Les derniers avis (32084 avis)

Par JJJ
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Proie d'Hugo Strange (Batman - Proie)
La Proie d'Hugo Strange (Batman - Proie)

Un beau Batman ça... C'est peut-être à cause de l'aspect dépassé et trop classique des illustrations que Proie n'a pas été réédité, pourtant cette histoire mérite d'être lue et connue. Il y a quelques bons Batman oubliés, Proie en fait partie. L'histoire est accessible, situé au début de carrière du Batman post Crisis, soit peu de temps après Year One, que ce soit au niveau de la parution ou chronologiquement dans l'histoire du héros. A la lecture c'est très perceptible, pourtant rien ne lie ces deux histoires au niveau du scénario, si ce n'est les rapports "compliqués" que Batman entretient avec la police et Jim Gordon. La trame est simple, on y trouve un Batman qui évolue comme une bête un peu maladroite, tel une chauve-souris bizarrement égarée dans un univers diurne. Le Bad, le méchant, la crapule de l'histoire est intéressant aussi, plutôt rarement utilisé dans les titres Batman parus en VF, pourtant il est l'un des ennemis historiques depuis le début de Batman, il s'agit d'Hugo Strange, un fieffé salopard qui en connait long sur le Chevalier Noir. Le problème de ce type de personnage est que l'on ne peut guère les réutiliser une fois qu'ils ont perdu leur crédit aux yeux des gens qu'ils manipulent. Cette histoire, d'ailleurs, en rappelle d'autres plus anciennes entre les deux vieux ennemis, même si eux ne le savent pas. Oui hein, il s'agit de leur première rencontre depuis la réécriture des origines de Batman. C'est classique, c'est bien, ça enquête, ça castagne c'est Batman comme on l'aime, même si son costume est un peu moins élaboré que ce que l'on voit aujourd'hui, si ses sens sont un peu moins affutés et si sa légende n'est que naissante. Les dessins sont bons, même plus que ça ils sont très bons, le style Gulacy est propre et fluide, il ne colle juste plus avec ce que l'on a l'habitude de voir aujourd'hui. Ne pas oublié que cette BD est parue en 1992 et que les comics qui sortaient en VF de cette qualité, n'était pas légions à ce moment là. Bref, Proie est rare, on a parfois le bonheur de lui tomber dessus dans les bacs des BD d'occasions pas chères, ceux que l'on glisse sous les étals et que personne ne fouille avec vraiment d'attention, ce qui est dommage, mais les petites pépites ne méritent-elles pas un peu de recherche ? JJJ

04/12/2012 (modifier)
Couverture de la série La Proie d'Hugo Strange (Batman - Proie)
La Proie d'Hugo Strange (Batman - Proie)

Héros ou criminel, ce Batman ? La question se pose en ville. Le docteur Hugo Strange admire en secret Batman, et le déteste à la fois. Conseiller psychologique pour la police, il va hypnotiser Cort, le chef de la brigade anti-Batman pour le pousser à devenir un justicier hors-la-loi encore plus expéditif afin de faire porter le chapeau à notre héros. Entre Strange le dérangé et un Batman pas toujours sûr de faire le bon choix, un combat psychologique s'annonce. Pas de superméchant ridicule, une bonne intrigue bien solide, et même si le dessin n'est pas à mon goût ça fait le boulot. On retrouve l'univers poisseux et réaliste de Year One à connotation sexuelle, une Catwoman garçon manqué, un Batman pas encore surhumain auquel il est facile de s'attacher. Certaines scènes d'Hugo Strange sont fascinantes de perversité et de délabrement psychologique. Ma première BD Batman, ma préférée avec Year One (qu'il vaut mieux lire avant car Proie lui fait suite !). MàJ : J'avais lu Proie en empruntant un exemplaire à la bibliothèque, probablement une ancienne édition car j'ai récemment acheté la BD qui contient elle une deuxième histoire. Le dr Hugo Strange est de retour et veut se venger de Batman (étonnant !). Mais il ne veut pas simplement se venger, il veut le détruire symboliquement et psychologiquement. Afin d'accomplir cette tâche difficile, il décide de trouver de l'aide auprès d'un autre taré, à savoir Jonathan Crane, enfermé à l'asile, et spécialiste de la peur. Tout un programme ! L'histoire est moins bien menée que la première, le dessin pas toujours heureux (surtout concernant les courbes de Catwoman) ; ça sent parfois la grosse série B. Mais il y a de l'idée et de l'ambition. Même si les expressions grossières des visages font perdre du sel à leur relation ambiguë, le couple Batman/Catwoman avec sa dynamique traditionnelle attraction/répulsion fonctionne bien. L'intrigue centrée sur la peur est aussi une belle idée, touchant évidemment à un thème central du personnage Batman, mais également employée d'une manière intéressante, Jonathan Crane, ancien souffre-douleur, voulant redevenir le maître de la peur, titre que lui aurait volé Batman, ce bourreau des bourreaux lui rappelant de mauvais souvenirs d'enfance. Après dans la BD ça ne se traduit pas toujours de manière très subtile. Une part de l'action se déroule dans une vieille maison abandonnée comme dans les films d'épouvante ; bonne idée selon moi. Seulement on retrouve aussi beaucoup de clichés de ce genre de cinéma, quand on ne tombe pas dans des facilités propres à la BD. Ça reste une histoire tout à fait divertissante, et un complément à Proie, lui faisant suite, que pour ma part je suis satisfait de posséder. Ma note serait de 3/5.

10/09/2012 (MAJ le 04/12/2012) (modifier)
Par Raphifty
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Requiem - Chevalier Vampire
Requiem - Chevalier Vampire

Requiem, on aime ou on déteste; moi j’adore! Enfin une série qui ne fait pas dans le « bon chic bon genre » : c’est trash, violent, malsain et diablement prenant ! Les dessins sont somptueux même si il est compréhensible que l’on puisse les trouver trop chargé. Ledroit est vraiment l’un des meilleurs artistes du 9ème art. Certaines planches sont de vrais tableaux. La mise en couleur, quant à elle, correspond tout à fait à l’ambiance recherchée, sanglante! Cette série est totalement novatrice. Faire d’un ancien SS le héros d’une bande dessinée c’est déjà osé mais l’inclure dans un enfer où les violeurs, les zombies, les tueurs, les loups garous, les vampires (…) se font la guerre… il fallait quand même y penser! On découvre un univers extrêmement riche et complexe. A cela s’ajoute une histoire sombre et complexe où de nombreux personnages charismatiques se croisent (un peu trop). Bref Requiem, Chevalier Vampire est une série pour adulte car elle est extrêmement violente. Ici, la rédemption et les idéologies malsaines se côtoient dans un univers glauque. Âmes sensibles s’abstenir. Petit bémol, l'intrigue commence à se faire un peu longue à partir du 10ème tome. De plus les délires sur la musique métal/rock n'est pas franchement "tripant" pour les non initiés. -1 étoile à cause d'un scénario qui n’avance plus et des délires moyens sur le métal.

01/12/2008 (MAJ le 02/12/2012) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Débilbo le Hoplite
Débilbo le Hoplite

Il y a deux points sur lesquels je suis intransigeant : l'humour et les adaptations de Tolkien. Il va sans dire que la lecture de cette nouvelle parodie appelait donc une grande attention de ma part. Parce que j'avais peur de lire une parodie truffée de jeux de mots sans aucune recherche, qui zapperait la plupart des évènements du roman de JRR Tolkien, qui serait dessiné par un dessinateur débutant peu inspiré, parce que, parce que, parce que... Très vite cet album a balayé mes craintes. Jean-Luc Sala est un véritable tolkienophile. Mais en plus de connaître par coeur les textes, il a en outre l'avantage d'être une éponge, d'absorber de nombreuses influences culturelles, et de les insérer (parfois, pas systématiquement) dans ses écrits. Et en plus, il a de l'humour. Ici son "Débilbo" est une sorte de Bilbo le Bobbit que pas mal de lecteurs (de la première heure, et je l'espère, tout récents aussi) aimeraient lire. Parce que le personnage en lui-même n'est pas forcément passionnant, que les Nains ont un potentiel comique qui ne demandait qu'à être encore plus exploité, etc. Et Sala a intégré tout cela dans son histoire, jusqu'à la fin, qui est celle dont rêvent, quelque part, les lecteurs du Seigneur des Anneaux... Je ne puis en dire plus sans spoiler, mais ma lecture a été franchement plaisante. Et tant pis pour les intégristes qui crieront au crime de lèse-majesté, une grande oeuvre devient immortelle quand elle est intelligemment détournée. C'est désormais chose faite, en BD du moins (en roman c'est fait depuis belle lurette). Deux petits regrets : l'absence du personnage de Beorn, et le titre, que je trouve un peu maladroit. Je ne connaissais pas le travail de Geoffroy Rudowski, mais ce jeune dessinateur a fait du très bon travail. Son style semi-réaliste est juste parfait pour un récit de ce type, et les personnages ont des expressions et des attitudes bien représentées. Une très bonne lecture.

02/12/2012 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Le Révérend
Le Révérend

L’histoire de fond n’est pas très originale mais le récit est diablement efficace, Lylian nous relate une histoire de vengeance, avec de nombreux rebondissements, qui capte le lecteur jusqu’à la fin. Angus Whitecross dit le révérend, énigmatique et mystérieuse joue dans le même registre que Clint Eastwood dans les films style western spaghetti, un personnage qui incontestablement a de la gueule. Un dessin type ligne claire bien colorisé mais qui manque à certains endroits de finesse pour le classer dans le top, mais bon le potentiel est présent. J’espère une suite du même acabit très prochainement.

02/12/2012 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Singe de Hartlepool
Le Singe de Hartlepool

Excellent ! J'avais lu plein d'avis positifs sur cette histoire et j'avais donc décidé de la mettre sur ma liste de BD à offrir à Noël et comme je suis quelqu'un de consciencieux, je contrôle la qualité avant de faire les paquets cadeaux... Je n'ai pas été déçue, loin de là. Le dessin n'est pas vraiment ma tasse de thé (ah ah ah) mais l'histoire est un petit bijou. Basée sur une légende datant de l'époque des guerres napoléoniennes, elle nous raconte comment un singe, mascotte d'un navire français ayant échoué au large des côtes de ce petit village anglais, a été pris pour et jugé comme un français simplement parce qu'il portait un uniforme français et parce que les villageois ignoraient complètement à quoi pouvait ressembler cet ennemi juré. J'ai eu deux coups de cœur dans cette BD. Le premier est pour le vieil ancien combattant, cul-de-jatte depuis des années, qui est blessé lors de son attaque au canon de la prison du singe et qui, quand on lui demande comment ça va, répond "je ne sens plus mes jambes" (mouarf). Le second est pour le "clin d’œil" de la page 91, même s'il est certainement fantaisiste, il est très sympathique et clôt admirablement bien l'histoire. A offrir ou à se faire offrir sans hésiter.

02/12/2012 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série La Geste de Gilles de Chin et du dragon de Mons
La Geste de Gilles de Chin et du dragon de Mons

Essayons de dire clairement les choses à propos de cette BD. Déjà, faut aimer le dessin de Ptiluc, qui est tout de même pas réputé pour être un chef d’œuvre de beauté. Mais le gros avantage de Ptiluc c'est de savoir toujours bien l'utiliser. Certes, ce n'est pas beau, mais le propos non plus, donc l'accord est parfait. Rien à redire là-dessus. D'autre part, j'ai beaucoup aimé le lien avec la légende dont s'est inspiré Ptiluc (merci d'ailleurs pierig) et la façon dont il va la détourner pour servir son propos. Ce qu'il faut noter, c'est que Ptiluc est un ardent anti-religieux (ce qui transparait dans bon nombre de ses autres œuvres également) et qu'il utilisera n'importe quel prétexte pour poser ses idées et ses convictions, du coup le propos peut être mal pris je pense. Mais c'est selon la lecture. Ptiluc va proposer ici une histoire assez complexe et teintée de philosophie (comme souvent d'ailleurs chez lui), avec une vision du Moyen-Âge totalement subjective dans l'unique but de servir son propos. Bien qu'étant en fac d'histoire, je n'ai pas trouvé cela choquant le moins du monde, car l'intérêt n'est pas de faire une bande-dessinée historique ou à caractère historique, mais d'étaler ses idées. Et c'est celles-ci qui m'ont vraiment plu. Ptiluc attaque à l'acide son personnage principal et va lui faire traverser épreuve après épreuve, mettant à l'épreuve sa foi, ses souvenirs et toute son intégrité. Car le personnage n'est pas intègre. Gilles de Chin est un personnage bien complexe, torturé par des images datant d'il y a dix ans de cela, hanté par une fille, asservi par sa foi exubérante, il est pris dans un étau qui semble sans issue. Mais Gilles n'est pas seul, et un dragon aidé de mal-voyants ainsi qu'un infidèle vont progressivement l'aider à se remettre en question et affronter en face la dure réalité de la vie. Cependant, si le propos de fond semble gentillet, la forme est plutôt trash (en même temps, c'est Ptiluc ...) et très crasseux. Tout le monde il est con, tout le monde il est méchant, c'est moche la vie. Et pourtant .... pourtant de la beauté rejaillit parfois, des rêves et des fantasmes ressortent, on voit apparaitre une lueur d'espoir au bout du tunnel. J'ai trouvé ce récit franchement plaisant et très bien traité. Ptiluc va se faire un plaisir de décortiquer l'âme de son héros jusque dans les tréfonds pour mieux l'aider à ressortir, blessé et meurtri, mais sur la voie de la guérison. D'ailleurs j'ai trouvé assez subtile l'idée du héros mal-voyant qui va retrouver une vue correcte avec les lunettes, un beau symbole du conflit intérieur. Cependant, si ce récit est très bon, il faut noter que Ptiluc insère toujours de son humour, pas forcément des plus subtils et des plus raffinés, qui contraste très nettement avec le récit plus sérieux et sombre. Du coup certaines piques d'humour tombent comme un cheveu dans la soupe en plein milieu d'un passage qui se veut sérieux. C'est franchement dommage, car le récit aurait gagné à être vraiment sérieux de bout en bout. Dans l'ensemble, Ptiluc offre une belle vision de la religion, de la mémoire, de l'identité et de l'intégrité d'un homme. Utilisant à ses fins la période médiévale et une légende locale, il en tire un récit qui sait trouver des idées fortes et des bonnes réflexions. Mais toujours très en subtilité, très peu dévoilé. Le lecteur seul est juge de l'ensemble au final. Un récit qui m'a vraiment contenté, une belle leçon et une morale très intéressante. Un récit sombre et défaitiste, méchant envers l'homme et cruel, misanthrope même, mais l'être humain ne le mérite-t-il pas ? Ceux du récit nous invitent fortement à répondre oui .... En définitif, 4/5 pour le récit qui est loin d'être parfait, mais qui à su très bien combler mes attentes. Un opus à lire !

01/12/2012 (modifier)
Par Tetsuo
Note: 4/5
Couverture de la série Big Crunch
Big Crunch

Oscar et Elias sortent du cinéma. Ils ont vu un film de Cosmos. Et comme ¾ des habitants, ils sont fans de ce super-héros masqué qui combat des émergences. Ces émergences sont des humains qui se transforment en des espèces de monstres. Cosmos les maitrise jusqu’à ce que ces monstres redeviennent des humains. Les deux frangins rejoignent donc leur ainé, Virgile. Ce dernier est accompagné d’une amie du lycée, Bria. En arrivant dans l’appartement, ils découvrent avec stupeur Cosmos étendu inanimé sur le sol de leur cuisine… Le petit dernier ne résiste pas à l’envie de découvrir qui se cache derrière le masque. La surprise est de taille, Cosmos est… leur père ! Le postulat parait assez conventionnel avec ce qui semble être de prime abord un récit très banal. Mais ce serait passer à côté d’une très bonne histoire, à la fois rigolote, fantastique et rudement bien menée. Moi j’ai accroché tout de suite à cette réalisation, que j’ai trouvé nerveuse, entrainante et passionnante. Rémi Gourrierec manie à la perfection le fait de faire monter en suspense son histoire. On se prend au jeu, au fil de l’histoire, à se poser les mêmes questions que les enfants. Il parvient à amener une dramatisation et surtout un cliffangher de folie à la fin. On va suivre principalement les 3 frères et la jeune fille dans leur quête de justice en remplaçant leur père mais également une histoire parallèle avec un journaliste dont on ne sait pas encore trop ce qu’il cherche. Et puis, de multiples énigmes et interrogations parsèment ce premier tome. Pourquoi et comment les émergences se produisent-elles ? Les enfants ont-ils hérités des dons de leur père ? Qui est vraiment leur père ? Qui va dorénavant contrôler les émergences ? Le petit format de la collection shampooing ne nuit pas à la lecture, on a l’impression de lire un comics à l’américaine. L’auteur utilise pour son dessin de larges zones de noirs et des nuances de gris. Ça donne un aspect plutôt sombre, particulier à l’album. J’ai également bien accroché à son style. Pour un premier album, ce Big Crunch est passionnant.

30/11/2012 (modifier)
Par Tetsuo
Note: 4/5
Couverture de la série Les Contes de l'ère du Cobra
Les Contes de l'ère du Cobra

Sublime ! Enrique Fernandez m’a scotché avec cette histoire. Rythme enlevé, scénario à rebondissements, trouvailles en tout genre et un dessin splendide. Tout démarre assez rapidement dans ce récit, les évènements s’enchainent avec précision. Impossible de prédire les actions qui vont se dérouler. La grande force de ce diptyque est là, un perpétuel état de surprise. On a l’impression de lire un conte tiré des Mille et une nuit, où magie rime avec aventure, où l’impossible semble réel, où l’amour n’est jamais une évidence. Et puis tout s’enchaine parfaitement, chaque personnage interagis avec les autres, les actes des uns peuvent avoir des conséquences sur le futur de chacun. Ils forment un équilibre fragilisé par la décision d’un seul. Les quatre personnages principaux rythment le récit, mais ce serait offenser la myriade de seconds couteaux qui eux aussi donnent du poids au récit. Je pense au sniper étranger ou encore avec Numbasa, roi d’un autre royaume. J’ai apprécié également l’alternance entre récit raconté en voix off et celui où on revient dans le présent, noté par la présence de dialogues. Cela confère une atmosphère romancé, on a l'impression d'écouter à la fois un conteur et d'autre part de se raconter ce récit. Son dessin concourt à nos plonger dans ce conte fabuleux. Dès les premières pages, on est littéralement happé par ce graphisme travaillé et par le superbe équilibre trouvé dans ses enchainements. La fluidité de lecture parait impressionnante, on se laisse porter sans s’en rendre compte. L’envie de connaître le destin des amants maudits Sian et Irvi, vous fait tourner les pages à vive allure. Une réussite enchanteresse !

30/11/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série -20% sur l'esprit de la forêt
-20% sur l'esprit de la forêt

Moi qui aime me frotter aux trucs qui sortent de l'ordinaire (non Spooky, je sais que ce n'est pas là que tu te caches), j'avoue avoir trouvé une petite perle en la matière. Si le sens de l'humour absurde de Libon m'a toujours scotché et fait marrer, avec des séries telles que Jacques le petit lézard géant ou Tralaland qui ciblent plutôt un public jeunesse, Fabcaro se hisse au même niveau d'ineptie et de folie douce, mais en s'adressant plus à un public adulte. Ça part dans tous les sens, entremêlant sa vie, ses jeux d'enfants et les personnages qu'il imagine, et ses fameux playmobils, mais on s'en fout de perdre ce fil qui n'existe pas de toute façon, car on se marre. Entre les sorties à 2 balles et les répliques cinglantes, les références grossières et les clins d’œils subtils, ça fourmille, ça pétille et ça vous défrise les zygomatiques ! Son trait tout en noir et blanc, que je trouve assez proche d'un Larcenet façon Bill Baroud est très efficace et rend le tout très dynamique. Bref, si vous chopez un coup de calgon au creux de l'hiver, une bonne dose de Fabcaro devrait vous dérider et vous faire retrouver le sourire ! A lire sans modération.

30/11/2012 (modifier)