Christ

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 6 avis)

Relecture de l'histoire de Marie-Madeleine...


Double vie Emmanuel Proust Éditions Journalistes

Emma écrit une longue confession à son père. Elle y dévoile sa double vie : journaliste le jour, et actrice érotique, la nuit. Elle ne souhaite qu’une chose, la compréhension et le pardon. Son modèle : Marie-Madeleine, la prostituée, qui devint l’une des plus fidèles « disciples » du Christ.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 07 Janvier 2010
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Christ
Les notes (6)
Cliquez pour lire les avis

06/01/2010 | Spooky
Modifier


Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Pascal Croci est un auteur à part. On déteste ou on aime , un peu , à la folie, etc...Ses personnages longilignes, évanescents, le côté parfois un peu morbide, pervers des situations. bref voila un auteur qui ne peut laisser indifférent. Avec ce Christ nous sommes servis. Parabole ? Allégorie ? Prêchi-prêcha ? Personnellement je ne sais pas trop dire mon ressenti, si j'ai aimé ou pas. C'est sans a priori que j'ai débuté ma lecture et au final je me suis dit que j'étais quand même face à un recyclage de choses finalement déjà vues. Pour autant je laisse encore une fois à cet auteur le bénéfice du doute car il arrive tout de même à toucher chez moi je ne sais quelle fibre que des années de psychanalyse ne sauraient mettre à jour. Une curiosité qui mérite un petit coup d’œil.

01/09/2018 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pierig

Cette bd m’a fait de l’œil. Il faut dire que le trait de Pascal Croci a quelque chose de fascinant, presque hypnotique. Passé à côté lors de sa sortie, je rattrape le coup en le dénichant par hasard dans un bac à occaz. Le titre donne le ton. Il y est en effet question de Jésus, ou plutôt d’une parabole le concernant (celle de la prostituée) dont un parallèle est réalisé avec un épisode plus contemporain. Au départ, je me demandais où l’auteur voulait en venir. Le final, fort heureusement, rassemble les morceaux même si ça reste un peu bateau. La lecture se révèle déroutante et je peux comprendre que certains soient déçus (voire davantage), surtout si la religion leur donne de l’urticaire. Bref, voici un récit contemporain sur la rédemption s’appuyant sur un relationnel "père-fille" des plus explosifs qui ne laissera pas indifférent. Côté dessin, Croci assure même si un petit bémol peut être exprimé par rapport à la morphologie masculine trop féminisée. Une lecture qui nécessite de laisser ses aprioris de côté.

06/01/2014 (modifier)
Par js
Note: 2/5

Mon avis est assez mitigé sur cette BD. Oui il y a des idées, oui c'est original, mais il manque un petit quelque chose pour que le rendu soit vraiment prenant. Gros 'hic' : le titre et la couverture. Pourquoi Christ ? Pourquoi un dessin de Jésus sur la croix ? Cette couverture ressemble à tout, sauf à un roman graphique traitant de la jeune Emma, tentant de se réconcilier avec son père en lui avouant par la même occasion qu'elle est actrice X. Le rapport ?! Ok il y a un parallèle avec la religion mais bon... Le scénario est surprenant, notamment la partie où Emma est mise en parallèle avec Marie-Madeleine. C'est bien pensé, bien fait, un peu exagéré dans la comparaison mais bon. L'histoire en elle-même se lit (trop) vite et laisse un petit goût de déception à la fin. L'auteur finit abruptement le récit et la métaphore religieuse de l'histoire d'Emma est au final trop vite abordée ; tout comme la discussion entre Emma et son père. Le dessin est agréable. Les personnages ne sont pas forcément beaux et proportionnés, mais ils se laissent regarder sans déplaisir. Les couleurs sont sympathiques mais pas exceptionnelles. Une BD à découvrir car l'idée de départ est surprenante et que l'histoire se lit facilement. Mais au final, l'auteur n'a pas réussi à réellement me faire "passer un message" et l'ensemble reste un poil exagéré et un peu décevant.

17/08/2011 (MAJ le 17/08/2011) (modifier)
Par Miranda
Note: 1/5
L'avatar du posteur Miranda

Pour commencer je viens de percer un secret, oohhhhh quel est-il ? Je sais à présent pourquoi Croci aime tant draper ses personnages dans de longues robes ou capes et poser ses scénarios à des époques anciennes où cela était la mode, tout simplement car il a de graves problèmes de proportion avec le corps humain, jetez un œil à la galerie et regardez les jambes du père, on dirait celles d’un paralytique tant elles semblent atrophiées. J’ai souvent eu la sensation de regarder une bd amateur dès que les scènes se déroulent à notre époque. Sinon les couleurs sont belles, mais les décors comme toujours très vides voire même inexistants, malgré tout il y a quelques belles planches par-ci par-là. SPOILER… ! Mais lisez quand même… J’en arrive au pire, le scénario. Un mec qui viole une gamine à l’époque du Vietnam, mais qui ne s’en fait pas plus que ça, c’est du passé. Sa propre fille qui fait la putain, ou plutôt qui fut putain et qui a besoin du « pardon » de son « petit pôpô » pour trouver l‘apaisement de son âme, comme le « petit Jésus » qui « pardonna » à sa Marie Madeleine d’être aussi une fieffée catin. Le tout sur une bonne longueur de dialogues sorties de la Bible, brrrrr, ça caille vous ne trouvez pas ? Mais ce n’est pas fini, j’ai gardé le meilleur pour la fin, notre prostituée actuelle meurt… ! Et où meurt-elle ? Vous ne devinerez JAMAIS ! J’vais quand même vous le dire : sur le World Trade Center, le 11 septembre, purée c’est bô ! Quelle i-ma-gi-na-tion ! Ressortir les vieux dossiers du Vietnam c’était pas très original mais celui des tours jumelles est une idée encore plus mauvaise. FIN SPOILER… ! Vous avez lu ? Croci essaie de faire passer l’horreur du viol, des massacres, de la prostitution, de l’indifférence générale, mais il n’y arrive pas, le tout est aussi gelé qu’un mammouth millénaire pris dans les glaces. C’est tellement raté que ça ne m’a même pas énervée mais juste laissée dans une foutue indifférence. C’est ultra manichéen, j’ai eu l’impression d’être prise pour une imbécile, comme si j’avais besoin qu’on me dise ce qui est « bien » et ce qui est « mal » n’étant pas capable moi-même de faire la différence. De plus le style rejoint la leçon de morale, simpliste au cas où encore une fois on aurait rien compris. PS : J'oubliais... le titre... c'est pour attirer le catho ?

11/01/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Là encore, la couverture est un peu trompeuse de même que le titre. Nous n'aurons pas droit à une enième version de l'histoire du Christ mais bel et bien à un audacieux scénario qui met en parrallèle deux récits distincts dont l'un se situe à la veille du 11 septembre 2001. Bref, le Christ n'est pas le point central de cet ouvrage. Il reste effectivement la symbolique du pardon ... C'est une version moderne de Marie-Madeleine la prostituée qui nous montre que beaucoup de gens ont encore un grave problème pour accepter le sexe alors que la violence est plus communément admise. Ce qu'a fait le père est extrêmement grave mais on jugera plus sévèremment la fille. C'est une véritable injustice qui se termine en véritable tragédie. A découvrir !

23/05/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Depuis la lecture de Cesium 137, j'ai découvert peu à peu l'oeuvre de Pascal Croci. Une oeuvre dense, riche, où il y a des choses à dire. Ici il nous donne une autre lecture de la thématique qui ressort de nombre de ses albums : la place de la femme dans la société. Ici la figure en question est celle de la prostituée, sous le haut patronage, si j'ose dire, de Marie-Madeleine, "amie" de Jésus. Croci trace le parallèle entre son histoire -tirée de la Bible mais aussi de relectures telles le film La Dernière Tentation du Christ- et celui d'une jeune journaliste qui pour joindre les deux bouts a décidé de vendre son corps. Contrairement à ce qu'on pourrait croire le sujet de l'album n'est pas le Christ lui-même, mais bel et bien la rédemption, personnifiée par Jésus et souhaitée par Emma de la part de son père. Le parallèle est osé. Etant athée je ne connais pas les Saintes Ecritures et ne saurais donc juger de la validité de ce parallèle, ni de la fidélité de Croci aux Evangiles. Mais sur le strict plan narratif, sachez qu'il y a un petit temps d'adaptation avant de comprendre le pourquoi de ces chapitres sans lien apparent. Ce n'est que vers la fin qu'une certaine cohérence apparaît, lorsqu'Emma se confronte directement avec son père. On remarquera aussi qu'Emma, l'héroïne, est aussi celle de l’album Césium 137. Journaliste, elle prépare un article sur la violence et l’horreur, mais vit dans un milieu très protégé. Elle observe la violence de loin, mais peut éteindre sa télévision quand elle le souhaite, et retrouver son petit confort. En lui donnant une destinée abominable, Croci -selon ses dires- a voulu montrer que tout le monde peut être rattrapé par l’horreur, personne n’est à l’abri. C'est donc un album à forte consonance symbolique que nous livre à nouveau Pascal Croci, en révolte contre un système qui broie les individus, et en particulier les femmes. cet album contient moins d'images violentes que le dernier album de Croci, Elisabeth Bathory, mais il n'en recèle pas moins, en creux, de nombreux questionnements sur notre société.

06/01/2010 (modifier)