Note : 3.5/5
C'est de la bonne heroïc-fantasy, classique mais prenante.
Elle reprend l'idée de base du Elric de Moorcock et de sa Stormbringer, ou encore du jeu de rôles Bloodlust, en mettant en scène des personnages dotés d'armes démoniaques ayant elles-mêmes leurs propres personnalités et surtout leurs pouvoirs surnaturels.
Le graphisme est pêchu et bien foutu. Il ne présente guère d'originalités dans le domaine de la fantasy, mais il fait preuve d'une belle maîtrise et est joliment colorisé. Je regrette juste le manque d'expressivité sur les visages des personnages et aussi le fait que quelques-uns d'entre eux se ressemblent trop pour ne pas être un peu confondus en première lecture.
L'histoire est une intrigue assez classique de trahisons, de vieux ennemis et de conflits entre personnages puissants et dotés de pouvoirs magiques. Le groupe de héros est assez intéressant même si celui qui agit plus ou moins en chef, Gale, n'est pas attachant du tout. On a envie de les suivre et de voir comment, alors qu'ils sont particulièrement puissants, ils sont mis en danger et comment ils vont s'en sortir. Leurs ennemis aussi sont plutôt bien trouvés.
Bref, la série ne sort pas tellement du lot par son originalité mais c'est de la bonne fantasy bien solide et un divertissement prenant.
Quelle bonne surprise pour moi cette trilogie !
Tout d'abord j'adore l'ambiance polar noir de ce New York un peu glauque, un peu sombre. Et ce jaune qui vient juste faire le contraste qui va bien, j'aime ! Le dessin est parfait avec ces couleurs, Vraiment une réussite graphique.
Quelle bonne idée de traiter l'histoire du point de vu de 3 protagonistes de l'histoire (1 par tome). Ça nécessite un scénario béton et bien maitrisé, et c'est le cas ici.
Les 2 premiers tomes fonctionnent vraiment par pair, et le 3ème vient se rajouter dessus et vient rajouter un peu d’épaisseur et de background aux personnages de Martha et Telenko, tout en rajoutant l'histoire de Dillon.
Tout se recoupe entre les 3 tomes, c'est vraiment bien foutu ! J'aime bien ce genre "d'astuces scénaristiques"
Je vais pas trop en rajouter, les nombres d'avis hyper positifs ici devraient finir de vous convaincre que lire Berceuse Assassine...
Enfin Michel Vaillant a vielli ; père d'un ado en mal de vivre et d'un père toujours dans la perfection et un tantinet rétrograde. Nouveau dessin très réaliste avec de belles couleurs.
Dommage que les camions de l'écurie vaillante soient des Mercedes alors que l'on valorise la marque VAILLANTE (française)
Histoire bien construite avec des rebondissements à prévoir.
Connaissant Olivier Milhiet, honte à moi de ne pas avoir lu Caravane plus tôt (mais j'avais acheté les albums, c'est tout ce qui importe à ce sale capitaliste de Milhiet :))
Déjà j'ai trouvé Caravane plus facile d'accès que Spoogue (et oui, force est de faire la comparaison avec la 1ère œuvre de l'auteur). Ça se lit vraiment facilement ! On rentre bien dans l'univers.
La narration est agréable, l'intrigue plutôt simple avec quand même un peu de mystère. J'aurais juste un reproche : je trouve que la fin de l'histoire est un peu expédiée. Oups, il reste que 4 pages, vite faut terminer ça ! Ou alors c'est juste pour se laisser une porte ouverte et faire un autre cycle ? Ou alors c’était prévu en plus de tome, et comme je crois que les ventes n'ont pas été terribles, il a fallu terminer l'histoire avec ce tome 2...
Graphiquement, c'est super chouette, la couleur directe, ça "donne" quand même un ptit quelque chose en plus qui me plait terriblement ! Alors certes c'est plus long et plus galère à faire, mais quand c'est bien fait, le résultat est là !
On sent qu'Olivier Milhiet s'est fait plaisir avec cette brochette de "freaks" ! Comment faire les monstres les plus zarbis possibles ? Mais des monstres parfois au grand cœur ! Sympa !
Bref, moi j'aime Caravane !
Que voilà un savant mélange des genres !
La première chose qui marque dans ce récit, c’est son style graphique. Expressif en diable, résolument moderne dans le trait mais pourvu d’une colorisation qui le rend désuet, ce style dote la série d’un ton, d’une âme. Directement, je me suis dit que Tim Burton ne devait pas être bien loin (pour une raison que je n’arrive pas à m’expliquer, les enfants de la séries me faisaient penser aux délurés gamins de « l’étrange Noël de Mr Jack »). Ce style est expressif, très dynamique, beau et décalé : une franche réussite.
Puis vient l’histoire. Et là, on peut dire que son auteur, Olivier Bleys, ne s’est pas contenté du minimum syndical. Ce scénario fourmille de joyeuses trouvailles, entre les introductions en deux pages littéraires, les professions familiales farfelues, l’enquête policière et la surprenante apparition de la pierre philosophale. Quelle richesse, quel délice. On sent là derrière un réel travail d’écrivain capable de créer un univers, de développer des personnages, de doser ses effets… et de garder tout du long une ligne directrice.
Constamment, l’équilibre est trouvé entre l’humour et le drame. Le premier l’emporte mais les auteurs parviennent à nous faire ressentir que le deuxième se tient tapi dans l’ombre.
Une de mes meilleures lectures de cette année, ni plus ni moins.
Du tout bon que cette série. Un bon western qui s'occupe moins de la Frontière et du grand ouest sauvage et qui nous ramène au New York de la fin du 19e, où l'immigration encore massive voyait se mêler des personnes au passé trouble en quête d'un nouvel anonymat, des aventuriers amateurs, le tout encadré par les premiers gangs... Du vrai Scorsese vu par le 9e art. On est plus sur du polar d'ailleurs que sur du western.
Le dessin est de très bonne qualité à mes yeux. Les personnages sont très réussis, les nombreux personnages secondaires sont bien travaillés de sorte qu'ils sont aisemment identifiables ce qui, vu leur nombre, est un gage de lecture fluide. Les proportions anatomiques bien respectées, les femmes sont belles sans pour autant verser dans le pulpeux de plus en plus habituel. Les paysages et éléments urbains sont à mes yeux fouillés et bien retranscrits. Par ailleurs, l'ambiance loude et sombre est elle aussi bien travaillée.
L'histoire est bonne, Ethan en quête de rédemption et de son passé, est un bon point de départ. Le seul truc que je ne comprends pas vraiment, c'est qu'il tourne le dos à l'argent qu'on lui a légué. Pourquoi ? Malgré tout, le point de départ est bon et on va suivre sa quête qui va se dévoiler petit à petit, avec de bons ingrédients. Les personnages prennent tous une importance de plus en plus grande à mesure que l'intrigue avance. Ce n'est pas seulement Ringler qui est le centre de cette attention de l'auteur, mais aussi Van et sa famille, Mac Steernan et son fils, la belle Cynthia etc... L'intrigue policière vient rythmer le tout avec des multiples rebondissements qui restent cohérents. J'ai aussi grandement apprécié la fin, l'évolution finale de Van et de Ringler, les révélations du départ précipité d'Ethan notamment. Seuls deux/trois aspects me manquent, l'intérêt de la part cachée de Cynthia d'une part qui n'est à mon sens pas assez travaillée. De même, alors qu'il a une envie irrépressible de connaître la tribu des hommes brume, pourquoi retourne-t-il à Londres si tôt ? Pour moi, il aurait été plus logique qu'il fuie vers l'ouest et se réfugie dans son autre "famille". Enfin, l'arrivée du nouveau patron des fédéraux n'est que peu utilisée.
Je pense que l'histoire devait tourner sur deux ou trois albums de plus mais que la série a été écourtée plutôt que d'être abandonnée sans fin.
Pour autant, c'est plutôt dans la bonne moyenne. Entre 3 et 4*.
Une très belle petite série. C'est ma première prise de contact avec Andreae et ça me donne bien envie de partir à la découverte de son oeuvre. Graphiquement, c'est un pur chef d'oeuvre. Le trait est fin, les proportions très bonnes, les personnages sont excellement croqués, mention spéciale à Philéon et au Capitaine. Edmée est une magnifique jeune femme, et si elle est effectivement détentrice de tenues plus que légères, je n'ai pas retrouvé pour autant les poses aguicheuses que l'on trouve chez Soleil.
Les couleurs sont des merveilles, douces et travaillées. Du très bel ouvrage.
Les personnages semblent infantiles mais peut-il en être autrement pour des gens qui n'ont comme préoccupation que de savoir quelle tenue mettre pour la fête du soir et/ou ce qu'ils vont y manger ? D'autant que certains autres (Philéon/Loiseau/Le Capitaine) sont un (tout petit) peu plus complexes. L'histoire est bien trouvée, et au fil des 3 tomes, nous sommes surpris régulièrement de l'évolution de celle-ci.
Quelques petits bémols à mes yeux :
- Quel est l'intérêt du surveillant vidéo et de son assistante ? Qu'amènent-ils à l'oeuvre ?
- Comment la gamine est-elle montée sur le bateau puisqu'il n'a pas touché terre depuis belle lurette ?
- Comment arrivent-ils à nourrir à outrance tout ce beau monde sur un bateau sans que les victuailles ne manquent?
Et puis la fin est trop abrupte et pas assez travaillée. Qu'est-ce qui a réellement éteint la race humaine ? Comment ces personnages sur le bateau ne se souviennent-ils pas au moins qu'ils ont quitté la terre un jour ? Je pense qu'un tome (voire 2) pour entrer plus avant dans ces explications auraient été utile. Malgré tout, c'est de la belle ouvrage.
Un très bon yaoï dans lequel une famille de la haute bourgeoisie japonaise de l'ére Taisho voulant maintenir à tout prix les convenances, plonge peu à peu dans une cruelle folie sous le poids des préjugés, tout en manigances et manipulations.Ici pas de faux fuyants mielleux, mais une histoire crue et violente servit par un graphisme fin raffiné, tout en nuance, avec de très beaux décors, un très bon rendu historique.
De plus, une édition de qualité...Mais à ne pas mettre entre toutes les mains. Lecture conseillée à partir de 16 ans, me semble...
Je viens de relire la série dans son intégralité et l’impression qui me reste est celle d’un incroyable gâchis. Je ne parle bien sûr pas de la série en elle-même mais du destin de ces hommes broyés par la guerre.
Le scénario est très bien construit et nous suivrons ainsi le sort de quelques personnages durant la grande guerre (si tant est qu’une guerre puisse être grande). Le fil conducteur est une enquête policière sur une étrange série de meurtres. Cette enquête permet d’introduire un personnage de gendarme intéressant à plus d’un titre. Tout d’abord, parce que, par sa fonction même, celui-ci va permettre aux auteurs de montrer toute l’animosité dont il était la cible de la part du trouffion de base. Il lui faudra faire montre de courage et d’humilité pour être accepté par eux. Par son parcours mais aussi par son comportement, ce personnage central du récit va devenir notre compagnon, notre camarade. De plus, c’est lui qui nous conte cette histoire… depuis son lit de mort.
Ensuite, face à lui, différents caractères forts vont apparaître. Tous sont marquants car tous sont marqués. Marqués par cette guerre, tant physiquement que psychiquement, ces personnages dégagent un état de tension très bien rendu par le scénario comme par la narration.
Si l’enquête est le fil conducteur du récit, l’aspect historique n’est pas en reste. J’ai particulièrement apprécié les passages consacrés aux premières unités équipées de chars d’assaut. C’est là un aspect, je pense, assez mal connu de la première guerre mondiale et le sort qui attendait les membres de ces unités illustre à nouveau la guerre dans toute son horreur. Mais ce n’est là qu’un passage parmi tant d’autres. Tout le long de cette série, nous sommes plongés dans le conflit, les pieds dans la boue, tantôt en première ligne, tantôt plus en retrait. Et cette série est tellement captivante que lorsqu’au détour d’une permission nous retrouvons la vie civile, nous partageons le sentiment de ces compagnons d’arme : cette vie n’est plus la nôtre. La guerre a fait son sale boulot, nous la détestons et pourtant nous ne pouvons plus nous en passer.
Et puis, il y a ces fréquents rappels sur l’âge des protagonistes, qui nous poussent à LA question : pourquoi ? Pourquoi ces crimes, oui, mais surtout pourquoi cette guerre que personne sur le front ne semble réellement désirer ni défendre.
Enfin, le dessin est tout du long d’excellente facture. Il peut sembler au premier regard un peu imprécis. A y regarder à deux fois, il n’en est rien. Les personnages sont bien typés, faciles à identifier. Les décors sont soignés et un impressionnant travail de documentation semble avoir été effectué. Les regards sont expressifs, les visages sont tendus, creusés, usés.
Une très grande série ! Elle parvient à renouveler le genre en intégrant cette enquête policière mais dénonce surtout toute l’absurdité de la guerre et la capacité dont dispose celle-ci pour broyer les hommes, qu’ils lui survivent ou non.
Pour un grand amateur de western que je suis, Comanche est une étape incontournable. Au même titre que Blueberry, Cartland, Mac Coy et les autres, il entre dans mon panthéon de l'aventure bullodessinée.
Si la série démarre de manière assez classique et presque sans aspérité, elle va doucement évoluer au fil des tomes vers un monde beaucoup plus désenchanté. La course vers la civilisation (ou le modernisme) de Greenstone Falls est magnifiquement rendue, des évolutions socialo-technologiques (train, sédentarisation des ranches) à la modification des valeurs humaines (politique, justice moins "arbitraire"), ce nouveau monde va passer au révélateurs les différents protagonistes, de Red Dust qui ne se reconnait plus en cette avancée à Comanche qui est avide de nouveauté et d'évolution sociale.
Les albums vont se densifier au fil de l'eau avec des personnages secondaires et des "méchants" qui prendront bientôt le pas sur notre héros (les sheriffs, le doigt du diable) et qui vont faire tomber la série dans le western dit crépusculaire.
Je n'accroche par contre pas sur le Corps d'Algernon Brown ni les suivants. La magie est passée et cette série aurait du être achevée bien avant. Je pense d'ailleurs qu'elle aurait pu avoir une magnifique "sad end" car le corps de la série (tomes 3 à 9) semblent nous y mener tout droit.
Reste un série efficace, avec le somptueux dessin d'Hermann. Jusqu'au 9, un incontournable.
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Sword
Note : 3.5/5 C'est de la bonne heroïc-fantasy, classique mais prenante. Elle reprend l'idée de base du Elric de Moorcock et de sa Stormbringer, ou encore du jeu de rôles Bloodlust, en mettant en scène des personnages dotés d'armes démoniaques ayant elles-mêmes leurs propres personnalités et surtout leurs pouvoirs surnaturels. Le graphisme est pêchu et bien foutu. Il ne présente guère d'originalités dans le domaine de la fantasy, mais il fait preuve d'une belle maîtrise et est joliment colorisé. Je regrette juste le manque d'expressivité sur les visages des personnages et aussi le fait que quelques-uns d'entre eux se ressemblent trop pour ne pas être un peu confondus en première lecture. L'histoire est une intrigue assez classique de trahisons, de vieux ennemis et de conflits entre personnages puissants et dotés de pouvoirs magiques. Le groupe de héros est assez intéressant même si celui qui agit plus ou moins en chef, Gale, n'est pas attachant du tout. On a envie de les suivre et de voir comment, alors qu'ils sont particulièrement puissants, ils sont mis en danger et comment ils vont s'en sortir. Leurs ennemis aussi sont plutôt bien trouvés. Bref, la série ne sort pas tellement du lot par son originalité mais c'est de la bonne fantasy bien solide et un divertissement prenant.
Berceuse assassine
Quelle bonne surprise pour moi cette trilogie ! Tout d'abord j'adore l'ambiance polar noir de ce New York un peu glauque, un peu sombre. Et ce jaune qui vient juste faire le contraste qui va bien, j'aime ! Le dessin est parfait avec ces couleurs, Vraiment une réussite graphique. Quelle bonne idée de traiter l'histoire du point de vu de 3 protagonistes de l'histoire (1 par tome). Ça nécessite un scénario béton et bien maitrisé, et c'est le cas ici. Les 2 premiers tomes fonctionnent vraiment par pair, et le 3ème vient se rajouter dessus et vient rajouter un peu d’épaisseur et de background aux personnages de Martha et Telenko, tout en rajoutant l'histoire de Dillon. Tout se recoupe entre les 3 tomes, c'est vraiment bien foutu ! J'aime bien ce genre "d'astuces scénaristiques" Je vais pas trop en rajouter, les nombres d'avis hyper positifs ici devraient finir de vous convaincre que lire Berceuse Assassine...
Michel Vaillant - Nouvelle saison
Enfin Michel Vaillant a vielli ; père d'un ado en mal de vivre et d'un père toujours dans la perfection et un tantinet rétrograde. Nouveau dessin très réaliste avec de belles couleurs. Dommage que les camions de l'écurie vaillante soient des Mercedes alors que l'on valorise la marque VAILLANTE (française) Histoire bien construite avec des rebondissements à prévoir.
Caravane
Connaissant Olivier Milhiet, honte à moi de ne pas avoir lu Caravane plus tôt (mais j'avais acheté les albums, c'est tout ce qui importe à ce sale capitaliste de Milhiet :)) Déjà j'ai trouvé Caravane plus facile d'accès que Spoogue (et oui, force est de faire la comparaison avec la 1ère œuvre de l'auteur). Ça se lit vraiment facilement ! On rentre bien dans l'univers. La narration est agréable, l'intrigue plutôt simple avec quand même un peu de mystère. J'aurais juste un reproche : je trouve que la fin de l'histoire est un peu expédiée. Oups, il reste que 4 pages, vite faut terminer ça ! Ou alors c'est juste pour se laisser une porte ouverte et faire un autre cycle ? Ou alors c’était prévu en plus de tome, et comme je crois que les ventes n'ont pas été terribles, il a fallu terminer l'histoire avec ce tome 2... Graphiquement, c'est super chouette, la couleur directe, ça "donne" quand même un ptit quelque chose en plus qui me plait terriblement ! Alors certes c'est plus long et plus galère à faire, mais quand c'est bien fait, le résultat est là ! On sent qu'Olivier Milhiet s'est fait plaisir avec cette brochette de "freaks" ! Comment faire les monstres les plus zarbis possibles ? Mais des monstres parfois au grand cœur ! Sympa ! Bref, moi j'aime Caravane !
Chambres Noires
Que voilà un savant mélange des genres ! La première chose qui marque dans ce récit, c’est son style graphique. Expressif en diable, résolument moderne dans le trait mais pourvu d’une colorisation qui le rend désuet, ce style dote la série d’un ton, d’une âme. Directement, je me suis dit que Tim Burton ne devait pas être bien loin (pour une raison que je n’arrive pas à m’expliquer, les enfants de la séries me faisaient penser aux délurés gamins de « l’étrange Noël de Mr Jack »). Ce style est expressif, très dynamique, beau et décalé : une franche réussite. Puis vient l’histoire. Et là, on peut dire que son auteur, Olivier Bleys, ne s’est pas contenté du minimum syndical. Ce scénario fourmille de joyeuses trouvailles, entre les introductions en deux pages littéraires, les professions familiales farfelues, l’enquête policière et la surprenante apparition de la pierre philosophale. Quelle richesse, quel délice. On sent là derrière un réel travail d’écrivain capable de créer un univers, de développer des personnages, de doser ses effets… et de garder tout du long une ligne directrice. Constamment, l’équilibre est trouvé entre l’humour et le drame. Le premier l’emporte mais les auteurs parviennent à nous faire ressentir que le deuxième se tient tapi dans l’ombre. Une de mes meilleures lectures de cette année, ni plus ni moins.
Ethan Ringler, Agent fédéral
Du tout bon que cette série. Un bon western qui s'occupe moins de la Frontière et du grand ouest sauvage et qui nous ramène au New York de la fin du 19e, où l'immigration encore massive voyait se mêler des personnes au passé trouble en quête d'un nouvel anonymat, des aventuriers amateurs, le tout encadré par les premiers gangs... Du vrai Scorsese vu par le 9e art. On est plus sur du polar d'ailleurs que sur du western. Le dessin est de très bonne qualité à mes yeux. Les personnages sont très réussis, les nombreux personnages secondaires sont bien travaillés de sorte qu'ils sont aisemment identifiables ce qui, vu leur nombre, est un gage de lecture fluide. Les proportions anatomiques bien respectées, les femmes sont belles sans pour autant verser dans le pulpeux de plus en plus habituel. Les paysages et éléments urbains sont à mes yeux fouillés et bien retranscrits. Par ailleurs, l'ambiance loude et sombre est elle aussi bien travaillée. L'histoire est bonne, Ethan en quête de rédemption et de son passé, est un bon point de départ. Le seul truc que je ne comprends pas vraiment, c'est qu'il tourne le dos à l'argent qu'on lui a légué. Pourquoi ? Malgré tout, le point de départ est bon et on va suivre sa quête qui va se dévoiler petit à petit, avec de bons ingrédients. Les personnages prennent tous une importance de plus en plus grande à mesure que l'intrigue avance. Ce n'est pas seulement Ringler qui est le centre de cette attention de l'auteur, mais aussi Van et sa famille, Mac Steernan et son fils, la belle Cynthia etc... L'intrigue policière vient rythmer le tout avec des multiples rebondissements qui restent cohérents. J'ai aussi grandement apprécié la fin, l'évolution finale de Van et de Ringler, les révélations du départ précipité d'Ethan notamment. Seuls deux/trois aspects me manquent, l'intérêt de la part cachée de Cynthia d'une part qui n'est à mon sens pas assez travaillée. De même, alors qu'il a une envie irrépressible de connaître la tribu des hommes brume, pourquoi retourne-t-il à Londres si tôt ? Pour moi, il aurait été plus logique qu'il fuie vers l'ouest et se réfugie dans son autre "famille". Enfin, l'arrivée du nouveau patron des fédéraux n'est que peu utilisée. Je pense que l'histoire devait tourner sur deux ou trois albums de plus mais que la série a été écourtée plutôt que d'être abandonnée sans fin. Pour autant, c'est plutôt dans la bonne moyenne. Entre 3 et 4*.
Terre mécanique
Une très belle petite série. C'est ma première prise de contact avec Andreae et ça me donne bien envie de partir à la découverte de son oeuvre. Graphiquement, c'est un pur chef d'oeuvre. Le trait est fin, les proportions très bonnes, les personnages sont excellement croqués, mention spéciale à Philéon et au Capitaine. Edmée est une magnifique jeune femme, et si elle est effectivement détentrice de tenues plus que légères, je n'ai pas retrouvé pour autant les poses aguicheuses que l'on trouve chez Soleil. Les couleurs sont des merveilles, douces et travaillées. Du très bel ouvrage. Les personnages semblent infantiles mais peut-il en être autrement pour des gens qui n'ont comme préoccupation que de savoir quelle tenue mettre pour la fête du soir et/ou ce qu'ils vont y manger ? D'autant que certains autres (Philéon/Loiseau/Le Capitaine) sont un (tout petit) peu plus complexes. L'histoire est bien trouvée, et au fil des 3 tomes, nous sommes surpris régulièrement de l'évolution de celle-ci. Quelques petits bémols à mes yeux : - Quel est l'intérêt du surveillant vidéo et de son assistante ? Qu'amènent-ils à l'oeuvre ? - Comment la gamine est-elle montée sur le bateau puisqu'il n'a pas touché terre depuis belle lurette ? - Comment arrivent-ils à nourrir à outrance tout ce beau monde sur un bateau sans que les victuailles ne manquent? Et puis la fin est trop abrupte et pas assez travaillée. Qu'est-ce qui a réellement éteint la race humaine ? Comment ces personnages sur le bateau ne se souviennent-ils pas au moins qu'ils ont quitté la terre un jour ? Je pense qu'un tome (voire 2) pour entrer plus avant dans ces explications auraient été utile. Malgré tout, c'est de la belle ouvrage.
Sakura-Gari
Un très bon yaoï dans lequel une famille de la haute bourgeoisie japonaise de l'ére Taisho voulant maintenir à tout prix les convenances, plonge peu à peu dans une cruelle folie sous le poids des préjugés, tout en manigances et manipulations.Ici pas de faux fuyants mielleux, mais une histoire crue et violente servit par un graphisme fin raffiné, tout en nuance, avec de très beaux décors, un très bon rendu historique. De plus, une édition de qualité...Mais à ne pas mettre entre toutes les mains. Lecture conseillée à partir de 16 ans, me semble...
Notre Mère la Guerre
Je viens de relire la série dans son intégralité et l’impression qui me reste est celle d’un incroyable gâchis. Je ne parle bien sûr pas de la série en elle-même mais du destin de ces hommes broyés par la guerre. Le scénario est très bien construit et nous suivrons ainsi le sort de quelques personnages durant la grande guerre (si tant est qu’une guerre puisse être grande). Le fil conducteur est une enquête policière sur une étrange série de meurtres. Cette enquête permet d’introduire un personnage de gendarme intéressant à plus d’un titre. Tout d’abord, parce que, par sa fonction même, celui-ci va permettre aux auteurs de montrer toute l’animosité dont il était la cible de la part du trouffion de base. Il lui faudra faire montre de courage et d’humilité pour être accepté par eux. Par son parcours mais aussi par son comportement, ce personnage central du récit va devenir notre compagnon, notre camarade. De plus, c’est lui qui nous conte cette histoire… depuis son lit de mort. Ensuite, face à lui, différents caractères forts vont apparaître. Tous sont marquants car tous sont marqués. Marqués par cette guerre, tant physiquement que psychiquement, ces personnages dégagent un état de tension très bien rendu par le scénario comme par la narration. Si l’enquête est le fil conducteur du récit, l’aspect historique n’est pas en reste. J’ai particulièrement apprécié les passages consacrés aux premières unités équipées de chars d’assaut. C’est là un aspect, je pense, assez mal connu de la première guerre mondiale et le sort qui attendait les membres de ces unités illustre à nouveau la guerre dans toute son horreur. Mais ce n’est là qu’un passage parmi tant d’autres. Tout le long de cette série, nous sommes plongés dans le conflit, les pieds dans la boue, tantôt en première ligne, tantôt plus en retrait. Et cette série est tellement captivante que lorsqu’au détour d’une permission nous retrouvons la vie civile, nous partageons le sentiment de ces compagnons d’arme : cette vie n’est plus la nôtre. La guerre a fait son sale boulot, nous la détestons et pourtant nous ne pouvons plus nous en passer. Et puis, il y a ces fréquents rappels sur l’âge des protagonistes, qui nous poussent à LA question : pourquoi ? Pourquoi ces crimes, oui, mais surtout pourquoi cette guerre que personne sur le front ne semble réellement désirer ni défendre. Enfin, le dessin est tout du long d’excellente facture. Il peut sembler au premier regard un peu imprécis. A y regarder à deux fois, il n’en est rien. Les personnages sont bien typés, faciles à identifier. Les décors sont soignés et un impressionnant travail de documentation semble avoir été effectué. Les regards sont expressifs, les visages sont tendus, creusés, usés. Une très grande série ! Elle parvient à renouveler le genre en intégrant cette enquête policière mais dénonce surtout toute l’absurdité de la guerre et la capacité dont dispose celle-ci pour broyer les hommes, qu’ils lui survivent ou non.
Comanche
Pour un grand amateur de western que je suis, Comanche est une étape incontournable. Au même titre que Blueberry, Cartland, Mac Coy et les autres, il entre dans mon panthéon de l'aventure bullodessinée. Si la série démarre de manière assez classique et presque sans aspérité, elle va doucement évoluer au fil des tomes vers un monde beaucoup plus désenchanté. La course vers la civilisation (ou le modernisme) de Greenstone Falls est magnifiquement rendue, des évolutions socialo-technologiques (train, sédentarisation des ranches) à la modification des valeurs humaines (politique, justice moins "arbitraire"), ce nouveau monde va passer au révélateurs les différents protagonistes, de Red Dust qui ne se reconnait plus en cette avancée à Comanche qui est avide de nouveauté et d'évolution sociale. Les albums vont se densifier au fil de l'eau avec des personnages secondaires et des "méchants" qui prendront bientôt le pas sur notre héros (les sheriffs, le doigt du diable) et qui vont faire tomber la série dans le western dit crépusculaire. Je n'accroche par contre pas sur le Corps d'Algernon Brown ni les suivants. La magie est passée et cette série aurait du être achevée bien avant. Je pense d'ailleurs qu'elle aurait pu avoir une magnifique "sad end" car le corps de la série (tomes 3 à 9) semblent nous y mener tout droit. Reste un série efficace, avec le somptueux dessin d'Hermann. Jusqu'au 9, un incontournable.