Les derniers avis (32079 avis)

Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série La Guerre des Lulus
La Guerre des Lulus

Voilà une BD qui fonctionne très bien. L'histoire est simple, mais efficace, l'album se lit d'une traite. Elle met en scène un groupe d'enfants livrés à eux mêmes lors de la première guerre mondiale. Il y a un petit coté Seuls la dedans, le fantastique en moins et le coté dramatique de la guerre en plus. Mais ce n'est pas larmoyant, le ton est juste. On y découvre d'abord l'insouciance des enfants, qui dans un premier temps sont contents de se retrouver "libre" sans adultes pour les surveiller. Les premières inquiétudes apparaissent peu à peu, suivies par de vrais moments de peur. Comment manger ? Que va t-il se passer si on croise un soldat ennemi ? Et si la guerre durait ? Toutes ces questions sont rythmées par les péripéties qui vont toucher notre petit groupe. Ces évènements sont d'ailleurs les bienvenus, ils donnent un petit plus à l'intrigue. Le dessin est agréable et il est bien en phase avec la tonalité de l'histoire. Un premier tome pleinement réussi qui donne envie de lire la suite.

24/01/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Aliénor - La Légende noire
Aliénor - La Légende noire

Aliénor, la légende noire est le premier titre d’une série qui sera composée en 3 volumes dans une collection destinée à présenter les reines de sang qu’a connu la France au cours de son histoire. Avec Aliénor d’Aquitaine, on va remonter jusque dans les années 1140 soit en plein Moyen-Age, à une époque où les régions et autres duchés avaient encore une belle autonomie. J’avoue bien volontiers avoir été conquis par cette collection après avoir lu Isabelle la Louve de France. Ici, le style est différent mais l’histoire n’en demeure pas moins passionnante. On entre véritablement dans les intrigues du pouvoir. On va nous présenter une femme qui aime le pouvoir et qui sera prêt à sacrifier la vie de ses sujets par orgueil. Je dois dire que je ne la plains pas quand je vois le roi Louis VII qui visiblement était mieux destiné à jouer au moinillon. Certains des faits rapportés paraissent difficile à croire. Cependant, après vérification en lisant la biographie de cette reine hors norme, ils paraissent bien correspondre à la réalité. Elle a eu une très grande influence sur le roi en faisant ainsi son jouet. On retrouve des personnages ayant réellement existé comme par exemple le troubadour Marcabru qui est renvoyé de la cour pour avoir chanté son amour pour la reine. Il y a également l’abbé Suger qui est intervenu à Poitiers pour sauver les enfants pris en otage par le roi. On verra que cet abbé homme d’état a joué un grand rôle. En conclusion, c’est une série qui met en évidence une grande reine peu connue du grand public. Et pourtant, n’est-ce pas elle qui donné naissance au fameux Richard Cœur de Lion ? Eh oui, après avoir épousé le roi de France, elle épousera le futur roi d’Angleterre ce qui ne manquera pas de mettre le feu aux poudres dans le conflit qui oppose les deux pays depuis 100 ans. Une lecture où l'on se régale.

24/01/2013 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série La Guerre des Lulus
La Guerre des Lulus

Vraiment très chouette ce tome d’introduction de « La Guerre des Lulus » ! Très chouette aussi de retrouver Vincent Hardoc dans une nouvelle série et chez un grand éditeur (en l’occurrence Casterman) après avoir vécu des années de galère. « La Guerre des Lulus » reprend un peu la trame du film « Après la guerre » avec Richard Bohringer : une bande de quatre garçons orphelins se retrouve involontairement livrée à elle-même lorsque la première guerre mondiale se déclare (ils ne le savent même pas !) et après, je vous laisse découvrir… ceux qui ont vu ce film me comprendront lorsqu’ils découvriront comment se termine ce premier tome. Dans ce premier tome, la guerre n’est pas encore très présente dans les péripéties que vivent ces quatre enfants, les lecteurs y découvriront donc pour l’instant un récit assez gai en attendant la suite qui devrait, à mon avis, se montrer plus « dure ». Ce sont les dialogues entre les mômes que j’ai le plus appréciés dans cette bande dessinée, on a vraiment l’impression d’assister à des conversations entre enfants, c’est à dire des bavardages naïfs, frais et plein d’humour comme « un fantôme est un mort mort alors qu’un ressuscité est un mort vivant ». J’y ai apprécié également le coup de patte de Vincent Hardoc. Ses personnages sont très expressifs, les décors sont bien travaillés, ses cadrages sont plus convaincants que ceux qu’il avait réalisé pour « Le Loup, l'agneau et les chiens de guerre », sa mise en couleurs est vraiment d’une grande beauté et la mise en page m’est apparue très fluide : Du très beau boulot ! Pour anecdotes, Régis Hautière a eu l’idée de réaliser ce scénario à partir d’une réflexion de la directrice de la communication de l’historial de la grande guerre à Péronne (Picardie) sur le fait qu’il n’y ait pas de « bande dessinée sur cette époque destinée aux enfants ». Le village de Valencourt n’existe pas mais Vincent Hardoc s’est inspiré de son village natal et des abbayes de Valloire et du Gard pour concevoir ses décors. La mise en couleurs a été réalisée en collaboration avec David François, un autre auteur picard. J’attends impatiemment le deuxième tome qui devrait sortir en automne 2013 !

23/01/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Le Loup des Mers
Le Loup des Mers

Génial ! J’ai adoré cette histoire qui mêlent aventure pure et réflexions philosophiques. Un premier avertissement donc : les scènes d’action laissent souvent place à des dialogues entre Hump et Loup Larsen sur des sujets tels que la morale, le sens de la vie, la religion, l’écriture etc. Cet aspect de l’histoire m’a beaucoup intéressé (pourquoi un croyant a-t-il peur de mourir ?), et ajoute selon moi de la profondeur aux personnages, mais ça ne plaira pas forcément aux lecteurs s’attendant « juste » à une grand aventure maritime remplie d’action. Et puis bon sang ce Loup, quel personnage emblématique, quelle force, quelle présence ! Il porte ce récit comme il porte son équipage, à bout de bras, sans compromis, et ce jusqu’à la fin… fin qui m’a d’ailleurs beaucoup touché (mais je n’en dirai pas plus.) Si je devais faire un reproche je dirais juste que l’arrivée d’une femme que Hump connaît sur le navire me semble être une sacré coïncidence, et une ficelle scénaristique un peu grosse. Le dessin est absolument magistral, très détaillé, d’un esthétisme sans faute, et participe grandement à l’ambiance du récit. Voilà, une belle aventure, des personnages forts, de la réflexion, et une mise en image sublime… un cocktail gagnant selon moi !

23/01/2013 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Beau Voyage
Le Beau Voyage

C’est l’avis sur "Le Beau voyage" rédigé par l’ami Hervé qui m’a donné l’envie de lire cette bande dessinée et il ne m’a pas déçu le bougre ! « Le Beau voyage » est un roman graphique pur et dur, c’est à dire que ça raconte une histoire très réaliste qui s’inspire du quotidien et où je suis sûr qu’un lecteur se dira : « Tiens, ça me rappelle quelque chose ça ! », ce qui fut mon cas. « Le Beau voyage », ça parle des déboires sentimentaux et familiaux de Léa, de son enfance jusqu’à nos jours. En fait, au début du récit, Léa assiste à l’enterrement de son père, à partir de là, elle va se mettre à fouiller son passé et à comprendre pourquoi et comment elle est devenue ce qu’elle est. En lisant cette bande dessinée, j’ai eu des souvenirs assez ancrés d’une famille dévastée par la mort d’un proche me remonter brusquement. Dans cet album, il y a des passages assez durs et crus qui m’ont touché et qui m’ont fait réfléchir sur la relation que doit avoir un père avec ses enfants. C’est exactement le genre d’album que j’aime lire et relire parce qu’il m’amène à me questionner sur le sens de la vie, et ça, j’adore ! J’ai également apprécié les notes de fin d’album de Zidrou qui amènent un éclairage bienvenu sur la création et son envie de réaliser « Le Beau voyage ». Attention toutefois à ne pas mettre cette bande dessinée aux mains d’un enfant car certaines séquences érotiques y sont présentes. A noter que ces scènes ne sont pas là pour aguicher le lectorat, elles servent avec beaucoup de pertinence et de sensibilité ce récit. Le dessin de Springer n’est pas vraiment celui que j’apprécie le plus mais il a le mérite d’être très lisible. De plus, la narration m’est apparue bonne puisque je n’ai eu aucune incompréhension lors de ma lecture malgré la présence de nombreux flashbacks. Mention spéciale à la couverture qui résume parfaitement le continu de cette bande dessinée. Je ne conseille pas la lecture du « Beau voyage » aux lecteurs qui n’apprécient habituellement pas les romans graphiques. Par contre, pour les autres, il n’y a pas d’hésitation à avoir : précipitez-vous sur cet album très touchant !

21/01/2013 (modifier)
Couverture de la série Piège sur Zarkass
Piège sur Zarkass

Après la lecture des premiers tomes de Niourk et Oms en série, les 2 premières adaptations des romans de Wul en BD, Piège sur Zarkass se révèle un poil encore meilleur : plus d'humour, et une originalité plus importante. Je ne connaissais de Wul que l'adaptation animée (franchement très moyenne) qu'est "La Planète sauvage", adaptation de Oms en série. Cette nouvelle collection chez Ankama/Comix Buro démarre vraiment très très bien et permet de s’immerger totalement dans l'univers très varié et original de cet écrivain. Vivement les prochaines séries et les tomes suivants de celles existantes.

21/01/2013 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Le Régulateur
Le Régulateur

Voici surement l'une des séries franco-belges les plus mal aimées que je connaisse ! La réputation du Régulateur est une des plus intrigantes de notre milieu : certains chantent les louanges des deux premiers tomes et la trahison du dessinateur dès le troisième pour une baisse de qualité tandis que d'autres se morfondent sur les possibilités offertes du premier tome en les jugeant inexploitées par la suite... C'est par le biais de mon attachement pour Le Réseau Bombyce qui partage le même scénariste et un univers steampunk équivalent quoique bien différent que je me suis enfin décidé à sauter le cap, repoussé également par les mauvais échos de cette série maudite que tout le monde aurait aimé adorer... Mais je ne suis pas tout le monde ! :) Une fois de plus Corbeyran impose visuellement un décor rétro-futuriste étouffant et dont les origines nous échappent complètement au premiers abords... Cette société privilégie les coups bas politiques et règle ses "sales affaires" par le biais de sociétés secrètes d'assassins que l'on nomme élégamment les régulateurs. Aristide est l'un de ces tueurs, et même un des meilleurs du marché malgré un handicap cardiaque. C'est également un être solitaire mélancolique qui a beaucoup de comptes à rendre sur son propre passé et n'attend guère de l'avenir... Bien sur une mystérieuse tueuse œuvrant en parallèle et dont les routes vont rapidement se croiser va lui redonner quelques réponses... Le pitch semble simple et il l'est mais il est remarquablement mis en scène dans un premier album qui aurait valu selon moi la note maximale agrémentée d'un coup de cœur. Car outre une narration intelligente et sachant relancer la mécanique par quelques flashbacks savamment orchestrées, que dire du travail de Moreno sur des dessins froids et métalliques où les détails foisonnent à chaque case avec un découpage précis comme cette fameuse course poursuite de véhicules entre une fugitive et des forces de l'ordre. Les couleurs rouges et sang ne font que magnifier une ville aussi inhumaine que sensuelle et le mélange d'une mode XIXème siècle dans un univers futuriste mais aux codes immédiatement identifiables demeurent un régal sans égal... Malheureusement le scénario s’essouffle et perd de sa superbe dès le second tome qui resserre les liens et les personnages pas si nombreux que cela. Et malgré le fait que certaines scènes peuvent être dures voire très violentes j'étais bien obligé d'admettre que l’œuvre d'anticipation que j'attendais a laissé très rapidement place à un bon gros blockbuster bourré d'action aux dialogues épurés. A partir de ce constat et d'une légère baisse de qualité au niveau des dessins dès que les auteurs enferment leurs personnages en huis-clos étouffant (détails des visages pas toujours précis) le récit s'envole vers une trame beaucoup plus simpliste mais non dénué d'intérêt lorsque Moreno retrouve cette ville qu'il aime tant, à l'architecture si anxiogène et si belle que je me suis repris à détailler chaque courbe avec gourmandise... Peut-être pas la claque initiale attendue mais surement pas la déception annoncée, le régulateur se lit et se déguste comme un bon apéritif dont la conclusion ne saurait plus trop se faire attendre pour tout amateur de science-fiction et d'action ne souhaitant pas se prendre trop les neurones avec un scénario basique mais pas si prévisible qu'on pourrait le croire. Une belle découverte donc pour un rendu visuel unique.

21/01/2013 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Anuki
Anuki

C'est la première fois que je donne mon avis pour une bd réservée aux jeunes enfants, il ne serait donc pas faux de signaler que ce genre de série n'est pas, en règle générale, ma tasse de thé, mais là je suis surpris de dire que ces deux tomes m'ont tout simplement enchanté. J'ai acheté cette série pour mon fils de cinq ans et en lui lisant (si je peux me permettre pour une bd sans textes) je me suis passionné pour les aventures de ce jeune indien appelé Anuki et mon fils aussi bien sûr . On retrouve ce charmant personnage confronté à des poules dans le premier tome et à des castors dans le deuxième. Bien sûr comme cette bd est destinée aux tout petits il y a toujours une morale à chaque histoire, cela va de soi pour ce genre de bande dessinée, comme le fait de rappeler que les amis sont indispensables, qu'il ne faut pas les oublier etc... La lecture, certes rapide, est quand même agréable grâce au dessin sympathique et admirablement attractif pour les plus jeunes. Il ne faut pas oublier de signaler que le fait d'insérer des pointillés pour voir le chemin que doit parcourir Anuki, ou ce qu'il voit pour ne citer que ces exemples, est une idée intéressante et remarquablement adaptée au public qui est censé être intéressé par cette série . On peut donc dire que cette surprenante série réservée aux enfants ne sachant pas encore lire peut être appréciée par d'autres lecteurs comme les adultes car vous l'avez compris, j'ai adoré Anuki et je recommande à tous sa lecture.

20/01/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Je ne suis pas un homme
Je ne suis pas un homme

On va assister à la déchéance d'un fils de riche, séduisant et à qui l'avenir promettait beaucoup de belles choses. L'argent ne fait pas nécessairement le bonheur. Renié par son père, notre héros va sombrer dans l'alcool, le sexe et la déchéance. En 10 ans, il ne sera plus que l'ombre de lui-même. Sur un mode résolument pessimiste, on va ressentir toutes ses souffrances même si on ne peut totalement les comprendre. Certains thèmes m'ont tout de même interpellé comme la question de savoir ce qu'est la normalité ou une forme de pensée unique qui tiendrait comme acquis la popularité d'idole déchue. Il est bon de se remettre en cause et de s'interroger sur notre condition humaine. Graphiquement, c'est très beau sur ce papier glacé. Les décors arrive à nous impressionner avec des dessins façon encre de chine à tomber. C'est un travail impeccable qui traduit une certaine ambiance oppressante. Bref, c'est une autre manière d'appréhender la société qui nous entoure avec des apparitions semi-fantastiques dans les moments les plus cruciaux. On notera un sens de lecture à l'européenne afin de faciliter le confort. Malgré quelques lourdeurs, cela se laisse lire avec une certaine fluidité. C'est bien entendu réserver à un public averti. Pour une fois qu'un manga n'est pas niais, on aurait tort de s'en priver. On sort véritablement des stéréotypes classiques. Le posséder est autre chose. A t-on envie de fleurter avec le désespoir, le suicide et la mort ? Pas nécessairement et surtout pas si on est en dépression. En tout cas, une lecture subversive qui invite à la réflexion.

20/01/2013 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Crève saucisse
Crève saucisse

A partir d’un fait banal , Pascal Rabaté parvient a scotché le lecteur jusqu’à la fin grâce à un récit clair et très bien construit , pas de temps mort il suffit de se laisser transporter. Une histoire où l’on ne sait pas très bien si il faut en rire ou en pleurer, le boucher du village, un peu lourd et pas seulement pour les cornes qu’il porte, s’inspire d’une BD pour mettre son rival hors course, un plan assez tarabiscoté qui capte le lecteur. Le dessin de Simon Hureau est clair et lumineux et sied parfaitement au récit. 3.5

20/01/2013 (modifier)