Les derniers avis (32084 avis)

Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Trompe la mort
Trompe la mort

Que voilà une chouette histoire bien amenée… J’ai lu une « histoire simple »… c’est pas souvent ; une histoire poétique et étrange à la fois. Un papy au caractère acerbe, sa petite fille, un clairon…. et les souvenirs. Faut parfois pas beaucoup de choses pour vous concocter quelque chose de particulier. C’est le cas ici. Ce qui m’a plu, de suite, c’est le dessin… indéfinissable. J’ai eu l’impression d’une sorte de mosaïque faite de collage de papiers colorés et découpés (vous me suivez ?…) d’un vraiment bel effet. Et ce style, ce ton graphique, s’adapte vraiment bien au narratif. Joli. Vraiment. Joli comme l’histoire qui nous parle de la guerre et de ses absurdités, la guerre où –tous comptes faits- personne ne sait dire qui a vraiment gagné… ou perdu. J’ai lu et vu quelque chose de bien. De temps en temps, il y a une BD qui me touche. C’est le cas ici. A mettre entre toutes les mains.

07/12/2012 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Le Pacte de la mer (Kaikisen - Retour vers la mer)
Le Pacte de la mer (Kaikisen - Retour vers la mer)

Kaikisen est un joli conte écolo. Les partisans de la modernité et de la tradition s’opposent sur le devenir économique de leur petite ile. Le héros, partagé entre ces deux visions du monde, se doit de respecter le pacte que ses ancêtres ont scellé avec l’Ondine, une divinité marine. L’utilisation du fantastique comme allégorie de la nature donne tout son charme au récit. Graphiquement, rien à dire, c’est du beau boulot. Par contre, les personnages manquent un peu trop de profondeur psychologique à mon goût mais ça ne nuit pas à l’intérêt de l’histoire. La narration est très agréable, à la fois fluide et dynamique. Sous ses airs un peu naïfs, Kaikisen développe plusieurs thématiques intéressantes comme le développement durable, l’identité culturelle ou la marchandisation des coutumes. Plus fin et complexe qu’il n’en a l’air à première vue, Kaikisen est un beau conte moderne dont je recommande la lecture.

06/12/2012 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Frenchman
Frenchman

Il doit y avoir l'unanimité sur la beauté visuelle de cet album, déjà rien que la couverture soigneusement choisie parmi plusieurs propositions comme le montrent les pages en postface est impressionnante, une quiétude s'en dégage avec cet indien accroupi sur une rive brumeuse avant la tempête qui s'annonce. J'ai pris l'histoire pour ce qu'elle est sans me poser la question du trop court ou non, de sa vraisemblance historique ou factuelle ou bien encore du caractère des personnages. Il faut avouer que sur un format court que reste malgré tout une bande dessinée face à un roman, il faut allier finement le graphisme et le fond. Certes les personnages sont un peu caricaturaux dans le genre un bonhomme = un trait de personnalité, pour certains candides et idéalistes, pour d'autres cruels et bas du front. Mais l'ensemble reste d'un bon niveau avec ce décor d'Amérique fraîchement indépendante où tout est à bâtir, y compris la cohabitation avec les indigènes. On suit Alban Labiche qui se retrouve injustement envoyé outre-Atlantique dans l'armée de Napoléon et où il va rapidement devenir une cible à abattre au milieu d'une faune nouvelle pour lui le petit français, aussi fascinante que dangereuse. A titre personnel je ne pense pas que j'aurais mis presque 20 euros dans un livre de ce type que j'ai lu en quasiment autant de minutes, mais ses dessins sont une vraie réussite qui en justifie presque l'achat bien que je privilégie plus souvent un bon scénario qu'un bon dessin. Mais on ne peut pas dire du tout que le scénario soit mauvais dans le cas présent.

05/12/2012 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Walking Dead
Walking Dead

Bon finalement je vais donner mon avis sur cette très très belle série. En règle générale j'attends qu'une série soit terminée pour poster mon avis, mais pour celle-ci je crois que je serai mort avant ou alors je serai devenu une de ces affreuses créatures qui poursuivent nos héros afin de les dévorer. D'après ce que j'ai pu entendre dire sur ce site ou sur d'autres il n'est pas question d'une fin pour l'instant, donc voilà mon avis. Pour ceux qui ne me connaissent pas encore ils devront se rendre à l'évidence : j'adore tout ce qui se rapporte aux zombies et j'adore donner mon avis sur des séries traitant de ce thème. Je ne vais pas résumer l'histoire de cette maintenant très célèbre série et je serai donc très bref pour vanter les mérites de Walking Dead. On retrouve tout au long des 16 tomes parus tous les éléments que l'on retrouve au cinéma que ce soit le concept de survie en groupe, la façon de tuer ces charmantes créatures (une balle dans la tête ou en tout cas un coup sur celle-ci), des bandes de tueurs assoiffés de sang (même s'ils ne sont pas encore morts) etc... En ce qui concerne la dernière catégorie je pense en particulier à ce charmant personnage appelé le Gouverneur qui a tellement marqué les esprits par son "amour de l'humanité " qu'un roman a été écrit sur ce qu'il a vécu avant de rencontrer Rick et ses amis. Que dire du dessin si ce n'est qu'il est en parfait accord avec la série et qu'il est tout simplement très réussi. Le choix du noir et blanc est également très judicieux car comme le signalait un autre posteur la couleur aurait rendu cette bd inabordable pour beaucoup de lecteurs, trop gore sans doute. Cette bande dessinée ne peut que plaire aux fans de récits horrifiques mais aussi à d'autres personnes car l'on retrouve dans les 16 tomes un grand nombre de thèmes comme la vengeance, la jalousie, la folie, la peur mais aussi l'anthropophagie (je ne pense pas aux zombies bien sûr), la torture et également l'amour, la bonté, l'amitié. En fait tout y passe dans cette incroyable série. Alors n'hésitez pas, rejoignez la confrérie des fans du monumental Walking Dead.

05/12/2012 (modifier)
Couverture de la série On fera avec
On fera avec

Loin du défouloir de potache des publications de Larcenet chez Fluide Glacial, on a ici l'autre versant de son oeuvre (on peut parler d'oeuvre, vu le nombre d'albums qui s'additionnent pour la constituer !). C'est le premier opus publié chez Les Rêveurs que je lis, et c'est plutôt une bonne expérience. C'est parfois drôle, c'est souvent noir, mais ce n'est pas de l'humour noir: qu'est-ce que c'est ? Un long cheminement plus ou moins circulaire au travers de strips établissant une sorte de morale. Un long monologue où Larcenet se livre, et nous livre un album original ( y compris au niveau du format). En tout cas, cela m'a donné envie de découvrir ses autres publications chez le même éditeur !

05/12/2012 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Meteors
Meteors

Pas mal… pas mal… J’ai eu affaire à une grande geste qui met en scène une sorte de quête terrienne et la grande aventure spatiale. J’avoue que j’appréhendais, surtout au niveau du graphisme, car le « style manga » n’est pas trop ma tasse de thé. Ben, je n’ai pas été déçu, que du contraire, car le dessin –dans sa généralité- offre un bon mélange de diverses influences. Qui plus est, l’ensemble bénéficie d’une jolie colorisation digitale où de nombreuses déclinaisons de tons forment sporadiquement de jolis tableaux. L’histoire générale ?.. c’est surtout quelque chose d’original, hors des sentiers régulièrement rabattus dans ce type de scénario. Ce « meteors », c’est un peu un mélange de tout ; mais un bon mélange plaisant à suivre. Au total : que voilà une série dynamique, innovante souvent, sans temps morts, attirante pour les yeux du lecteur. « Meteors » ?… une série dont se dit : « je la relirai un jour »… et ce n’est vraiment pas tous les jours que je me dis cela pour une BD. Vraiment pas mal.

05/12/2012 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Pour Sanpei
Pour Sanpei

Une chanson de ce bon vieux Adamo dit : « Petit bonheur, deviendra grand… » Mais ce livre, mes bons zamis, est, lui, rempli de petitS bonheurS. Je suis entré dans ce livre comme une lame dans une motte de beurre : sans difficulté. Et j’ai assisté à la vie de cette petite famille, avec des hauts… et quelques bas. J’ai eu affaire à un grand-père bougon, qui, doucement, par étapes, va devenir presque un tendre papy et s’accorder aux différences de sa descendance. Curieux, cette famille m’a fait penser à la série « Cédric » : un grand-père râleur et asocial (mais au cœur tendre), au papa travailleur, à la mère femme au foyer et, enfin, le petit dernier… ici une petite dernière. Je m’attendais à une longue histoire : ben non, c’est le fil de la vie quotidienne qui s’est déroulé devant moi, par petits morceaux ; un fil auquel on peut s’accrocher pour avoir nos petits bonheurs au jour le jour. Et il ne faut pas souvent grand chose. Légèrement déçu par le dessin, quand même, parfois peu abouti. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir reçu une leçon de bonheur, parfois teinté de mélancolie et saupoudré d’humour. J’ai lu quelque chose qui « détend » ; sans monstres, ni massacres ou super-héros. J’ai lu quelque chose de simple, une sorte de leçon des gens et des choses. Une lecture « qui fait du bien »…

05/12/2012 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Un printemps à Tchernobyl
Un printemps à Tchernobyl

Avant d'entamer ce livre, on se dit qu'on y verra de belles images. Emmanuel Lepage est un grand dessinateur, un grand peintre, et sa rencontre avec un endroit aussi particulier et si esthétique que Tchernobyl ne pouvait que lui apporter des images grandioses et fortes. On se dit aussi qu'on y verra la mort. Qui ne connait pas les photos de la ville fantôme de Pripyat et du sinistre sarcophage de Tchernobyl ? Qui ne sait pas que la Zone est une région entièrement abandonnée par les hommes ? Qui n'a pas lu les témoignages et enquêtes sur la catastrophe, l'évacuation des habitants, le combat suicidaire des liquidateurs, les morts sur le moment, quelques semaines après et les cancers des années durant ? Et on se dit enfin qu'on y verra peut-être un pamphlet contre le nucléaire. L'auteur y va en effet avec un groupe d'artistes, motivés par l'aide aux victimes de la catastrophe et la dénonciation des dangers de l'atome. Bref, avant de lire cet ouvrage, on se dit, et je me disais, que c'est une oeuvre peut-être belle, instructive et forte que l'on va lire mais aussi probablement une oeuvre sinistre, sombre et angoissante. Au lieu de cela, c'est la vie que j'ai découverte dans cet ouvrage. Les premières pages de l'album prennent directement à la gorge avec la lecture des témoignages dramatiques et poignants des hommes et femmes qui ont subi directement la catastrophe à l'époque. Puis vient le sujet de l'appréhension, l'appréhension de l'auteur lui-même qui, durant des mois, prépare son voyage, hésite à véritablement y aller, écoute les conseils de ceux qui l'entourent et lui disent que c'est trop dangereux, que le danger n'en vaut pas la chandelle. A ce moment là du récit, Tchernobyl est une région sombre, grise, dangereuse. J'ai trouvé cette partie là intéressante car elle insiste non pas sur la réalité de Tchernobyl mais vraiment plus sur son impact psychologique et social en France et dans les esprits. Vient ensuite l'arrivée sur les lieux, la découverte des habitants, les premières visites de la Zone. Le danger prend alors forme, la forme du crépitement d'un compteur Geiger qui suit les pas de l'auteur tandis qu'il découvre les lieux évacués et détruits, et surtout la radioactivité présente presque partout. Cette partie là est intéressante parce qu'elle présente les faits et les décors, même si j'en avais déjà une bonne vision par mes lectures précédentes, les photos que j'avais vus et... les jeux vidéo auxquels j'ai joués... Et alors que je trouvais que le récit se tassait un peu vers la moitié de l'album, vient enfin ce qui fait l'âme de cette bande dessinée à mes yeux. L'auteur fait en effet peu à peu le constat qu'au-delà de la peur viscérale qu'il ressentait avant et au début de son séjour, ce qu'il voit sur place ne reflète pas l'image qu'il s'en faisait. La végétation et la vie sauvage semble luxuriante, belle, presque paradisiaque. Les familles qui vivent aux abords de la Zone ne sont pas les misérables qu'on imaginerait facilement survivant de peu dans un décor gris et sinistre. Il y a de la vie, de la joie et des enfants. Il y a une grande part d'insouciance et de bonheur de vivre qui côtoie la chape d'angoisse et d'inéluctabilité de la contamination radioactive. Et même l'auteur et ceux qui l'ont accompagné en viennent à oublier le risque et ne plus voir que la beauté de la nature et des rires d'enfants dans ce décor qu'il se représentaient initialement sans couleur et sans vie. Le contraste est fort et parvient même à éluder la catastrophe sur les dernières pages. Jusqu'au retour en France presque dérisoire quand les proches de l'auteur le voient comme un survivant ayant frôlé la mort alors que lui garde en tête le souvenir des couleurs de la forêt, des sourires des enfants et de la chaleur humaine. C'est beau et c'est surtout intéressant de voir comment la vision que l'Occident se fait de Tchernobyl et de sa catastrophe peut être confronté à la fois à sa dangereuse réalité mais aussi à la force de vie de la nature et des habitants de la région.

05/12/2012 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Noir (Götting)
Noir (Götting)

Pas mal du tout ce petit livre. Assez étrange par son format et chez un éditeur que je ne connaissais pas à savoir Barbier & Mathon - il s'avère que c'est lié à une galerie parisienne du même nom où je viens d'ailleurs de voir que Nicolas de Crécy va être exposé en janvier 2013, ce qui ne peut que m'intéresser mais je digresse. Il se trouve être assez proche d'un manga avec environ 150 pages et un petit format. Le rythme de lecture est rapide également, pas mal de planches étant sans texte et comme le format est petit les pages défilent à l'instar d'un manga donc pour rester sur ma comparaison. Pour ce qui est de l'histoire c'est un polar assez classique mettant en scène des truands, des meurtres et une femme au milieu avec un problème de climatiseur. Les planches sont assez charbonneuses et sombres ce qui sied souvent bien au genre. Je ne suis pas un fin connaisseur de l'oeuvre de Jean-Claude Götting, j'ai du lire La serviette noire et Happy living, ce titre m'a plu et m'amènera potentiellement à chercher d'autres de ses livres que je n'ai point encore lus.

04/12/2012 (modifier)
Couverture de la série Je veux le Prince Charmant
Je veux le Prince Charmant

A chaque fois que je relis cette bd je ne peux m'empêcher de pouffer. La transposition des petits psychotages de filles est bien rendue. Quant au dessin moi ils me conviennent parfaitement puisqu'ils sont efficaces et que bien des gags ne tiennent qu'à la tête des personnages. Ca ne révolutionnera pas le monde de la bd mais on rigole bien et comme dirait Spooky, qu'importe ? Combien de bd nous font réellement rire ? Une petite poignée et pour ma part cette bd en fait partie Note pour Madame Bruller : si vous nous lisez, sachez que j'ai mis ce commentaire uniquement pour égayer votre journée, car si vous venez lire des commentaires sur vos propres bd c'est que vous êtes déprimée et que vous cherchez donc à regonfler votre égo. Re-ps : il n'y a pas de quoi.

04/12/2012 (modifier)