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Couverture de la série Le Steak Haché de Damoclès
Le Steak Haché de Damoclès

C’est de la BD un peu intimiste, qui relate les petits riens de la vie de l’auteur. Avec une bonne dose d’autodérision. Mais cette autodérision ne va pas trop loin. Pas assez, en fait, pour me faire franchement rire. Mais assez quand même pour que le sourire accompagne la lecture de cet album. Vite lu, mais qui donne envie d’y revenir. Et une lecture qui se bonifie quand on y revient. Par petites touches, Fabcaro se raconte donc, et on s’attache au bonhomme, comme je finis par m’attacher à l’auteur au fur et à mesure que je découvre ses albums. Note réelle 3,5/5.

05/06/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Batman - Noël
Batman - Noël

Alors ça c'est bon. C'est même du très bon. Je dois avouer que je partais avec un gros apriori négatif sur l'univers de comics et surtout des comics de super-héros, ce qui m'a incité à ne jamais me pencher vraiment dessus. Puis, pour faire plaisir à une amie que je convertis à la BD, je me suis dit que j'allais prendre quelques BD que mon site préféré décrivait comme les meilleurs. Ni une ni deux; je m'empare des Batman (qui est souvent décrit comme le meilleur des super héros). Ce Batman me semblait très particulier, reprendre le conte de Dickens dans l'univers de Batman me semblait une bonne idée mais j'avoue que je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. Ce qui m'a très agréablement surpris, ce fut d'abord le dessin, très beau et agréable à l’œil, un rendu très sympathique et assez loin de ce qu'on peut lire dans Dark knight Retunrs ou Un long Halloween (bien que les deux soit très bons aussi). Il est très coloré, ce qui change un peu de ce que j'avais déjà vu, avec un trait vraiment sympathique. C'est un excellent point, avec en plus un gros avantage : la lecture reste fluide. Car de la lecture il y en a dans cette adaptation à la sauce Batman d'un chef-d’œuvre de Dickens décliné en un peu tout et n'importe quoi, A Christmas Carol. L'auteur à pris le parti d'ajouter une voix off qui raconte l'histoire d'origine du conte, et par dessus nous voyons Batman et de quelle manière le récit colle au paroles du conte. C'est vraiment bien travaillée la façon dont les deux vont s'emboiter et servir le récit. Ce que j'ai également adoré, c'est la façon de reprendre ce conte, notamment avec les fameux trois esprits qui vont intervenir. Je m'attendais tellement à du fantastique que j'ai trouvé le procédé excellent. Pas de fantastique, que du réel (enfin, réel, réel ... On se comprend) et des personnages connus. Rien ne déborde de l'univers habituel d'un Batman. Pour une des premières approche de Batman, j'ai adoré également cet univers, le Joker qui est juste parfait, avec son humour habituel et qui fait grincer des dents, le personnage de Alfred, mais également Batman, sombre et torturé, qui bouillonne intérieurement. Le chevalier noir est un héros très atypique dans l'univers des comics, avec beaucoup de questions sur lui-même, ses actions et son but. En tout cas je continuerais à lire les aventures de l'homme chauve-souris (ça ne rend vraiment pas en français) avec un grand plaisir. Alors si cette BD est très bien sous bien des angles et constitue un parfait exemple de très bon comics de super-héros, j'ai noté tout de même quelques petites facilités dans le scénario. Celui-ci est juste un prétexte pour développer le conte et donner matière à réfléchir sur le fond de Batman, et du coup elle passe allègrement à la trappe. Notamment le fait que ce soit le Joker, à nouveau évadé d'un asile qui est plus une passoire qu'autre chose, et qui demande à quelqu'un de faire une course pour lui (course d'ailleurs inutile, si on regarde bien). Bref, j'ai trouvé que certaines ficelles scénaristiques sont assez grosses, notamment vers la fin (ceux qui ont lu me comprendront), mais elles passent toujours car ce n'est finalement pas du tout le propos. Comme dit, l'histoire n'est qu'un prétexte. Pour moi, ce sera donc un beau 4* à ce Batman qui à su m'accrocher l’œil et me faire passer un excellent moment avec le chevalier noir, dans un bel ouvrage. Le spitch de base, déjà décliné sous toute ses formes et qui me semblait être devenu stérile depuis un moment, a su me proposer quelque chose de neuf et de plaisant. Le pari est largement réussi pour les auteurs, et ils m'auront permis de m'intéresser d'autant à l'homme chauve-souris.

05/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Tony Laflamme
Tony Laflamme

Cette création en 1963 dans Pilote est le second personnage le plus connu de Martial, après Sylvie, family strip un peu vieillot mais rigolo. "Tony Laflamme" connut cependant une carrière relativement brève (seulement 10 récits de 28 planches le plus souvent, et quelques gags en 2 planches jusqu'en 1971). Tony est l'unique soldat de l'armée daltonienne, c'est un garçon gaffeur mais intelligent qui vit dans la minuscule principauté de Daltonie en Europe centrale, capitale Daltonia, centre touristique florissant dont le chef du gouvernement est le prince Gustave, assisté du général Klatboum, ministre de la guerre et chef de l'armée daltonienne, dissoute par manque de crédits. Comme on le voit, Martial se moque gentiment du pouvoir à travers ce petit pays imaginaire, et mêle le gag visuel à l'absurde. Une bande aux indéniables qualités, à la lecture plaisante, mais qui ne fera toutefois pas grimper aux rideaux certains lecteurs qui la découvrent aujourd'hui ; pour moi, c'est différent, je garde une tendresse pour cette bande et le dessin de son auteur, aussi je conçois que ma note est sans doute trop généreuse, mais c'est ainsi. La bande réapparaît en 1974 dans Tintin le temps de 2 aventures : "le Monstre du Volapük" (déja parue dans Pilote en 1965) et "Casque Bleu", récit inédit. Comme dans les autres créations de Martial, telle La Famille Bottafoin, Pilule ou Tutti Frutti, son graphisme toujours très reconnaissable, est pour beaucoup dans la drôlerie de ses personnages.

05/06/2013 (modifier)
Couverture de la série La Famille Bottafoin
La Famille Bottafoin

Non loin du paisible bourg de Saint-Bled, dans une région française indéterminée, se trouve la ferme de Pascal Bottafoin et de sa jolie femme Catherine, accompagnés du grand-père. Jeune couple d'agriculteurs aux antipodes du bouseux bêta, les Bottafoin utilisent la modernité de certaines machines mais restent parfois étrangement ignorants des coutumes citadines. La charge est cependant légère, car à l'époque de la création de cette bande en 1967, on se moquait encore facilement des "péquenots" ; d'ailleurs, la revue d'agriculture qui accueillit "La Famille Bottafoin" ne supporta guère l'esprit trop frondeur à son goût de Martial son auteur, connu pour sa série Tony Laflamme et surtout Sylvie. La bande trouva refuge chez Pilote, où le père Goscinny accueillait toute forme d'humour ; c'est là que j'ai découvert entre 1968 et 1970, ce family strip original et totalement novateur à l'époque, car c'est probablement la seule Bd se déroulant entièrement en milieu rural. Plus que les chutes, c'est l'ensemble qui était drôle, les personnages ayant souvent des têtes d'ahuris. C'est un petit régal hélas très méconnu du grand public, dont le dessin de Martial très expressif, est pour beaucoup dans la qualité de cette bande qui se déclinait en planche-gag. Sourire garanti.

05/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Largo Winch
Largo Winch

Dès son premier album, cette série phénomène lancée par Jean Van Hamme et Philippe Francq, devient un best-seller. C'est comme au cinéma, tout film commercial qui fait un carton n'est pas souvent jugé sérieux par la critique qui fait tout pour en détourner le public; ici, c'est pareil. Certes, c'est archi conventionnel, le héros s'en tire toujours, les femmes sont toujours trop belles, les méchants sont vils, l'action est prévisible... mais n'est-ce pas là ce qui fait le succès de la série dont Van Hamme est bien incapable d'en expliquer le succès. Le lecteur est confronté à des intrigues politico-financières dans un cocktail d'aventures bondesques souvent jouissives qui font passer un excellent moment, et c'est bien tout ce qu'on demande: se distraire, mais grâce à Van Hamme et à son bagage universitaire (agrégation en économie politique, licence en droit des assurances), la complexité et le côté rébarbatif du jargon financier constituent finalement un bon suspense au récit en connexion avec l'actualité. Chaque histoire ressemble un peu à la précédente, les rebondissements sont multiples, certains personnages vraiment troubles, l'humour est au second degré, et le tout est suffisamment compliqué pour obliger le lecteur à s'attarder sur le dessin fluide et soigné de Francq. La qualité de la documentation étayant des scénarios bien torchés, le dynamisme de l'action agrémenté d'un érotisme sage font de la série une véritable réussite, le seul bémol étant l'anticonformisme de son héros où Van Hamme tombe parfois dans le piège de la vulgarité, mais ce défaut est rattrapé par les astuces de scénario, la fiabilité du milieu d'affaires et les rouages d'une mécanique parfaitement maîtrisée.

04/06/2013 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Le Vent des Cimes
Le Vent des Cimes

Je rejoins en bien des points la critique de pol. L’édition est qualitative. La couverture de style rétro sied bien au contenu. On est plongé dans la grande aventure de l’aéropostale durant les années folles. Il y est question de l’amour entre Rachel et Jack qui va se voir contrarié par la disparition de ce dernier en survolant les Andes. Le récit est assez prenant et le découpage bien dosé en alternant la mise en place des secours d’un côté et le périple de Jack après le crash de l’autre. Quelques flashbacks viennent enrichir le récit pour mieux cerner l’histoire de ces deux personnages au caractère bien trempé. Il souffle sur ce récit d’aventure aérienne un petit "je ne sais quoi" de St-Ex. Sans doute parce que Perrissin s’est inspiré du crash d’Henri Guillaumet, pilote et ami du papa du petit prince. Côté dessin, on retrouve Buche de la bande à tchô, auteur qui s’est fait connaître avec Franky Snow et dont j’ai personnellement apprécié son tout premier album Carapace. Ce dessinateur étonne par la malléabilité de son trait qui s’adapte, avec une réussite certaine, à différents styles narratifs. Mention particulière aussi à la colorisation, réalisée par Buche himself, qui participe indéniablement à la qualité visuelle de l’album. Décidément, c’est un auteur complet et de talent. Cette bd se situe entre le "pas mal" et le "franchement bien". Mais comme cet album est copieux et de qualité, je lui mets 4 étoiles (même si ça peut paraitre surfait).

04/06/2013 (modifier)
Par Babe
Note: 4/5
Couverture de la série Oh les filles !
Oh les filles !

Vous êtes parents, vous venez d'être parrain ou marraine d'une fille, ceci vous concerne. Mieux qu'un mode d'emploi parce qu'en images, ces deux BD sont sensas, pleines de fraîcheur et de justesse, les filles sont croquées avec finesse et humour! C'est un grand plaisir de redécouvrir ce que l'on sait déjà mis en image avec brio et maestria. La réalité est couchée sur le papier comme un instantané, à la manière des petits bonhommes rayés blancs et rouges de Kodack, ceux qui avaient des palmes :-)

04/06/2013 (modifier)
Par Babe
Note: 4/5
Couverture de la série En sautant dans le vide
En sautant dans le vide

Des ados qui font de leur passion presque un art. Des ados 'fleurtant' avec le vide en recherche de limites et qui réveillent chez les "vieux" les jeunes qu'on a pu être. Un dessin plein de souffle, de lucidité et de soif d'aller de l'avant. Man ébauche ses personnages avec sincérité . L'histoire nous emporte comme au cinéma. A découvrir sans tarder!

04/06/2013 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Un peu de bois et d'acier
Un peu de bois et d'acier

On n'a plus besoin de présenter Christophe Chabouté , tous les amateurs de bande dessinée ont sans doute lu au moins une de ses œuvres ou ils ont évidement entendu parler de lui et d'une manière positive, bien entendu. Cet imposant one shot est une réussite. D'abord je vais parler du dessin qui est toujours aussi beau. Il est tellement réaliste qu'on ne peut que l'apprécier. Le noir et blanc est toujours aussi bien maîtrisé par l'auteur. Mais peut-on dire quelque chose de négatif en ce qui concerne l'utilisation du noir et blanc par Chabouté ? Je ne pense pas et personne ne dira le contraire (en tout cas pas ceux qui connaissent son superbe travail dans ce domaine). Maintenant si on en venait au scénario de cet album. C'est sans doute l'adjectif "original" qui vient tout suite à l'esprit quand on veut parler de l'histoire de ce one shot . Il est sûr que raconter l'histoire d'un banc n'est pas chose courante. J'étais un peu sceptique en commençant ce récit , car le résumé de l'histoire ne m'avait guère emballé . Mais Christophe Chabouté réussit toujours à me surprendre et finalement cet album m'a envouté . L'auteur nous permet de suivre les histoires de plusieurs personnages qui se succèdent sur le même banc public, durant plusieurs années et sans le moindre texte . Alors là je dis "bravo" Monsieur Chabouté. On finit par s'attacher à toutes ces personnes même si elles n'ont pas des vies trépidantes , mais il y a au moins un de ces personnages dans lequel chaque lecteur peut se retrouver . L'auteur arrive à nous tenir en haleine avec des événements "banals" mais qui peuvent arriver à la plupart d'entre nous. Chabouté a même réussi à me surprendre avec la chute de cet album qui à mon goût est loin d'être inintéressante. C'est sans doute pour cela que j'ai beaucoup apprécié ce one shot et que je recommande sa lecture et même son achat.

03/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Dreamland
Dreamland

Manga qui déchire, un coup de crayon et des effets qui cartonnent, histoire qui mêle réalité et monde des rêves, fallait y penser mais en même temp c'est une putain de bonne idée. Histoire qui tient la route et personnages tripants, baston et gros délire à l'horizon. Un bon manga qui peut plaire aux filles comme aux mecs. Une chose à dire : faut que ça continue Reno !

03/06/2013 (modifier)