession de situations où Largo et ses potes s'en sortent, mais à la longue cela lasse un peu. Malgré tout, chaque aventure se lit avec intérêt et plaisir. Personnellement, je mettrais 3* pour les aventures à partir du T7 et donc une moyenne de 4* pour la grande qualité des premiers diptyques et l'impact qu'a eu cette BD. Coup de cœur pour le 2e diptyque qui prend pied dans une histoire financière de haute volée, documentée et vraiment plaisante. Comme Erik, on peut faire commercial et bon, ce n'est pas antinomique.

11/01/2012 (modifier)
Couverture de la série Le Vagabond des Limbes
Le Vagabond des Limbes

Une série de space-opera qui s’étend sur plus de 30 tomes et trois décennies, (certainement plus si l’éditeur n’avait pas abandonné), voilà qui force le respect. Si l’on ajoute à cela qu’il s’agit de la seule série que je connaisse à ce jour aussi cohérente et uniforme dans la qualité au gré des tomes, je dis que l’on trouve une vraie œuvre « culte ». Le vagabond des limbes c’est un personnage énigmatique, sorte de mercenaire ex-justicier de l’espace, ancien enfant chéri du système qui va devenir un paria par ses recherches sur le rêve. Mais ce qui importe, c’est plutôt ce personnage de musky, et surtout tous ces humanoïdes qui peuplent le vaisseau du dauphin d’argent qui font la richesse du récit. Outre des mondes visités franchement inquiétants mais toujours très agréable à découvrir, se trame toujours un complot contre ce renégat fuyant. En ombre se trouve l’image du père du héros, toujours présente dans ce qui semble devenir une quête d’identité. Quête d’identité du personnage vis-à-vis d’un créateur qui transparait parfois. Le jeu réel / mondes spatiaux se complexifie au gré des tomes, des engrenages se mettent en branle et tout « roule » jusqu’à l’enlèvement de Musky. Mais l’alchimie continue de fonctionner malgré des rouages scénaristiques de plus en plus surprenants pour permettre à l’histoire de tenir debout. La grande force de cette série réside dans sa capacité à maintenir le lecteur au gré des tomes malgré des péripéties toujours plus audacieuses sans jamais décliner ou se répéter. Tout ne garde pas un excellent niveau, et certains tomes ne sont que bien, mais il y a toujours quelque chose à tirer. En réfléchissant je n’ai aucun tome favori, peut être mettrais je en dessous des autres la rupture (23), seul one shot limite en termes d’intrigue et de voyage pour le lecteur. Graphiquement, le style se mêle intimement aux personnages, on ne peut pas demander autre chose si l’on se prend au jeu. Certes tout cela fait un peu carton pâte avec des colorisations franchement trop riches, mais le trait en lui-même me semble précis et lisible malgré tout ! Il y a des collectionneurs de planches du vagabond par esprit esthétique. Ce vagabond surfe sur l’érotisme et le non dit en laissant le soin au lecteur d’interpréter. Par moment le lecteur finit lui-même par douter d’une interprétation ou d’un message, mais suffisamment de portes restent ouvertes et le ton souvent humoristique permettent de sortir des doutes passagers. Parfois critiques sociales, parfois simple délire cosmique, parfois franchement érotique, d’autres fois oniriques, l’auteur nous surprend toujours et lorsque nous avons eu l’impression de saisir, le voilà qui s’échappe encore ailleurs. Oui Alex est insaisissable, nous pourrions parler des multiples civilisations rencontrées toutes aussi étranges mais si pertinentes les unes que les autres, pour ma part je m’arrêterai sur ce tome du tramway nommé délire, qui paraitra si facile dans sa critique du totalitarisme mais trouvera un tel humanisme lorsque l’on s’apercevra de la source de tout ce cirque. Ce space opéra comique me semble la référence du genre. Pour autant la note culte ne me parait pas justifiable dans la mesure où il n’y a rien de génial, que du bon, voire du très bon souvent, sur une aventure aussi longue, chapeau.

11/01/2012 (modifier)
Par cac
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Aâma
Aâma

Aama, le nouvel album de Frederik Peeters l'auteur du très bon Lupus était particulièrement attendu au tournant. Dans la même veine, à savoir la science-fiction mais mâtinée d'une attention portée aux relations entre les personnages, ce premier tome permet de prendre connaissance des protagonistes. On établit aussi les liens qui les unissent et leur mission à travers un flashback conté par un robot à l'allure simiesque qui m'a fait fortement penser à Cobra - cigare au bec et jusqu'à l'arme dissimulée dans le bras. On peut aussi rapprocher la trame de départ de la série Aldébaran, les protagonistes se rendant dans une sorte de colonie abandonnée depuis des années sur une petite planète déserte et inconnue. Bref, on retrouve des marques familières, le récit coule tout seul et on prend beaucoup de plaisir à lire les aventures de Verloc Nim, sa relation avec son frère. On peut dire que le trio mis en place par l'auteur fonctionne bien. Le dessin est très beau, et en couleurs cette fois là où Lupus était en noir et blanc. Un peu plus de 80 pages qui permettent de développer correctement ce premier tome. On en donne suffisamment pour ferrer le lecteur tout en laissant des questions en suspens pour la suite et notamment le comblement de l'ellipse entre les faits relatés sur la planète Ona(ji) et le présent du début de l'album.

10/01/2012 (modifier)