On fera avec

Note: 3.59/5
(3.59/5 pour 17 avis)

Elle... l'angoisse. Elle... la paranoïa. Comme la plupart des albums de Larcenet aux Rêveurs, réimprimé courant 2003.


Autobiographie Format à l’italienne Larcenet

Manu Larcenet promène un regard désabusé sur la vie. Le danger, la fuite, les angoisses : comment vivre avec ? Comment vivre en faisant autre chose qu'attendre simplement la mort ? Et tous ces monstres qui peuplaient les cauchemars de l'enfance et qui ne sont pas morts... il n'y a plus de couverture pour se cacher d'eux maintenant qu'on est adulte... Alors ?

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 2000
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série On fera avec
Les notes (17)
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03/01/2004 | JBT900
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Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Les réflexions philosophiques sur le sens de la vie de Manu Larcenet m'ont toujours touché. Il se livre totalement et cela peut plaire ou pas au public toujours assez tranché le concernant. On peut certes trouver cela assez égocentrique dans un genre réflexions tourmentées d'un auteur qui se cherche et qui a besoin d'une thérapie grand public. Je retrouve le style que j'avais déjà entrevu dans Presque. Certes, ce sont des oeuvres de jeunesse mais qui sont déjà assez mâtures dans l'âme. Par la suite, il va juste perfectionner son trait pour être moins brouillon et minimaliste. L'oeuvre est faussement légère. La lecture est plutôt rapide et rythmée. On ne s'ennuie pas comme d'habitude. On sent déjà une certaine forme de noirceur qu'on retrouvera plus tard dans Blast par exemple ou Le Rapport de Brodeck. C'est un auteur bourré de talent qui saitt incontestablement bien montrer ou plutôt bien illustrer ses pensées les plus intimes ce qui n'est pas donné à tout le monde. A noter que j'ai lu une réédition datant de 2017 qui m'a permis de ne pas passer à côté.

11/06/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Il m’aura fallu deux essais pour réussir à rentrer dans cet étrange bouquin, recueil de gags à l’humour narcissique noir et désabusé. D’une part, il y a quelque chose d’exaspérant dans l’apitoiement sur soi-même dont fait montre Larcenet. D’autre part, cet état d’esprit n’aura pas été sans me rappeler mon propre apitoiement sur moi-même à l’approche de la vingtaine -ce côté romantique désabusé tragique- que je n’ai pu que me reconnaître dans cette vision des choses. Par ailleurs, lire le texte et regarder le dessin n’était pas possible pour moi. J’ai vraiment dû laisser le dessin en arrière-plan (à l’image d’un décor, d’une image captée mais considérée comme secondaire) pour me concentrer sur le texte. Et là, j’ai commencé à apprécier ma lecture. On fera avec… porte donc finalement très bien son nom puisqu’il nous parle de ce moment où l’adolescent perd ses illusions d’enfants et s’assume en tant qu’existence inutile parmi tant d’autres (ben oui, un être humain, en soi, c’est pas vraiment utile. On en éliminerait quelques centaines de millions, je ne crois pas que la planète se porterait plus mal pour la cause. Quant à l’univers, et bien je suis même convaincu qu’il s’en fout royalement !) Narcissique désabusé à tendance suicidaire, sans aucun doute, mais un état d’esprit qui devrait parler à plus d’un lecteur (surtout dans la tranche des 18-25 ans). Reste ensuite à avoir le recul nécessaire pour ne pas broyer du noir… chose que l’auteur parvient parfaitement à faire dans un « nota » à l’autodérision assumée. Pas mal, au final… mais à lire avec un certain recul.

13/05/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Loin du défouloir de potache des publications de Larcenet chez Fluide Glacial, on a ici l'autre versant de son oeuvre (on peut parler d'oeuvre, vu le nombre d'albums qui s'additionnent pour la constituer !). C'est le premier opus publié chez Les Rêveurs que je lis, et c'est plutôt une bonne expérience. C'est parfois drôle, c'est souvent noir, mais ce n'est pas de l'humour noir: qu'est-ce que c'est ? Un long cheminement plus ou moins circulaire au travers de strips établissant une sorte de morale. Un long monologue où Larcenet se livre, et nous livre un album original ( y compris au niveau du format). En tout cas, cela m'a donné envie de découvrir ses autres publications chez le même éditeur !

05/12/2012 (modifier)
Par Superjé
Note: 2/5

Avis portant sur la réédition de 2007 de "On fera avec." comportant un nouvelle couverture et une dizaine de pages bonus (un épilogue) à la fin de l'album, où Larcenet aborde avec humour des réactions sur son travail Pfff, moi qui suis d'habitude un grand amateur de Manu Larcenet j'ai été déçu par cet album. Il est vrai que c'est son premier album édité par 'Les rêveurs' que je lis, et j'ai bien l'impression que le ton qu'il emploie chez cet éditeur est bien différent que la grosse déconnade de ses albums chez Fluide Glacial ou que ses albums avec un humour plus subtil chez Delcourt. Dans la vie je ne suis résolument pas un pessimiste, je prends tout du bon côté. Je n'ai jamais eu de coup de déprime. Alors les angoisses de M. Larcenet me passent complètement au-dessus de la tête. Pourtant je partais avec un bon a priori à la lecture. Manu Larcenet utilisait son dessin "rigolo-chargé" dont il faut bien l'avouer je suis un grand fan. Quand j'ouvrais l'album, j'avais déjà un sourire en coin, très vite le sourire a disparu, je me suis ennuyé dès la quinzième page et j'ai bien failli, très souvent, décrocher (fait plutôt rare). Reste que l'épilogue bonus que propose cette édition est bien sympathique, où Larcenet commente son travail (qui à 10 ans) avec second degré même si la chute est plutôt convenue. Cela fait relativiser sur ses idées, car Larcenet nous indique presque que son livre était un espèce de délire façon « déprime d’ados ». Je ne doute pas que ça puisse toucher certains (les dépressifs ? les émos ?) mais cette BD tristounette n'est pas pour moi... De la joie de vivre merde !

04/09/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Personnellement, je n'ai pas eu l'impression de lire une bd. J'avais plus la sensation qu'un type était devant moi et me faisait un long monologue ennuyeux et peu passionnant. J'aime bien quand Larcenet fait de l'humour, mais je ne suis pas fan de ses séries et one-shots plus sérieux que j'ai lus jusqu'à présent et 'On fera avec' ne fait pas exception à la règle. Je n'ai rien lorsqu'un auteur nous livre ses états d'âmes, mais ici c'est franchement ennuyeux. Peut-être que je n'étais pas réceptif lorsque j'ai ouvert l'album. Je pense que le problème c'est que le petit bonhomme qu'on suit tout le long de ces textes n'est pas charismatique. Peut-être que j'aurais aimé si l'auteur s'était mis lui-même en scène.

08/05/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5

Larcenet a des phobies et des angoisses comme tout un chacun. Il les livre sans retenue dans ce one shot. Je ne sais pas s'il s'en sert comme exutoire, mais on en ressent le poids grâce à une narration fluide et directe. En quelques pages, Larcenet passe d'un sujet à un autre avec une facilité déconcertante. Les phrases sont simples mais pleines de sens. La mise en image est forte de symboles et se contente de l'essentiel. L'ensemble est abstrait et pourtant palpable. Cette mise à nu est un exercice personnel difficile. Expliquer et décrire son ressenti n'est pas ce qu'il y a de plus évident. Larcenet y arrive merveilleusement. Ce témoignage est à lire absolument pour sa richesse de son contenu mais aussi de son contenant.

12/08/2009 (modifier)

En voila une bd qui sort de l'ordinaire, le format déjà qui, lorsque je tournais les pages me faisait croire à un album photo (les pages sont très larges et découpés en cases sur la largeur). Puis arriva la fin de l'histoire, mon dieu c'est vraiment pas long, c'est même proche du ridicule tellement c'est petit. Outre ce problème au niveau du nombre de pages, je dois dire que j'ai trouvé cette bd rafraîchissante, le dessin colle parfaitement avec le texte de l'auteur, c'est simple, parfois drôle, parfois grave, mais c'est toujours juste ce qu'il faut. Concernant le message que fait passer l'auteur, j'ai vraiment eu du mal à me sentir concerné par certains passages à cause de mon jeune age sûrement, cependant ça reste une lecture agréable, mention spéciale pour les remerciements/conclusion qui sont une très bonne idée et permettent de finir l'oeuvre en beauté. Une Bd sympa que je conseil, elle ne s'adresse cependant pas à toutes les bourses en raisons de son prix/pages. 3.5/5

25/03/2008 (modifier)
Par Nawm
Note: 4/5

Dommage que ça se lise aussi vite. C'est la seule chose qui m'a perturbé, j'en aurais voulu encore et encore. Mais je crois que Larcenet pourrait en écrire trente des comme ça que j'en voudrais encore. Tout est génial, le texte libéré petit à petit qui coïncide parfaitement avec le dessin, une sorte de synchronisation. Le format, l'idée, l'histoire et la morale. Je pense que tout le monde aime Larcenet et il nous le rend bien !

29/09/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Pour commencer, voilà un bel album au format original (et inrangeable dans une bibliothèque commune ;) ) et à la couverture que je trouve bien jolie. Ayant lu Dallas Cowboy et Presque, je m'attendais au même graphisme et à la même structure de récit intimiste. J'ai donc été surpris (pas désagréablement) par cette narration sous forme de strip, avec une chute à chacun, chute moitié comique moitié noire. J'aime le dessin simple et "rigolo" à la fois, tout en étant esthétique et si typique de ce dessin que je connais de Larcenet. C'est un dessin qui est beaucoup moins sombre que dans les autres albums de Larcenet chez les Rêveurs et par goût il est plus à même de me plaire. Et effectivement, j'ai bien accroché aux premiers strips que je trouvais marrants et intéressants à la fois. Mais hélas, je me suis très vite lassé. Je ne suis pas un pessimiste du tout par nature, et les rares fois où je l'ai été et où j'ai produit quelque chose dans cet état (un poème en l'occurrence), une fois la déprime passée, je l'ai trouvé ridicule et s'enfonçant artificiellement dans une déprime auto-produite. Et c'est hélas un peu l'impression que j'ai eue dans la grosse première moitié de ces strips car je trouvais les strips assez répétitifs dans le thème "la vie est une chienne mais au final, dites-vous que ça ne peut qu'empirer". Ces strips là ne me faisaient plus rire, je n'arrivais plus à accrocher et j'ai même dû relire quelques cases quelques fois tant mon attention décrochait. Mais l'intérêt est revenu avec un rire quand Larcenet parle de son "armure de séduction" passée la moitié de l'album. Le rire venait non pas du texte, toujours sérieux, noir mais sincère, mais du décalage avec la représentation graphique qu'il a choisi d'en faire dans le strip associé. C'est cette association de dessins "rigolos" avec un sujet franchement noir qui a fini par me convaincre à apprécier cette BD, du moins en partie. Et en effet, j'ai trouvé quelques strips vraiment forts et touchants, presque tous sur la fin, notamment ceux où il parle de ses parents, des fantômes de l'existence, etc... Et j'ai également bien apprécié le final et son "On fera avec...". En résumé, un sentiment en demi-teinte pour moi pour cet album puisque je n'ai pas vraiment aimé sa première moitié mais que j'ai été touché par une bonne dizaine de strips, voire un peu plus.

28/04/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Manu Larcenet est décidément un auteur à part. C'est d'une part l'un de nos meilleurs divertisseurs, comme en témoignent ses Donjon, sa période "Fluide glacial"... Mais c'est aussi un trentenaire qui se pose beaucoup de questions sur la vie depuis pas mal d'années... Et quand il se met à nu, c'est confondant de simplicité, de sincérite et de tendresse. On ne peut que se reconnaître dans ses interrogations, ses certitudes, ses doutes... Même si l'on n'est pas toujours d'accord, on admire l'exercice, périlleux.

07/03/2005 (modifier)