Elisabeth Bathory

Note: 2.71/5
(2.71/5 pour 7 avis)

XVI ème siècle, en Hongrie, une femme deviendra un mythe par ses meurtres en série


1454 - 1643 : Du début de la Renaissance à Louis XIII Emmanuel Proust Éditions Europe centrale et orientale Folie Procès Serial killers

En Hongrie, au XVIe siècle, des jeunes femmes disparaissent et des rumeurs se répandent à propos de la jeune comtesse. Elle organise des orgies, torture et tue ses victimes, puis se baigne dans leur sang afin de gagner la jeunesse éternelle. tout du moins c'est ce qu'en dira la légende. dans les faits réels les témoins du procès ne parleront pas de ce folklore Attention scènes très violentes

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 17 Septembre 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Elisabeth Bathory
Les notes (7)
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01/10/2009 | roedlingen
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Par sloane
Note: 2/5
L'avatar du posteur sloane

Il y a peu de temps j'ai posté un avis sur une autre bande de Croci, Auschwitz, et j'en disais tout le bien que j'en pensais malgré la lourdeur du sujet. Ici, que je suis déçu, il y avait là l'occasion de redorer le blason de cette bonne comtesse, qui quoi qu'en pense le bon peuple n'a rien à voir avec les vampires si ce n'est le sang. En effet cette brave dame prenait son kif uniquement en prenant son bain dans le vital liquide de ses proies, au demeurant quelques servantes, si possible vierges. Ces bains étaient sensés lui prodiguer la jeunesse éternelle. L'histoire d'Eztebet Bathory fut contée à l'origine par l'écrivain irlandais, Joseph Sheridan Le Fanu. Si le personnage de Jonathan Harker, héros de Dracula est ici présent, ce n'est pas le fruit du hasard, mais simplement qu'il était une sorte d'introduction au livre de Bram Stoker. Ceci étant dit quelle déception! Croci nous fait là un pauvre récit tout en femmes pendues, démembrées et virevoltant entre elles notre bonne comtesse qui semble prendre des poses alanguies mais au final assez pathétiques. Si le dessin emporte un peu la mise, quoique j'ai connu l'auteur plus inspiré, l'ensemble est par trop guindé pour remporter mon adhésion.

31/03/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Le sujet m'a aussitôt attiré ainsi que la belle couverture de cet album, et je me réjouissais de lire cette histoire que je connaissais depuis longtemps ; j'en avais lu une version assez fidèle en 1978 dans un gros pocket italien de BD d'horreur, au dessin plus classique mais insistant sur le côté sadique et l'érotisme (c'était la grande époque des Bd italiennes érotico-horrifiques). La vision que j'avais de cette légende sur laquelle je m'étais ensuite renseigné, m'a donc complètement dérouté avec cet album. Aussi, quand j'ai vu son visuel, j'ai failli le refermer en me demandant dans quoi j'étais tombé ; je ne suis absolument pas habitué à ce type de graphisme, je n'en suis pas client et je n'ai pas envie de m'y aventurer... vous aurez donc compris que je n'aime pas du tout. Ce qui est bizarre, c'est le prologue sur Jonathan Harker qui est en couleur et plutôt correct graphiquement, si tout le reste avait été dans ce style, ça aurait pu le faire, mais ensuite, ça change totalement, c'est une sorte de noir et blanc ou de couleurs délavées et c'est vraiment pas joli ; à se demander si c'est bien le même dessinateur. En me forçant un peu, j'ai en plus constaté que ça ne suivait pas forcément l'histoire de la comtesse Bathory : ce n'est pas un Dracula au féminin contrairement à ce qu'on veut faire croire, c'est une idée colportée mais fausse ; Erzebet Bathory se rapprocherait plus de Gilles de Rais qui tuait des enfants en invoquant le démon... On y voit donc des filles sanguinolentes pendues par les mains, et la comtesse reste plantée au milieu à les regarder... c'est vraiment pas attirant ; on ne voit même pas son châtiment à la fin qui fut d'être emmurée vivante dans son château. Au final, je suis très déçu, j'attendais une bio classique et bien développée, avec un soupçon de fantastique gothique et surtout un dessin plaisant, et je me retrouve avec un album expérimental où je me suis emmerdé comme un rat mort...

27/06/2014 (modifier)
Par Superjé
Note: 3/5 Coups de coeur expiré

Je ne connaissais pas Elizabeth Bathory avant ma lecture... Mais je ne suis pas un grand connaisseur de la mythologie des vampires. Je sais juste que, même si je n'ai jamais lu le roman originel, j'aime beaucoup l'ambiance qui se dégage des adaptations du roman Dracula (3 films, et une BD) que j'ai pu voir... Et on retrouve ici exactement ce qui me plait dans l'histoire de Dracula : une ambiance froide et triste, dans un décors gothique et tordu d'Europe de l'est... J'adore cette ambiance. L'histoire est, comme je l'apprécie, très sombre, assez violente et dérangeante. Mais les caractères des personnages sont très intéressants. J'ai aimé l'histoire en elle même, même si la narration est assez effroyable... Pascal Croci, avec comme procédé narratif l'utilisation d'un journal, rend son récit obscur et pénible à lire ; ce qui est vraiment dommage quand on a un scénario, certes simple, mais passionnant comme le sien. Et il y a le dessin de Pascal Croci, que certains adorent, d'autres n'aiment pas du tout, moi je le trouve en général très esthétique et joli, mais avec quelques imperfections un peu dérangeantes (les décors et couleurs sont réellement magnifiques, ce qui n'est pas le cas tout le temps des personnages). Une histoire très sombre, malsaine mais intéressante, portée par une ambiance magnifiquement horrifique mais desservi par une narration franchement ratée. Néanmoins grâce au dessin (les premières pages, dans un style différent sont sympas aussi...) on passe un très bon moment de lecture. 3.5/5

04/03/2013 (modifier)
Par Tomeke
Note: 2/5

Mouais… Bien que le graphisme de l’album soit très bon, j’ai trouvé que la narration de l’album manquait franchement de clarté. Pourquoi l’auteur n’a-t-il pas jugé bon de changer les caractères des textes dans les phylactères et ce, en fonction du narrateur ? Sans que je ne me sois trouvé totalement perdu, je me suis posé plusieurs fois la question de savoir qui s’adressait à moi… et cela a tendance à m’embêter ! Pour le reste, l’histoire est sympa à lire une fois, mais je n’ai pas non plus apprécié la clôture du récit qui m’a laissé sur ma faim. Bref, bien que j’ai été particulièrement séduit par l’univers graphique – bien stylisé et gothique à souhait – le reste du récit m’est apparu fade, faute sans doute à une narration, selon moi, ratée…

25/02/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Mon avis est assez partagé sur cet album. D'un côté j'étais curieux de le lire, car la légende d'Erszebet Bathory intrigue pas mal de monde parmi les amateurs d'histoires de vampires et autres ogres... Le résultat tient ses promesses en termes d'ambiance, de mise en scène, etc. Le mode de narration, balançant entre le journal de la comtesse et les minutes de son procès, peut être déroutant, mais abonde dans cette ambiance à la fois glauque et oppressante. Une ambiance d'abord marquée par le graphisme de Croci, très délicat, élégant, mais en même temps étrange, vraiment en adéquation avec les scènes gore et dérangeantes que recèle l'album. A ne pas mettre entre toutes les mains, bien évidemment ! Ce qui m'a gêné avant tout, c'est le système de narration. Décousue, en décalage avec les dessins, il m'a semblé que l'histoire eût peut-être mérité d'être plus largement et plus classiquement traitée.

03/12/2009 (modifier)
Par scuineld
Note: 4/5

Après le diptyque sur Dracula, Pascal Croci nous revient avec ce one-shot sur Elisabeth Bathory. Il reprend d'ailleurs le personnage de Jonathan Harker, qui découvre les notes de soeur Agatha sur cette mystérieuse femme. Ce tome, même si indépendant du diptyque, s'insère donc au milieu du deuxième tome... On retrouve dans Elisabeth tout ce qu'on retrouvait dans le diptyque : - une narration un peu décousue, - les voix-off racontant l'histoire, - une ambiance "malsaine" et gothique, - des planches époustouflantes et magnifiques, - une très belle colorisation. Et, comme pour le diptyque, on retrouve la même difficulté à plonger totalement dans l'histoire. Le début déjà déconcerte : un personnage qui rêve dans un rêve et qui donc se réveille deux fois... (pas certain d'ailleurs de comprendre l'utilité de cette introduction) Ensuite, le fait qu'il n'y ait pas vraiment de continuité dans les différentes scènes : on suit Elisabeth à différents moments de sa vie, on passe au procès, puis on revient dans un épisode de sa vie... Mais, d'un autre côté, comme l'histoire est extraite d'un journal, cette narration peut s'expliquer... Au final, on obtient donc un album déconcertant, mais oh combien jouissif une fois immergé dedans. PS1 : la "révélation finale" fait qu'on a envie de relire l'album. PS2 : certaines scènes sont, en effet, vraiment gores et malsaines. Ames sensibles s'abstenir.

17/11/2009 (modifier)

Quelle étrange sensation une fois de plus en refermant cet album de l’étrange série « atmosphères » de chez Marcel Proust Edition. Nous sommes ici confronté au mythe hongrois du XVIème siècle qui a historiquement généré de nombreuses légendes et a été source d’études y compris dans les recherches contemporaines. S’il est attesté aujourd’hui grâce aux documents historiques retrouvés, que nulle part les témoins ne parlent du fameux bain dans le sang de ses victimes pour garder la jeunesse qui a tant été reprise un peu partout dans toutes les époques, il y a bien eu en revanche procès, condamnation et meurtres. Le nombre diffère allègrement entre les rumeurs populaires et les faits attestés mais reste impressionnant. Vous l’aurez compris nous sommes ici face à une femme meurtrière, qui avec quelques complices va torturer différentes proies féminines. Le récit se fait comme si nous étions avec la conscience de cette femme qui se plonge dans l’horreur de plus en plus fortement a posteriori puisqu’il est à plusieurs reprises question du déroulement d’un procès à laquelle elle n’assistait pas. Elle est froide et inquiétante cette voix off tout au long du récit, où vont être illustrées nombres de situations participant à l’installation d’une atmosphère particulièrement glauque. Il est difficile pour le lecteur de se positionner dans le récit tant la narration est violente et la mise en image puissante. Voilà le point fort de cet album : l’image. Si le texte est déroutant de par le positionnement de la narration, l’image est saisissante par l’ambiance juste qui colle à ce récit noir et morbide. Les planches sont magnifiques et m’ont à plus d’une reprise mis mal à l’aise par le sentiment qui semble se dégager. A ce niveau ce n’est même plus seulement un univers gothique comme l’auteur les apprécie, mais un mélange esthétique sur la folie des corps dans leur dépouillement, le masochisme macabre qui nous est dessiné est insoutenable, mais la narration qui accompagne essaie de nous plonger au cœur du contenu de la pensée de cette humaine inhumaine. Je signale aussi l'excellente qualité de l'édition non seulement avec une couverture magnifique mais du matériel remarquable Finalement que retenir de cet album ? Pour ma part le sentiment de malaise fut omniprésent, comment une telle violence peut elle être associée à ce point avec l’esthétisme. Les planches alternent, ce qui permet de ne pas être à fleur d’écœurement qui aurait valu d’arrêter la lecture, et la voix narratrice fluidifie l’ensemble. Je ne sais quelle est la volonté de l’auteur dans cet opus, mais voilà un opus sublime pour lequel je déconseille fortement l’achat mais dont la lecture ne laisse pas insensible. Voilà une BD qui devrait connaître peu de bof ! on va détester ou apprécier le travail. J’ai du mal à noter cette BD, à la fois je suis affreusement mal à l’aise ce qui vaudrait un , mais le travail et sublime et l’atmosphère complètement prenante ce qui vaut un … Récompensons le travail de l’auteur avec ce 4 pour le travail de mise en situation du lecteur. J’émets en revanche des avertissements et déconseille l’achat, voila le seul album de ma bd-thèque pour lequel je ne ferais jamais faire de dédicaces… (et je ne sais même pas s’il restera dans ma bibliothèque)

01/10/2009 (modifier)