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Par Gaendoul
Note: 4/5
Couverture de la série Transmetropolitan
Transmetropolitan

Ah Transmetropolitan...son univers impitoyable...son héros déjanté mais pourtant réaliste... Une superbe série que celle-ci, servie par un dessin très agréable à l'oeil et fourmillant de détails. L'univers est déjanté mais pas tant que ça. Ca ressemble réellement à ce que pourrait être notre futur. Tout est plus: plus de dépravation, plus d'injustices, plus de magouilles poiltiques, bref...tout est exacerbé dans ce futur étrange que nous livre là Warren Ellis. Et dans tout ça, Spider Jerusalem, forcé de faire un comeback car lié par un contrat, doit faire un retour fracassant sur le devant de la scène. Impitoyable, il incarne la liberté de la presse à lui tout seul et est prêt à tout pour faire éclater la vérité (et au passage récupérer un gros chèque). Un univers unique, une histoire bien menée, des dessins vraiment agréables et dynamiques, tiendrait-on là la bd parfaite ? Hélas, non. Le tout a beau être très bon, il y'a des baisses de régime et certains tomes sont en dessous des autres. Cette série est malgré tout une valeur sûre et je compte bien découvrir les autres oeuvres d'Ellis prochainement

08/09/2012 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série La Belle Éplorée et autres histoires
La Belle Éplorée et autres histoires

Les éditions Delcourt continuent leur présentation d’œuvres érotiques, à travers cette collection « Erotix », collection de grande qualité avec notamment des ouvrages publiés comme Les 110 Pilules , Casino ou encore Mona Street. A travers douze histoires, le plus souvent muettes, Leone Frollo nous livre ici tout son art. Certaines de ses histoires sont magnifiquement dessinées, je pense notamment à « en pensant à Loulou », qui est remarquable au niveau de l’encrage et du dessin. D’ailleurs, le côté cinématographique de cette intégrale n’est pas en reste : outre, cette aventure de « Loulou » qui rend hommage à Louise Brooks, Betty Page n’est pas oubliée avec « Bettie ‘s secret photos », tout comme les nanars des années soixante-dix avec les six pages consacrées à « Ilsa, the Legendary Mistress » , véritable déclaration d’amour lancée à Dyane Thorne, égérie des films militaro-érotiques de l’époque. La science-fiction n’est pas oubliée non plus, avec deux histoires courtes assez décalées et surprenantes. Pour les amateurs du genre, je ne peux que recommander l’achat de ce livre, plus proche de l’érotisme des années 80 que de la pornographie éditées par la Musardine, à travers « Dynamique » (je pense notamment aux albums d’Ardem ou encore de Morgan Bruce). Je rapproche cet album des histoires illustrées par G. Levis (« Liz et Beth »), un des maîtres de la bande dessinée érotique des années 80. Içi, le dessin de Leone Frollo est toujours aussi bon et réussi. Même si, par rapport à sa série « Mona Street », j’ai trouvé cette intégrale un cran en dessous, (« Mona Street » nous offrait en effet un scénario construit mais aussi des dessins et esquisses d’une grande qualité), « La belle éplorée » reste un album de qualité que tout un chacun doit posséder dans sa bibliothèque… rose. Certes, je suis resté parfois sur ma faim avec certaines histoires, mais dans l’ensemble l’album est d’une grande qualité.

07/09/2012 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Krrpk
Krrpk

Avant de débattre et déblatérer sur cet étrange objet dessiné au nom imprononçable de Krrpk, une petite mise en garde s’impose : ceci n’est pas une lecture pour les enfants ! :) Ni pour les saintes nitouches d’ailleurs, car sous ses airs enchanteurs et sa bonne bouille de pokémon informatisé, Krrpk est un joli petit récit trash et social plutôt étonnant qui ne va jamais dans la direction souhaitée par le lecteur et qui arrache, au pire des sourires, au mieux des rires. Sous ses allures de petits strips chapitrés indépendants se cache une métaphore à peine dissimulée de la condition de l’immigration et de la misère humaine en général. Curieux postulat alors que d’utiliser ces extra-terrestres avides et cupides, lubriques et insouciants comme pour mieux mettre en relief nos principales faiblesses et pas les plus glorieuses. Krrpk débarque de sa planète avec un petit pécule sur une autre planète avec pour objectif d’y faire sa vie, y être heureux et accessoirement détruire le monde comme la prophétie de son espèce l’inculque ! Malheureusement même s’il est mignon et charmant, Krrpk (quel nom débile et imprononçable m’ayant bien mis dans l’embarras chez le libraire) est vraiment très con ! Il n’y a pas d’autre adjectif pour qualifier ce personnage étranger qui ne comprend rien ou si peu d’un monde dont les règles lui échappent constamment. Après s’être fait détrousser la totalité de ses économies en une nuit par un ami aussi intéréssé que profiteur, notre ami « Krapouet » va devoir se résigner à faire la manche, devenir cannibale, faire un travail de « merde » dans la « merde », figurer dans un snuff movie et accepter les bassesses de sa concierge comme les pires humiliations de sa condition aux yeux de tous les infortunés vils personnages qu’il va croiser. L’auteur Bill n’hésite pas à utiliser des artifices enfantins pour illustrer cette relecture revue et corrigée de Zadig et de Candide de Voltaire par des traits ronds sans bordure et des couleurs vives rappelant autant les jeux video comme De Blob que les cartoons contemporains européens… Je suis sous le charme !!! Ici le langage est cru et on nage avec joie et délectation dans le scato en prenant bien soin d’éclabousser les deux pieds dans la merde le sourire aux bords des lèvres (ou le cigare !) Je suis encore sous le charme !!!! :) Bref, c’est complètement con mais pas vraiment, limite repoussant mais pas vraiment, et complètement repoussant en dépit d’une fin qui s’arrête brutalement sans cliffhanger ou passerelle vers une suite qui sera de toute évidence la bienvenue afin de savoir si Krrpk (dont on comprend maintenant les deux lettres KK :)) va détruire ce monde qui ne devrait même pas exister et devenir enfin le héros que ce monde mérite ! Nul doute que ce charmant récit trouve tout à fait sa place dans la collection Shampooing de Trondheim dont ce petit extra-terrestre constitue la relève la plus osée !

07/09/2012 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Yotsuba&
Yotsuba&

J’aime vraiment beaucoup les aventures de Yotsuba ! Cette petite fille de 5 ans est tout simplement craquante ! J’oserais presque un parallèle avec « Gon » pour la spontanéité, la fraicheur et le côté imprévisible des réactions, la « cruauté » animale en moins évidemment. L’auteur a su retranscrire à merveille des réactions enfantines tout à fait crédibles, pour peu que les adultes lâchent la bride… Yotsuba c’est l’enthousiasme, la joie, la spontanéité, l'étonnement permanent et la fraîcheur à l’état pur. De plus, l’auteur a un talent hors du commun pour faire passer les émotions : la joie intense la plupart du temps avec des yeux ronds et un sourire 100%, mais aussi l’effarement, l’incompréhension, la peur, le désarroi, la détermination sans faille, l’énervement, la gourmandise, l’impatience, la stupeur, l’admiration, la tristesse et j’en passe. A côté de cet aspect purement graphique, la construction du récit est souvent hyper efficace, avec arrêts sur image, temps morts, grands moments de solitude et chutes mitonnées aux petits oignons. Autour de Yotsuba, on trouve une palette de personnages attachants eux aussi, en particulier le « géant » Jumbo, le cœur sur la main, timide comme pas deux et très puéril par moments, je l’aime beaucoup aussi celui ci ! Bon, c’est vrai aussi que sur la longueur et passée la bonne surprise de la découverte du premier tome, même si ça reste frais et s'il y a toujours de quoi être surpris ou attendri, ça tourne un petit peu en rond quand même. Je reste tout de même sur un 4/5 car malgré les redites, une fois la dernière page du dernier tome tournée, j'en veux encore, même après 11 tomes... En prime un coup de cœur pour cette petite pile électrique sur pattes. Comme dit dans un autre avis : « Essayer, c’est l’adopter » (mais en photo uniquement hein… pfiou…).

12/07/2010 (MAJ le 07/09/2012) (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5
Couverture de la série DareDevil - L'Homme sans peur (Miller/Romita Jr)
DareDevil - L'Homme sans peur (Miller/Romita Jr)

Très bon récit des origines de Daredevil, ce comic permet d'en connaître plus sur sa vie avant qu'il ne se balade en costume d'halloween sur les toits. Ce qui est particulièrement intéressant dans ce Daredevil estampillé Miller, c'est toute la période de l'enfance et de l'adolescence qui permet d'amener une profondeur au personnage. En effet, ses désillusions et ses espoirs passé ces périodes sont du coup bien plus compréhensibles et on s'attache donc plus facilement au personnage. C'est pour moi un véritable incontournable de Daredevil tant il permet de se familiariser avec le personnage. Ayant lu Daredevil - Renaissance avant ce comic (cela étant du à mon intégrale qui propose les deux), j'ai pu constater quelques passages récurrents qui m'ont du coup un peu gêné tant ils se ressemblent. Quasiment les mêmes planches, exactement les mêmes répliques, les scènes de flashback de l'accident qui coute la vue à Matt Murdock sont véritablement identiques. Bon, Miller ayant scénarisé les deux, c'est peut être compréhensible mais c'est quand même dommage pour quelqu'un qui a lu les deux. Pour cette raison, j'ai préféré mettre une note de 4/5. En dehors de ça, l'aventure est vraiment bonne, les personnages important de l'univers de Daredevil sont bien amenés dans l'histoire et tout est très fluide. Les dessins ne sont pas en reste, certaines planches sont très belles et l'ensemble a un style que j'apprécie. Bref, je recommande cette lecture à tous les gens souhaitant s'intéresser à Daredevil et qui n'ont jamais sauté le pas. Il s'agit sans doute d'une des meilleures introductions de superhéros existantes.

07/09/2012 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 4/5
Couverture de la série Médaka-Box
Médaka-Box

Absolument pas crédible, mais complétement loufoque ! Le but n'est pas de réfléchir mais de se divertir en découvrant des situations barrées et résolues de façon totalement à la masse par la Présidente ! Oui, on se demande toujours comment elle va s'en sortir, d'autant que la ligne droite, elle ne connait pas ! En effet, Medaka est dotée de poumons XXXL (et je dois même avoir oublié un X ou 2), ça nuit un peu, mais le graphisme des persos est agréable, et le tout se laisse lire avec plaisir. Cogiteurs du soir, passez votre chemin !

06/09/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Wayne Redlake - 500 Fusils
Wayne Redlake - 500 Fusils

Voilà quelques jours que je me demandais ce que j'allais bien pouvoir choisir comme 500e avis sur BDthèque sans arriver à me décider parmi mes dernières lectures. Et voilà que je tombe sur ce tome de Wayne Redlake : "500 fusils". Non pas que je sois d'humeur assassine, mais plutôt que de trouver ou de devoir choisir LA BD qui marquerait ces 500 avis publiés ici, celle-ci s'est du coup imposée comme un sérieux clin d’œil. Moi qui ne suis pas particulièrement adepte du genre western, j'avoue commencer à y prendre goût. C'est plus par la bande, avec des BD telles que Billy Wild ou Hell West et leur décoiffant cocktail western/fantastique que je m'y suis mis récemment. Là, on est loin de ces 2 OVNIS ; mais y'a du beau monde au saloon ! Fred Duval et Thierry Cailleteau ont sorti leur plume, Olivier Vatine s'est collé au storyboard, Fabrice Lamy s'est collé au dessin, et la colorisation est assurée par Isabelle Rabarot. Fi du noir et blanc du dessin et du fantastique du scénario. On est dans le bon vieux western spaghetti, haut en personnages, en couleur et en verve ! Avec ce Wayne Redlake en héros, calqué sur un bon vieux Clint Eastwood Sergioleonesque, la bande de truand mexicaine menée par un salopard digne de ce nom, l'armée régulière française dirigée par un officier citant du Hugo à tout bout de champ, sans oublier la pulpeuse qui cherche à tirer son épingle du jeu au milieu de ce ramassis de brutes épaisses : tout le monde est là ! Y'a plus qu'à ! Et ça ne mollit pas ! Notre brochette d'auteurs sait y faire pour mener ce récit tambour battant ! C'est rythmé tant dans la composition et le dessin que dans les dialogues cinglants et bien sentis qui s'enchainent aussi vite que les pétoires sortent des holsters. Ça swingue, ça flingue, ça crève, ça complote... Bref, du bon western avec sa touche d'humour et de cynisme comme je les aime ! A lire ou à relire pour les amoureux du genre, et à découvrir pour tous ceux qui ne voient dans le Western que ce satané John Wayne ! "500 fusils" : du tout bon ! Un seul regret : dommage que cette série n'ait pas connue d'autres tomes.

06/09/2012 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Singe de Hartlepool
Le Singe de Hartlepool

Ce récit basé sur des faits réels surgit d'une anecdote historique ayant pris de l’ampleur au fil du temps, les auteurs nous la restituent ici à son point culminant, et encore qu’en y réfléchissant bien, la bêtise des gens peut atteindre des sommets parfois phénoménaux, et plus rien ne devrait plus nous paraître excessif ou même étrange. « Le singe de Hartlepool », c’est l’histoire d’une pauvre bête sans défense et d’une flopée d’ignorants comme il y en a tant aujourd’hui, mais bien plus encore il y a un siècle et demi. J’ai entamé ma lecture comme ces derniers, ignorant tout de son contenu, seuls le superbe graphisme de Jérémie Moreau et le nom de Lupano m’ont fait sauter sur cet ouvrage, et ce dernier fait encore une fois hommage à son talent de conteur. Le scénario est très bien mené d’autant qu’il y a tout de même pas mal de personnages et qu’à aucun moment on ne ressent une quelconque lourdeur ou confusion. Il y a de l’humour et une jolie dose de cruauté aussi, le tout encore une fois dosé au poil. Ce que j’ai le plus aimé c’est ce que je déteste habituellement dans mes lectures, la morale de l’histoire ! Lupano nous la sert de façon très détachée, dans une espèce de résignation décevante de la nature humaine. L’introduction d’un personnage historique, que je ne citerai pas évidemment, apporte le petit clin d’œil qui fait qu’on s’attache encore plus à certains personnages. Les trognes des personnages sont excellentes d’expressivité, les couleurs sont douces et reposantes, le cadrage reste classique mais le format proche du comics lui va à ravir, c’est une très jolie petite bête qu’il serait impensable de ne pas posséder. Maintenant j’attends avec impatience la prochaine B.D. du dessinateur, qui pour une première fait montre d’un talent bien assuré. Le prix est tout doux aussi avec ses 92 planches !

06/09/2012 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5
Couverture de la série Kingdom Come
Kingdom Come

Assurèment une très bonne BD et une véritable claque graphique, Kingdom Come est une oeuvre à réserver aux lecteurs avertis. En effet, si vous n'avez jamais lu de comic, peut être vaut-il mieux passer votre chemin. On a ici affaire à toute la faune DC et certains lecteurs seront peut être perdus. Moi même je ne connaissais pas bien des superhéros. Toutefois passé cette confusion initiale, se révèle un récit hautement intéressant, riche en rebondissements et dont le thème est original. Le tout est bien mené et réserve quelques surprises. La thématique des superhéros à la retraite reprenant du service pour guider leurs jeunes remplaçants n'est certes pas nouveau mais il est assez rare pour demeurer original. La façon de le traiter est ici assez réaliste et la psychologie des personnages principaux est abordée même si pas (assez) en profondeur (à mon goùt). Tout n'est pas parfait et la lecture est parfois assez éprouvante (c'est tout de même un assez gros pavé) mais... Le dessin est superbe ! A se demander si l'on peut vraiment parler de dessin... Véritablement la force de ce comic, les illustrations sont à tomber par terre. Alex Ross est vraiment très doué et il arrive d'une très belle manière à faire de ce comic un incontournable. Là où Watchmen est surtout apprécié pour sa mise en scène et son scénario, Kingdom Come est et restera une oeuvre à part au scénario agréable et un total émerveillement visuel.

05/09/2012 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Superman - Red Son
Superman - Red Son

Superman est un personnage que je n'ai jamais réellement apprécié. A l'inverse de Batman, son alter ego de Detective Comics, il est quasiment invincible et doté de quasiment tous les pouvoirs. Du coup les scénarios tournent en rond et il faut forcément faire intervenir des éléments surnaturels pour avoir un semblant de suspens. Pas ici ! Et pour cause, le sujet n'est pas Superman et sa défense de Metropolis contre les menaces quelles qu'elles soient mais bien de la psychologie du personnage. Dans la première partie, qui est en quelque sorte une introduction à cet univers parallèle, on découvre le changement provoqué par une autre culture et un autre système de pensée sur le superhéros. Celui-ci n'en reste pas moins persuadé d'aider les gens et c'est effectivement ce qu'il fait. La deuxième partie s'avère être une mise en abime de Superman, celui-ci devenu président s'enfonce dans des travers propres à toute dictature. On peut y suivre l'évolution psychologique du personnage au fur et à mesure que les événements le poussent à la solitude et à la réflexion. Il apparaît comme un dictateur solitaire et même s'il est persuadé de faire le bien, il sera trahi par tous ses anciens alliés. Une très bonne lecture que ce Superman - Red Son donc, rendue très agréable par de très bons dessins et une bonne mise en page. Les rebondissements sont nombreux et il est plaisant de retrouver quelques autres personnages mythiques sous un angle original. Le seul bémol concerne la deuxième partie dont certains passages sont, à mon sens, un peu tirés par les cheveux. Cela ne gène toutefois nullement la lecture et ce comic s'avère être un bol d'air frais parmi les oeuvres sur "the man of steel".

05/09/2012 (modifier)