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Burlesque Girrrl

Note: 2.4/5
(2.4/5 pour 5 avis)

Une Pin-up, son Rock'n Roll et sa bagnole...


La BD au féminin Le Rock Musique

Ovni burlesque délicieusement rock ! Une jeune pin-up pulpeuse, tatouée, qui porte la vingtaine avec l’élégance d’une diva. Une incarnation du « rock » et du « burlesque », dans la lignée des effeuilleuses Dita Von Teese et Devil Doll : c’est Violette. Bassiste dans un groupe, modèle pour sous-vêtements, elle alterne shootings et concerts, compose ses morceaux à l’occasion. Une fille pas comme les autres et délicieusement GRRRL…

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 2012
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Burlesque Girrrl © Ankama Editions 2012

20/09/2013 | PAco
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L'avatar du posteur carottebio

Évidemment attiré par le thème atypique et les couvertures rétros branchées... Je me suis dit pourquoi pas. Mais au final, un goût d'insatisfaction tout de même. D'abord, on n'apprend pas grand chose sur le phénomène burlesque à la lecture de cette histoire. Le coup du groupe musical qui cherche à percer sans se trahir cela marche autant pour le rap, que du métal, que du zouk, etc, etc... Ici j'ai trouvé que le burlesque se contentait d'être le décor de cette intrigue. Dommage. D'ailleurs les auteurs pour remédier à cela, ont truffé leur livre de préfaces, anecdotes et interviews de vrais personnages du monde burlesque réel... on sort donc du cadre stricto sensu de la BD. Pour ajouter à tout cela, malheureusement, le reste de l'oeuvre, à savoir dessin, scénario et dialogues, n'est clairement pas à la hauteur. Malgré les efforts des auteurs. Je trouve les personnages sans consistance et les dialogues poussifs. L'intervention d'un psychopathe à différents moments en est l'exemple le plus marquant. Et sans un sentiment de crédibilité, dur de rentrer et d'apprécier une histoire. Alors le dessin peut paraître beau en soi, comme un poster ou une belle image, mais l'ensemble ne fonctionne pas. Trop statique pour ce monde de rock'n roll et de grosses bagnoles! Et les pupilles en forme de point dans des yeux surdimensionnés, je n'y arrive pas...

08/04/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Je n’ai pas été convaincu par cette lecture qui nous présente un groupe de rock en quête de reconnaissance auprès des producteurs. Le charisme de la poitrine de la chanteuse doit y être pour quelque chose. Cependant, en même temps, on vante ses vocalises. Quand on est belle à croquer, c’est difficile de se faire un nom et de n’être reconnue que par ses talents. C’est la morale de cette bd qui nous dépeint un monde musical pas très clean. Je n’ai pas adhéré à cette interprétation à deux balles d’autant que les protagonistes ne feront pas dans la dentelle non plus. Le dessin semble assez cartoonesque et peu adapté à ce genre d’histoire sérieuse. Il y a comme une erreur de registre. Bref, le chant sonne faux.

01/07/2014 (modifier)
Par Jetjet
Note: 3/5
L'avatar du posteur Jetjet

Burlesque Grrrl, première véritable bd complète de François Amoretti ne révolutionnera pas les standards de notre média préféré mais l’auteur a mis tellement d’amour dans le personnage physique comme moral de son héroïne Violette qu’il y a peu de chances pour en sortir indifférent. Connu davantage pour illustrer de jolis livres chez Soleil dans un style proche des dessins de Tim Burton tout en gardant une patte définitivement personnelle, ce diptyque met en place de façon naïve mais convaincante quelques thèmes inédits dans le 9ème art. Résumer Burlesque Grrrl par pin up, hot rod, rockabilly et tatouages serait donc réducteur mais c’est avec une immense tendresse que l’on suit les timides aventures d’une donzelle gironde charismatique, la jolie Violette qui essaye de monter tant bien que mal un groupe de rock indépendant entre petits boulots de mode et d’effeuillage. Car ce qui saute immédiatement aux yeux ce n’est peut-être pas le talent musical mais bien les mensurations incroyables de son héroïne. Le moins que l’on puisse dire c’est que la demoiselle a des formes dantesques, ce qui n’est pas pour me déplaire. Le premier album met donc l’accent sur la présentation du groupe ainsi que de son personnage principal. L’auteur dépeint un quotidien anodin en mettant l’accent sur les activités de son héroïne. Pour peu on pourrait presque se projeter dans un monde à la Bisounours si un drame essentiel ne venait faire la césure à la conclusion de celui-ci. C’est ce qui rend la lecture du tome 2 bien plus captivante avec une mise à l’épreuve on ne peut plus humaine et hélas classique. Quelques doubles pages rendant hommage aux formes de l’héroïne nous rappellent le talent de son auteur pour l’illustration pure et dure. Le tout est appuyé par des couleurs délicieusement rétro qui lui donnent un cachet unique. Burlesque Grrrl pourrait être ainsi presque parfait si les décors étaient un peu plus présents et les personnages secondaires plus travaillés. De surcroit l’immersion d’un mystérieux personnage agressant le groupe pour diverses raisons obscures aurait mérité d’être un peu plus explicite. Les quelques maladresses de cette première œuvre n’entachent pas pour autant le personnage positif de Violette qui irradie tout l’album. François Amoretti possède une véritable sensibilité qui apporte un trait réaliste et sincère à un personnage de papier loin des fantasmes sans âme des pin ups dessinées par un Manara ou un Dany. Comme à son habitude, Ankama a offert un écrin de qualité pour la réalisation éditoriale de ces deux tomes avec un papier de qualité et des pages de bonus non négligeables (interviews diverses sur les mondes du tatouage, du burlesque ou rockabilly entre autres). Une œuvre plus que sympathique.

12/03/2014 (modifier)

Au premier coup d'oeil les dessins me font beaucoup penser aux personnages de Tim Burton, avec leurs yeux avec des pupilles uniquement. Mais je ne trouve pas les graphiques extraordinaires, le scénario n'est pas très intéressant (le rock n'est pas ma tasse de thé..) et il y a beaucoup de gros plans sur les fesses et surtout les énormes seins de l'héroïne tatouée à mort. Je trouve que les BDs d'aujourd'hui se font beaucoup sur des panoramas avec des filles sexy et qui se dépoilent gratuitement. Et ça ne vaut pas du tout la beauté esthétique des pin-ups de BD comme Milo Manaro ou Dany (Daniel Henrotin).Ou encore Yslaire qui lui a fait des études de dessins anatomies,ce qui est très connus dans la saga Sambre. A conseiller uniquement aux fans de rock'n roll et du contemporain. (heureusement que la BD s'achève à 2 tomes.)

14/10/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur PAco

Baigné dans la BD et le Rock'n Roll, cette série ne pouvait que finir par me passer entre les mains ! Complètement passé à côté du premier tome, c'est en découvrant la sortie du second que j'ai rapidement saisi l'occasion et que j'ai plongé dans la lecture de cette série complète en deux tomes. Première chose remarquable : le graphisme et le soin porté à ces deux albums. Franchement, je suis fan. J'adore quand un éditeur nous propose un objet qui, rien qu'en soi, Ça a vraiment de la gueule, et le style bien particulier de François Amoretti colle à merveille à l'univers Rockab' qu'il met en scène. Si son trait peut parfois sembler un peu "maladroit" pour ses personnages, je le vois plus comme un parti pris, comme les grands yeux qu'il dessine. Surprenant au premier contact, tout ça prends petit à petit sa place pour construire un univers très personnel d'où se dégage quelque chose de puissant, qui finit par éclater sur les pleines pages qu'il s'amuse à distribuer au fil de ses albums, comme de bons vieux solos de guitare qui vous forgent un tube. Car au final, c'est ça qu'il nous reste, la vision de ce monde bien particulier du Burlesque et du Rockab' transposé sur le papier de la plus belle des manières. On en saisit le sens, l'esthétique, la passion qui transpire de cette Violette si sexy' et fiers de ce qu'elle est, et ça fait du bien par où ça passe ! Alors, même si l'histoire aurait pu être un peu plus profonde et les personnages secondaires un peu plus travaillés, j'ai vraiment aimé cette série. Et puis, quelques cerises viennent agrémenter ces deux albums, entre les hommages d'auteurs à notre Violette et les quelques interviews de personnes (stars du milieu, tatoueurs, etc.) qui renforcent la cohésion et la découverte et ce petit monde, on est vraiment gâté. Du tout bon !

20/09/2013 (modifier)