Encore une très bonne série scénarisée par Fabien Nury. Je ne pense pas avoir été une seule fois déçu par l'une de ses séries . C'est bien simple dès que je vois son nom apparaître sur une bd je l'achète sans savoir de quoi elle parle . Tout ça pour dire que j'apprécie énormément ce scénariste et je ne pense pas être le seul.
Pour en revenir à Silas Corey , j'ai été enchanté par l'histoire de ce détective, ancien soldat , légèrement espion sur les bords, qui pendant la première guerre mondiale (en 1917 pour être précis),est engagé pour retrouver un journaliste qui détient quelque chose qui intéresse aussi bien les responsables français que prussiens.
Ce personnage élégant mais quand même très dur est tout simplement fascinant et son homme de main asiatique est lui aussi très attachant.
Ce récit d'espionnage se déroulant durant ce conflit, très à la mode en ce moment en bande dessinée, nous laisse pas le temps de souffler tant l'action et les rebondissements y sont omniprésents.
Je ne connaissais pas ce dessinateur, mais j'avoue que j'apprécie beaucoup son style . Son dessin est très agréable et s'adapte parfaitement au récit.
D'après ce que j'ai pu lire d'autres diptyques risquent de suivre et c'est une excellente nouvelle. En espérant qu'ils soient d'aussi bonne qualité.
Miam, encore une série dessinée par José Luis Munuera !
Je lorgnais déjà depuis un petit moment sur celle-ci et je dis franchement que je n'ai pas été déçu par ce conte , enfin par le premier cycle du moins. D'ailleurs il me tarde de lire le second cycle , même si je trouve que la fin du premier aurait pu être différente. On pourrait croire que ce cycle n'est pas fini . Je pense que le découpage en deux cycles( si les auteurs s'arrêtent à deux) n'était pas indispensable. Mais si on laisse de côté ce détail, on passe un très bon moment avec cette sympathique série .
Le scénario de Dufaux est très intéressant , car on se retrouve dans une histoire qui se rapproche de plusieurs contes mondialement connus dont je ne citerai pas les titres . Pour résumer cette série narre l'histoire d'une jeune princesse vouée à diriger un royaume et qui se retrouve écartée du pouvoir . Mais bien sûr elle fera tout pour revenir sur le trône, quitte à s'allier avec des personnages dangereux mais très puissants.
Mais je pense que le scénariste a eu une très bonne idée en mêlant au conte des thèmes qui se retrouvent souvent dans des récits se déroulant au Moyen-Age comme les complots entre membres d'une même famille royale, la trahison , la jalousie , l'usurpation du pouvoir, les alliances avec les ennemis et j'en passe . Je pense que l'auteur a du lire et s'inspirer de la série de romans Les Rois maudits ou d'autres récits historiques s'en rapprochant. Ce mélange entre la fiction et la réalité historique possible est plutôt bien réussi car on est happé par ce récit au point de ne pas vouloir cesser notre lecture.
Mais si il y a bien un point fort à cette série c'est bien le dessin. José Luis Munuera est toujours aussi inspiré et il nous livre des dessins d'une très grande qualité . Je dirai juste , mon dieu que c'est beau.
Alors vivement la suite.
J'ai fait des études d'histoire, et le moyen-âge est ma période préférée. Bien qu'il ne s'agisse pas ici d'une bande dessinée réaliste ni cherchant à respecter une quelconque vérité historique, je crois bien que la lecture de Johan et Pirlouit est pour quelque chose dans mon intérêt pour cette période historique (avec quelques films où Robert Taylor interprétait - bien d'ailleurs !, des personnages sans trop de considération pour la chronologie, comme Ivanhoé).
Le dessin de Peyo, poussif au début, évolue rapidement vers un style tout en rondeur proche de Franquin (même évolution pour ce dernier avec ses personnages, Gaston Lagaffe, Spirou), avec qui il partagera d'ailleurs l'invention du mot Schtroumpf lors d'une dîner.
Les Schtroumpfs sont d'ailleurs issus de l'univers de Johan et Pirlouit (La flûte à six Schtroumpfs), et ont peu à peu supplanté leur série mère. C'est bien dommage, car je la trouve plus homogène, et globalement meilleure, avec en plus un potentiel plus important (à part pour le marketing, qui hélas étalonne tout de nos jours...).
Ce n'est donc pas que mes souvenirs d'enfance qui me font lui mettre une bonne note, mais aussi ses réelles qualités. Cette série passe plutôt bien le temps, le personnage de Pirlouit, avec sa chèvre, étant une bonne trouvaille. A lire ou relire !
Ce que je viens de faire récemment, et qui me pousse à monter ma note à quatre étoiles, c'est clairement la meilleure série de Peyo, et une des meilleures du magazine Spirou...
En une ou quatre cases, cet album petit format met en scène des patients atypiques en consultation chez leur psychiatre. Tour à tour se succéderont sur le divan, un Kinder surprise, une banane, des verres à moitiés vides… Tous les gags sont basés sur le même principe : un objet totalement inattendu parle avec le psy. Et le dialogue entre les deux prend un double sens : un qui fait appel à une caractéristique de l’objet ou à son usage habituel tandis que l’autre évoque un trouble psychologique qu’un humain confierait vraiment à son psy.
Cela marche très bien et cela donne des petits gags bien sympathiques. On sourit plus que volontiers lorsque la vieille cassette audio dit au psy « J’ai l’impression que plus personne ne m’écoute ». C’est répétitif sur le mécanisme mais la diversité des intervenants apporte ce qu’il faut de renouvellement pour ne pas avoir le temps de se rendre compte qu’on est déjà à la fin de l’album. C’est assez vite lu, mais c’est rigolo !
Le fleuron de la bd certifiée qualité française. Faisant partie du patrimoine Français au même titre que le vin rouge, le fromage qui pue, le béret, etc... Asterix quoi !
Nos 2 compères bien de chez nous se font un plaisir de résister à l'envahisseur Romain et à étendre leur popularité au delà des frontières de la Gaule, pour faire en quelque sorte " briller" la culture bleu blanc rouge ( en gros la bouffe, la baston et le caractère de merde ). C'est souvent gentiment moqueur ( envers les autres pays d'Europe ) et donc très chauvin. Mais cela reste joyeux, amical et toujours très finement écrit par Goscinny. Ses scénarios sont à chaque fois passionnant et très subtils. Énormément d'anachronismes ( à des fins humoristiques ) et d'observations minutieuse des caractéristiques des habitants d'Europe ( La corse, un chef d’œuvre ). C'est d'ailleurs souvent le principe de cette série: Un tour d'Europe des nations avec ses spécialités culinaires et architecturales. Une bd vraiment franchouillarde mais intelligente, joviale, drôle et finalement pro-Européenne ! Asterix ça met vraiment de bonne humeur !
En dehors d'Asterix et surtout d'Obelix, tous les personnages ( secondaires ou pas ) sont marquants. Beaucoup d’éléments devenus archis-cultes : le banquet final avec les dizaines de sanglier ( qu'est ce que ça me donnait faim quand j'étais môme ! ). Le barde qui se fait taper dessus. la potion magique bien sur. Les camps Romains apeurés tout autour du village ...
Mes albums préférés sont:
- asterix en Corse
- asterix chez les helvètes
- asterix en Hispanie
- le combat des chefs
- le devin
- le tour de gaule
- le domaine des dieux
- asterix aux jeux olympiques
Enfin un sans faute du tome 3 au tome 20. Après c'est moins bon excepté peut-être la grande traversé, Asterix chez les Belges, Asterix chez Rahazade ...
Donc une série archi mega culte au même titre que Tintin et Gaston Lagaffe qui vaut *****. Mais je réserve cette note pour des bds qui me tiennent plus à cœur. Ces séries acclamées et reconnues par tous depuis longtemps sont déjà inscrites au panthéon de la BD donc bon...
Ce one shot signé Laurent Frédéric Bollée et Christian Rossi est l'une des bonnes surprises de la rentrée.
Je me suis donc laissé tenter par ce western original dont un des thèmes principaux est une histoire d'amour entre deux hommes. Il faut tout de même rappeler que ces deux personnages sont de couleurs différentes et que l'action démarre durant la guerre de Sécession au sein d'une unité de l'armée sudiste qui transfère des prisonniers nordistes d'un camp de prisonniers à un autre.
Vous me direz que jusque là l'histoire n'a pas l'air si attirante que cela , mais détrompez vous car en plus de cette relation platonique entre ces deux hommes ce récit aborde les thèmes de la vengeance (dont je suis friand) du Ku Klux Klan et j'en passe. C'est pour dire que l'on ne s'ennuie pas une seconde durant notre lecture.
Et que dire des dessins de Christian Rossi qui sont toujours aussi remarquables que dans W.E.S.T . Son style réaliste et parfois même photographique permet au récit de nous transporter dans cette Amérique déchirée de la fin du XIXème au début du XXème siècle et de nous envoûter. Je n'ai pas peur de me répéter en disant que ce dessin est tout simplement superbe.
Alors oui je conseille à tout le monde de lire ce one shot qui en plus de son magnifique dessin contient une belle et passionnante histoire .
Attiré par les dessins, qui me semblaient de grande qualité, et le thème de la colonisation des Amériques, qui pour une fois, avait l’air d’être abordé de manière assez réaliste (c'est à dire avec toute la barbarie qui va avec), je me suis rué dessus. Après lecture, je ne suis pas forcément déçu, mais je ne peux pas dire que j’ai pris la baffe espérée non plus.
L’histoire se déroule sur une petite île faisant partie de l’Amérique du sud. Les habitants sont depuis quelques temps frappés par une épidémie mortelle lorsqu’arrive un nouveau fléau : les conquistadors. Ceux-ci sont sans pitié, menés par le redoutable capitaine Albatirso. Ayant échappé au chaos ambiant, deux amis, Hutatsu et Dathcino, survivent comme ils peuvent, mais ils vont faire la fâcheuse rencontre du chef de la tribu des Syyanas, qui va les envoyer vers un destin incertain (c’est pas évident de pas trop en dire !!!)…
En ce qui concerne le sujet, il est bel est bien développé avec une violence crue, mais sans manichéisme, ce qui est assez agréable. En effet, du coté des précolombiens Syyanas, comme des conquistadors, le mal est en chacun, pas de jaloux. Il y a deux grands « méchants » dans l’histoire et ce sont les chefs des deux camps opposés. Le capitaine Albatirso, est d’une horreur implacable mais se sent investi d’une mission divine tandis que le grand prêtre Pavo-Caltan est tout aussi impitoyable, assassinant ses pairs en signe d'offrande aux dieux. Le jeune Dathcino est arrogant, pessimiste et ne respecte pas ses propres morts (qui peut le juger à voir ce par quoi il est passé ?) tandis que son ami Hutatsu pourrait donner sa vie pour lui.
Ignacio Noé nous dessine à merveille toute une galerie de « gueules » impressionnante. L’expressivité et les gestuelles sont vraiment justes, le tout parait bien vivant et quelques panoramiques d’animaux exotiques viennent faire la pause dans ce récit sanglant. Dame Nature paraît bien calme comparée à la boucherie qui se déroule au même moment.
La narration est dynamique et le côté inachevé des dessins ne m’a pas dérangé, au contraire ; j’ai trouvé que cela rajoutait de la vitalité et de la nervosité au graphisme (sauf sur une partie du 3ème tome ou j’ai l’impression que l’auteur a carrément bâclé). Les couleurs sont magnifiques et se marient à merveille avec le dessin.
Sans être indispensable, Helldorado est une bd qui se laisse lire sans mal. Et nous rappelle accessoirement que « la violence engendre la violence ».
Histoire : 3/5
Graphisme : 4,5/5
Ma note exacte est donc de 3,75/5
Léonard a vraiment fait partie d'une des séries préférées de mon enfance. Avec Gaston Lagaffe, Astérix, Spirou ...
Le comique de répétition avec le réveil systématique du disciple (à la pelleteuse ou par d'autres moyens plus tordus les uns que les autres), les inventions farfelues (ou même inscrites dans l'histoire), les dessins parfois hyper techniques (les rouages, les boulons ... ). Tout cela est vraiment jubilatoire. Parfois il y a énormément de détails, c'est très fouillé. Je trouve cette œuvre nettement meilleure que bon nombre de séries comiques pour enfants (du journal de Spirou par exemple). Léonard c'est vraiment le haut du panier.
Et c'est toujours très drôle (grâce au personnage du disciple, le looser par excellence, paresseux, amorphe et victime de son maitre).
J'ai lu environs 25 albums. Je les aime tous. En particulier les récits longs (La guerre des génies, Génie en ballade ou Génie en sous-sol ). Vraiment très bon et indémodable.
Très bonne série !
J’ai lu les 3 tomes et je dois reconnaître que c’est du joli boulot.
L’ambiance est excellente, mélangeant ésotérisme, surnaturel et positivisme dans le Paris de la deuxième moitié du 19 ème siècle. Le ton navigue constamment entre drame et humour.
J’ai adoré les personnages principaux, à savoir les membres de la famille Pénouquet. Réussie et attachante, cette joyeuse smalah atypique, sorte de famille Adams recomposée, participe pleinement à l’intérêt de la saga.
Les dessins sont agréables et modernes et rappellent fortement ceux de Karascoët, ce qui est plutôt un gage de qualité.
Lecture vraiment conseillée.
Excellent récit que celui-ci, sorte de polar à la française dans lequel la psychologie des personnages domine toute l'intrigue.
Excellente narration à la première personne qui permet de divulguer des informations au compte-goutte.
Excellent casting d'acteurs avec ce duo de laissés pour compte qui ne se cherchent pas de circonstances atténuantes. Tout au plus a-t-on le sentiment de se retrouver face à celui que nous aurions pu devenir si nous avions refusé de grandir (de nous formater ?) à un moment de notre vie.
Excellente progression dans l'intrigue, qui m'aura scotché dans ma lecture jusqu'à la dernière case.
Excellent final, simple et positif.
Excellente symbiose entre un dessin clair et expressif et ce scénario fin et subtil. Et excellent choix pour le format de l'objet (une grosse pagination dans un format réduit).
Excellentes notes d'humour qui surgissent parfois au moment où on les attend le moins.
Dois-je encore vous dire que j'ai trouvé "Ma révérence" excellent ?
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Silas Corey
Encore une très bonne série scénarisée par Fabien Nury. Je ne pense pas avoir été une seule fois déçu par l'une de ses séries . C'est bien simple dès que je vois son nom apparaître sur une bd je l'achète sans savoir de quoi elle parle . Tout ça pour dire que j'apprécie énormément ce scénariste et je ne pense pas être le seul. Pour en revenir à Silas Corey , j'ai été enchanté par l'histoire de ce détective, ancien soldat , légèrement espion sur les bords, qui pendant la première guerre mondiale (en 1917 pour être précis),est engagé pour retrouver un journaliste qui détient quelque chose qui intéresse aussi bien les responsables français que prussiens. Ce personnage élégant mais quand même très dur est tout simplement fascinant et son homme de main asiatique est lui aussi très attachant. Ce récit d'espionnage se déroulant durant ce conflit, très à la mode en ce moment en bande dessinée, nous laisse pas le temps de souffler tant l'action et les rebondissements y sont omniprésents. Je ne connaissais pas ce dessinateur, mais j'avoue que j'apprécie beaucoup son style . Son dessin est très agréable et s'adapte parfaitement au récit. D'après ce que j'ai pu lire d'autres diptyques risquent de suivre et c'est une excellente nouvelle. En espérant qu'ils soient d'aussi bonne qualité.
Sortilèges
Miam, encore une série dessinée par José Luis Munuera ! Je lorgnais déjà depuis un petit moment sur celle-ci et je dis franchement que je n'ai pas été déçu par ce conte , enfin par le premier cycle du moins. D'ailleurs il me tarde de lire le second cycle , même si je trouve que la fin du premier aurait pu être différente. On pourrait croire que ce cycle n'est pas fini . Je pense que le découpage en deux cycles( si les auteurs s'arrêtent à deux) n'était pas indispensable. Mais si on laisse de côté ce détail, on passe un très bon moment avec cette sympathique série . Le scénario de Dufaux est très intéressant , car on se retrouve dans une histoire qui se rapproche de plusieurs contes mondialement connus dont je ne citerai pas les titres . Pour résumer cette série narre l'histoire d'une jeune princesse vouée à diriger un royaume et qui se retrouve écartée du pouvoir . Mais bien sûr elle fera tout pour revenir sur le trône, quitte à s'allier avec des personnages dangereux mais très puissants. Mais je pense que le scénariste a eu une très bonne idée en mêlant au conte des thèmes qui se retrouvent souvent dans des récits se déroulant au Moyen-Age comme les complots entre membres d'une même famille royale, la trahison , la jalousie , l'usurpation du pouvoir, les alliances avec les ennemis et j'en passe . Je pense que l'auteur a du lire et s'inspirer de la série de romans Les Rois maudits ou d'autres récits historiques s'en rapprochant. Ce mélange entre la fiction et la réalité historique possible est plutôt bien réussi car on est happé par ce récit au point de ne pas vouloir cesser notre lecture. Mais si il y a bien un point fort à cette série c'est bien le dessin. José Luis Munuera est toujours aussi inspiré et il nous livre des dessins d'une très grande qualité . Je dirai juste , mon dieu que c'est beau. Alors vivement la suite.
Johan et Pirlouit
J'ai fait des études d'histoire, et le moyen-âge est ma période préférée. Bien qu'il ne s'agisse pas ici d'une bande dessinée réaliste ni cherchant à respecter une quelconque vérité historique, je crois bien que la lecture de Johan et Pirlouit est pour quelque chose dans mon intérêt pour cette période historique (avec quelques films où Robert Taylor interprétait - bien d'ailleurs !, des personnages sans trop de considération pour la chronologie, comme Ivanhoé). Le dessin de Peyo, poussif au début, évolue rapidement vers un style tout en rondeur proche de Franquin (même évolution pour ce dernier avec ses personnages, Gaston Lagaffe, Spirou), avec qui il partagera d'ailleurs l'invention du mot Schtroumpf lors d'une dîner. Les Schtroumpfs sont d'ailleurs issus de l'univers de Johan et Pirlouit (La flûte à six Schtroumpfs), et ont peu à peu supplanté leur série mère. C'est bien dommage, car je la trouve plus homogène, et globalement meilleure, avec en plus un potentiel plus important (à part pour le marketing, qui hélas étalonne tout de nos jours...). Ce n'est donc pas que mes souvenirs d'enfance qui me font lui mettre une bonne note, mais aussi ses réelles qualités. Cette série passe plutôt bien le temps, le personnage de Pirlouit, avec sa chèvre, étant une bonne trouvaille. A lire ou relire ! Ce que je viens de faire récemment, et qui me pousse à monter ma note à quatre étoiles, c'est clairement la meilleure série de Peyo, et une des meilleures du magazine Spirou...
Docteur Rorschach
En une ou quatre cases, cet album petit format met en scène des patients atypiques en consultation chez leur psychiatre. Tour à tour se succéderont sur le divan, un Kinder surprise, une banane, des verres à moitiés vides… Tous les gags sont basés sur le même principe : un objet totalement inattendu parle avec le psy. Et le dialogue entre les deux prend un double sens : un qui fait appel à une caractéristique de l’objet ou à son usage habituel tandis que l’autre évoque un trouble psychologique qu’un humain confierait vraiment à son psy. Cela marche très bien et cela donne des petits gags bien sympathiques. On sourit plus que volontiers lorsque la vieille cassette audio dit au psy « J’ai l’impression que plus personne ne m’écoute ». C’est répétitif sur le mécanisme mais la diversité des intervenants apporte ce qu’il faut de renouvellement pour ne pas avoir le temps de se rendre compte qu’on est déjà à la fin de l’album. C’est assez vite lu, mais c’est rigolo !
Astérix
Le fleuron de la bd certifiée qualité française. Faisant partie du patrimoine Français au même titre que le vin rouge, le fromage qui pue, le béret, etc... Asterix quoi ! Nos 2 compères bien de chez nous se font un plaisir de résister à l'envahisseur Romain et à étendre leur popularité au delà des frontières de la Gaule, pour faire en quelque sorte " briller" la culture bleu blanc rouge ( en gros la bouffe, la baston et le caractère de merde ). C'est souvent gentiment moqueur ( envers les autres pays d'Europe ) et donc très chauvin. Mais cela reste joyeux, amical et toujours très finement écrit par Goscinny. Ses scénarios sont à chaque fois passionnant et très subtils. Énormément d'anachronismes ( à des fins humoristiques ) et d'observations minutieuse des caractéristiques des habitants d'Europe ( La corse, un chef d’œuvre ). C'est d'ailleurs souvent le principe de cette série: Un tour d'Europe des nations avec ses spécialités culinaires et architecturales. Une bd vraiment franchouillarde mais intelligente, joviale, drôle et finalement pro-Européenne ! Asterix ça met vraiment de bonne humeur ! En dehors d'Asterix et surtout d'Obelix, tous les personnages ( secondaires ou pas ) sont marquants. Beaucoup d’éléments devenus archis-cultes : le banquet final avec les dizaines de sanglier ( qu'est ce que ça me donnait faim quand j'étais môme ! ). Le barde qui se fait taper dessus. la potion magique bien sur. Les camps Romains apeurés tout autour du village ... Mes albums préférés sont: - asterix en Corse - asterix chez les helvètes - asterix en Hispanie - le combat des chefs - le devin - le tour de gaule - le domaine des dieux - asterix aux jeux olympiques Enfin un sans faute du tome 3 au tome 20. Après c'est moins bon excepté peut-être la grande traversé, Asterix chez les Belges, Asterix chez Rahazade ... Donc une série archi mega culte au même titre que Tintin et Gaston Lagaffe qui vaut *****. Mais je réserve cette note pour des bds qui me tiennent plus à cœur. Ces séries acclamées et reconnues par tous depuis longtemps sont déjà inscrites au panthéon de la BD donc bon...
Deadline
Ce one shot signé Laurent Frédéric Bollée et Christian Rossi est l'une des bonnes surprises de la rentrée. Je me suis donc laissé tenter par ce western original dont un des thèmes principaux est une histoire d'amour entre deux hommes. Il faut tout de même rappeler que ces deux personnages sont de couleurs différentes et que l'action démarre durant la guerre de Sécession au sein d'une unité de l'armée sudiste qui transfère des prisonniers nordistes d'un camp de prisonniers à un autre. Vous me direz que jusque là l'histoire n'a pas l'air si attirante que cela , mais détrompez vous car en plus de cette relation platonique entre ces deux hommes ce récit aborde les thèmes de la vengeance (dont je suis friand) du Ku Klux Klan et j'en passe. C'est pour dire que l'on ne s'ennuie pas une seconde durant notre lecture. Et que dire des dessins de Christian Rossi qui sont toujours aussi remarquables que dans W.E.S.T . Son style réaliste et parfois même photographique permet au récit de nous transporter dans cette Amérique déchirée de la fin du XIXème au début du XXème siècle et de nous envoûter. Je n'ai pas peur de me répéter en disant que ce dessin est tout simplement superbe. Alors oui je conseille à tout le monde de lire ce one shot qui en plus de son magnifique dessin contient une belle et passionnante histoire .
Helldorado
Attiré par les dessins, qui me semblaient de grande qualité, et le thème de la colonisation des Amériques, qui pour une fois, avait l’air d’être abordé de manière assez réaliste (c'est à dire avec toute la barbarie qui va avec), je me suis rué dessus. Après lecture, je ne suis pas forcément déçu, mais je ne peux pas dire que j’ai pris la baffe espérée non plus. L’histoire se déroule sur une petite île faisant partie de l’Amérique du sud. Les habitants sont depuis quelques temps frappés par une épidémie mortelle lorsqu’arrive un nouveau fléau : les conquistadors. Ceux-ci sont sans pitié, menés par le redoutable capitaine Albatirso. Ayant échappé au chaos ambiant, deux amis, Hutatsu et Dathcino, survivent comme ils peuvent, mais ils vont faire la fâcheuse rencontre du chef de la tribu des Syyanas, qui va les envoyer vers un destin incertain (c’est pas évident de pas trop en dire !!!)… En ce qui concerne le sujet, il est bel est bien développé avec une violence crue, mais sans manichéisme, ce qui est assez agréable. En effet, du coté des précolombiens Syyanas, comme des conquistadors, le mal est en chacun, pas de jaloux. Il y a deux grands « méchants » dans l’histoire et ce sont les chefs des deux camps opposés. Le capitaine Albatirso, est d’une horreur implacable mais se sent investi d’une mission divine tandis que le grand prêtre Pavo-Caltan est tout aussi impitoyable, assassinant ses pairs en signe d'offrande aux dieux. Le jeune Dathcino est arrogant, pessimiste et ne respecte pas ses propres morts (qui peut le juger à voir ce par quoi il est passé ?) tandis que son ami Hutatsu pourrait donner sa vie pour lui. Ignacio Noé nous dessine à merveille toute une galerie de « gueules » impressionnante. L’expressivité et les gestuelles sont vraiment justes, le tout parait bien vivant et quelques panoramiques d’animaux exotiques viennent faire la pause dans ce récit sanglant. Dame Nature paraît bien calme comparée à la boucherie qui se déroule au même moment. La narration est dynamique et le côté inachevé des dessins ne m’a pas dérangé, au contraire ; j’ai trouvé que cela rajoutait de la vitalité et de la nervosité au graphisme (sauf sur une partie du 3ème tome ou j’ai l’impression que l’auteur a carrément bâclé). Les couleurs sont magnifiques et se marient à merveille avec le dessin. Sans être indispensable, Helldorado est une bd qui se laisse lire sans mal. Et nous rappelle accessoirement que « la violence engendre la violence ». Histoire : 3/5 Graphisme : 4,5/5 Ma note exacte est donc de 3,75/5
Léonard
Léonard a vraiment fait partie d'une des séries préférées de mon enfance. Avec Gaston Lagaffe, Astérix, Spirou ... Le comique de répétition avec le réveil systématique du disciple (à la pelleteuse ou par d'autres moyens plus tordus les uns que les autres), les inventions farfelues (ou même inscrites dans l'histoire), les dessins parfois hyper techniques (les rouages, les boulons ... ). Tout cela est vraiment jubilatoire. Parfois il y a énormément de détails, c'est très fouillé. Je trouve cette œuvre nettement meilleure que bon nombre de séries comiques pour enfants (du journal de Spirou par exemple). Léonard c'est vraiment le haut du panier. Et c'est toujours très drôle (grâce au personnage du disciple, le looser par excellence, paresseux, amorphe et victime de son maitre). J'ai lu environs 25 albums. Je les aime tous. En particulier les récits longs (La guerre des génies, Génie en ballade ou Génie en sous-sol ). Vraiment très bon et indémodable.
Chambres Noires
Très bonne série ! J’ai lu les 3 tomes et je dois reconnaître que c’est du joli boulot. L’ambiance est excellente, mélangeant ésotérisme, surnaturel et positivisme dans le Paris de la deuxième moitié du 19 ème siècle. Le ton navigue constamment entre drame et humour. J’ai adoré les personnages principaux, à savoir les membres de la famille Pénouquet. Réussie et attachante, cette joyeuse smalah atypique, sorte de famille Adams recomposée, participe pleinement à l’intérêt de la saga. Les dessins sont agréables et modernes et rappellent fortement ceux de Karascoët, ce qui est plutôt un gage de qualité. Lecture vraiment conseillée.
Ma révérence
Excellent récit que celui-ci, sorte de polar à la française dans lequel la psychologie des personnages domine toute l'intrigue. Excellente narration à la première personne qui permet de divulguer des informations au compte-goutte. Excellent casting d'acteurs avec ce duo de laissés pour compte qui ne se cherchent pas de circonstances atténuantes. Tout au plus a-t-on le sentiment de se retrouver face à celui que nous aurions pu devenir si nous avions refusé de grandir (de nous formater ?) à un moment de notre vie. Excellente progression dans l'intrigue, qui m'aura scotché dans ma lecture jusqu'à la dernière case. Excellent final, simple et positif. Excellente symbiose entre un dessin clair et expressif et ce scénario fin et subtil. Et excellent choix pour le format de l'objet (une grosse pagination dans un format réduit). Excellentes notes d'humour qui surgissent parfois au moment où on les attend le moins. Dois-je encore vous dire que j'ai trouvé "Ma révérence" excellent ?