Difficile de passer à côté de ce second cycle quand on a apprécié la série mère. C'est un réel plaisir de retrouver et de découvrir la jeunesse de Bragon, sa rencontre avec Mara, l'invincible Rige...
Ce que j'apprécie particulièrement c'est de retrouver les petits détails qui auront leur importance par la suite. On connait déjà plus ou moins le passé des personnages, mais l'accent est donné à l'ambiance, la mise en place de ce qui amènera à la future quête. Mais malgré tous les connaissances acquises, on découvre de nouvelles intrigues, des traits de caractères exacerbés chez nos héros et le folcklore du monde d'Akbar. Tous les élèments sont présents pour nous replonger dans ce fantastique univers.
Au final, ce "Avant la quête" et La Quête de l'Oiseau du Temps, remplissent à merveille leur rôle de divertissement. Ces deux séries donnent au thème de l'héroïc-fantasy une dimension intelligente, intéressante et profonde.
Un complèment indispensable à la lecture du premier cycle.
3.5
Une série que, jusqu'à présent, je trouve amusante. J'aime bien le personnage de Médaka Kurokami qui est très amusant et j'aimais bien la manière dont elle réglait le problèmes. On sait qu'elle va réussir, mais j'ai tout de même eu du plaisir durant ma lecture car les méthodes de Médaka sont peu conventionnelles et donc il y a tout de même du suspense (que va faire Médaka) et en plus c'est rigolo.
Il y a tout de même un truc qui me dérange : c'est que dans le tome 2 il y a de plus en plus de batailles. Or, j'ai lu que le manga changeait de genre et devenait un shonen de combat et j'ai un peu peur que le manga devienne moins bon quoique pour le moment les combats ne me dérangent pas trop.
Pour ce qui est du dessin, je l’aime bien sauf qu’un truc me dérange. Médaka a des seins trop gros, je n’ai rien contre les filles avec une grosse poitrine, mais là on dirait que ses seins sont plus gros que sa tête et c’est un peu dérangeant.
Voilà enfin un diptyque sur le vampire le plus connu après le fameux Dracula.
Mais il faut rappeler que le film de Murnau de 1922 est une adaptation du roman de Bram Stoker et que la veuve de ce dernier avait déposé plainte pour plagiat à l'encontre de ce film qui connaîtra bien plus tard une reconnaissance mondiale et qui sera considéré comme l'un des chefs d’œuvre du cinéma fantastique muet. Mais dans la mémoire collective Nosferatu et Dracula sont bien deux vampires différents l'un de l'autre, surtout physiquement.
Cette série composée de deux albums (et qui connaîtra peut-être d'autres diptyques) est une bonne surprise même si je pense que celle-ci est légèrement bâclée. Effectivement un troisième tome n'aurait pas été de trop.
Le scénario est vraiment surprenant et il diffère sur certains points des autres récits de vampires en particulier sur l'origine de ceux-ci. Olivier Péru les fait apparaître bien avant Jésus-Christ, qui lui aussi a un rôle à jouer dans cette série, mais je n'en dirai pas plus.
Par contre on retrouve toujours une lutte entre deux factions de vampires et comme souvent une organisation chargée de les supprimer, on ne peut pas faire toujours dans l'original.
Malgré ça cette série est très prenante et l'on n'a pas envie de s'arrêter de la lire tellement elle regorge de bonnes idées, de rebondissements, d'action et j'en passe.
En ce qui concerne le dessin, le style réaliste de Martino est agréable et il colle parfaitement au récit angoissant sur ces vampires hors norme.
Nosferatu est donc une sympathique série qui ravira les amateurs de vampires et les fans de récits fantastiques.
Boule et Bill, sacré duo...
Boule et Bill c'est typiquement le genre de BD qu'on aime enfant. Et c'est justifié! Les gags ne volent certes pas très haut mais ils ne sont pas vulgaires ni lourds. De plus le dessin est plutôt agréable et Bill est très expressif.
En fait les deux compères peuvent rappeler Charlie Brown et Snoopy (Peanuts) mais en plus drôles.
Alors certes, une fois adulte on ne remet pas le nez dedans mais c'est compréhensible.
Une bonne bd qui vise les enfants et réussit, au même titre qu' Asterix, Le Marsupilami ou d'autres à les intéresser au monde de la bd et leur faire comprendre qu'il n'y a pas que la télé ou la musique dans la vie !
5/5 pour les enfants, 3 pour les autres car j'aime le dessin et Bill et que c'est tout de même globalement au dessus de bien des bd jeunesse.
D’habitude pas franchement intéressé par les BD érotiques, je me suis bien marré à la lecture de cet album évènement.
Zep est cru dans les situations mais il évite la vulgarité tout en gardant un ton léger.
Certes tous les gags ne se valent mais l’ensemble est de très bonne facture.
De plus, l’humour prédomine largement sur l’érotisme. Du coup, l’album plaira à un large public.
A mettre entre toutes les mains de plus de 18 ans !
La grosse révélation, pour moi, vient de la qualité du trait d’Eric Puech. Ce style réaliste et crayonné, expressif et précis est pour beaucoup dans mon appréciation de l’album.
Par ailleurs, je suis un grand amateur de Maupassant et le Horla fut pour moi, il y a de ça déjà un petit paquet d’années, une vraie porte d’entrée vers la littérature française tant ce court récit avait su me marquer. Son adaptation, pas évidente de prime abord, est réussie grâce à une trouvaille scénaristique de bon goût. L’entourage du héros prend plus d’importance tandis que celui-ci prend les traits de Guy de Maupassant en personne. Ce choix s’avère efficace et dynamise la mise en scène sans occulter le fait que l’histoire nous est contée au travers d’un journal.
Entre le "pas mal du tout" et le "franchement bien" !
Avec ce Maudit Mardi, Nicolas Vadot signe à mes yeux un très grand diptyque. En nourrissant de deux idées pour le moins originales un récit qui, par ailleurs, aurait pu être très classique (la quête d’un amour d’enfance), il renouvelle le genre. De plus, l’auteur joue constamment du symbolisme et de l’onirisme pour nourrir son sujet.
Avec de telles techniques narratives, on pourrait craindre un récit hermétique. Et bien, rassurez-vous, il n’en est rien ! Le récit est fluide, immédiat en première lecture et riche en seconde lecture. J’ai vraiment adoré le symbolisme présent tout au long du récit, surtout au sujet des « racines » du héros. J’ai aimé la manière dont, à partir de rien, Nicolas Vadot parvient à créer une tension palpable (le héros de l’histoire est convaincu de mourir un mardi, ceux-ci se transforment alors en d’interminables journées cauchemardesques et s'illustrent au travers de planches stressantes).
La mise en page est d’ailleurs très soignée et certaines planches sont dotées d’un découpage magnifique d’inventivité et qui ne perd jamais la lisibilité de vue (pour vous en convaincre, jetez un œil sur la page 37 du premier tome) tandis que certaines cases nous laissent une part d’interprétation tout en nous guidant suffisamment pour ne pas nous égarer (page 19 du tome 2 et sa femme-sablier).
Ce récit a donc réussi à me séduire, à me toucher, à me surprendre et à m’intriguer. Que demander de plus ?
1er acte :
Et bien, en voilà une chouette surprise !
La couverture ne paie pas de mine, même si j’aime cette présentation à l’ancienne (ben oui, on ne se refait pas). Et puis, avec un titre pareil, on se doute de ce sur quoi on va tomber.
Et, effectivement, pas de surprise à ce niveau, on a bien droit à une enquête policière dans un univers de far-west. La recette n’est pas des plus originales avec cet adjoint « qui vient de la ville » et qui débarque à Plouc-town (enfin, Old Creek Town, dans le cas présent), petit village dont les personnes influentes sont immédiatement identifiables. D’un autre côté, c’est le genre d’univers que j’apprécie et pour peu que les personnages soient sympathiques, que l’enquête soit originale et joliment menée avec fausses pistes à la clé, qu’il y ait de l’humour, que la galerie des personnages soit intelligemment diversifiée, je me laisse alors facilement convaincre.
Je suis convaincu.
Ce qui est évident au début, et parait même trop facile, devient en cours d’enquête matière à suspicion. L’humour est continuellement présent sans que l’on puisse parler de gags. La galerie des personnages est très variée (et très classique, les auteurs allant jusqu’à intégrer dans l’histoire un jeune gamin futé qui vient au secours du héros). Et puis, surtout, ce scénario ne cesse de rebondir.
Je me méfiais quelque peu du dessin … et puis, non, ce trait moderne, nerveux mais pas trop, usant de la hachure tout en gardant un style clair a même plutôt tendance à me plaire.
Un bon premier album, prometteur. Reste à espérer que les auteurs continueront à faire montre d’autant de dynamisme et d’originalité pour que la suite s’avère toujours aussi intéressante.
2ème acte :
Décidément, j’aime bien cette série ! Après un premier tome qui m’avait plu par son ton et séduit par son art d’accommoder l’adage selon lequel « il ne faut pas se fier aux apparences », ce deuxième opus est parvenu, à nouveau, à me plaire et à me surprendre.
Le ton est toujours aussi bonhomme. Les personnages sont sympathiques et même les méchants ne sont pas foncièrement mauvais. Si vous cherchez une série cynique ou caustique, passez votre chemin. Andrew Barrymore a un petit côté Jérome K Jérome Bloche qui me plait. L’humour a beau être gentil et conventionnel, il est néanmoins présent et, dans ce deuxième tome, une petite fleur m’aura bien fait rire ! L’album est riche. On est loin de la planche à trois cases sans textes mais il n’y a pas surabondance de textes non plus. C’est le parfait équilibre pour moi. Les auteurs sèment quelques indices qui nous permettent de jouer à l’apprenti détective et qui leur permettent… de nous envoyer sur de fausses pistes.
Surtout, et j’espère que cette qualité perdurera, il y a dans ces deux enquêtes une manière de jouer sur les évidences qui rafraichit le genre policier. J’en suis à un point tel qu’avec cette série je n’ose me fier aux apparences de peur d’avoir raison… ou pas.
3ème acte :
Ce troisième tome, contrairement aux précédents n’offre une enquête qu’en guise de prétexte. En effet, les auteurs profitent surtout de ces planches pour nous révéler une partie du passé d’Andrew. L’ensemble est toujours agréable à lire avec de petites touches d’humour à gauche et à droite et un héros touchant dans sa fragilité (décidemment, la comparaison avec Jerôme K Jérôme Bloche ne cesse de se confirmer). C’eut été un tome transitionnel parfait… si la série avait continué. Malheureusement, faute de succès, ce troisième tome est le dernier.
N’empêche ! Je pense encore souvent relire ces trois tomes tant je me suis attaché aux multiples personnages présents, tant j’ai apprécié l’absence de manichéisme (aucun acteur n’est tout blanc ou tout noir), tant le trait de Roderic Valambois a su me séduire.
Après la lecture de tous les tomes en version intégrale.
Etant, depuis mon plus jeune âge, un fan d'Histoire avec un grand H j'ai lu d'innombrables fois cette série pendant mon enfance.
En gros on reprend les dates importantes de l'histoire de France depuis les Gaulois jusqu'à l'élection de Giscard d'Estaing, la plupart du temps le récit se concentre sur une période clé ou sur un personnage emblématique de son époque le dépeignant comme une sorte de héros ce qui donne un coté aventure à l'ensemble bien sympathique.
Maintenant c'est sûr que cette série s'adresse essentiellement à ceux qui aiment l'histoire ; néanmoins elle peut aussi aider les étudiants qui sont allergiques aux méthodes de l'enseignement traditionnel (le par coeur des livres restant plutôt indigeste et ennuyeux) et qui voudraient apprendre de manière plus amusante car l'ensemble s'avère très détaillé ainsi que d'une excellente qualité scénaristique compréhensible à tout âge et pouvant par la même occasion quasiment rivaliser avec n'importe quel livre d'histoire.
Quant à la qualité des dessins elle varie grandement selon l'auteur, si quelques rares passages s'avèrent plutôt moyens, la plupart restent de très bonne facture tout le long de la série.
Bref une série historique pour qui vous permettra d'apprendre tout en passant du bon temps, pour moi tout aussi complète que n'importe quel livre scolaire.
Cet album est une petite merveille. C’est à ce jour le meilleur de Bruno, qui en plus des dessins signe également le scénario. Il nous livre un bon gros délire déjanté en 150 pages. Son dessin au style inimitable est un vrai régal. L’histoire est loufoque à souhait et lui permet de se lâcher et de se faire plaisir dans les illustrations. Et pour ça il est très fort. On trouve de tout : des personnages hauts en couleur, comme une star du porno ou des scientifiques en blouse de recherche, mais aussi des monstres, des bagnoles, des parodies d’affiches de films de cul. Bref tout et n’importe quoi. Mais l’essentiel est que ce bon gros délire se tient.
Car voilà le tour de force, offrir au lecteur une histoire improbable, mais dans laquelle on plonge pleinement et qui séduit le lecteur dès les premières pages. Voire même dès la couverture, car la jaquette autour de l’album cache un poster de Big Boobs Hospital, un film pour adulte …
Bien sûr, tout le monde n’accrochera pas à ce délire. C’est assez trash, parfois grossier, parfois sexuellement explicite, parfois tout ça en même temps. Mais moi je me suis régalé. C’est décalé, c’est drôle, c’est un truc qu’on a jamais lu et qui surprend régulièrement tout au long de la lecture. L’auteur nous embarque avec lui dans son délire. Il pourrait se passer n’importe quoi, on y croirait. Si par exemple une femme robot extraterrestre de 40 mètres de haut débarquait au milieu de l’histoire ça ne choquerait même pas.
Bref un album qui ne se lit pas, mais un album qui se déguste page après page. Chaudement recommandé. J’attends de le relire pour voir s’il ne mérite pas 5 étoiles.
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La Quête de l'Oiseau du Temps - Avant la Quête
Difficile de passer à côté de ce second cycle quand on a apprécié la série mère. C'est un réel plaisir de retrouver et de découvrir la jeunesse de Bragon, sa rencontre avec Mara, l'invincible Rige... Ce que j'apprécie particulièrement c'est de retrouver les petits détails qui auront leur importance par la suite. On connait déjà plus ou moins le passé des personnages, mais l'accent est donné à l'ambiance, la mise en place de ce qui amènera à la future quête. Mais malgré tous les connaissances acquises, on découvre de nouvelles intrigues, des traits de caractères exacerbés chez nos héros et le folcklore du monde d'Akbar. Tous les élèments sont présents pour nous replonger dans ce fantastique univers. Au final, ce "Avant la quête" et La Quête de l'Oiseau du Temps, remplissent à merveille leur rôle de divertissement. Ces deux séries donnent au thème de l'héroïc-fantasy une dimension intelligente, intéressante et profonde. Un complèment indispensable à la lecture du premier cycle.
Médaka-Box
3.5 Une série que, jusqu'à présent, je trouve amusante. J'aime bien le personnage de Médaka Kurokami qui est très amusant et j'aimais bien la manière dont elle réglait le problèmes. On sait qu'elle va réussir, mais j'ai tout de même eu du plaisir durant ma lecture car les méthodes de Médaka sont peu conventionnelles et donc il y a tout de même du suspense (que va faire Médaka) et en plus c'est rigolo. Il y a tout de même un truc qui me dérange : c'est que dans le tome 2 il y a de plus en plus de batailles. Or, j'ai lu que le manga changeait de genre et devenait un shonen de combat et j'ai un peu peur que le manga devienne moins bon quoique pour le moment les combats ne me dérangent pas trop. Pour ce qui est du dessin, je l’aime bien sauf qu’un truc me dérange. Médaka a des seins trop gros, je n’ai rien contre les filles avec une grosse poitrine, mais là on dirait que ses seins sont plus gros que sa tête et c’est un peu dérangeant.
Nosferatu (Soleil)
Voilà enfin un diptyque sur le vampire le plus connu après le fameux Dracula. Mais il faut rappeler que le film de Murnau de 1922 est une adaptation du roman de Bram Stoker et que la veuve de ce dernier avait déposé plainte pour plagiat à l'encontre de ce film qui connaîtra bien plus tard une reconnaissance mondiale et qui sera considéré comme l'un des chefs d’œuvre du cinéma fantastique muet. Mais dans la mémoire collective Nosferatu et Dracula sont bien deux vampires différents l'un de l'autre, surtout physiquement. Cette série composée de deux albums (et qui connaîtra peut-être d'autres diptyques) est une bonne surprise même si je pense que celle-ci est légèrement bâclée. Effectivement un troisième tome n'aurait pas été de trop. Le scénario est vraiment surprenant et il diffère sur certains points des autres récits de vampires en particulier sur l'origine de ceux-ci. Olivier Péru les fait apparaître bien avant Jésus-Christ, qui lui aussi a un rôle à jouer dans cette série, mais je n'en dirai pas plus. Par contre on retrouve toujours une lutte entre deux factions de vampires et comme souvent une organisation chargée de les supprimer, on ne peut pas faire toujours dans l'original. Malgré ça cette série est très prenante et l'on n'a pas envie de s'arrêter de la lire tellement elle regorge de bonnes idées, de rebondissements, d'action et j'en passe. En ce qui concerne le dessin, le style réaliste de Martino est agréable et il colle parfaitement au récit angoissant sur ces vampires hors norme. Nosferatu est donc une sympathique série qui ravira les amateurs de vampires et les fans de récits fantastiques.
Boule & Bill
Boule et Bill, sacré duo... Boule et Bill c'est typiquement le genre de BD qu'on aime enfant. Et c'est justifié! Les gags ne volent certes pas très haut mais ils ne sont pas vulgaires ni lourds. De plus le dessin est plutôt agréable et Bill est très expressif. En fait les deux compères peuvent rappeler Charlie Brown et Snoopy (Peanuts) mais en plus drôles. Alors certes, une fois adulte on ne remet pas le nez dedans mais c'est compréhensible. Une bonne bd qui vise les enfants et réussit, au même titre qu' Asterix, Le Marsupilami ou d'autres à les intéresser au monde de la bd et leur faire comprendre qu'il n'y a pas que la télé ou la musique dans la vie ! 5/5 pour les enfants, 3 pour les autres car j'aime le dessin et Bill et que c'est tout de même globalement au dessus de bien des bd jeunesse.
Happy Sex
D’habitude pas franchement intéressé par les BD érotiques, je me suis bien marré à la lecture de cet album évènement. Zep est cru dans les situations mais il évite la vulgarité tout en gardant un ton léger. Certes tous les gags ne se valent mais l’ensemble est de très bonne facture. De plus, l’humour prédomine largement sur l’érotisme. Du coup, l’album plaira à un large public. A mettre entre toutes les mains de plus de 18 ans !
Le Horla
La grosse révélation, pour moi, vient de la qualité du trait d’Eric Puech. Ce style réaliste et crayonné, expressif et précis est pour beaucoup dans mon appréciation de l’album. Par ailleurs, je suis un grand amateur de Maupassant et le Horla fut pour moi, il y a de ça déjà un petit paquet d’années, une vraie porte d’entrée vers la littérature française tant ce court récit avait su me marquer. Son adaptation, pas évidente de prime abord, est réussie grâce à une trouvaille scénaristique de bon goût. L’entourage du héros prend plus d’importance tandis que celui-ci prend les traits de Guy de Maupassant en personne. Ce choix s’avère efficace et dynamise la mise en scène sans occulter le fait que l’histoire nous est contée au travers d’un journal. Entre le "pas mal du tout" et le "franchement bien" !
Maudit mardi !
Avec ce Maudit Mardi, Nicolas Vadot signe à mes yeux un très grand diptyque. En nourrissant de deux idées pour le moins originales un récit qui, par ailleurs, aurait pu être très classique (la quête d’un amour d’enfance), il renouvelle le genre. De plus, l’auteur joue constamment du symbolisme et de l’onirisme pour nourrir son sujet. Avec de telles techniques narratives, on pourrait craindre un récit hermétique. Et bien, rassurez-vous, il n’en est rien ! Le récit est fluide, immédiat en première lecture et riche en seconde lecture. J’ai vraiment adoré le symbolisme présent tout au long du récit, surtout au sujet des « racines » du héros. J’ai aimé la manière dont, à partir de rien, Nicolas Vadot parvient à créer une tension palpable (le héros de l’histoire est convaincu de mourir un mardi, ceux-ci se transforment alors en d’interminables journées cauchemardesques et s'illustrent au travers de planches stressantes). La mise en page est d’ailleurs très soignée et certaines planches sont dotées d’un découpage magnifique d’inventivité et qui ne perd jamais la lisibilité de vue (pour vous en convaincre, jetez un œil sur la page 37 du premier tome) tandis que certaines cases nous laissent une part d’interprétation tout en nous guidant suffisamment pour ne pas nous égarer (page 19 du tome 2 et sa femme-sablier). Ce récit a donc réussi à me séduire, à me toucher, à me surprendre et à m’intriguer. Que demander de plus ?
Les enquêtes d'Andrew Barrymore
1er acte : Et bien, en voilà une chouette surprise ! La couverture ne paie pas de mine, même si j’aime cette présentation à l’ancienne (ben oui, on ne se refait pas). Et puis, avec un titre pareil, on se doute de ce sur quoi on va tomber. Et, effectivement, pas de surprise à ce niveau, on a bien droit à une enquête policière dans un univers de far-west. La recette n’est pas des plus originales avec cet adjoint « qui vient de la ville » et qui débarque à Plouc-town (enfin, Old Creek Town, dans le cas présent), petit village dont les personnes influentes sont immédiatement identifiables. D’un autre côté, c’est le genre d’univers que j’apprécie et pour peu que les personnages soient sympathiques, que l’enquête soit originale et joliment menée avec fausses pistes à la clé, qu’il y ait de l’humour, que la galerie des personnages soit intelligemment diversifiée, je me laisse alors facilement convaincre. Je suis convaincu. Ce qui est évident au début, et parait même trop facile, devient en cours d’enquête matière à suspicion. L’humour est continuellement présent sans que l’on puisse parler de gags. La galerie des personnages est très variée (et très classique, les auteurs allant jusqu’à intégrer dans l’histoire un jeune gamin futé qui vient au secours du héros). Et puis, surtout, ce scénario ne cesse de rebondir. Je me méfiais quelque peu du dessin … et puis, non, ce trait moderne, nerveux mais pas trop, usant de la hachure tout en gardant un style clair a même plutôt tendance à me plaire. Un bon premier album, prometteur. Reste à espérer que les auteurs continueront à faire montre d’autant de dynamisme et d’originalité pour que la suite s’avère toujours aussi intéressante. 2ème acte : Décidément, j’aime bien cette série ! Après un premier tome qui m’avait plu par son ton et séduit par son art d’accommoder l’adage selon lequel « il ne faut pas se fier aux apparences », ce deuxième opus est parvenu, à nouveau, à me plaire et à me surprendre. Le ton est toujours aussi bonhomme. Les personnages sont sympathiques et même les méchants ne sont pas foncièrement mauvais. Si vous cherchez une série cynique ou caustique, passez votre chemin. Andrew Barrymore a un petit côté Jérome K Jérome Bloche qui me plait. L’humour a beau être gentil et conventionnel, il est néanmoins présent et, dans ce deuxième tome, une petite fleur m’aura bien fait rire ! L’album est riche. On est loin de la planche à trois cases sans textes mais il n’y a pas surabondance de textes non plus. C’est le parfait équilibre pour moi. Les auteurs sèment quelques indices qui nous permettent de jouer à l’apprenti détective et qui leur permettent… de nous envoyer sur de fausses pistes. Surtout, et j’espère que cette qualité perdurera, il y a dans ces deux enquêtes une manière de jouer sur les évidences qui rafraichit le genre policier. J’en suis à un point tel qu’avec cette série je n’ose me fier aux apparences de peur d’avoir raison… ou pas. 3ème acte : Ce troisième tome, contrairement aux précédents n’offre une enquête qu’en guise de prétexte. En effet, les auteurs profitent surtout de ces planches pour nous révéler une partie du passé d’Andrew. L’ensemble est toujours agréable à lire avec de petites touches d’humour à gauche et à droite et un héros touchant dans sa fragilité (décidemment, la comparaison avec Jerôme K Jérôme Bloche ne cesse de se confirmer). C’eut été un tome transitionnel parfait… si la série avait continué. Malheureusement, faute de succès, ce troisième tome est le dernier. N’empêche ! Je pense encore souvent relire ces trois tomes tant je me suis attaché aux multiples personnages présents, tant j’ai apprécié l’absence de manichéisme (aucun acteur n’est tout blanc ou tout noir), tant le trait de Roderic Valambois a su me séduire.
Histoire de France en Bandes Dessinées
Après la lecture de tous les tomes en version intégrale. Etant, depuis mon plus jeune âge, un fan d'Histoire avec un grand H j'ai lu d'innombrables fois cette série pendant mon enfance. En gros on reprend les dates importantes de l'histoire de France depuis les Gaulois jusqu'à l'élection de Giscard d'Estaing, la plupart du temps le récit se concentre sur une période clé ou sur un personnage emblématique de son époque le dépeignant comme une sorte de héros ce qui donne un coté aventure à l'ensemble bien sympathique. Maintenant c'est sûr que cette série s'adresse essentiellement à ceux qui aiment l'histoire ; néanmoins elle peut aussi aider les étudiants qui sont allergiques aux méthodes de l'enseignement traditionnel (le par coeur des livres restant plutôt indigeste et ennuyeux) et qui voudraient apprendre de manière plus amusante car l'ensemble s'avère très détaillé ainsi que d'une excellente qualité scénaristique compréhensible à tout âge et pouvant par la même occasion quasiment rivaliser avec n'importe quel livre d'histoire. Quant à la qualité des dessins elle varie grandement selon l'auteur, si quelques rares passages s'avèrent plutôt moyens, la plupart restent de très bonne facture tout le long de la série. Bref une série historique pour qui vous permettra d'apprendre tout en passant du bon temps, pour moi tout aussi complète que n'importe quel livre scolaire.
Lorna
Cet album est une petite merveille. C’est à ce jour le meilleur de Bruno, qui en plus des dessins signe également le scénario. Il nous livre un bon gros délire déjanté en 150 pages. Son dessin au style inimitable est un vrai régal. L’histoire est loufoque à souhait et lui permet de se lâcher et de se faire plaisir dans les illustrations. Et pour ça il est très fort. On trouve de tout : des personnages hauts en couleur, comme une star du porno ou des scientifiques en blouse de recherche, mais aussi des monstres, des bagnoles, des parodies d’affiches de films de cul. Bref tout et n’importe quoi. Mais l’essentiel est que ce bon gros délire se tient. Car voilà le tour de force, offrir au lecteur une histoire improbable, mais dans laquelle on plonge pleinement et qui séduit le lecteur dès les premières pages. Voire même dès la couverture, car la jaquette autour de l’album cache un poster de Big Boobs Hospital, un film pour adulte … Bien sûr, tout le monde n’accrochera pas à ce délire. C’est assez trash, parfois grossier, parfois sexuellement explicite, parfois tout ça en même temps. Mais moi je me suis régalé. C’est décalé, c’est drôle, c’est un truc qu’on a jamais lu et qui surprend régulièrement tout au long de la lecture. L’auteur nous embarque avec lui dans son délire. Il pourrait se passer n’importe quoi, on y croirait. Si par exemple une femme robot extraterrestre de 40 mètres de haut débarquait au milieu de l’histoire ça ne choquerait même pas. Bref un album qui ne se lit pas, mais un album qui se déguste page après page. Chaudement recommandé. J’attends de le relire pour voir s’il ne mérite pas 5 étoiles.