Les 110 Pilules

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Note: 2.86/5
(2.86/5 pour 14 avis)

Deux histoires du Jin Ping Mei, le classique chinois de la littérature érotique, mis en image par Magnus et par Pichard.


Auteurs Italiens Chine Echo des Savanes Hard & Soft, d'un érotisme à l'autre

"Jamais plus d'une, et une à chaque lune" dit le moine à Hsi-Men en lui donnant les 110 pilules. Mais qui résisterait au feu dévorant qu'elles éveillent ? Autant confier un sac de bonbons à un enfant gourmand. Le viagra avant l'heure, les 110 pilules seront utilisées par le jeune seigneur Hsi-Men pour satisfaire son harem, puis plus si affinités. Mais attention à ne pas dépasser la dose prescrite ! Traité par Magnus pour le tome 1, puis par George Pichard pour le tome 2, cette série consiste en deux épisodes indépendants parmi les plus sulfureux du Jin Ping Mei, le classique chinois de l'érotisme.

Scénaristes
Dessinateurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1986
Statut histoire Une histoire par tome 2 tomes parus
Couverture de la série Les 110 Pilules
Les notes (14)
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09/03/2004 | Ro
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L'avatar du posteur Noirdésir

L’histoire elle-même, adaptation dont je n’ai pas lu l’originale, se laisse lire. C’est une sorte de conte moral assez classique – mais avec une sexualité débridée ! Mais ce n’est finalement pas l’histoire qui m’a le plus accroché, c’est le dessin de Magnus. En effet, on ne peut que reconnaître son grand talent. C’est un dessin net, clair et précis, que ce soit pour les corps et les décors, une sorte de dentelle habillant comme de jolis dessous une intrigue à la beauté quelconque. Un chouette coup de crayon donc, qui nous propose de jolies parties fines, avec des scènes très explicites, corps et positions étant vraiment mis en valeur. A noter que je n’ai lu que le tome de Magnus – mais il peut se suffire comme un one-shot de toute façon.

23/11/2018 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Magnifique! Quel dessin! Magnus nous livre ici ce que j'oserais appeler une petite pépite. Son trait en noir et blanc est d'une grande finesse tant dans les corps que les lieux où ils évoluent. Car ici si le propos est bien de montrer différents aspects des joutes amoureuses, les décors sont particulièrement travaillés de même que certains drapés de vêtements, si, si il y en a, qui possèdent un mouvement très aérien, gracieux. L'histoire, car il y en a une, est tirée de vieux contes chinois et nous montre la quête insatiable d'un homme pour le plaisir et la volupté. Magnus a signé là un immanquable de la littérature érotique que même les non amateurs de ce type de bande se doivent d'avoir lu, ne serait-ce que pour la très grande qualité graphique de l'oeuvre.

28/12/2014 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 3/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Ce classique de la BD érotique paru dans l’Echo des savanes dans les années 80 n’a pas du tout vieilli. Graphiquement, Magnus va droit au but et nous épargne les faux semblants. Magnifiques, les corps et les sexes sont représentés en pleine lumière, pas de tissus ou d’ombres pour faire subtil. Le maître du palais, constamment en rut, est bien équipé et veut que ça se sache… L’auteur honore ainsi la plastique humaine et le plaisir sexuel de son élégante ligne claire en noir et blanc, toute en courbes et en rondeurs. Mais il ne néglige pas pour autant les éléments environnants. Le mobilier et les objets décoratifs sont dessinés avec un luxe de détail, et les paysages évoquent les vieilles estampes chinoises. Le résultat global est tout simplement superbe. Avant tout visuelle, on l’aura compris, l’œuvre se situe entre la fable et le conte. Mais est-ce réellement une ode au plaisir sexuel comme on pourrait le penser ? C’est là tout le paradoxe de cette BD qui semble nous dire : « Le sexe débridé, c’est bien, mais y a un moment, faut savoir s’arrêter… ». Car après avoir atteint le pinacle orgasmique à l’aide des fameuses pilules, le personnage principal découvrira bientôt que son propre corps, mis à rude épreuve, va finir par se venger… Alors, fable moralisatrice ou célébration priapique ? Je dois reconnaître que cette ambigüité, qui tranche avec un dessin tout de même très hardi, m’a un petit peu gêné. Après, c’est à chacun de voir dans quel état il se sentira après lecture… ;)

15/03/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Aussi habile dans les pockets sadico-érotiques que dans les oeuvres plus ambitieuses, Magnus (dont on n'a pas oublié "Kriminal" et Nécron) prouve avec ces 110 pilules (récit paru en Italie en 1986) qu'il excelle dans un trait plus léché et un noir et blanc très contrasté, doté d'une force peu commune. En effet, les séquences sexuelles de cette adaptation d'un conte chinois du XVIème siècle, d'une audace inouïe, prennent un impact incomparable qu'elles n'auraient sans doute pas eu sous un trait plus grossier. Magnus soigne ici particulièrement son dessin d'une grande finesse (qu'on retrouvera dans Femmes envoûtées) pour des séquences érotiques si hard que certains passages n'apparaitront pas lors de sa publication en France dans L'Echo des Savanes, journal pourtant réputé très permissif. Ce récit est un sommet de l'érotisme en BD, qui sera édité par Albin Michel en 1986, et que Delcourt a eu la bonne idée de rééditer. Pichard y a donné une suite, mais sans rencontrer le même succès; un achat indispensable pour tout amateur d'érotisme.

25/06/2013 (modifier)
Par herve
Note: 3/5
L'avatar du posteur herve

J'avais longtemps entendu parler de cette bd et il a fallu attendre sa réedition par Delcourt pour enfin me la procurer. J'ai été surpris et surtout séduit par le graphisme de Magnus, un dessin en noir et blanc soigné et réaliste. Franchement pornographique dans la première partie, le récit devient plus sombre et torturé vers la fin. Cette bande dessinée tranche avec les autres bd du genre car, pour une fois, un scénario existe (même s'il s'agit de l'adaptation d'un roman chinois du XVI ème siècle) ; nous sommes loin ici d'une multiplication de scènes pornographiques sans queue ni tête (heum !). En outre, l'histoire bénéficie d'un superbe dessin, loin des illustrations souvent grossières que l'on retrouve souvent dans les bd érotiques. Bref, une bd que les amateurs du genre doivent posséder dans leur bibliothèque.

13/05/2010 (modifier)
Par Altaïr
Note: 2/5

Mouaiche... une BD érotique qui semble susciter un certain consensus, voilà qui avait de quoi titiller ma curiosité... mais après lecture de ces "110 pilules", je dois avouer les avoir trouvées difficiles à avaler et il y a fort à parier que j'aurai oublié jusqu'à leur existence dans quelques jours. Alors, certes, quand on compare cette œuvre au tout venant de la BD érotique/pornographique, qui est un peu le thème poubelle de la BD (avec les BDs "humoristiques" de supermarchés), on a clairement une œuvre qui sort du vide-ord... du panier. Jugez plutôt : les dessins sont corrects et il y a un semblant de scénario ! Personnellement il en faut un peu plus pour susciter mon enthousiasme... Le dessin est certes techniquement bon, mais il ne dégage à mes yeux quasiment aucune sensualité (hormis sur la très belle nouvelle couverture). Or s'il est bien un domaine où un minimum de sensualité est requis, c'est bien l'érotisme ! ... on est très très loin du très magnifique Troubles fêtes de Loisel, où quelques cases dessinées amoureusement, comme celles où une plantureuse jeune femme fait ses ablutions, sont plus troublantes que tout un tome de ces "110 pilules". Quant à l'histoire, bon ok il y en a une, mais bon, pas de quoi sauter au plafond non plus. Bref, cet album ne sort à mon avis du lot que parce que le reste du lot est particulièrement affligeant... mais il reste anecdotique.

04/11/2009 (modifier)
Par Jetjet
Note: 3/5
L'avatar du posteur Jetjet

Un conte érotique déguisé en conte moral à moins que ce ne soit l'inverse, tel fut le pari de Magnus à se distinguer de la masse des bandes dessinées érotiques, enfin pornographiques plutôt, par un scénario lisse et linéaire mais bien présent et magnifié par un noir et blanc des plus précis et des plus raffinés... Hsi-Meng est un notable chinois dans la fleur de l'âge. Doté d'un charisme et d'une étendue politique des plus honorables, sa vie se résume à faire le tour de ses concubines et des bordels à écumer les croupes de ces demoiselles tout en s'enivrant d'alcool mais pas seulement car un moine guérisseur va lui apporter un jeu de 110 pilules ou l'équivalent de l'ancêtre d'un viagra puissant mais à utiliser avec précaution. Mais au vu des jolis postérieurs qui s'offrent à notre héros, comment ne pas résister à dépasser les doses prescrites afin d'assurer un maximum ? :) Comme écrit plus bas, les scènes "sensuelles" ne dépassent pas plus de deux trois cases mais résument le principal et sont plutôt agréables à regarder, Magnus ne se focalisant que sur son héros et très peu sur d'autres personnages féminins. Les dialogues tout en naïveté et en retenue donnent un certain cachet rétro qui se prête d'ailleurs assez bien à l'époque "féodale" de l'action. Les dessins sont un point fort et même si on y trouve peu de décors ils sont plutôt bien dessinés ou tout aussi bien que l'anatomie de ces corps parfaits liés au désir du héros comme du lecteur. Est-il utile de préciser que cette oeuvre est destinée à un public masculin essentiellement même si la gent féminine peut y trouver également un intérêt ? En gros s'il ne fallait lire qu'une seule oeuvre de ce type, je crois que ces 110 pilules semblent tout indiquées ainsi que le premier tome de Bang Bang et il est utile de préciser que je n'ai lu que le premier tome de Magnus qui est tout à fait construit comme un One-Shot :). Il s'agit d'ailleurs de la première édition datant de 1986 et qui a fort bien subi le poids des années donc la récente réédition, que je ne connais pas, doit réellement en valoir la peine. Un chouette livre sensuel à offrir mais pas entre toutes les mains...

02/11/2009 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Un moine offre 110 pilules à Hsi-Men avec la seule consigne de les consommer une par une. Mais elles lui offrent une telle puissance sexuelle qu’il est bien difficile de limiter leur consommation… jusqu'à ce que les ennuis commencent. Adaptée d'un roman, originalement parue dans les années 80 et rééditée par Delcourt en 2009, cette BD offre un voyage oriental au sein de l'empire chinois. Petite plongée au cœur du Harem de Hsi-Men, riche notable, bon vivant et très libertin. Le récit est développé, bien plus que dans la plupart des œuvres du genre, et il pourrait facilement s’apparenter à un conte. Enfin un conte pour adulte quand même. Au rythme des pilules Hsi-Men enchaine les partenaires et les expériences. Les scènes pornographiques ne durent jamais plus de quelques cases, mais sont réussies et ne cachent rien aux lecteurs. Le dessin est superbe et met tout ça bien en valeur, grâce à un trait très précis et raffiné. Cette beauté graphique est d’ailleurs un sacré atout qui permet à cet album de sortir du lot.

02/10/2009 (modifier)
Par fonch001
Note: 3/5

Note réelle : 3.5/5 Je n'ai lu que les 110 pilules et j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi le tome de Pichard est considéré comme faisant partie de cette série et non comme une série à part entière mais passons. Graphiquement j'ai été totalement séduit par un dessin superbe, très sensuel, vraiment très expressif. Autant les personnages que les décors sont très travaillés et très agréables à contempler. La sensualité de ce trait est mise en exergue par l'absence de colorisation. Rien à jeter sur ce plan. Du coté du scénario, c'est assez simple (on voit la fin arriver de loin) mais malgré tout assez intéressant. Le coté fable moralisatrice n'est pas lourd, les personnages sont sympathiques et le tout m'a pas mal fait rire (même si je suis pas certain que ce soit toujours fait exprès par l'auteur). Bref un délire extrêmement bon dans sa réalisation et qui se lit avec plaisir.

04/06/2008 (modifier)
Par JJJ
Note: 3/5

Mon avis ne porte que sur le tome de Magnus, le premier (j'ignorais que c'était une série). Si une pilule pouvait transcender un homme, briser les normes de la virilité... Cette BD érotique a le mérite d'offrir une histoire originale reposant sur une base simple, loin des niaiseries ou s'égare malheureusement trop souvent le genre se contentant juste d'offrir un joli spectacle. "Les 110 pilules" commence de façon très classique, c'est presque trop facile... Puis le conte se pervertit, les choses dégénèrent et le pouvoir échappe lentement à Hsi-men, le personnage principal. Dévoré par son étrange ambition, acculé par sa gourmandise, Hsi-men ira jusqu'au point de non retour. Ca convient bien au style de Magnus d'adapter un roman du sulfureux chinois "Jin Ping Meï" qui en plus d'être une critique acerbe du pouvoir se pare des scènes pornographiques les plus crues. Dans la BD, Magnus conserve le côté le plus récréatif de l'oeuvre, même si bien sûr personne n'est pur dans cette quête de pouvoir et de sexe effréné. Vers la fin de l'histoire, le sexe n'est plus vraiment érotique, l'être suprême perd son pouvoir et se consume littéralement. Le dessin de Magnus est très clair, même les cases chargées de détails restent très lisibles grâce à la clarté de sa ligne. Si autant de soins étaient donné à toutes les BD érotiques, cela ferait du bien au genre. Pour "les 110 pilules", je suis client sans problème. JJJ

12/09/2006 (modifier)