Ce thriller d'action nous plonge dans l'univers des services secrets et des nouvelles relations Est-Ouest, par le biais de cet agent Alpha, de la C.I.A. Car la chute du mur de Berlin et l'éclatement du bloc soviétique en URSS et dans les pays de l'Est ont bouleversé l'ordre du monde, suscitant un nouveau genre d'espionnage et provoquant un nouveau type de "guerre froide". Au fil des épisodes, la série prend une tournure de politique-fiction des plus passionnante où action, suspense et rebondissements se multiplient ; cependant, l'action n'est pas dominante, on n'est pas dans un James Bond. Des séquences de bureau ou de briefing ont aussi leur place.
Les dérives meurtrières de puissantes organisations financières, de magnats de l'industrie, de membres de l'ancienne nomenklatura, d'organisations mafieuses, de terroristes, de ripoux et d'espions de tous bords, sur fond de géopolitique mondiale, sont décrites de façon réaliste par les auteurs qui doivent avoir recours à une documentation pointue actualisée, car la série colle à l'actualité. Il faut que la description des lieux soient authentique, finalement, c'est presque aussi difficile en doc que pour une série historique.
Ce thriller au ton nouveau a vite récolté un beau succès au sein de la collection Troisième Vague du Lombard ; ce succès est dû en grande partie au découpage dynamique et au graphisme extrêmement minutieux et léché du dessinateur russe Jigounov, précis dans ses décors et donnant vie à des héroïnes sensuelles. Mais un beau dessin a aussi besoin d'une bonne histoire : les scénarios sont d'une redoutable efficacité, les intrigues sont selon la tradition du genre, parfois très complexes (surtout les 3 premiers récits), à tel point qu'il faut une bonne concentration ou les relire 2 fois pour bien comprendre ; elles font penser aux films d'espionnage récents du style de la trilogie Bourne, plongeant dans les arcanes de la C.I.A. et les complots sordides que les médias ne révèlent jamais.
Attention coup de coeur.
Cette BD a su me séduire pour plusieurs raisons:
- Tout d'abord, les illustrations. Le dessinateur a su retranscrire ici toute la magie de l'Ecosse. Dès les premières planches, l'impression d'immensité et d'histoire qui se dégage des Highlands est bien représentée. Les personnages ne sont pas en reste, leurs expressions sont bien retranscrites, et chaque personnage est bien reconnaissable du premier coup d'oeil.
Bref, chapeau bas l'artiste qui nous fait miroiter des châteaux... en Ecosse.
- Ce n'est pas tout. L'histoire quant à elle mêle la guerre fratricide entre Angleterre et Ecosse, mais aussi les conflits familiaux et amoureux. L'intrigue est rondement menée, le tout servi sur fond historique revêtu de kilt.
Pour conclure, l'honneur est à l'honneur de cette escapade de cape et d'épée, que je recommande à tout amoureux de l'Ecosse, des assauts, de l'art... de la BD.
Cette création inaugure la première tentative en solo d'Eric Stalner. Elle n'enlève rien à la qualité du fameux duo qu'il formait avec son frère sur Le Boche, mais il faut avouer que cette saga familiale est d'une très haute tenue.
Ici, 2 frères originaires du Sud-Ouest de la France, Henri et Etienne Cazenac, sont unis par un lien fraternel solide, mais séparés par le destin. Henri le combatif opte pour une carrière militaire et devient officier géographe dans les colonies d'outre-mer ; Etienne, plus solitaire et introverti, choisit la vocation religieuse. En 1914, après l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, l'Europe va sombrer dans l'un des plus meurtriers conflits de l'Histoire ; les hasards de la vie vont réunir les 2 frères qui deviendront des héros. Tout cela ressemble à du roman-feuilleton, mais de qualité supérieure.
Cette histoire qui n'oublie pas l'exotisme de décors évocateurs, se situe dans la grande tradition du romanesque. Bien écrite par Pierre Boisserie, elle multiplie les rebondissements à travers la destinée d'une famille ballottée par les événements sur fond de guerre, auxquels s'ajoutent de l'espionnage, une part de suspense et une dimension un peu fantastique. Elle possède une réelle épaisseur par ses personnages bien campés et sa qualité qui ne faiblit pas du premier au dernier album. Le dessin très soigné de Stalner, particulièrement remarquable dans le décor automnal et les couleurs de fonds de ciel, contribue grandement à cette qualité. Acheter d'abord les 3 premiers albums pour se faire une idée, puis continuer si besoin.
Au début, je ne trouvais pas le sujet très bandant, je me disais "encore une saga familiale, et sur des industriels en plus", d'habitude, je n'aime ce genre de sujet qu'en feuilleton TV comme avec les Rois Maudits ou les Gens de Mogador... qui ont fait les beaux jours d'une télé française de qualité. Finalement, j'ai été agréablement surpris par la lecture de cette histoire, c'est même réellement passionnant. C'est une fresque d'une envergure exceptionnelle, comparable à ces grands feuilletons TV, qui se rapproche aussi d'un ton comme celui des Oiseaux se cachent pour mourir, ou la Dynastie des Forsythe, avec une bonne dose de romanesque.
D'ailleurs, la bande fera l'objet de 2 adaptations TV en 1996 et en 1999. Curieusement initié par la télévision, le projet est avorté jusqu'à ce que celle-ci décide enfin à produire ces adaptations. Scénarisée par Van Hamme qui délaisse un temps Largo Winch, la fresque retrace la destinée des descendants de Charles Steenfort dans la grande tradition des sagas familiales, avec une astuce ingénieuse : chacun des albums décrit une génération de 1854 à 1997. Elle met en lumière le grand essor de l'industrie et celle de la bière au milieu du 19ème siècle qui progresse dans toute l'Europe ; c'est ainsi que dans les Ardennes belges, Charles Steenfort, enthousiaste et passionné, renonce à une vie monacale et fonde sa première brasserie qui sera à l'origine d'un grand empire industriel.
Cette aventure humaine au pays des brasseurs belges dépeint à travers l'extraordinaire parcours de cette famille entièrement vouée à son industrie, un siècle d'amour, d'ambition, de douleurs et de rivalités, où se greffent des épisodes sentimentaux et des coups de théâtre sur fond d'histoire politique et économique de la Belgique. Le tout est orchestré avec justesse par l'un des meilleurs scénaristes du moment, au service d'un dessin superbe, fluide et précis de Vallès qui a effectué un gros travail de documentation. Du roman-feuilleton revisité avec efficacité.
Baigné dans la BD et le Rock'n Roll, cette série ne pouvait que finir par me passer entre les mains ! Complètement passé à côté du premier tome, c'est en découvrant la sortie du second que j'ai rapidement saisi l'occasion et que j'ai plongé dans la lecture de cette série complète en deux tomes.
Première chose remarquable : le graphisme et le soin porté à ces deux albums. Franchement, je suis fan. J'adore quand un éditeur nous propose un objet qui, rien qu'en soi, Ça a vraiment de la gueule, et le style bien particulier de François Amoretti colle à merveille à l'univers Rockab' qu'il met en scène. Si son trait peut parfois sembler un peu "maladroit" pour ses personnages, je le vois plus comme un parti pris, comme les grands yeux qu'il dessine. Surprenant au premier contact, tout ça prends petit à petit sa place pour construire un univers très personnel d'où se dégage quelque chose de puissant, qui finit par éclater sur les pleines pages qu'il s'amuse à distribuer au fil de ses albums, comme de bons vieux solos de guitare qui vous forgent un tube.
Car au final, c'est ça qu'il nous reste, la vision de ce monde bien particulier du Burlesque et du Rockab' transposé sur le papier de la plus belle des manières. On en saisit le sens, l'esthétique, la passion qui transpire de cette Violette si sexy' et fiers de ce qu'elle est, et ça fait du bien par où ça passe !
Alors, même si l'histoire aurait pu être un peu plus profonde et les personnages secondaires un peu plus travaillés, j'ai vraiment aimé cette série. Et puis, quelques cerises viennent agrémenter ces deux albums, entre les hommages d'auteurs à notre Violette et les quelques interviews de personnes (stars du milieu, tatoueurs, etc.) qui renforcent la cohésion et la découverte et ce petit monde, on est vraiment gâté.
Du tout bon !
Petite faille spatio-temporelle qui nous fait replonger dans l'univers si riche et réussi de La Brigade Chimérique...
Serge Lehman et Gess reprennent effectivement du service pour nous proposer, non pas de rechausser les guêtres de notre Brigade, mais de remonter encore dans le temps pour nous narrer les aventures, ou plutôt les mésaventures de cet Homme Truqué.
Juste le temps de prendre une grande inspiration, et c'est parti ! Pas de temps mort, faut que ça déroule ! Serge Lehman qui peut avoir tendance dans certaines de ses productions à creuser quelques chemins de traverses alambiqués trace ici le sillon d'un récit efficace. L'adaptation qu'il réalise du roman de Maurice Renard fonctionne parfaitement. Narration et fluidité impeccables, tout en gardant les clins d’œils et références plus ou moins discrètes qui fleurissent au fil de l'album, pour le bonheur des plus curieux et assidus de cet univers si particulier. Ça fuse ! Car nos personnages centraux - Marie Curie et le Nyctalope - vont nous sortir le grand jeu pour percer le mystère de ce fameux "Homme Truqué".
Rebondissements, péripéties en tout genre, croisé des mondes, d'univers et de personnages... cette folle accélération de particules joue pleinement son office, tant pour le plaisir des yeux (merci m'sieur Gess) que des amoureux de cette période un peu folle que dépeint Lehman.
Seuls regrets à la fermeture de cet opus : comment ça c'est déjà fini ???!!! Une lecture intense mais vite envoyée... Seconde frustration, le mystère sur les responsables de la transformations de l'Homme Truqué reste entier... Un appel pour une suite à venir j'espère...
3.5
Après le succès du film de Tim Burton, il y a eu plusieurs bandes dessinées d'Alice au pays des merveilles. Celle-ci à la particularité d'avoir une histoire originale au lieu d'une énième adaptation du roman.
J'ai trouvé que le scénario était original. J'aime bien comment l'auteur détourne les personnages connus comme le lapin ou la reine de cœur. Il y a des passages assez drôles et de plus j'ai vraiment envie de voir comment ils vont sauver Alice ! J'aurais d'ailleurs aimé qu'elle soit l'héroïne de l'histoire comme laissait paraitre la couverture du premier tome.
Le dessinateur est très bon pour les décors et plusieurs cases sont superbes. Il n'y a que les visages que je n'ai pas aimés sur certaines cases, mais ce n'est pas assez pour m'enlever le plaisir que j'ai eu durant cette lecture.
Lucien est une série qui m'a beaucoup marqué. Même si j'étais trop jeune dans les années 80 pour me sentir proche de cette bande de gentils rockeurs, la lecture de ces albums a vraiment été pour moi une révélation (du gros nez mais plus moderne, réaliste et rock and roll). Comment ne pas les trouver sympahiques ces mecs, avec leurs bananes, leurs perfectos et leurs santiags. Les diverses histoires courtes (ou plus longues) ont toujours été un vrai régal à la lecture. Le dessin chaleureux, le réalisme de cet univers urbain (la banlieue parisienne proche qui a malheureusement aujourd’hui beaucoup changé) m'a beaucoup marqué. Ca avait l'air vraiment plus sympa à l'époque. Le quartier de Malakoff avec ses harley davidson, ses pavillons, ses bistros bars tabac etc ... très sympa.
J'adore tout particulièrement l'album n° 5 : Lucien se met au vert. Lucien et sa clique partent un weekend chez le cousin nanare le babacool. Un régal cet album.
Et puis les dessins des différents styles de mecs en intermède dans les 1ers albums (le skin, le rasta, le loubard ...) m'ont également beaucoup marqué dans mon enfance. J'essayais ensuite de reproduire ces dessins.
C'est assez drôle, réaliste (dans une bd humoristique), tendre, bref on peut dire que c'est une bd culte.
Mes albums préférés sont vraiment les 6 premiers, après j'ai decroché.
J'avais aimé Cannibale du même auteur , ici l'histoire m'a vraiment touché ce vieux monsieur qui revient en France à la recherche de la tête d'un ancien chef résistant Kanak , j'ai trouvé l'album trop court ça a été trop vite on ne ressent pas assez toute les difficultés que Gocéné a croisé pour mener a bien son entreprise , le déroulement du récit donne l'impression que cela c'est déroulé sans embuche.
Pour en venir aux dessins ils sont encore plus beaux que dans Cannibale , c'est vrai que la couverture a de la gueule .
Encore une très bonne série scénarisée par Fabien Nury. Je ne pense pas avoir été une seule fois déçu par l'une de ses séries . C'est bien simple dès que je vois son nom apparaître sur une bd je l'achète sans savoir de quoi elle parle . Tout ça pour dire que j'apprécie énormément ce scénariste et je ne pense pas être le seul.
Pour en revenir à Silas Corey , j'ai été enchanté par l'histoire de ce détective, ancien soldat , légèrement espion sur les bords, qui pendant la première guerre mondiale (en 1917 pour être précis),est engagé pour retrouver un journaliste qui détient quelque chose qui intéresse aussi bien les responsables français que prussiens.
Ce personnage élégant mais quand même très dur est tout simplement fascinant et son homme de main asiatique est lui aussi très attachant.
Ce récit d'espionnage se déroulant durant ce conflit, très à la mode en ce moment en bande dessinée, nous laisse pas le temps de souffler tant l'action et les rebondissements y sont omniprésents.
Je ne connaissais pas ce dessinateur, mais j'avoue que j'apprécie beaucoup son style . Son dessin est très agréable et s'adapte parfaitement au récit.
D'après ce que j'ai pu lire d'autres diptyques risquent de suivre et c'est une excellente nouvelle. En espérant qu'ils soient d'aussi bonne qualité.
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Alpha
Ce thriller d'action nous plonge dans l'univers des services secrets et des nouvelles relations Est-Ouest, par le biais de cet agent Alpha, de la C.I.A. Car la chute du mur de Berlin et l'éclatement du bloc soviétique en URSS et dans les pays de l'Est ont bouleversé l'ordre du monde, suscitant un nouveau genre d'espionnage et provoquant un nouveau type de "guerre froide". Au fil des épisodes, la série prend une tournure de politique-fiction des plus passionnante où action, suspense et rebondissements se multiplient ; cependant, l'action n'est pas dominante, on n'est pas dans un James Bond. Des séquences de bureau ou de briefing ont aussi leur place. Les dérives meurtrières de puissantes organisations financières, de magnats de l'industrie, de membres de l'ancienne nomenklatura, d'organisations mafieuses, de terroristes, de ripoux et d'espions de tous bords, sur fond de géopolitique mondiale, sont décrites de façon réaliste par les auteurs qui doivent avoir recours à une documentation pointue actualisée, car la série colle à l'actualité. Il faut que la description des lieux soient authentique, finalement, c'est presque aussi difficile en doc que pour une série historique. Ce thriller au ton nouveau a vite récolté un beau succès au sein de la collection Troisième Vague du Lombard ; ce succès est dû en grande partie au découpage dynamique et au graphisme extrêmement minutieux et léché du dessinateur russe Jigounov, précis dans ses décors et donnant vie à des héroïnes sensuelles. Mais un beau dessin a aussi besoin d'une bonne histoire : les scénarios sont d'une redoutable efficacité, les intrigues sont selon la tradition du genre, parfois très complexes (surtout les 3 premiers récits), à tel point qu'il faut une bonne concentration ou les relire 2 fois pour bien comprendre ; elles font penser aux films d'espionnage récents du style de la trilogie Bourne, plongeant dans les arcanes de la C.I.A. et les complots sordides que les médias ne révèlent jamais.
Highlands
Attention coup de coeur. Cette BD a su me séduire pour plusieurs raisons: - Tout d'abord, les illustrations. Le dessinateur a su retranscrire ici toute la magie de l'Ecosse. Dès les premières planches, l'impression d'immensité et d'histoire qui se dégage des Highlands est bien représentée. Les personnages ne sont pas en reste, leurs expressions sont bien retranscrites, et chaque personnage est bien reconnaissable du premier coup d'oeil. Bref, chapeau bas l'artiste qui nous fait miroiter des châteaux... en Ecosse. - Ce n'est pas tout. L'histoire quant à elle mêle la guerre fratricide entre Angleterre et Ecosse, mais aussi les conflits familiaux et amoureux. L'intrigue est rondement menée, le tout servi sur fond historique revêtu de kilt. Pour conclure, l'honneur est à l'honneur de cette escapade de cape et d'épée, que je recommande à tout amoureux de l'Ecosse, des assauts, de l'art... de la BD.
La Croix de Cazenac
Cette création inaugure la première tentative en solo d'Eric Stalner. Elle n'enlève rien à la qualité du fameux duo qu'il formait avec son frère sur Le Boche, mais il faut avouer que cette saga familiale est d'une très haute tenue. Ici, 2 frères originaires du Sud-Ouest de la France, Henri et Etienne Cazenac, sont unis par un lien fraternel solide, mais séparés par le destin. Henri le combatif opte pour une carrière militaire et devient officier géographe dans les colonies d'outre-mer ; Etienne, plus solitaire et introverti, choisit la vocation religieuse. En 1914, après l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, l'Europe va sombrer dans l'un des plus meurtriers conflits de l'Histoire ; les hasards de la vie vont réunir les 2 frères qui deviendront des héros. Tout cela ressemble à du roman-feuilleton, mais de qualité supérieure. Cette histoire qui n'oublie pas l'exotisme de décors évocateurs, se situe dans la grande tradition du romanesque. Bien écrite par Pierre Boisserie, elle multiplie les rebondissements à travers la destinée d'une famille ballottée par les événements sur fond de guerre, auxquels s'ajoutent de l'espionnage, une part de suspense et une dimension un peu fantastique. Elle possède une réelle épaisseur par ses personnages bien campés et sa qualité qui ne faiblit pas du premier au dernier album. Le dessin très soigné de Stalner, particulièrement remarquable dans le décor automnal et les couleurs de fonds de ciel, contribue grandement à cette qualité. Acheter d'abord les 3 premiers albums pour se faire une idée, puis continuer si besoin.
Les Maîtres de l'Orge
Au début, je ne trouvais pas le sujet très bandant, je me disais "encore une saga familiale, et sur des industriels en plus", d'habitude, je n'aime ce genre de sujet qu'en feuilleton TV comme avec les Rois Maudits ou les Gens de Mogador... qui ont fait les beaux jours d'une télé française de qualité. Finalement, j'ai été agréablement surpris par la lecture de cette histoire, c'est même réellement passionnant. C'est une fresque d'une envergure exceptionnelle, comparable à ces grands feuilletons TV, qui se rapproche aussi d'un ton comme celui des Oiseaux se cachent pour mourir, ou la Dynastie des Forsythe, avec une bonne dose de romanesque. D'ailleurs, la bande fera l'objet de 2 adaptations TV en 1996 et en 1999. Curieusement initié par la télévision, le projet est avorté jusqu'à ce que celle-ci décide enfin à produire ces adaptations. Scénarisée par Van Hamme qui délaisse un temps Largo Winch, la fresque retrace la destinée des descendants de Charles Steenfort dans la grande tradition des sagas familiales, avec une astuce ingénieuse : chacun des albums décrit une génération de 1854 à 1997. Elle met en lumière le grand essor de l'industrie et celle de la bière au milieu du 19ème siècle qui progresse dans toute l'Europe ; c'est ainsi que dans les Ardennes belges, Charles Steenfort, enthousiaste et passionné, renonce à une vie monacale et fonde sa première brasserie qui sera à l'origine d'un grand empire industriel. Cette aventure humaine au pays des brasseurs belges dépeint à travers l'extraordinaire parcours de cette famille entièrement vouée à son industrie, un siècle d'amour, d'ambition, de douleurs et de rivalités, où se greffent des épisodes sentimentaux et des coups de théâtre sur fond d'histoire politique et économique de la Belgique. Le tout est orchestré avec justesse par l'un des meilleurs scénaristes du moment, au service d'un dessin superbe, fluide et précis de Vallès qui a effectué un gros travail de documentation. Du roman-feuilleton revisité avec efficacité.
Burlesque Girrrl
Baigné dans la BD et le Rock'n Roll, cette série ne pouvait que finir par me passer entre les mains ! Complètement passé à côté du premier tome, c'est en découvrant la sortie du second que j'ai rapidement saisi l'occasion et que j'ai plongé dans la lecture de cette série complète en deux tomes. Première chose remarquable : le graphisme et le soin porté à ces deux albums. Franchement, je suis fan. J'adore quand un éditeur nous propose un objet qui, rien qu'en soi, Ça a vraiment de la gueule, et le style bien particulier de François Amoretti colle à merveille à l'univers Rockab' qu'il met en scène. Si son trait peut parfois sembler un peu "maladroit" pour ses personnages, je le vois plus comme un parti pris, comme les grands yeux qu'il dessine. Surprenant au premier contact, tout ça prends petit à petit sa place pour construire un univers très personnel d'où se dégage quelque chose de puissant, qui finit par éclater sur les pleines pages qu'il s'amuse à distribuer au fil de ses albums, comme de bons vieux solos de guitare qui vous forgent un tube. Car au final, c'est ça qu'il nous reste, la vision de ce monde bien particulier du Burlesque et du Rockab' transposé sur le papier de la plus belle des manières. On en saisit le sens, l'esthétique, la passion qui transpire de cette Violette si sexy' et fiers de ce qu'elle est, et ça fait du bien par où ça passe ! Alors, même si l'histoire aurait pu être un peu plus profonde et les personnages secondaires un peu plus travaillés, j'ai vraiment aimé cette série. Et puis, quelques cerises viennent agrémenter ces deux albums, entre les hommages d'auteurs à notre Violette et les quelques interviews de personnes (stars du milieu, tatoueurs, etc.) qui renforcent la cohésion et la découverte et ce petit monde, on est vraiment gâté. Du tout bon !
L'Homme truqué
Petite faille spatio-temporelle qui nous fait replonger dans l'univers si riche et réussi de La Brigade Chimérique... Serge Lehman et Gess reprennent effectivement du service pour nous proposer, non pas de rechausser les guêtres de notre Brigade, mais de remonter encore dans le temps pour nous narrer les aventures, ou plutôt les mésaventures de cet Homme Truqué. Juste le temps de prendre une grande inspiration, et c'est parti ! Pas de temps mort, faut que ça déroule ! Serge Lehman qui peut avoir tendance dans certaines de ses productions à creuser quelques chemins de traverses alambiqués trace ici le sillon d'un récit efficace. L'adaptation qu'il réalise du roman de Maurice Renard fonctionne parfaitement. Narration et fluidité impeccables, tout en gardant les clins d’œils et références plus ou moins discrètes qui fleurissent au fil de l'album, pour le bonheur des plus curieux et assidus de cet univers si particulier. Ça fuse ! Car nos personnages centraux - Marie Curie et le Nyctalope - vont nous sortir le grand jeu pour percer le mystère de ce fameux "Homme Truqué". Rebondissements, péripéties en tout genre, croisé des mondes, d'univers et de personnages... cette folle accélération de particules joue pleinement son office, tant pour le plaisir des yeux (merci m'sieur Gess) que des amoureux de cette période un peu folle que dépeint Lehman. Seuls regrets à la fermeture de cet opus : comment ça c'est déjà fini ???!!! Une lecture intense mais vite envoyée... Seconde frustration, le mystère sur les responsables de la transformations de l'Homme Truqué reste entier... Un appel pour une suite à venir j'espère...
Little Alice in Wonderland
3.5 Après le succès du film de Tim Burton, il y a eu plusieurs bandes dessinées d'Alice au pays des merveilles. Celle-ci à la particularité d'avoir une histoire originale au lieu d'une énième adaptation du roman. J'ai trouvé que le scénario était original. J'aime bien comment l'auteur détourne les personnages connus comme le lapin ou la reine de cœur. Il y a des passages assez drôles et de plus j'ai vraiment envie de voir comment ils vont sauver Alice ! J'aurais d'ailleurs aimé qu'elle soit l'héroïne de l'histoire comme laissait paraitre la couverture du premier tome. Le dessinateur est très bon pour les décors et plusieurs cases sont superbes. Il n'y a que les visages que je n'ai pas aimés sur certaines cases, mais ce n'est pas assez pour m'enlever le plaisir que j'ai eu durant cette lecture.
Lucien
Lucien est une série qui m'a beaucoup marqué. Même si j'étais trop jeune dans les années 80 pour me sentir proche de cette bande de gentils rockeurs, la lecture de ces albums a vraiment été pour moi une révélation (du gros nez mais plus moderne, réaliste et rock and roll). Comment ne pas les trouver sympahiques ces mecs, avec leurs bananes, leurs perfectos et leurs santiags. Les diverses histoires courtes (ou plus longues) ont toujours été un vrai régal à la lecture. Le dessin chaleureux, le réalisme de cet univers urbain (la banlieue parisienne proche qui a malheureusement aujourd’hui beaucoup changé) m'a beaucoup marqué. Ca avait l'air vraiment plus sympa à l'époque. Le quartier de Malakoff avec ses harley davidson, ses pavillons, ses bistros bars tabac etc ... très sympa. J'adore tout particulièrement l'album n° 5 : Lucien se met au vert. Lucien et sa clique partent un weekend chez le cousin nanare le babacool. Un régal cet album. Et puis les dessins des différents styles de mecs en intermède dans les 1ers albums (le skin, le rasta, le loubard ...) m'ont également beaucoup marqué dans mon enfance. J'essayais ensuite de reproduire ces dessins. C'est assez drôle, réaliste (dans une bd humoristique), tendre, bref on peut dire que c'est une bd culte. Mes albums préférés sont vraiment les 6 premiers, après j'ai decroché.
Le Retour d'Ataï
J'avais aimé Cannibale du même auteur , ici l'histoire m'a vraiment touché ce vieux monsieur qui revient en France à la recherche de la tête d'un ancien chef résistant Kanak , j'ai trouvé l'album trop court ça a été trop vite on ne ressent pas assez toute les difficultés que Gocéné a croisé pour mener a bien son entreprise , le déroulement du récit donne l'impression que cela c'est déroulé sans embuche. Pour en venir aux dessins ils sont encore plus beaux que dans Cannibale , c'est vrai que la couverture a de la gueule .
Silas Corey
Encore une très bonne série scénarisée par Fabien Nury. Je ne pense pas avoir été une seule fois déçu par l'une de ses séries . C'est bien simple dès que je vois son nom apparaître sur une bd je l'achète sans savoir de quoi elle parle . Tout ça pour dire que j'apprécie énormément ce scénariste et je ne pense pas être le seul. Pour en revenir à Silas Corey , j'ai été enchanté par l'histoire de ce détective, ancien soldat , légèrement espion sur les bords, qui pendant la première guerre mondiale (en 1917 pour être précis),est engagé pour retrouver un journaliste qui détient quelque chose qui intéresse aussi bien les responsables français que prussiens. Ce personnage élégant mais quand même très dur est tout simplement fascinant et son homme de main asiatique est lui aussi très attachant. Ce récit d'espionnage se déroulant durant ce conflit, très à la mode en ce moment en bande dessinée, nous laisse pas le temps de souffler tant l'action et les rebondissements y sont omniprésents. Je ne connaissais pas ce dessinateur, mais j'avoue que j'apprécie beaucoup son style . Son dessin est très agréable et s'adapte parfaitement au récit. D'après ce que j'ai pu lire d'autres diptyques risquent de suivre et c'est une excellente nouvelle. En espérant qu'ils soient d'aussi bonne qualité.