Les derniers avis (32027 avis)

Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Match
Match

Mais c’est quoi donc encore que cette BD ??? Petit format ; couverture cartonnée souple façon manga… mais c’est pas du manga… Feuilletage rapide : pas de texte… mais ça fait quand même 280 pages ?! Et ça parle de quoi ? D’un match de tennis. Point par point. Et c’est avec un pitch et une présentation aussi sibylline que vous comptez me tenir en haleine ??? On parie ? Car Grégory Panaccione a du talent à revendre ! Avec Match, tout va y passer : tirage au sort, service, ace, double faute, changements de côté, lob, passing shot, amorti, contre pied, volée, slice… Sans un mot (ah si ! Un “Vamos” d’auto-encouragement du joueur français vient se perdre inopinément lors de ce match !) l’auteur nous (re)fait la leçon du parfait petit tennisman qui se respecte, le tout avec un humour bien servi ! Sûr que connaître un minimum les règles du tennis aide à une meilleure compréhension du déroulé du match et permet d’en apprécier certaines subtilités, mais ce n’est même pas une nécessité. Car ce qui fait la force de cet étrange album, c’est avant tout pour moi l’attention portée à la psychologie du joueur et de toutes les émotions qu’il traverse pendant ce match épique. Grégory Panaccione sait en une case ou en une onomatopée nous faire ressentir le désarroi, la stupeur, la joie furieuse ou la colère froide que traverse le français Marcel Coste au fil des échanges. Et comble de l’empathie, pour peu que vous ayez pratiqué ce sport, vous ne pouvez que compatir ou abonder dans ses (re)sentiments. Car Grégory Panaccione n’épargne pas son personnage ! Jusqu’au bout, physiquement et psychologiquement, Marcel Coste va devoir s’accrocher s’il veut porter bien haut ce trophée auquel il aspire. Pour ce qui est du dessin, ici point de fioritures non plus. Sorti de cette couverture orange terre battue très efficace, le reste de l’album est en noir et blanc, servi par un coup de crayon nerveux et très expressif. qui sert à merveille le récit de ce match. Le découpage reste très classique, avec en moyenne 9 cases par planches, mis à part quelques exceptions pour mettre en valeur certains moments marquants du match. Derrière c’est fausse simplicité, Grégory Panaccione réussit ici à imposer une narration impeccable, surtout en l’absence de texte. A aucun moment il ne nous perd ; le dosage d’humour, de rebondissements et d’anecdotes est savamment dosé jusqu’à la conclusion surprenante de l’album… La collection Shampooing de Delcourt est décidément toujours aussi étonnante. Un grand Match planqué dans un petit format !

27/10/2014 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bobby Zombie
Bobby Zombie

Le pari d’écrire et dessiner une série franchement drôle et divertissante sur les aléas d’un jeune zombie amoureux dans une école par strips de 6 cases formant une histoire complète et cohérente dans un format à l’italienne, ça vous dit ? C’est le pari réussi de Loran avec ce très injustement méconnu mais très chouette Bobby Zombie. Contrairement aux idées reçues et à quelques dessins gentiment trash, Bobby Zombie peut ne pas plaire aux parents qui s’en détourneront vite le regard pour attraper le dernier Titeuf à la place mais pourtant ce serait involontairement faire l’impasse sur une histoire rigolote aussi simple que maline et habile. Point de « réalisme » à la Walking Dead, Bobby est simplement un zombie effectuant sa première rentrée scolaire. Forcément il n’est plus très frais, sent le cadavre et a une mine aussi fraiche que qu’un vieux steak oublié sous le soleil de juillet. Un regard entre la jeune Cindy et lui scellent leur destin : Bobby en tombe aussi éperdument amoureux qu’elle est écœurée juste à l’idée de le voir ! Par chance, François-Xavier, un camarade de classe au QI surdimensionné (c’est lui qui le prétend), va le prendre sous son aile et en faire son ami. Mais comment faire pour s’intégrer avec les copains, séduire la belle de la classe et passer une après midi à la plage en toute quiétude lorsqu’on est mort ? Loran part de ce drôle de postulat pour écrire une œuvre unique en son genre, originale et drôle.. C’est effectivement gentiment trash avec quelques démembrements, la tête de Bobby reste rarement sur ses épaules et ses yeux exorbités se promènent un peu partout. Mais qu’il provoque le dégout (on y vomit souvent) ou l’empathie, Bobby n’oublie pas le principal : nous faire rire et sourire souvent, chacun des strips pouvant se lire indépendamment avec une chute qui lui est propre, le tout formant une histoire complète dont la fin est particulièrement bien trouvée ! La galerie de personnages secondaires est assez sympathique, de Cindy, enfant sage ayant toutes les particularités de la peste tête à claques à son père, savant fou, voulant mettre la main à tout prix sur un zombie pour en déceler l’immortalité sans oublier François-Xavier et Bobby le zombie, pas une minute de répit sur une histoire se lisant relativement rapidement mais sans baisse de rythme notable. Loran possède un trait tout en rondeurs rappelant un peu le style du fameux jeu vidéo « Plants vs. Zombies », simplifie les décors sans les oublier et colore son gaufrier de couleurs chaudes positives dont seul le vert pourri fade de Bobby contraste avec son environnement ! Le format à l’italienne est tout à fait adapté à la situation et devrait vous inspirer à quelques jours d’Halloween de vite lire et acquérir ce petit bijou sympathique et de lui redonner les lettres de noblesse qu’il mérite ! Du zombie, de l’amour, de la tolérance (si ), des origines de Bobby (si, si) et quelques vomis (si , si , si beuark !), tous en librairie pour Bobby Zombie ! :)

27/10/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Chinaman
Chinaman

Comme quoi plus de dix ans après on peut découvrir des trucs! Et du très bon! Ce "Chinaman" est excellent. Voila une vision du western a laquelle nous n'étions pas habitués. Mis à part la série Kung fU avec David Carradine, c'est à ma connaissance la seule incursion d'un héros asiatique dans ce monde du Far West. Alors sur le dessin je n'ai rien à dire, il est très bon et les couleurs me conviennent. C'est au niveau du scénario que j'ai vraiment apprécié les choses. Ce héros n'est pas qu'un redoutable duelliste à l'épée et à l'arc, il fait preuve d'une humanité assez profonde sans que cela ne soit jamais plombant, moralisateur, bref cucul. Par ailleurs la BD dans ces différents tomes nous montre une communauté chinoise qui vient s'installer au USA pour fuir une vie d'esclavage mais qui au final se retrouve peu ou prou dans la même situation. Cet aspect des choses est bien expliqué, sans lourdeur et sans que le message ne soit trop angélique. Juste un petit bémol, même si j'en étais bien triste pour lui, le Chinaman est fait pour vivre seul et lui adjoindre une compagne, ben pour moi ça le fait pas trop. Du coup ses aventures perdent un petit poil d'intérêt. Alors une bonne et belle série que je vais tenter d'acquérir pour toutes ses qualités: originalité, humanisme, scénario, dessin et couleurs et puis c'est du western quoi!

27/10/2014 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Magda Ikklepotts
Magda Ikklepotts

Encore une bonne surprise chez Ankama avec cet album ! D’une part, le dessin de Krystel que je ne connaissais pas est plus qu’agréable – et pas seulement pour ce qui est de la couverture – mais le scénario concocté par François Debois m’a agréablement surpris par son évolution au fil de l’album. Moi qui avais un peu peur de me retrouver à parcourir les aventures revues et corrigées de « Ma sorcière bien aimée » moulinée sauce ados d’aujourd’hui, je reviens de loin ! :) Ça part tranquillement pour monter en puissance, en jouant même sur les codes et les talents du personnage principal. On découvre petit à petit les facettes de Magda, ses petites embrouilles pour survivre en tant que sorcière dans un monde contemporain, qui, s’il a admis leur existence, ne leur est pas moins hostile. L’intrigue évolue, se complexifie et prend de la profondeur. Le ton des dialogues très actuels est agréable et parsemé d’humour : ça fonctionne bien ! Quant au travail graphique de Krystel, on sent chez l’auteur une multitude d’influences. Mais l’histoire servie par François Debois lui permet d’évoluer aussi bien sur le terrain du réalisme que du fantastique, laissant à son imagination tout le loisir de se libérer sur certaines planches. Et tout cela est efficace ! Que ce soit le Paris actuel qu’elle dessine, celui du Moyen Age, où des scènes où la magie entre en jeu, on a une très belle cohérence graphique et un soin du détail qui fait la différence ; décors, paysages urbains ou soin des détails vestimentaires : on sent l'attention globale portée à tout cela. Cadrages, mises en pages et colorisation donnent à l’ensemble une identité forte et servent parfaitement la narration. A titre perso, je me serais juste passé des petits clins d’œil humoristiques façon manga ; non pas que je n’aime pas le manga, mais je ne vois pas trop l’intérêt de leur introduction, les dialogues apportant la touche d’humour nécessaire à l’ensemble. En tout cas, ce premier tome m’a beaucoup plu, et j’attends donc la suite de pied ferme pour voir si tout cela tiendra la route jusqu’au bout de façon toute aussi convaincante.

27/10/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Les Tribulations de Rosso Stenton (Roscoe Stenton)
Les Tribulations de Rosso Stenton (Roscoe Stenton)

Sans faire excès de machisme mal placé, voila ce que j'appelle de la BD de mec. Ca sent la testosterone, les marins, la mer, les bagarres dans les troquets de port. Et puis il y a l'exotisme du lieu, Shanghai dans les années 30 ou toutes sortes de malfrats, asiatiques et occidentaux, venaient trafiquer et tenter de faire fortune au plus vite sans se préoccuper du bien ou du mal. Rosso ou Roscoe, dit le rouquin est un marin un brin atypique, s'il aime la bagarre et les filles, par contre il ne tient pas l'alcool. Alors oui les aventures de notre rouquin ne brillent pas par leur originalité mais c'est du récit d'aventure, de grand large et de fusillades et qui sonnent vraies. En lisant ces histoires d'autres images me sont venues, cinématographiques avec : "La canonnière du Yang-Tse", ou de lecture: un poil de Lord Jim et des anciens Bob Morane avec Miss Ylang-Ylang. Je conseille la lecture aux amateurs d'aventures pas prise de tête. (Le noir et blanc est superbe)

26/10/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Le Codex angélique
Le Codex angélique

Voilà du fantastique assez plaisant. En trois volumes l'histoire est bouclée de manière originale : le début de la trilogie évoque Jack l'éventreur et se termine par Landru. Nous avons un dessin particulier, les formes, notamment au niveau des personnages, semblent fuir, comme si un coup d'éponge avait été donné sur les planches. La couleur est en adéquation avec l'ambiance recherchée. Pour ce qui est du scénario, j'ai particulièrement apprécié la montée en puissance des différents événements. Dans le tome 2 toutes les scènes à l'hôpital St Anne sont d'une force assez insoutenable sur la manière de l'époque pour traiter les "fous". Grand tome donc. Le tome 3 reprend le cours de l'histoire, démarre de façon presque bucolique pour finir dans une apothéose de violence. Rien d'exceptionnel mais un récit qui procure un très bon moment de lecture, l'histoire, les personnages, l'ambiance, tout concourt à placer cette série sur les rayons de la bibliothèque.

26/10/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Alice au pays des singes
Alice au pays des singes

3.5 Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec cette série. Tout ce que je savais était que le dessin était attirant et que cela me semblait plus original que la plupart des bandes dessinées sur Alice au pays des merveilles. Je ne fus pas déçu. Le premier tome est moyen par moment, mais cela reste une lecture agréable et j'ai vraiment adoré le second tome. L'humour m'a fait rire plusieurs fois et je trouve les personnages sympathiques. Mention spéciale pour le capitaine Crochet qui vole la vedette dans le second tome. La narration est excellente et le découpage ne m'a pas paru confus. S'il y a une suite (la fin du deuxième tome laisse présager un tome 3), j'espère qu'elle sera bonne. J'ai peur que les auteurs étirent le concept un peu trop et que cela se termine avec plein d'albums inutiles.

26/10/2014 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Les 7 Merveilles
Les 7 Merveilles

Après les séries les « Sept », les Casses et les Grandes évasions, la nouvelle série concept de Delcourt arrive : 7 one shot autour des 7 merveilles de l’antiquité. La statue de Zeus Le premier opus fait étape en Grèce pour nous parler de la statue de Zeus. Cette histoire est vraiment très plaisante. Nous sommes en 432 avant JC, l’action prend place lors des jeux Olympiques. Un cadre très bien choisi, puisqu’il est à la fois original et surtout très bien utilisé. Le petit côté historique est des plus agréable. L’intrigue principale est elle aussi de qualité. Entre le complot qui semble sur le point de secouer les jeux olympiques et la trame « secret familial » avec la recherche père / fils, il y a de quoi faire. Tous les éléments sont bons, ils s’imbriquent parfaitement les uns avec les autres, les personnages sont intéressants. L’intérêt du récit reste constant jusqu’au dénouement. Au final un album sans fausse note qui offre un bon moment de lecture. Espérons que tous les autres volets de la collection 7 merveilles soient d’aussi bonne qualité. Les jardins de Babylone Pas de mauvaise surprise avec le second tome. On change d'époque, on change les personnages, on change de monument, mais au final on a un autre album de qualité. Graphiquement cela me plait légèrement moins, mais une fois bien encré dans l'histoire c'est vite oublié. Le héros m'a paru attachant par sa personnalité. La façon de se soumettre au tyran qui asservit son peuple, la façon dont il accomplit les choses par conviction ou par amour sont des éléments bien rendus qui aident à accrocher à cette histoire. Comme pour le premier tome ce qui fonctionne bien à mes yeux c'est qu'il y a plusieurs niveaux d'intrigues imbriquées. Et tous les niveaux sont intéressants, donc la somme de toutes ces composantes donne là aussi une histoire qu'on lit d'une traite. En plus de cette intrigue fictive prenante, il y a pas mal d'éléments historiques à apprendre. Je ne connaissais pas grand chose des jardins suspendus de Babylone et cette lecture m'a permis de rectifier cela. Elle démarre très bien cette série concept. Le Phare d'Alexandrie J'ai trouvé ce tome légèrement en dessous des 2 premiers. Pourtant, niveau dessin c'est très agréable. Pourtant, le monument au cœur de l'intrigue est remarquablement utilisé, peut être encore mieux que dans les opus précédents. Il y est surtout question de la mort mystérieuse du gardien du phare et de l'enquête qui doit l'élucider. Celle ci se révèle assez prenante et se lit avec plaisir. C'est finalement en fin d'album où le bât blesse un peu. J'ai trouvé qu'il y avait trop de pirouettes et autres coïncidences un peu trop heureuses qui permettent au héros de se sortir de situations très mal embarquées. Cela dit, cela reste un album plaisant et je suis toujours sous le coup de la très bonne impression générale procurée par ce début de série. Le Temple d'Artémis Direction le temple d'Artémis à Ephèse pour le 4e tome. Ici aussi le monument est bien utilisé. Il sert principalement de décor puisque l'action se passe dans le temple. On ne cherche pas à nous révéler un secret imaginaire et invraisemblable autour de cette merveille. Le scénario mélange de manière très réussie une histoire fictive (celle de voleurs s'attaquant au trésor du temple) avec la véritable légende du temple en utilisant pas mal de personnages et de détails historiques. Ce mariage fonctionne très bien. L'intrigue est plutôt agréable sans toutefois être extraordinairement originale. En tout cas on suit agréablement les protagonistes dans leur quête du début à la fin du récit. Par contre la partie "historique" est vraiment bien vue à mes yeux. Il y a des noms de personnages connus, Crésus par exemple. Et l'auteur joue de l'expression riche comme Crésus et cela pimente bien cette histoire. Pareil avec ce berger sans nom que l'on croise tout au long de l'album... le final donne juste envie d'aller faire un tour sur wikipédia pour en savoir plus sur ce temple ! Un nouveau bon moment de lecture.

29/04/2014 (MAJ le 26/10/2014) (modifier)
Par Thorn
Note: 4/5
Couverture de la série Lou !
Lou !

Premier tome : A priori, je n’adore pas les histoires genre Nathalie, Cédric, ..., qui forcent souvent trop le trait, que ce soit pour faire rire le lecteur ou pour jouer sur la nostalgie de l’enfance. Mais cet album aux couleurs acidulées a attiré mon regard, et je ne l’ai pas regretté. J’ai l’impression (difficile à exprimer) qu’il cherche moins à être réaliste que ceux que j’ai cités plus haut, et que du coup il l’est plus. La vie de tous les jours de Lou semble plutôt invraisemblable (les robes qu’elle coud en un tour de main, ou le fait qu’elle ait pu survivre suffisamment pour arriver à l’âge où l’on va à l’école avec une mère comme ça ;) ), mais le charme marche, plutôt bien même. Le personnage de Lou y est pour quelque chose, à la fois très typé et pas trop cliché. Et les dessins sont vraiment sympas, le chat par exemple avec ses yeux immenses :) Le résultat, un album sans prétention, joyeux et intelligent, tendre et rigolo, que je vous conseille de lire et d’offrir ! Série jusqu'au tome 6 : J'ai eu l'occasion de me replonger dans cette série, avec ma fille de 8 ans. Premier constat, elle accroche énormément ! C'est donc une bonne BD aussi pour les enfants (je m'en doutais ^^ ). Deuxième constat, la BD se poursuit bien, d'abord sur le même ton, puis avec la vie qui évolue, Lou qui grandit, les questionnements et le ton qui changent pour aborder l'adolescence, toujours avec ce même savoureux mélange d’anecdotes totalement improbables et de sentiments très réalistes. Par contre la qualité des dessins en prend un coup, et ce qui semblait être un choix stylistique pour les premiers tomes devient une apparence de vite fait pour les suivants. Et d'un coup, au tome 6, l'univers et le ton change complètement. J'ai l'impression de me retrouver dans un album onirique inspiré de Moebius ou Jodorewski sans l'avoir voulu, tout est décalé, il y a une grande ellipse dans l'histoire, Lou est adulte et vit dans un monde de science-fiction, ce qui se passe est décousu... Très très étrange, déroutant et décevant si l'on s'attend à la suite des tomes précédents. Je serai curieuse de savoir ce que l'auteur a voulu faire, quelle était son idée en changeant si radicalement de style.

18/02/2005 (MAJ le 26/10/2014) (modifier)
Par Thorn
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jane, le renard & moi
Jane, le renard & moi

Face à une BD, je regarde le dessin. Et le titre. Là, les deux m'ont attirée. Le titre est intriguant et poétique. Le dessin aussi est poétique. C'est un crayonné simple et riche à la fois, expressif, doux. Les instants positifs sont l'occasion d'irruption de couleurs, tendres ou vives, de foisonnement de formes et de feuillages, puis la grisaille du crayon reprend le dessus, avec juste ce qu'il faut de détails pour souligner à quel point le récit est réel. J'avais peur quand même, car c'est vraiment dur ce que peut vivre cette jeune fille, qui ne trouve pas sa place, qui perd ses repères d'enfance, et n'en trouve de nouveau que dans un livre auquel elle s'accroche désespérément. Mais pour le lecteur qui connait la fin du roman, lui, il y a peu d'espoir, et il y a eu des moments où j'ai eu envie de laisser tomber, de refermer l'album et de le reposer. Mais Hélène, elle, ne peut pas refermer sa vie, elle se retient à ce qu'elle peut, un instant de complicité avec sa mère, un détour dans un parc, et elle continue d'affronter le regard et les rires des autres sans trop savoir comment elle peut y survivre. Alors je ne peux pas la laisser, et je continue ma lecture, avec l'espoir que les cases vont s'illuminer de couleurs, que l'adolescence n'est pas toujours la fin de l'enfance, que je pourrai dire à d'autres "tu vas voir, ça finit bien".

25/10/2014 (modifier)