Les derniers avis (32079 avis)

Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Chroniques de Conan
Les Chroniques de Conan

J'ai lu les nouvelles de Conan écrites par Robert E. Howard et j'aime bien. C'est donc avec intérêt que j'ai lu cette série scénarisée par Roy Thomas, un grand scénariste que je connaissais surtout de nom, car je n'avais lu de lui que quelques histoires de Spider-Man. Le résultat est très bon. Les histoires sont des adaptations des nouvelles de Howard ou des histoires originales écrites par Roy Thomas. Il m'a fallu un peu de temps pour m'habituer à la narration des récits, mais dès que je suis totalement rentré dans les histoires j'étais captivé du début jusqu'à la fin bien que certaines histoires soient un peu moyennes comparées à d'autres. Il y a plusieurs dessinateurs pour illustrer ces aventures et j'ai aimé la plupart d'entre eux qui font du bon travail en noir et blanc (je ne sais pas si c'était en noir et blanc durant la parution en comics quoique). Bref, à lire si on est fan de Conan, un barbare plus intéressant qu'il en a l'air.

20/01/2013 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Beau Voyage
Le Beau Voyage

Une petite pépite teintée d'émotion que ce "Beau Voyage" signé Springer & Zidrou. Hasard ou pas, je viens de lire coup sur coup Les Folies Bergère et La Peau de l'ours de Zidrou, auteur que je découvre donc tardivement. J'éprouve aussi une certaine admiration depuis des années pour le dessin de Benoit Springer, qui depuis Volunteer, a bien évolué. C'est une histoire tout en finesse qui nous est présentée, avec des rapports père-fille difficiles , des incompréhensions mutuelles, sur fond de drame familial que l'on découvrira vers la fin. Si le thème de la mort est souvent abordé en bande dessinée, (Les Funérailles de Luce, par exemple signé d'un certain... Springer), Zidrou le traite en parallèle avec des scènes de sexe assez suggestives tout de même. Après une première lecture, des scènes très fortes ressortent : l'enterrement, "l'accident" mais surtout la superbe page émouvante du répondeur (page 48 ). Mais cet album mérite surtout d'être relu, gage de qualité. Présentée en sept chapitres, cette chronique familiale entrecoupée de flashes-back est une belle surprise en ce début d'année 2013. Une bd intimiste, sensible et émouvante. En un mot... superbe !

19/01/2013 (modifier)
Par FTacito
Note: 4/5
Couverture de la série Crossed
Crossed

Bon, disons-le tout de suite, je suis un inconditionnel de Garth Ennis. J’ai découvert le bonhomme par l’intermédiaire de Hellblazer , puis dans la foulée, son magnifique «  preacher » Son adaptation déjantée du punisher m’a même carrément réconcilié avec ce personnage. Oui, donc, et pour aller à l’essentiel, j’ai sauté sur crossed. Normal, y avait écrit Garth Ennis sur la couv. …… Mazette ! Je savais de quoi était capable ce vilain petit canard ! Mais là ! …… Imagine Walking deads réécrit par un serial killer refoulé sous acide. Brutal, écœurant, nauséabond, sans limite, sans pitié, hémoglobine, pornographie, cannibalisme, tripailles, projections de matières organiques…. Tout y passe. Un rêve érotique d’hannibal lecter retranscrit dans un truc immonde, gratuit, gerbant et sans concession. Un groupe de survivants (Ils vont tous y passer) tente de fuir une meute hurlante de psychopathes infectés par un virus (on s’en fout de l’explication pseudo scientifique), et qui n’a qu’un objectif : les découper en morceaux de la manière la plus obscène qui soit. Car le monde entier à soudainement basculé dans cette folie carnivore. Pas d’espoir donc. Et pour toi, lecteur, (Hannibal ?) juste ce sentiment malsain de regarder par le trou de la serrure. Ici, tout est clairement assumé. Tu es un voyeur, et si tu restes, c’est parce que tu le veux bien ! Arrivé au bout du truc, c’est un peu comme si Zidane t’avait mis son fameux coup de boule dans le plexus ! Sonné, à terre, oui, mais Zidane quand même ! Alors oui, mon père, j’avoue, j’ai aimé, je crois. Ho, pour la forme, j’ai fait la grimace, j’ai protesté, même, reposant le truc plusieurs fois pour mieux le reprendre ensuite. Ce bouquin là, je ne le conseille à personne ! Sérieux, passe ton chemin ! Vas voir ailleurs ! Parce que si tu vas au bout, c’est que, toi aussi, t’es un « censuré » d’enfoiré de taré ! Comme moi. Alors bienvenue au club, mon pote.

19/01/2013 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série Les 7 vies de l'épervier
Les 7 vies de l'épervier

Quand on a cette bédé dans les mains, surtout l’intégrale, on se dit qu’on a forcément affaire à une œuvre monumentale basée sur un travail de documentation titanesque, et en effet c’est le cas. De plus, l’histoire tient en haleine, avec à la clé de multiples rebondissements et des scènes saisissantes voire assez crues. On est littéralement plongés au cœur de l’époque des guerres de religion grâce à une reconstitution fascinante des lieux, du paysage, et des personnages, alliant à la perfection les faits historiques et la fiction intégrant des éléments romanesques et fantastiques. La présence récurrente de la vieille femme, à la fois sorcière, conteuse, chamane et extralucide – ajoute une touche de surnaturel qui colle bien à l’atmosphère postmédiévale du récit. On y dénote un souci du réalisme, même si les auteurs ont pu prendre des libertés qui pourtant ne semblent pas trahir l’Histoire. En effet, je n’ai pas suffisamment de connaissances dans le domaine pour émettre un jugement sur les scènes où Henri IV (connu pour sa passion pour les femmes, il fut d’ailleurs surnommé le Vert-galant), n’hésite pas à mêler son jeune fils – le futur Louis XIII - à ses partouzes… mais par contre j’ai pu vérifier facilement que les événements politiques relatés étaient véridiques (outre l’assassinat d’Henri IV par Ravaillac). Quoi qu’il en soit, cette BD est avant tout une œuvre de fiction et n’a pas non plus vocation à être un manuel d’Histoire, mais comporte des arguments pour susciter chez les plus récalcitrants l’intérêt pour la matière. J’aime bien le trait précis et élégant de Juillard. Le réalisme et la rigueur dont fait preuve le dessinateur sont impressionnants, que ce soient dans les proportions, les postures et les mouvements, on a l’impression que tout coule de source. On peut certes considérer que la mise en couleur est datée par rapport à ce qui se fait aujourd’hui, mais cette BD est tellement intemporelle qu’il en faudrait davantage que la tendance graphique du moment pour la précipiter dans les oubliettes du 9ème art. J’émets toutefois un bémol en regard de certains questionnements auxquels je ne suis pas parvenu à trouver d’explication logique. Certes, l’histoire est relativement complexe, et des retours en arrière sont parfois nécessaires pour refaire les liens. Mais je n’ai pas vraiment réussi à comprendre pourquoi, lorsque Baragouine, la jeune fille qui va se substituer à la sorcière vers la fin du récit, présente les sept éperviers (chacun correspondant à un personnage), son maître, Langue-agile, l’interrompt avant que l’on puisse savoir qui sont les deux derniers. Du coup, je n’ai pas vu du tout qui ils étaient et je me suis demandé si j’avais loupé quelque chose. Par ailleurs la ressemblance entre ladite jeune fille et le roi Louis XIII est troublante, mais je n’ai pas pu en déduire que c’était voulu ou juste un hasard. Pour finir, je n’ai pas trop été convaincu par la fin que je ne trouve pas très crédible, mais je ne peux pas en parler sous peine de spoiler mon avis. Au demeurant, cela n’empêche pas cette bédé de s’imposer comme un classique, ne serait-ce que par la spectaculaire reconstitution de la France sous Henri IV.

19/01/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Crève saucisse
Crève saucisse

Cette histoire m’a beaucoup plu. Elle n’est certes pas super originale (une femme trompe son mari et ce dernier se venge), mais remarquablement contée, impossible de reposer la BD avant d’en avoir lu le dénouement ! Contrairement au posteur ci-dessous la « fameuse » scène ne m’a pas du tout dérangé. Je trouve ça rigolo que le mari s’inspire d’une scène de bande dessinée pour échafauder son plan démoniaque ! Par contre je manque de culture BD, je n’ai pas reconnu l’album en question. En tout cas voir le mari s’amuser de sa femme et de son amant est cruel et assez jubilatoire. Le dessin de Simon Hureau est parfaitement maitrisé, et d’une lisibilité et d’un esthétisme remarquable. Une histoire pas très originale sur le fond, mais rondement menée et plaisante à lire. Un chouette moment de lecture.

19/01/2013 (modifier)
Par dut
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Il était une fois en France
Il était une fois en France

Il était une fois en France, c'est une série qu'on m'a souvent conseillée sachant que la période autour de la 2e guerre mondiale est une période que je trouve intéressante... Mais j'ai attendu que la série soit terminée pour commencer ma lecture. Et quel pied de lire une telle série, et surtout c'est bon de ne pas avoir la frustration d'attendre 1 an pour pouvoir lire la suite ! J'ai été complètement absorbé par le récit, l'histoire de Joseph Joanovici, ce Juif Roumain immigré, ce ferrailleur parti de rien, cet anti-héros, cupide, un peu lâche, mais aussi courageux, qui fera des choses détestables au début pour s'enrichir, puis après pour s'en sortir. Malgré tout on se surprendra à l'apprécier alors qu'on l'a détesté à certains moments ! Au début le récit navigue entre plusieurs époques, les personnages sont nombreux, si bien que c'est pas toujours évident de remettre tout le monde, mais la lecture est agréable, on est plongé dans l'histoire, c'est plein de bons ingrédients pour une grande saga ! Coté dessins, c'est très bon, les personnages ont des "gueules", l'époque est bien retranscrite, du vrai bon boulot ! J'ai longtemps hésité à mettre 4/5 ou 5/5, pour l'instant je mets 4/5 mais à peine finie, j'ai très envie de la relire (c'est assez rare) et je modifierai peut-être ma note... A mon tour de conseiller cette BD autour de moi !

19/01/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Aâma
Aâma

Ce que j'aime chez Peeters c'est cette plongée dans l'âme humaine qu'il impose dans ses travaux, que ce soit avec des récits très réalistes, comme RG, ou fantastiques, avec Pachyderme par exemple. Avec "Aama", il remet le couvert mais cette fois-ci en utilisant l'angle de la science-fiction. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est toujours aussi efficace ! Après deux tomes de sortis à ce jour, on reste pris de court quand on tourne la dernière page de ces tomes pourtant déjà bien fournis et qui nous ont fait voyager bien loin... Avec cette histoire construite autour de deux frères que tout semble opposer, accompagnés de l'excellentissime singe-robot Churchill fumeur de cigare et plus qu'accessoirement garde du corps, on va petit à petit s'immerger dans le passé de Verloc et découvrir un nouveau monde. Chaque univers impose sa richesse et s'étoffe avec l'avancement du récit sans jamais nous ennuyer. Car tout fourmille de détails et de trouvailles qui rendent le futur que nous compose Peeters d'une incroyable cohérence. Et tout cela se bâtit sous le coup de patte maintenant si reconnaissable de l'auteur, avec des personnages au faciès toujours aussi étrange par leur banalité. Pas de gueule d'amour ou de stéréotypes ; avec Peeters, les personnages ont tous leur "gueule". C'est donc avec impatience que j'attends la parution de la suite de cette aventure qui est pour l'instant captivante. A suivre, donc...

18/01/2013 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Silas Corey
Silas Corey

La nouvelle série de Fabien Nury démarre de manière plus qu’agréable. Le cadre ? L’année 1917, mais si on va croiser des militaires, les tranchées et les soldats ennemis sont très peu présents. Cette aventure se passe plutôt en ville et la guerre est juste là en toile de fond. On a entre les mains une aventure articulée autour de son héros, Silas Corey. Un personnage mystérieux qui pour le coup est particulièrement réussi. Qui est il, quelle est réellement son activité ? Journaliste ? Détective ? Espion ? Escroc ? Un peu tout ça à la fois, c’est ça qui est bon et qui fonctionne bien. Selon la personne qui a besoin de ses services, il sait s’adapter et n’a pas de scrupules à vendre ses talents aux plus offrants. Et il n’a pas peur du cumul des mandats. On a un peu l’impression qu’agir pour les 2 camps ne lui pose pas de problèmes. Alors si sur le papier toutes ses fonctions ça parait beaucoup pour un seul homme, en fait ça passe super bien. Il n’a rien d’un super héros à qui tout réussi. Le personnage a de la profondeur et du charisme. Et puis tout cela ne fonctionnerait pas si à côté de ça l’histoire n’était pas prenante. Et heureusement on a une intrigue qui marche elle aussi très bien. Un soupçon d’espionnage, un peu d’action, un peu d’enquête policière… bref un mix qui prend très bien. Dès les premières pages cette enquête devient intéressante. Bien aidée en cela par le dessin qui n’est pas en reste. Le trait simple et précis colle bien à cette aventure et à l’esprit que le scénariste a imaginé. Tout cela se vérifie au fur et à mesure qu’on avance dans le récit. Un très bon premier tome, et une série à suivre !

18/01/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Loup des Mers
Le Loup des Mers

Ouchhh !!! LA bonne grosse baffe façon coup de bôme derrière la nuque de ce début d'année ! C'est avec cette adaptation du roman de Jack London que je découvre le travail et le talent de Riff Reb's. Pfiouuuuu quelle bordée de chocs ! Ça commence par celui de deux navires ; ça se poursuit par celui des origines sociales ; viennent ensuite les coups physiques et psychologiques... Choc des cultures quand tu nous tiens ! Jack London n'a pas son pareil pour nous concocter des récits où l'aventure humaine n'est pas un vain mot, surtout quand elle est confrontée aux éléments et à des personnages hors du commun. Et ce capitaine n'a ici pas usurpé son surnom de Loup des Mers... Sans connaître le roman, je rend grâce au travail de Riff Reb's qui a su faire passer la qualité d'écriture de London dans son adaptation. Car si il y a bien un truc que je déteste, c'est le massacre littéraire auquel on assiste parfois dans ce genre d'exercice. Là, on sent la plume de London mais sans lourdeur, même quand il s'agit de la voix off du personnage principal. Et Reb's a du talent à revendre ! Sa narration est d'une grande fluidité et son découpage en chapitre (suit-il celui de London ?) pose un rythme et les temps forts du récit de façon remarquable. Graphiquement, c'est qu'du bonheur pour les yeux ! Son style graphique assez atypique est d'une immense expressivité, surtout pour rendre les expressions de ses personnages. Son trait dynamique insuffle la vie et les tourments des personnages qui composent cette petite odyssée britannique de la fin du XIXe. C'est tout simplement bluffant. Ajoutez à cela une colorisation sobre mais tout aussi efficace et qui sait mettre en valeur l'intensité des événements et drames qui jalonnent cette aventure, et vous avez une petite merveille entre les mains. A lire et relire sans retenue !

18/01/2013 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Louca
Louca

Le football et moi, ça fait deux. Alors une BD ouvertement sur le sujet et qui plus est disposant d'un autocollant du journal l'Equipe sur la couverture, voilà qui ne m'attirait pas à priori. Pourtant, d'emblée j'ai été séduit par le graphisme de Bruno Dequier pour qui c'est la première bande dessinée. L'auteur vient du monde de l'animation et cela se voit dans le style graphique des personnages visiblement inspirés des films d'animation modernes américains. Le coup de crayon est parfaitement maîtrisé et les personnages ultra expressifs. Les couleurs aussi sont belles. Bref, c'est visuellement excellent. Il n'y a que les décors un peu froids et trop géométriques qui réduisent légèrement la qualité d'ensemble à mes yeux, mais sinon c'est nickel. Quant à l'histoire, elle n'est pas foncièrement originale mais elle est très bien menée. Nous sommes dans un cadre rappelant certains shonen. Je pense à Hikaru no Go avec ce fantôme qui vient aider un joueur débutant. Mais je pense aussi à ces nombreux mangas sportifs où un petit jeune entame un nouveau sport, avec ses stars du lycée, les méchantes équipes adverses et l'envie de grimper les échelons, de s'améliorer et de gagner. Il s'y ajoute toute la trame autour des deux héros. D'une part, Louca, un adolescent maladroit mais bien gentil qu'on a envie de voir enfin réussir quelque chose, si ce n'est pas une carrière sportive au moins une romance avec la jolie fille qu'il aime. Et d'autre part, ce fameux fantôme d'un ancien joueur vedette de foot du lycée qui ne sait pas pourquoi il est mort ni pourquoi il est lié à Louca. Tous les deux sont très attachants, chacun avec leurs défauts et qualités, et on a envie de les suivre. Il y a enfin une bonne part d'humour. Ce n'est pas hilarant mais c'est plutôt drôle, en tout cas très plaisant à lire. Bref, je suis sous le charme.

17/01/2013 (modifier)