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Couverture de la série Liar Game
Liar Game

Cette histoire est tout de suite prenante. J'avais peur que cela s'essouffle rapidement mais le scénario est astucieux, le jeu du Liar-Game évolue, les manches se suivent mais ne se ressemblent pas. Les adversaires non plus d'ailleurs. Plusieurs aspects sont intéressants dans cette histoire bien ficelée : le côté psychologique est passionnant mais le côté mathématique nous prouve l'ingéniosité du scénariste. Les premiers tomes s'enchainent et l'histoire évolue rapidement. Plus on avance dans l'histoire plus les liens entre les adversaires deviennent complexes, ce qui ralenti un peu le rythme général mais c'est tout l'intérêt que de s'attarder sur les rapports humains dans cette situation. Il n'existe pas de violence dans la série (c'est l'une des règles du jeu), tout n'est qu'astuce et manipulation... Les dessins ne sont pas mauvais. Ils sont agréables, en particuliers pour s'y retrouver dans les nombreux personnages : chaque personnage est physiquement très différent des autres (et souvent accompagné d'un surnom), c'est très visuel et on ne s'y perd pas. Le seul point négatif c'est que chaque début de chapitre commence par la fin du précédent, c'est assez lourd quand on a une lecture continue et ça casse inutilement le rythme. Très bonne série avec actuellement 12 Tomes qui méritent qu'on s'y attarde. Addiction au jeu garantie !

10/09/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série L'Or et le Sang
L'Or et le Sang

Décidément, Fabien Nury est un très bon scénariste et je suis sûr qu'il sera un jour reconnu comme un grand de la bande dessinée. L'avis de Spooky avait attiré mon attention sur cette série. Il m'a donné envie de lire la série bien que le dessin ne me donnait pas trop envie de la lire. Heureusement, même si je ne suis pas fan du dessin, je me suis rapidement habitué à ce style, notamment grâce à une narration fluide et efficace. Le scénario est bien rythmé et je n'ai pas eu le temps de n'ennuyer car il y a beaucoup de rebondissements. J'aime le fait que les deux personnages soient plus complexes qu'ils ne le semblent à première vue. Le scénario est un mélange de réaliste et de situations impossibles (vous avez déjà vu un hérisson alcoolique ?) et cela fait en sorte que je ne sais jamais ce qui va se passer ensuite et j'ai très envie de lire la suite.

10/09/2012 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5
Couverture de la série Les plus belles histoires de... (Disney)
Les plus belles histoires de... (Disney)

Même avis que Ro sur cette très belle édition d'histoires de Donald. Je n'ai lu que le premier tome (histoires de Noël) et j'ignorais que d'autres étaient sortis mais globalement ça vaut le coup. Je ne parlerai pas en détail du contenu, tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin à l'univers de Donald Duck connaissent le nom de Carl Barks, pour les autres il vaut sans doute mieux se tourner vers La dynastie Donald Duck. Le fait que les tomes regroupent des histoires selon des thèmes spécifiques fait qu'on peut tout à fait les acheter indépendemment et je conseille à la fois la lecture et l'achat.

10/09/2012 (modifier)
Couverture de la série Batman - Année Un (Year One)
Batman - Année Un (Year One)

On assiste au début de Bruce Wayne le justicier maladroit qui va devenir Batman, et chercher appui auprès de Gordon, le seul flic honnête de Gotham City. On est très loin des films assez lamentables de Tim Burton et Schumacher, ou de la genèse un peu ridicule de Batman Begins qui hésite entre le réalisme froid et le grand-guignol. L'univers de Year One semble fortement inspiré de Taxi Driver avec ses quartiers chauds remplis de putes et de toxicos. La police est pourrie, toute la ville est à vomir, et Batman n'est clairement pas un James Bond déguisé en chauve-souris. Loin du superhéros capable de castagner 10 gars à la fois, c'est au contraire un homme qui ne sait pas encore comment s'y prendre, et paye cher ses erreurs. Dans la même lignée, Proie qui semble lui faire suite est aussi de bonne facture pour un combat plus psychologique.

10/09/2012 (modifier)
Par etoilawst
Note: 4/5
Couverture de la série Pourquoi j'ai tué Pierre
Pourquoi j'ai tué Pierre

Il est certain que cette bd ne peut pas laisser indifférent. Le thème en lui même est très sensible. Le fait qu'on découvre qu'il s'agit d'une autobiographie renforce le caractère poignant de l'histoire. Dès le départ et au fil de la lecture un certain malaise envahit le lecteur. On sent que quelque chose ne va pas et qu'un drame va se dérouler. La suite ne fait que confirmer ce sentiment. La suite est le combat de la victime pour ne pas sombrer. Une histoire forte, émouvante et je ne peux que conseiller la lecture de la bd et même son acquisition.

09/09/2012 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5
Couverture de la série Petzi
Petzi

Ah et bien en voilà, une superbe bd jeunesse. J'ai avisé quelques séries lues étant jeune et je continue donc avec Petzi, ce petit ours brun accompagné de ses amis. Les aventures sont amusantes et les péripéties du groupe sont agréables à lire. Le dessin est original et bien adapté à la bd. Je connais peu de personnes ayant lu cette bd étant petits ne l'ayant pas aimée. Une très bonne BD jeunesse. J'imagine qu'il y en a d'aussi bonnes voire de meilleures à l'heure actuelle, mais elle reste pour moi une valeur sûre.

09/09/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Les Enfants de Jessica (Le Pouvoir des innocents - cycle 3)
Les Enfants de Jessica (Le Pouvoir des innocents - cycle 3)

Dix ans après Le Pouvoir des innocents, Luc Brunschwig et Laurent Hirn nous livrent deux suites. Le premier volet est donc celui qui nous met sur les pas de Jessica Ruppert et de sa fille Amy. Et peut-être aussi de Logan, qui croupit en prison. La série démarre sur les chapeaux de roue, avec une séance parlementaire très surprenante, mais qui ne se termine pas dans ce premier tome ; car dans le même laps de temps, un jeune père et son enfant, candidats aux maisons Ruppert de New York, vont être les victimes d'une action coup de poing dont les implications sont probablement énormes. Le second tome continue sur le même tempo, permet de voir -enfin- Joshua Logan, même si sa présence est mineure, et se termine sur un mouvement populaire ma foi plutôt inattendu. L'accent est mis sur ce second tome sur la prison de Riker's Island, dont la vocation a changé presque du tout au tout, permettant de rêver, en quelque sorte, au centre de détention idéal... Mais point d'angélisme, car les fâcheux sont décidément présents partout. Brunschwig revient donc en grande forme dans cette série très attendue. Le découpage entre les différents fils narratifs est un modèle, ménageant le suspense de façon extrêmement habile. On tient probablement là un grand récit sur la manipulation politique et médiatique, tout en posant de vraies questions sur notre société actuelle. Très malin. Le dessin de Laurent Hirn a beaucoup progressé ; je le trouvais un peu brouillon sur Le Pouvoir des innocents, ici il est très maîtrisé, conférant un caractère de réalisme accru aux différentes actions. Il est totalement lisible et sa mise en scène est très efficace. A peine revenus et ces deux-là nous rendent déjà accros.

21/05/2011 (MAJ le 08/09/2012) (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série L'Ascension du Haut Mal
L'Ascension du Haut Mal

David B. nous livre ici une œuvre aussi âpre que magnifique, dans laquelle il retrace la maladie de son frère aîné Jean-Christophe, atteint d’épilepsie. Dans cet exercice délicat, l’auteur est parvenu à trouver le ton juste, avec ce qu’il faut d’émotion et de pudeur, sans sensiblerie aucune. Le passé familial y est décortiqué suivant un parcours introspectif très poussé. Le « haut mal », nom médiéval de l’épilepsie, n’épargne personne dans la famille. Pas question ici de se voiler la face, et David B. ne fait pas dans les bons sentiments, allant chercher au fond de lui-même, dans les recoins les plus sombres de son âme… Le graphisme est saisissant, le noir et blanc hyper travaillé, avec des à-plats noirs venant renforcer le côté inquiétant et insaisissable de la maladie. Un style onirique et faussement naïf (son frère a été touché dès l’enfance) vient tenir à distance le « monstre ». Mais au fil des tomes, le trait se fait plus acéré, plus rageur, plus abstrait, alors qu’aucune thérapie ne semble venir à bout du « haut-mal »… Chaque case est un petit chef d’œuvre où le regard s’attarde… le cauchemar de la réalité y est transcendé, confinant avec le merveilleux, mais un merveilleux à mi-chemin entre Cocteau, Picasso et les contes de fée, avec un ogre (ou un loup) toujours en embuscade, prêt à vous dévorer… S’il faut voir cette œuvre comme un exutoire voire une thérapie, elle n’en révèle pas moins un certain courage de la part de son auteur.

08/09/2012 (modifier)
Couverture de la série Pyongyang
Pyongyang

Un autre carnet de voyage de Delisle, toujours aussi agréable à lire...L'auteur parait tout aussi sympathique. Toutefois, j'ai été moins surpris qu'à la lecture de Chroniques de Jérusalem. Disons que je savais vraiment pas sur quoi j'allais tomber avec le voyage en Israël, alors que dans cet opus, je savais plus ou moins à quoi m'attendre: un pays deconnecté du reste du monde, à la mentalité complètement bornée, étroit d'esprit au possible, vivant sur les vestiges des postulats communistes Staliniens. Cependant, j'ai trouvé que Pyongyang était aussi un brin plus drôle. J'ai notamment bien ri lors du passage qui raconte le fait qu'un coréen s'obstine à discuter avec Guy Delisle alors que les deux hommes ne se comprennent pas. Du coup, notre héros-narrateur lui sort volontairement, d'un air agacé, des répliques d'une conversation insignifiante typique. C'était tordant ! Je vous recommande la lecture et l'achat de cet ouvrage, qui n'en finira pas de vous étonner sur l'incommensurable bêtise humaine, puit sans fond de l'inspiration des humoristes. (160)

08/09/2012 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ikki Mandara
Ikki Mandara

Quel bel ouvrage ... D'une force ! Ozama Tezuka n'est pas appelé Dieu du manga pour rien. Il a un potentiel tellement énorme que c'en est presque écœurant. Il faut avouer que j'ai d'abord eu du mal avec son trait, qui mélange un peu de tout En effet, les personnages sont souvent dessinées de façon humoristique, avec des traits simples, et ils sont régulièrement en SD. Au début je tiquais dessus, mais au fil de la lecture on ne remarque plus. En revanche, les décors sont SUBLIMES ! Détaillés, plein de vie, magnifiquement représentés, on se sent presque au milieu des paysages qu'il a dépeint. Mais si le manga est à mes yeux si bon, c'est bien pour son traitement de l'histoire. Car ici, l'ouvrage est bien historique. Ozama Tezuka nous transporte dans l'orient du début du siècle et fait traverser à son personnage la Chine et le Japon, traversant aussi les événements et les personnages historiques. Ce qui est étonnant, c'est que le manga est à l'image de l'Histoire : les personnages apparaissent puis disparaissent brusquement, il n'y a pas de distinction ou de pitié. Tout le monde peut mourir, du gentil au méchant et de l'homme à la femme, comme n'importe qui. Une autre particularité, derrière l'aspect historique très bien retranscrit, c'est la violence des Hommes. L'héroïne va s'en prendre plein la figure tout au long du récit, car ici la société, qu'elle soit chinoise ou japonaise, est violente ! Mais à un point incroyable. Tezuka ne se complait pourtant pas dedans et s’ingénie à la démontrer pour avertir les gens. Et tout le monde déguste, des socialistes aux réactionnaires, pas un n'est exempt de cette violence. Même l’héroïne qui semble "Candide" est happé par celle-ci est se retrouvera très vite à tuer. Au final, un excellent manga qui est à tout point de vue attrayant : le récit est suffisamment rythmé pour qu'on puisse le lire comme n'importe quelle BD, il est suffisamment profond pour qu'on le lise en amateur d'histoire orientale, assez allégé avec ses pointes d'humour pour ne pas vous plomber une soirée, et assez gros pour vous la remplir. Je met un 4/5 car il reste un léger bémol : la fin est trop abrupte, on sent qu'il manque encore une partie que Tezuka n'a pas pu écrire. Et c'est franchement dommage, car j'aurais adoré le lire. Mais je met tout de même un coup de cœur pour ce merveilleux ouvrage. Tezuka est bel et bien un dieu de la bande-dessinée.

08/09/2012 (modifier)