Les derniers avis (32041 avis)

Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voyage en Italie
Le Voyage en Italie

On sent dès les premières pages qu’on va avoir affaire à une grande BD de qualité. Le périple en Italie de ces deux amis meurtris par la guerre du Vietnam ne se fera pas sans surprises et certaines scènes sont vraiment bien foutues (l’arrangement pour l’adoption, les souvenirs d'antan…) L’histoire est saine, intelligente et pleine d’humanité propre à Cosey. C’est vraiment un auteur à part à la narration particulière qu’il faut absolument découvrir si ce n’est encore fait. Le seul truc où j’ai tiqué dans cet album, c’est quand la petite cambodgienne emploie le mot « analytique » dans la conversation, un terme que j’ai trouvé en décalage par rapport à son jeune âge. A part ça, c’est du très très bon. A lire!

15/02/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Miss Annie
Miss Annie

3.5 J'adore les chats et j'aime lire des bandes dessinées sur eux et de plus cette série semble s'améliorer au fil des tomes car j'ai préféré le deuxième au premier. Le premier tome est bon, mais il n'apporte pas grand chose au thème des chats. J'ai aimé lire cet album car comme je l'ai déjà écrit j'adore les chats et cette Miss Annie est toute mignonne, mais quelqu'un qui n'en a rien à foutre des chats risque de s'ennuyer ferme. C'est pour cela que je préfère le deuxième tome qui introduit de nombreux personnages et qui au lieu de raconter la vie quotidienne d'un chaton raconte une vraie aventure où elle rencontre d'autres animaux. Ce que j'ai surtout aimé c'est que les animaux ne sont pas dépeints en noir et blanc comme dans plusieurs histoires pour enfant. Il y a des chats qui sont gentils et d'autres non et ils ont tous une personnalité et c'est aussi le cas pour les deux chiens importants de l'album. J'attends la suite avec impatience !

14/02/2014 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Goodbye Bukowski
Goodbye Bukowski

J'ai lu la BD en librairie, principalement parce que je suis très intrigué par le personnage de Bukowski, dont j'ai lu les fameux Contes de la folie ordinaire récemment. Et il faut avouer que le personnage donne de quoi remplir une BD. Je ne connaissais pas l'auteur, et il semblerait qu'il n'en soit qu'à sa première publication, mais pour un premier essai ce n'est vraiment pas mal ! En soi, il avait de l'or entre les mains, avec la vie de ce type. Ce qui se dégage de cette BD, c'est avant tout l'amour que porte le dessinateur à Bukowski, autant à son œuvre qu'à son personnage. En effet, le portrait qui nous est brossé est toujours touchant, bien que le personnage fasse souvent preuve de peu de moralité (en même temps, je crois qu'on est en bonne période pour dire merde à la morale), et souvent même pitoyable, voire pathétique. Ce n'est pas un homme ordinaire, c'est quelqu'un qui vit selon ses principes et qui emmerde les autres. Un homme qui a connu beaucoup de choses et qui ne veut que être, vivre, et rien de plus. Un homme aussi qui fait ressortir tout ça dans son écriture. Et qui dérange beaucoup. En lisant la BD, j'ai trouvé le dessin un peu étrange, très réaliste, mais il a un petit côté déroutant, je n'arrive pas bien à mettre le doigt dessus. Cela dit, au bout de deux pages on ne remarque plus rien à la lecture. Et la lecture s'enchaine rapidement, à suivre le quotidien de cet écrivain de génie ou raté selon l'observateur. Bukowski se dévoile petit à petit, entre tous ses penchants qu'il assouvit sans soucis, entre sa conception du monde et le heurt avec les autres personnes qu'il côtoie. Un portrait très attachant et touchant. Le récit ne s'attache pas à raconter toute la vie de Bukowski, mais essaye de comprendre l'homme, dans sa phase de célébrité tout autant que dans sa jeunesse. Le récit est suffisamment bien construit pour qu'on suive sans décrocher. Et au final, c'est vraiment un plaisir à lire. Ma note est justifiée là-dessus. C'est une BD qui m'a intéressé - et devrait intéresser les lecteurs de Bukowski -, mais qui est aussi intéressante pour découvrir ce personnage, un auteur hors norme et qui nous offrit une littérature dépaysante. Un auteur que personnellement j'apprécie de plus en plus. Bref, une bonne BD pour un bon moment de lecture, surtout que l'édition est assez belle (Casterman fait du beau travail avec Ecritures). Ce n'est pas la biographie du siècle, mais l'auteur nous fait passer son amour pour Bukowski et ça m'a bien plu. Lecture recommandée !

14/02/2014 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Succombe qui doit
Succombe qui doit

BAAMMM !!! 2e coup de cœur que je ramène d'Angoulême cette année ! Le hasard de mes rencontres m'aura mené vers des sentiers un peu torturés (cf. Sin Titulo de Cameron Stewart) peuplés de personnages tous plus imprévisibles et dérangés les uns que les autres, mais quand c'est aussi bien mené et traité que ces deux albums, on va pas se priver pour en profiter et faire tourner ! Pas tous les jours qu'un bourrier chargé comme ça vous passe sous le nez, alors on tire fort dessus - Kofff, koffffff, kof...-, on bloque sa respiration, et c'est parti pour une sacrée montée ! La couverture nous crucifie déjà avec ce poing fermé bandé, serti de magnifiques clous 18 carats acier inoxydables aux articulations ; sur le bandage le titre "Succombe qui doit". On est prévenu... Il ne m'en fallait pas plus pour me motiver, surtout que cela faisait déjà quelques semaines que je voyais cette couverture me passer sous le nez sur les réseaux sociaux... Il m'aura suffit à Angoulême de tomber sur une file d'attente vide le dimanche matin à l'ouverture, pour aller me chercher cet album et taper un brin de causette avec le sieur Rica le temps d'une dédicace. On ouvre l'album et d'emblée, les trois premières planches m'ont complètement scotché ! La claque graphique, ou comment en trois planches visser son lecteur sur un rail qu'il ne lâchera pas avant le terminus. On sait d'emblée qu'on va être gâté et qu'on va manger froid. Rica impose un découpage dynamique et des cadrages recherchés qui vont maintenir la tension narrative de bout en bout. Son coup de patte semi réaliste rehaussé de couleurs tranchant sur le noir de son trait et qui alternent couleurs froides et d'autres plus flashy sur certaines planches, donnent à cet album son cachet si particulier : âpreté et froideur sourdent poisseusement de ce récit concocté par Antoine Ozanam. Car si graphiquement on en prend plein les dents, nos esgourdes ne sont pas en reste. J'ai eu peur à un moment de tomber sur un banal récit de casse foireux. Alors oui, on a bien cette trame comme base du récit, mais heureusement, Antoine Ozanam ne s'en est pas contenté et a su étoffer son récit en donnant à ses personnages principaux une lourde consistance psychologique. Qu'on ne s'étonne pas après que la violence et la mort imprègnent chaque planche quand on commence à connaître le passé de ces personnages... Un récit impitoyable pour des êtres imprévisibles qui le sont tout autant... Ça cogne, ça gueule, ça gicle, ça bute... la liste pourrait être longue. Y'a qu'un truc que vous ne trouverez pas : le pardon.

14/02/2014 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Noxolo
Noxolo

Le style graphique et certains tics narratifs familiers m’ont interpellé en début de lecture. Le site de l’éditeur confirme mes doutes : Jean-Christophe Morandeau n’est autre que Jean-Christophe Pol (ou JC Pol), auteur de nombreux albums postés sur BDT (La Maison dans les blés, Une Ame à l'amer etc.) que nous avions d’ailleurs interviewé en 2008. Je me demande pourquoi il a choisi de signer de son vrai nom cette fois-ci. L’album, conçu et publié en partenariat avec Amnesty International, dépeint la violence faite aux femmes homosexuelles en Afrique du Sud. Le constat est édifiant : alors que la législation de ce pays est une des plus libérales au monde, les mentalités, elles, peinent à suivre, et la police ne s’intéresse guère aux crimes homophobes (comme le cas de Noxolo, mère de 2 enfants, âgée de 24 ans, violée puis battue à mort en 2011). Une flic un peu plus têtue va à l’encontre de sa hiérarchie et rouvre le dossier, quitte à y laisser son boulot voire plus. La narration volontairement décousue nous raconte les déboires présents de Nalaxa (la flic) et les horreurs subies par Noxolo (la victime) deux ans auparavant. Le choix de raconter la scène du viol via les phylactères, sans aucune représentation graphique, est judicieux, et permet d’éviter le voyeurisme tout en donnant plus de poids à l’horreur du texte. Le dessin si particulier de l’auteur sied parfaitement l’histoire, et explose vraiment en noir et blanc. Je ne suis pas fan des quelques passages un peu « mangaesques » et « super deformed » (page 20 par exemple), mais c’est vraiment le seul reproche que je ferai à ce superbe album. A découvrir.

14/02/2014 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Scène de crime
Scène de crime

Avant de bosser sur l’excellente série Criminal Ed Brubaker et Sean Philips avaient déjà collaboré sur ce polar noir, aidés de Michael Lark au dessin (ce dernier ayant officié sur le non moins excellent Gotham Central). Avec une « dream team » pareille on était en droit d’attendre du solide, et « Scène de crime » ne déçoit pas. Les termes « classique mais efficace » conviennent parfaitement pour décrire cet album. Certes, c’est du déjà vu, tous les poncifs du genre répondent à l’appel, le meurtre inexpliqué, le détective privé au passé trouble en quête d’indices, la cliente « belle blonde » qui ne dit pas tout, le journaliste, le flic un peu véreux, la racaille, bref, vous voyez le tableau. Mais l’intrigue, aussi linéaire soit-elle, est rondement menée et diablement efficace. Impossible de reposer l’album avant d’en connaitre le dénouement. Ce dernier est parfaitement logique et a même réussi à me surprendre (mais en même temps je ne suis pas une lumière avec ces choses-là). Rien à redire graphiquement, le dessin de Lark et Philips est précis et maitrisé, et les couleurs complètent le tableau « noir ». Un sans-faute en ce qui me concerne. Un polar classique mais efficace donc !

13/02/2014 (modifier)
Couverture de la série Rani
Rani

De l'aventure romanesque au dessin lumineux et bien propre, c'est ce que j'aime, c'est un graphisme qui est tout à fait dans mes goûts. Ce récit utilise des ressorts dramatiques et des ingrédients très classiques voire éculés, dans le genre des anciens feuilletons historiques du style Lagardère ou Thierry La Fronde qui ont fait les belles heures d'une certaine télé française. Van Hamme s'en est souvenu et en scénariste roué de ce genre de ficelles, il y puise des recettes éprouvées mais très habilement agencées et suffisamment prenantes pour qu'on s'y intéresse. Passions, complots, trahisons, mensonges, vengeance, rédemption... il passe au crible le catalogue complet des sagas romanesques où les rebondissements rythmés et les personnages bien typés permettent d'attendre chaque album avec impatience. VH se joue des clichés caricaturaux en offrant un beau personnage d'héroïne ardente et fougueuse, piégée par un coup monté, opposée à son demi-frère, un salopard de première : bref le coup de la belle héroïne bafouée par un méchant de cette trempe, c'est vu et archi revu, mais c'est bien tourné et ça plaît encore tellement que la TV en a fait finalement un feuilleton à succès. Comme je le disais au début, le dessin affiné de Vallès contribue à l'attrait de cette série, car il est clair que si le dessin avait été trop moyen, je m'en serais détourné ; il y dessine certains décors imaginaires inspirés par des architectures réelles, et se laisse aller à un peu trop de fesse, mais c'est parfois bien agréable. Une chouette série qui me replonge en enfance.

13/02/2014 (modifier)
Couverture de la série L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu
L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu

Avis après lecture du tome 2. Un western original, à l'intrigue plutôt osée et aux personnages attachants et d'un humour fin et très juste, voilà le cocktail explosif de cet homme qui n'aimait pas les armes à feu. Dans une course poursuite spaghetti, plusieurs protagonistes se déchirent autour de documents à mêmes de changer le cours des Etats-Unis. Qui plus est supporté par dessins raffinés et extrêmement travaillés, les auteurs nous dépeignent une histoire de règlements de comptes ravageuse alternant les allers et retours entre passé et présent pour dénouer les fils d'une intrigue encore entière sur sa finalité (uchronie Tarantinesque ou petite histoire dans la grande?). Chaque caractère montre tour à tour ses bons et mauvais cotés, et les sources de leurs faiblesses. Par ailleurs, le récit alterne un premier tome à l'action tonitruante où les héros sont introduits sans lourdeur tandis que le second approfondit la psychologie et affine les tenants et aboutissants pour mieux préparer le feu d'artifice qui se prépare. Fun, beau et maintenant le suspense, l'Homme qui n'aimait pas les armes à feu mérite son achat.

13/02/2014 (modifier)
Couverture de la série La Chronique des Immortels
La Chronique des Immortels

Une bonne série au final l'attente a été un peu longue, mais si l'histoire de "vengeance" est relativement classique, on voit avec plaisir se dérouler les scènes avec une technique proche du dessin animé, et qui cette fois, est bien retranscris en BD. L'alchimie fonctionne, en espérant revoir cela sur d'autres série et que ce "style" fasse bonne école. Une réussite plus graphique que scénaristique, mais plus que satisfaisante dans l'ensemble.

12/02/2014 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Love (Brrémaud)
Love (Brrémaud)

Tome 1 : Je viens de faire un très beau voyage à travers la jungle grâce à cette superbe BD. Il manque plus que le son et on s'y croirait vraiment. On suit à travers ce premier tome les pérégrinations d'un magnifique tigre qui cherche désespérément à manger. Eh oui, il a la dalle et son périple ne sera pas de tout repos. Il y croisera bon nombre d’espèces animalières mais sans succès, jusqu'au moment où... A savoir qu’il n’y a pas de dialogues dans cette série « Love » et que tout repose sur la beauté, la force et le réalisme des dessins et des couleurs de Bertolucci. Qu’est-ce que c’est beau ! Ca change, j’en redemande juste pour le plaisir des yeux ! Tome 2 : J’aime bien l’autocollant sur la couverture : « Dans la lignée des grands documentaires animaliers » Je dois dire que c’est effectivement un peu le cas tant on a parfois l’impression en lisant ce livre de regarder un « Ushuaïa Nature » ne fût-ce que pour la beauté des décors. Toujours du très bon travail dans ce deuxième tome qui est tout aussi réussi que le premier. L’histoire est celle d’un volcan en éruption qui va bouleverser l’équilibre naturel des animaux se trouvant à proximité. Un renard est parmi ceux-ci et devra tout faire pour survivre. L’ambiance est captivante et j’apprécie beaucoup les diverses scènes d'action pleines de suspense ainsi que les cadrages assez dynamiques et prenants. On en a plein les mirettes, c’est du tout bon ! Il y a un petit côté Walt Disney dans cette série BD animalière qui sort des sentiers battus mais qui se « lit » malheureusement trop vite. A découvrir.

12/02/2014 (modifier)