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Couverture de la série Vercingétorix
Vercingétorix

Quelle bonne idée ont eu les 2 éditeurs Glénat et Fayard de s'associer ; la réputation du second dans le domaine des bios historiques n'est plus à faire, quant à Glénat, on a tous en mémoire la collection Vécu qui fut une référence dans le créneau historique. Souhaitant relancer les récits historiques, Glénat a fait des recherches pour choisir des personnages dignes et suffisamment riches pour plaire aux lecteurs de BD, tout en parvenant à être accessibles à tous sans redondance, et en développant une histoire très documentée. Un beau projet qui donne une collection prometteuse, dont le premier album à ouvrir le bal est celui consacré à Vercingétorix. L'approche semble encore plus sérieuse que Vécu qui était avant tout basée sur l'aventure. Comme pour Le Trône d'argile, on dirait qu'on a répondu encore à un de mes voeux, celui de trouver enfin une Bd racontant l'incroyable destin de ce chef Gaulois que j'admire tant. Il était bien apparu dans les BD Larousse ou dans Les Gaulois contre César, mais pas en album seul ; c'est fait et bien fait. Encore une fois, je suis conquis par le travail des auteurs ; la méthode de narration est bonne : c'est Vercingétorix vaincu qui narre à César sa lutte contre l'invasion de la Gaule qu'il juge injuste et brutale. Tout est fidèlement relaté : le massacre d'Avaricum, la victoire de Gergovie, l'assemblée de Bibracte, le siège d'Alésia bien-sur qui occupe le dernier quart de l'album. Même des paroles soi-disant prononcées par Vercingétorix et rapportées par César dans sa Guerre des Gaules figurent ici, c'est dire si l'approche du sujet est sérieuse, documentée et aussi précise que possible. J'insiste là-dessus car entreprendre une bio de Vercingétorix relève d'une véritable gageure, parce que l'Histoire le met en scène bien chichement, seulement quelques mois de l'année 52 avant n/ère. Mais cette année là est celle du siège d'Avaricum, de la victoire de Gergovie et de la défaite d'Alésia, événements transfigurés où s'enracine la mémoire nationale. Eh oui car le personnage est aujourd'hui encore tellement enserré dans une gangue légendaire forgée depuis le milieu du XIXème siècle, qu'il est difficile d'avoir une vue précise. La France de Napoléon III (qui a fait démarrer les fouilles d'Alésia) l'a hissé au rang de mythe national fortement ancré dans la mémoire collective pour en faire une sorte de porte-drapeau de première unité nationale, un peu comme l'a été Jeanne d'Arc. C'était la mode en ce siècle, on revendiquait cet état d'esprit qui a été appliqué de la même façon avec Clovis roi des Francs. (tiens là aussi, j'aimerais que dans cette collection, on réalise mon voeu suivant : une bio de Clovis, personnage que je trouve aussi fascinant. Mais ne nous égarons pas.). Surtout, le gros handicap avec Vercingétorix, c'est que le peu de renseignements écrits sur lui n'est dû qu'à la Guerre des Gaules, seule source où César n'a pas été toujours honnête et a volontairement occulté des détails pour ne pas magnifier son ennemi. Pour ces raisons, et aussi pour l'ingratitude qu'il a manifesté envers son adversaire après Alésia, je n'ai jamais admiré César et les Romains en général, avec ce goût de vouloir toujours envahir des peuples. Ce que les auteurs font ici est donc remarquable, car ils comblent les trous comme ils peuvent en s'appuyant sur les recherches archéologiques et de nombreuses études rédigées sur Vercingétorix. On y voit un jeune prince Arverne apprendre au contact de la Légion romaine où il s'enrôle dans les troupes auxiliaires, la tactique, la stratégie, la discipline, l'ordre et l'unité, autant de qualités qui lui serviront dans sa lutte contre César. Son ascension et sa détermination sont bien démontrées, son désir d'unifier les tribus gauloises a été choisi au détriment de celui sans doute moins noble mais plus plausible de restaurer le prestige du peuple arverne pour dominer la Gaule ; c'était son but initial. Certains historiens révisionnistes ont tenté de démontrer ce fait, et qu'il avait été le jouet de César ou son faire-valoir, en diminuant son rôle de stratège, ce qui est faux, c'était au contraire un véritable génie militaire qui était surement aussi grand que son adversaire romain et digne du nom qu'il portait : "grand roi des guerriers". En revanche, il fut certainement peu doué en politique, mais il s'est rendu compte des ambitions de César et a sans doute ensuite voulu rassembler les tribus pour le contrer, c'est surement vrai, et l'assemblée de Bibracte le prouve. On découvre aussi dans l'album sa tactique de la terre brûlée (vrai), et aussi sa faiblesse hélas devant les habitants et le vergobret d'Avaricum qui le supplient d'épargner leur ville (vrai aussi); il se laisse fléchir et cette erreur sera fatale. On apprend encore que la victoire des Romains à Alésia s'est jouée à un cheveu, et que les Gaulois ont manqué de chance (encore vrai). La fin est un peu rapide, les auteurs ignorent volontairement la raison pour laquelle César n'a pas fait preuve de mansuétude envers Vercingétorix et l'a laissé pourrir 5 ans au Tullianum avant de le faire exécuter sommairement après son triomphe. En réalité, il lui en voulait de l'avoir trahi et de s'être rebellé, et surtout d'avoir trahi leur prétendue amitié. Quoi qu'il en soit, cette Bd nous indique que Vercingétorix fut sincère et que le sens de son action ne doit pas être négligé. Le dossier historique en fin d'album en apprendra un peu plus sur lui, mais si vous voulez une bio vraiment rigoureuse, lisez l'ouvrage de Paul Martin qui fait autorité (il est cité à la fin). Je termine par la partie graphique : c'est un dessin qui par endroits n'est pas si terrible que ça, mais dont l'ensemble se révèle honnête ; Vignaux réussit de belles images, ne cherche pas à trop héroïser Vercingétorix (la reddition est sobre et belle), et surtout réussit mieux ses gros plans de visages, sans compter la double page d'Alésia, la pleine page d'Avaricum et de belles reconstitutions des oppidums de Gergovie et d'Alésia. Au final, un album pas totalement parfait, mais qui ne démérite pas, qui apporte un vrai plaisir de lecture et qui permet de nourrir l'éternelle réflexion sur la façon dont l'imaginaire collectif s'est construit un héros éphémère mais patriotique en la personne de Vercingétorix.

03/04/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Abraham Stone
Abraham Stone

Abraham Stone, ou la série-charnière dans la carrière de Joe Kubert... D'abord connu surtout pour ses oeuvres fortement testostéronées (mais non moins de qualité) ou il met en scène des soldats ou des super-héros, il prend, au début des années 1990 (après presque 50 ans de carrière, et alors qu'il lui en reste encore une vingtaine), un virage décisif, abordant des thèmes plus adultes, plus complexes. Il y eut Fax de Sarajevo, Yossel, mais aussi, avant ces titres incontournables, cet Abraham Stone, qui lui permet de plonger dans les Etats-Unis des années 1910, dans le sillage d'un jeune homme marqué par la cruauté du destin, et décidé à faire quelque chose de sa vie au sein d'une société en pleine mutation : les avions, les automobiles, le cinéma... Il va connaître le labeur de petite frappe, de recouvreur de créances, avant d'essayer de voler de ses propres ailes après avoir assouvi sa vengeance. Cela promettait beaucoup, d'autant plus que Kubert abordait, en filigrane, de nombreux thèmes de société : les mafias, la pédophilie, la prostitution. Heureusement ce premier tome peut se lire comme un one shot. Auteur complet, Joe Kubert a eu jusqu'à la fin de sa vie un trait élégant et typé. A la lecture de ses albums, on se rend compte qu'il a influencé ou été influencé par des gens comme Will Eisner, Jean Giraud (mais oui, j'ose !) ou encore Carlos Gimenez (Dani Futuro). On retrouve tout ça dans son style, et sa carrière est tellement longue aux côtés de ces grands noms qu'il est bien difficile de démêler l'écheveau des influences. Mais dans cet album il fait preuve d'une grande souplesse dans le trait, avec des personnages très expressifs, le tout mis en scène de façon tour à tour classique, tour à tour audacieuse, avec des cases prenant toute la hauteur de la planche ou avec un sens de lecture parfois très inhabituel. Bref, un découpage au service du récit. Hélas, Glénat n'a pas jugé bon, pour des raisons que je ne connais pas, de poursuivre la traduction et la publication de la suite (il y avait apparemment deux autres aventures de 48 pages, la série ayant été réalisée à l'époque pour un éditeur européen, Strip Art Features). Espérons qu'un jour on pourra lire la suite en français...

02/04/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Zoo
Zoo

Quelle splendeur ! S'il n'y avait pas de scénario, pas de dialogues, je pense que j'achèterais tout de même cette série, car Frank Pé y met tout ce qui lui fait plaisir : le dessin animalier, la sensualité, la sculpture... Les ambiances sont incroyablement belles... C'est tout bonnement magnifique, je n'ai pas pu m'empêcher de baver devant presque toutes les cases... Mais pour soutenir ce dessin, il y a un scénario, tout de même, et là encore je pense que Bonifay est à son sommet ; il livre un mélange incroyable de naturalisme, d'Histoire (par le petit bout de la lorgnette, si j'ose dire), mais aussi un récit à hauteur d'hommes, avec ses personnages comportant des fêlures, dont les moments forts sont soulignés, souvent, par es scènes muettes d'une efficacité redoutable... Les mots me manquent...

02/04/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série La Ligne droite
La Ligne droite

La ligne droite est une ligne qui nous est imposé par les codes de la société moralisatrice ainsi que par la religion. Il ne faut pas s’écarter du droit chemin ou sinon gare. En l’occurrence, un jeune adolescent un peu rebelle car totalement embrigadé par une mère l’ayant enfermé dans une prison catho se découvre et passe de l’autre bord avec un camarade de classe. Il est question également des apparences et du regard que portent les gens. Notre jeune adolescent va découvrir que la société n’est pas très franche et qu’elle impose des choix à ceux qui se soumettent. La fin est assez emblématique de cette hypocrisie qui finira par le consumer totalement jusqu’à l’immersion. Je ne connaissais pas ses deux auteurs mari et femme. Ils nous délivrent un one-shot bouleversant et brutal dans un format à l’italienne et avec une ligne de dessin plutôt classique. La modernité ne sera pas dans la forme mais dans le propos et dans le message délivré. J’avoue avoir été décontenancé par ce graphisme rigide et figé. Cependant, par la suite, j’ai littéralement été happé par l’intelligence du récit ainsi que la façon d’aborder une thématique plutôt difficile. C’est sombre mais c’est réaliste. Une bd qui invite également à la réflexion notamment des plus jeunes. En tout cas, une belle réussite.

02/04/2014 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Horla (Sorel)
Le Horla (Sorel)

Depuis plusieurs années, je m'étais juré d'arrêter d'acheter des albums issus d'adaptations de romans. En effet, grand lecteur de romans ou de nouvelles devant l'Eternel, je suis assez réfractaire à ces libres adaptations, parfois faciles. Pourtant, ce principe finit par souffrir d'exceptions au fil du temps: - la formidable adaptation du Le Dahlia noir , par Miles Hyman , Matz et David Fincher, qui mérite toute votre attention. - la fantastique bande dessinée, le mot est faible, de Corominas sur Dorian Gray, qui même après la lecture du roman d'Oscar Wilde ou du visionnage du film d'Albert Léwin me scotche littéralement sur place. Pour en revenir à cette adaptation de Guillaume Sorel, je dois dire que je n'y aurais sans nul doute prêté attention sans le choix de la maison d'édition de "rue de Sèvres" de sortir cet album en grand format, qui magnifie le dessin de Sorel. Je ne suis guère un adepte de Sorel, je n'ai pas du tout adhéré à la série Algernon Woodcock, qui l'a révélé, ou encore à son dernier album Hotel Particulier. Par contre, j'avais adoré l'adaptation, une de plus, du roman, qui a inspiré le lumineux et tragique Les Derniers Jours de Stefan Zweig. Avec la présente adaptation d'une nouvelle de Maupassant, Guillaume Sorel nous livre là une formidable adaptation, certes assez éloignée, parfois, de la nouvelle originale (le rôle du chat n'est pas aussi présent chez Maupassant) mais l'idée générale de la nouvelle est très bien retranscrite par Guillaume Sorel; en particulier l'univers de Croisset, cher à Flaubert qui est assez bien retranscrit dans cet album. L'ensemble des pages de l'album dessinées par Sorel sont magnifiques, en particulier celles consacrées au Mont Saint-Michel. Guillaume Sorel, par cette adaptation magistrale, s'est entièrement approprié cette nouvelle de Maupassant et lui rend hommage avec brio. Une très belle adaptation suivie d'une dessin magistral. Que demander de plus. A lire évidemment.

31/03/2014 (modifier)
Couverture de la série Bout d'homme
Bout d'homme

En tant que Breton, Kraehn laisse parler sa fibre régionaliste et ancre son récit dans une Bretagne rurale dont l'époque non précisée semble se situer vers la fin du XIXème siècle, lorsque cette vieille province croulait encore sous le poids des croyances populaires très fortes liées au diable et à l'ankou, personnification de la mort souvent représentée sur les églises sous la forme d'un squelette armé d'une faux. J'en ai vu plusieurs lors de mes séjours bretons, notamment sur l'ossuaire de Ploudiry, et à La Roche-Maurice en Finistère qui sont certainement les mieux conservés de Bretagne. Ayant des origines bretonnes, je dois dire que j'ai particulièrement apprécié cette Bd que j'avais zappée lorsqu'elle passait dans Circus en 1989 , non seulement pour la fidélité restituée par Kraehn sur les habitations, les costumes bretons, les coutumes, le mode de vie de ces paysans superstitieux et méfiants... tout y est juste, rien n'est exagéré, car à cette époque la Bretagne était encore une région très pieuse, et la peur de l'ankou était vivace dans les villages. Seules les grandes villes comme Quimper, Vannes ou Dinan échappaient un peu plus à tout ce folklore populaire. Kraehn montre aussi avec talent la dureté, la rapacité, l'avidité, le mensonge qui poussent certains paysans à commettre des actes odieux. Mais la série m'a plu également pour la peinture des sentiments, le regard porté sur le monde trouble des adultes, très imprégné d'une poésie nourrie de tristesse et de mélancolie, où intervient le surnaturel. Le dessin est bien adapté à cette vision et à cette histoire, Kraehn y simplifie son trait par rapport à ses autres séries, surtout au début. Une belle histoire, douloureuse et tragique qui finit heureusement sur une note gaie ; ça peut paraître trop rapide selon certains lecteurs, mais c'est le résultat d'un aboutissement : après bien des épreuves et des vicissitudes, le héros retrouve sa belle, c'est assez logique je trouve, car ce récit est aussi une belle histoire d'amour longtemps contenue, je n'en attendais pas une autre fin. J'ajoute que la lecture des 4 tomes formant un cycle est suffisante, rendant le tome 5 inutile.

31/03/2014 (modifier)
Par Jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Les Vestiges de l'Aube
Les Vestiges de l'Aube

Basé sur le roman de David Khara, le premier tome de ce diptyque débute avec des meurtres en série dont les principales victimes sont issues du monde de la finance. Avec le concours de Barry Donavan la police enquête, ce dernier s’est lié d’amitié via le net avec Werner Von Lowinsky né il y a 200 ans. Le récit est prenant, limpide et cohérent, je ne suis pas trop passionné pas les histoires de vampires mais ici c’est assez atypique et ce récit se démarque assez fort des histoires traditionnelles. Le suspense est au rendez-vous, on passe sans cesse d’un personnage à l’autre avec beaucoup d’aisance, attention âmes sensibles s’abstenir c’est parfois assez violent. Le dessin de Fréderic Peynet est remarquable, pas de problèmes avec les personnages et aussi un dessin très bien proportionné, que les scènes soient rapprochées ou éloignées. Un premier tome d’excellente facture, j’espère un tome 2 du même acabit pour faire des « Vestiges de l’aube » un diptyque de référence.

30/03/2014 (modifier)
Couverture de la série Le Jardin d'Emile Bravo
Le Jardin d'Emile Bravo

Les Requins Marteaux ont encore fait ici de la bel ouvrage, en regroupant dans un emballage classieux (couverture et papier épais) un ensemble de récits intitulé Le jardin d’Emile Bravo. Jardin pas si secret que ça d’ailleurs, puisque reprenant des récits publiés précédemment dans diverses revues (chez Spirou, Ferraille, Pilote, l’Association, etc…). Quelques affiches ou projets d’affiches complètent le recueil. On y retrouve le style graphique habituel d’Emile Bravo, à la fois classique et original, et qui a déjà fait merveille avec ses aventures épatantes de Jules ou Les Sept Ours Nains entre autres. Alternent le Noir et Blanc et la couleur (du sépia aux couleurs tapantes comme sur la couverture). Pour ce qui est des histoires je les ai quasiment toutes aimées, et presque toujours trouvées drôles. On y trouve quelques parodies de personnages comme Gaston (presque une hérésie, il est adulte, presque vieux, rangé et raisonnable !) ou Blake et Mortimer dans une version néo nazie. Un humour généralement tout public, mise à part une histoire plus longue – et réussie ! – publiée dans Spoutnik, dans laquelle Bravo utilise un procédé déjà employé ailleurs (par Lécroart par exemple) consistant à reprendre les mêmes cases en modifiant les textes : le langage de la deuxième version est alors nettement plus graveleux ! Même si j’ai moins apprécié la dernière histoire, j’ai trouvé l’ensemble très bon. Le ramage est au niveau du plumage donc, pour revenir sur la qualité du travail de l’éditeur (même si quelques fautes d’orthographe se sont glissées dans cette dernière histoire – décidément…). Le seul bémol concerne le prix, relativement élevé. Ce qui ne m’a pas empêché de l’acheter. Quand on aime, on ne compte pas…

30/03/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Le Beau Voyage
Le Beau Voyage

Zidrou a le don d'émouvoir de par ses histoires réellement touchantes. Celle-ci est triste mais il y a toujours l'espoir derrière ces drames qui touchent une belle jeune femme. Les secrets de famille peuvent être parfois terribles. En l'espèce, c'est un deuil ayant touché une famille avant la naissance d'une petite fille. J'aime l'aspect moderne de ces récits profondément adultes et qui tournent la page sur la naïveté des récits d'antan. Ce one-shot m'a littéralement bouleversé notamment à la fin où on ne peut retenir ses larmes. Quand une bd arrive à m'émouvoir, c'est qu''elle a atteint son but. Bref, voilà un auteur qui se démarque depuis quelques années et qui arrive à produire des oeuvres d'une rare maturité.

30/03/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Tueurs de mamans
Tueurs de mamans

Zidrou est l'auteur qui m'intrigue le plus en ce moment. Je viens de lire Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait... et cela m'a intrigué au point de vouloir en savoir plus. Je m'aperçois que dans l'ensemble, j'aime plutôt la plupart de ses oeuvres. Avec "Tueurs de mamans", nous somme plus proches d'un univers graphique de Seuls. Ce thriller adolescent est plutôt réussi. Nous avons quatre pimbêches qui rêvent de réprimander leurs mères qui ne jouent que leurs rôles. C'est vrai qu'en tant que parent, on aura une autre lecture des événements. Cela pourra paraître choquant par moment. J’ai été littéralement happé par ma lecture de ces deux premiers tomes formant un diptyque. On attend la suite avec impatience. Les parents que nous sommes ne verront plus leurs filles de la même façon. Heureusement que je n'ai eu que des garçons !

30/03/2014 (modifier)