Il ne m'aura fallu pas plus de quelques heures pour terminer les deux premiers tomes de cette série. Le scénario nous fait suivre l'histoire d'un jeune homme, qui est engagé pour 6 mois comme gardien d'une ile paradisiaque, avec un salaire faramineux à la clé ! Sauf que tout ne va pas se passer aussi bien que le prévoyait notre protagoniste : la solitude, la routine, et certains événements pour le moins étranges vont lui causer bien du soucis...
L'histoire se dévore en peu de temps car elle avance tout le temps. La pose du décor qui dure une vingtaine de page remplit parfaitement son rôle, on se sent vraiment dans la peau du personnage, avec les hauts et les bas. Le suspense va croissant au fur et à mesure que l'histoire avance, car plus on en apprend sur cette île, et plus on devient curieux d'en savoir plus.
J'espère que le prochain (et en principe dernier) tome saura se conclure aussi bien qu'il a commencé, après cette fin du tome 2 qui laisse pour moi le suspense à son maximum.
Vivement la suite ! 5/5
Après lecture du dernier tome (tome 3) :
le début de ce troisième tome nous ramène pile là où nous avait laissé la fin du second. Les choses ont bien dégénéré depuis le début de l'intrigue, et notre protagoniste est bien dans le pétrin ! D'ailleurs ce dernier, contrairement aux deux autres tomes, ne sera pas forcément très présent ici. L'intérêt sera plutôt porté sur le pourquoi du comment de toute cette histoire (pourquoi ce job ? pourquoi ces événements étranges sur l'île ?).
Finalement, je dois dire que je m'attendais à un peu mieux que ça comme final, ce tome m'a à ce propos un peu déçu. Bien que l'histoire soit achevée sans laisser de mystère irrésolu, je trouve la fin du scénario un peu légère. Je fais donc passer ma note de 5 à 4 pour cette raison. Mais dans l'ensemble, cela reste une très bonne trilogie que je vous conseille si vous aimez le suspense et/ou le genre C.Bec
Inspirée d'un concept vrai, je ne verrai plus la loterie du meilleur job du monde de la même façon !
Voilà une série qui débute et qui entre autre est fort rafraichissante. Les anciens Dieux et Déesses de la Grèce antique sont ici convoqués, car rien moins que menacés d'extermination. Jusqu'à nos jours ils ont survécus tant bien que mal et avec plus ou moins de réussite.
En fait cette série est pleine d'humour, elle désacralise le mythe et à grands coups de tatanes envoie valdinguer tout ce qu'on nous a inculqués sur ces héros qui du haut de l'Olympe étaient, il faut bien le dire, un peu chiant. Leurs problèmes ou plutôt leurs relations étaient, à moins d'être un helléniste de haut vol, totalement incompréhensibles.
Dans ce premier tome il est fait allusion aux bisbilles qui par le passé, ont fait que ces Dieux se soient aujourd'hui éloignés les uns des autres, évidemment sans les références de nombreuses choses nous échappent. Cependant je gages que certaines seront expliquées dans les suites à venir. Quoiqu'il en soit c'est ici parfaitement jubilatoire de voir Dionysos en baron de la drogue alcoolique, Hadès, une sorte de comptable, etc, etc.
Nous avons donc là un premier tome introductif plutôt fun ou le dessin effectivement très américain ne tombe cependant pas dans les travers de celui ci, a savoir des personnages débordant des cases et un texte parfois encombrant. C'est personnellement une découverte très agréable et je lirai la suite avec grand plaisir, il est bien possible que cette série devienne vite incontournable.
3.5
J'ai lu l'édition d'Urban Comics qui reprend aussi la suite de cette histoire fait par les mêmes auteurs que 'Batman-Proie'.
La première histoire est très bonne quoique cela m'a pris un peu de temps pour la trouver passionnante. J'ai eu un peu de la difficulté avec les voix-off qui étaient parfois un peu lourdes. L'intrigue est intéressante et j'aime bien le personnage d'Hugo Strange et je trouve dommage qu'il ne soit pas d'avantage utilisé. Le scénario est bien maîtrisé du début jusqu'à la fin et la seule chose qui m’embête est que je ne comprends pas trop ce que vient fait Catwoman dans cette histoire. J'ai un peu l'impression que Moench fantasme sur elle et veut l'utiliser même si cela n'apporte pas grand chose à l'intrigue.
La deuxième histoire est parue des années plus tard et l'intrigue est toujours intéressante. On retrouve Hugo Strange, mais aussi l'Épouvantail ce qui permet d'apporter des choses nouvelles et évite de faire un bête remake de la première histoire. Il y a toujours Catwoman qui cette fois-ci est vraiment utile.
Un bon comics de Batman.
Soda est un brave gars officiant dans la police de New York. Pour ménager sa maman fragile du coeur, il se fait passer pour un curé. Cela donne lieu à des situations assez cocasses et franchement drôles. Pourtant, l'humour peut être plus sombre à l'image des situations navrantes qui peuvent s'abattre sur notre héros pas comme les autres.
Police, religion et mort sont les thèmes principaux. la violence urbaine est également présente. J'aime bien cette approche concernant un monde gris, situé entre le bien et le mal. Il y a une sorte de démystification du monde du polar.
Au final, tous les tomes de Soda ne se valent pas. Les derniers sont plutôt une déception. Cependant, l'oeuvre dans son ensemble est assez satisfaisante par son audace. Note réelle: 3,5.
Cette série m'a emballée parce qu'elle reste toujours ambivalente. A la fois elle donne envie de faire l'amour, (ce qui peut être une objectif louable pour une BD) mais en même temps elle nous plonge dans la promotion de la virilité guerrière dans ce qu'elle a de plus mortifère. Et on ne sait jamais si on est révolté par l'absurde de cette 2ème guerre mondiale, ou si on attend goulument la rencontre entre les deux improbables héros.
Le dessin est vraiment le clou du spectacle avec une lumière qui fascine, autant par la beauté et la sensualité (des avions et des muscles), que par la laideur (des blindés et des blessures). Le dessinateur réussit à nous faire ressentir le réconfort de la peau humaine au milieu de ce désert de glace , de nuages et d'acier.
Le scénario est tout-à- fait invraisemblable et raconte en gros l'affrontement entre deux escadrilles ennemies: l'une nazie conduite par des hommes, dont le chef, Wulf, n'est pas nazi, (mais patriote, appréciez la nuance...), et l'autre communiste (les sorcières rouges), avec comme tête d'affiche la pulpeuse Lylia. Évidemment, ces deux beaux jeunes gens vont se retrouver ... Mais dans des circonstances inattendues, et j'aime beaucoup la dernière page, pas démonstrative et silencieuse.
Cette intrigue, assez mince, il faut bien le reconnaître est pourtant bien menée à travers quelques combats aériens mais aussi des intrigues annexes bien imbriquées (différends politiques, amitiés, conflits stratégiques, et scènes de sexes incontournables et courtes.)
Certains verront une certaine complaisance dans l'ensemble, moi j'y trouve aussi de l'habileté, et de l'intelligence. Vous passerez un très bon moment, même si le sujet ne vous attire pas au départ.
J'aime bien les reportages en bande dessinée et c'est pour cette raison que j'ai lu ce one-shot qui avait de bonnes notes. Je ne fus pas déçu.
On suit une reporter et son cameraman se promener à travers l’Afghanistan. On la voit surtout avec un seigneur Afghan qui est son ami. C'est très intéressant de voir la situation des dernières années dans ce pays et c'est triste de voir que le chaos amené par l'occident risque de faire revenir les talibans vu que les gens sont toujours pauvres et que la 'démocratie' n'a pas rendu leurs vies meilleures. J'ai bien aimé voir les opinions des différentes personnes à qui la reporter donne la parole et en apprendre d'avantage sur un pays en guerre.
Le dessin est très beau avec des couleurs qui donnent immédiatement envie de lire la bande dessinée du début jusqu'à la fin.
Quel punch! et sans jeux de mots. Petites coupures est une Bd qui a maintenat un petit peu d'âge mais que j'ai découverte il y a peu de jours à Angoulême. C'est d'abord l'histoire d'une rencontre avec un dessinateur humble, proche de son public, disposé au dialogue, mais pas n'importe lequel. En effet il est capable d'expliquer son travail, ses influences, se qui le motive, sa collaboration avec le scénariste, bref un gars rare.
Avez vous vu Ragging Bull? Avez vous senti de pareille façon la déchéance d'un héros? Un homme qui a tout perdu se révèle finalement à lui même. Cette BD est magnifique tant par son scénario que par son dessin. En fait je me retrouve comme un couillon devant mon clavier car les mots me manque pour dire toute mon admiration devant cet objet, cette oeuvre. C'est du grand art, aussi n'hésitez pas, montez sur le ring pour prendre une grosse baffe salvatrice.
Des Rois maudits au Roy des Ribauds !
Paris, fin XII ème siècle, pour venger l'agression de sa fille, Tristan, dit le Triste Sire, assassine un commerçant aquitain qui s'avérera par la suite être un espion de Philippe Auguste chargé de déjouer une tentative d'assassinat. Cet événement, point clé de l'histoire du Roy des Ribauds, sonnera le départ de ce polar moyenâgeux et trépidant. Bras droit du roi, Tristan se voit chargé de retrouver l'assassin de celui dont il a scellé le sort. Sur fond de jeux de pouvoir, manœuvres politiques, complots, trahisons et manipulations, l'histoire se développe dans l'univers lugubre, rustre et quelque peu méconnu des si peu fréquentables bas-fonds du Paris médiéval. Au service du souverain Philippe, qui lutte pour conserver son siège face aux pressions d'Aliénor d'Aquitaine et Richard Cœur de Lion, Tristan est un personnage craint et aussi sombre que les ruelles malfamées dans lesquelles il erre, régnant sur les trafics, maisons de jeux et bordels parisiens de l'époque.
Son profil ambigu en fait un personnage intéressant, à la fois père aimant et être violent et froid, à la tête d'une bande sanguinaire qui ouvre les yeux pour le roi, mais les ferme sur quelques trafics moyennant rétribution.
Ce premier tome d'une série qui promet de belles surprises, instaure la relation entre un roi de France, manipulateur à visage découvert dans les hautes sphères et son obscur serviteur, le premier Roy des Ribauds du début de l'ère capétienne, sévissant dans l'ombre et les bas-fonds. Pourtant, malgré les fourberies et le règne machiavélique de ce Triste Sire qu'on éviterait volontiers de froisser, on se prend bien vite d'affection pour ce personnage plutôt mystérieux, sombre et qui, dans la réalité, n'inspirerait aucune confiance. Son charisme réussit à solliciter notre affection, tant la part d'ombre des autres personnages est proéminente allouant un capital sympathie à ce anti-héro. Vous l'aurez compris, le scénario aux intrigues imbriquées, aux anachronismes volontaires et aux digressions historiques proposé par Vincent Brugeas est alléchant ! Côté dessin, le trait de Ronan Toulhoat sert formidablement l'histoire. Son jeu d'ombres et de lumière nous immerge tour à tour de la scène parisienne à l'envers de son décor. L'encrage, le choix des couleurs et la technique offrent des dessins et un récit dynamique et la précision des costumes, des décors et de l'ambiance plonge le lecteur dans le Paris de l'époque.
Incontestablement, si le duo a déjà fait ses preuves à travers Block 109 et Chaos Team, c'est un petit bijou qu'il nous livre ! Le Roy des Ribauds est la BD à ne pas louper en ce début d’année. Sur ce, il ne nous reste plus qu'à trépigner d'impatience en attendant la suite de cette histoire !
KanKr
Autant l'adaptation de Millénium m'a parue la parfaite correspondance en BD du roman original, (l'ambiance, les personnages, notre rapport avec eux) autant celle-ci dépasse le roman.
L'univers graphique apporte une couleur épanouie à l'enquête glacée de départ. L'héroïne est plus incarnée, le rose lui monte aux joues, la poitrine se soulève, il n'y a plus seulement la tête qui travaille.
Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est une autre histoire, c'est la même, bien ficelée: on entre dans la vie autant que dans l'enquête d'Erica. La vie intime de l'enquêteur fait partie de l'histoire comme chez Mankel ou Larson. Mais c'est comme un autre monde, plus multiple, et plus proche de nous à la fois, sans cette dépression nordique si pesante... et déprimante.
Laissez-vous séduire par la première page (évidemment superbe), vous ne lâcherez plus l'intrigue...
Et puis j'aime bien ces formats réduits, c'est plus confortable à lire au lit.
Certainement une des belles surprises de ce début d'année ! Sur un scénario de M.Dorison digne d'une adaptation cinématographique à la John Ford, ce talentueux dessinateur qu'est Ralph Meyer livre là un superbe travail proche de la perfection.
C'est beau, palpitant et je suis certain d'avoir entendu les balles siffler à mes oreilles !!
Si ce n'est pas une future référence en matière de western dans les prochaines années, j'en mange mon stetson !
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Le Meilleur Job du Monde
Il ne m'aura fallu pas plus de quelques heures pour terminer les deux premiers tomes de cette série. Le scénario nous fait suivre l'histoire d'un jeune homme, qui est engagé pour 6 mois comme gardien d'une ile paradisiaque, avec un salaire faramineux à la clé ! Sauf que tout ne va pas se passer aussi bien que le prévoyait notre protagoniste : la solitude, la routine, et certains événements pour le moins étranges vont lui causer bien du soucis... L'histoire se dévore en peu de temps car elle avance tout le temps. La pose du décor qui dure une vingtaine de page remplit parfaitement son rôle, on se sent vraiment dans la peau du personnage, avec les hauts et les bas. Le suspense va croissant au fur et à mesure que l'histoire avance, car plus on en apprend sur cette île, et plus on devient curieux d'en savoir plus. J'espère que le prochain (et en principe dernier) tome saura se conclure aussi bien qu'il a commencé, après cette fin du tome 2 qui laisse pour moi le suspense à son maximum. Vivement la suite ! 5/5 Après lecture du dernier tome (tome 3) : le début de ce troisième tome nous ramène pile là où nous avait laissé la fin du second. Les choses ont bien dégénéré depuis le début de l'intrigue, et notre protagoniste est bien dans le pétrin ! D'ailleurs ce dernier, contrairement aux deux autres tomes, ne sera pas forcément très présent ici. L'intérêt sera plutôt porté sur le pourquoi du comment de toute cette histoire (pourquoi ce job ? pourquoi ces événements étranges sur l'île ?). Finalement, je dois dire que je m'attendais à un peu mieux que ça comme final, ce tome m'a à ce propos un peu déçu. Bien que l'histoire soit achevée sans laisser de mystère irrésolu, je trouve la fin du scénario un peu légère. Je fais donc passer ma note de 5 à 4 pour cette raison. Mais dans l'ensemble, cela reste une très bonne trilogie que je vous conseille si vous aimez le suspense et/ou le genre C.Bec Inspirée d'un concept vrai, je ne verrai plus la loterie du meilleur job du monde de la même façon !
Les Prométhéens
Voilà une série qui débute et qui entre autre est fort rafraichissante. Les anciens Dieux et Déesses de la Grèce antique sont ici convoqués, car rien moins que menacés d'extermination. Jusqu'à nos jours ils ont survécus tant bien que mal et avec plus ou moins de réussite. En fait cette série est pleine d'humour, elle désacralise le mythe et à grands coups de tatanes envoie valdinguer tout ce qu'on nous a inculqués sur ces héros qui du haut de l'Olympe étaient, il faut bien le dire, un peu chiant. Leurs problèmes ou plutôt leurs relations étaient, à moins d'être un helléniste de haut vol, totalement incompréhensibles. Dans ce premier tome il est fait allusion aux bisbilles qui par le passé, ont fait que ces Dieux se soient aujourd'hui éloignés les uns des autres, évidemment sans les références de nombreuses choses nous échappent. Cependant je gages que certaines seront expliquées dans les suites à venir. Quoiqu'il en soit c'est ici parfaitement jubilatoire de voir Dionysos en baron de la drogue alcoolique, Hadès, une sorte de comptable, etc, etc. Nous avons donc là un premier tome introductif plutôt fun ou le dessin effectivement très américain ne tombe cependant pas dans les travers de celui ci, a savoir des personnages débordant des cases et un texte parfois encombrant. C'est personnellement une découverte très agréable et je lirai la suite avec grand plaisir, il est bien possible que cette série devienne vite incontournable.
La Proie d'Hugo Strange (Batman - Proie)
3.5 J'ai lu l'édition d'Urban Comics qui reprend aussi la suite de cette histoire fait par les mêmes auteurs que 'Batman-Proie'. La première histoire est très bonne quoique cela m'a pris un peu de temps pour la trouver passionnante. J'ai eu un peu de la difficulté avec les voix-off qui étaient parfois un peu lourdes. L'intrigue est intéressante et j'aime bien le personnage d'Hugo Strange et je trouve dommage qu'il ne soit pas d'avantage utilisé. Le scénario est bien maîtrisé du début jusqu'à la fin et la seule chose qui m’embête est que je ne comprends pas trop ce que vient fait Catwoman dans cette histoire. J'ai un peu l'impression que Moench fantasme sur elle et veut l'utiliser même si cela n'apporte pas grand chose à l'intrigue. La deuxième histoire est parue des années plus tard et l'intrigue est toujours intéressante. On retrouve Hugo Strange, mais aussi l'Épouvantail ce qui permet d'apporter des choses nouvelles et évite de faire un bête remake de la première histoire. Il y a toujours Catwoman qui cette fois-ci est vraiment utile. Un bon comics de Batman.
Soda
Soda est un brave gars officiant dans la police de New York. Pour ménager sa maman fragile du coeur, il se fait passer pour un curé. Cela donne lieu à des situations assez cocasses et franchement drôles. Pourtant, l'humour peut être plus sombre à l'image des situations navrantes qui peuvent s'abattre sur notre héros pas comme les autres. Police, religion et mort sont les thèmes principaux. la violence urbaine est également présente. J'aime bien cette approche concernant un monde gris, situé entre le bien et le mal. Il y a une sorte de démystification du monde du polar. Au final, tous les tomes de Soda ne se valent pas. Les derniers sont plutôt une déception. Cependant, l'oeuvre dans son ensemble est assez satisfaisante par son audace. Note réelle: 3,5.
Le Grand Duc
Cette série m'a emballée parce qu'elle reste toujours ambivalente. A la fois elle donne envie de faire l'amour, (ce qui peut être une objectif louable pour une BD) mais en même temps elle nous plonge dans la promotion de la virilité guerrière dans ce qu'elle a de plus mortifère. Et on ne sait jamais si on est révolté par l'absurde de cette 2ème guerre mondiale, ou si on attend goulument la rencontre entre les deux improbables héros. Le dessin est vraiment le clou du spectacle avec une lumière qui fascine, autant par la beauté et la sensualité (des avions et des muscles), que par la laideur (des blindés et des blessures). Le dessinateur réussit à nous faire ressentir le réconfort de la peau humaine au milieu de ce désert de glace , de nuages et d'acier. Le scénario est tout-à- fait invraisemblable et raconte en gros l'affrontement entre deux escadrilles ennemies: l'une nazie conduite par des hommes, dont le chef, Wulf, n'est pas nazi, (mais patriote, appréciez la nuance...), et l'autre communiste (les sorcières rouges), avec comme tête d'affiche la pulpeuse Lylia. Évidemment, ces deux beaux jeunes gens vont se retrouver ... Mais dans des circonstances inattendues, et j'aime beaucoup la dernière page, pas démonstrative et silencieuse. Cette intrigue, assez mince, il faut bien le reconnaître est pourtant bien menée à travers quelques combats aériens mais aussi des intrigues annexes bien imbriquées (différends politiques, amitiés, conflits stratégiques, et scènes de sexes incontournables et courtes.) Certains verront une certaine complaisance dans l'ensemble, moi j'y trouve aussi de l'habileté, et de l'intelligence. Vous passerez un très bon moment, même si le sujet ne vous attire pas au départ.
Les Larmes du Seigneur Afghan
J'aime bien les reportages en bande dessinée et c'est pour cette raison que j'ai lu ce one-shot qui avait de bonnes notes. Je ne fus pas déçu. On suit une reporter et son cameraman se promener à travers l’Afghanistan. On la voit surtout avec un seigneur Afghan qui est son ami. C'est très intéressant de voir la situation des dernières années dans ce pays et c'est triste de voir que le chaos amené par l'occident risque de faire revenir les talibans vu que les gens sont toujours pauvres et que la 'démocratie' n'a pas rendu leurs vies meilleures. J'ai bien aimé voir les opinions des différentes personnes à qui la reporter donne la parole et en apprendre d'avantage sur un pays en guerre. Le dessin est très beau avec des couleurs qui donnent immédiatement envie de lire la bande dessinée du début jusqu'à la fin.
Petites coupures
Quel punch! et sans jeux de mots. Petites coupures est une Bd qui a maintenat un petit peu d'âge mais que j'ai découverte il y a peu de jours à Angoulême. C'est d'abord l'histoire d'une rencontre avec un dessinateur humble, proche de son public, disposé au dialogue, mais pas n'importe lequel. En effet il est capable d'expliquer son travail, ses influences, se qui le motive, sa collaboration avec le scénariste, bref un gars rare. Avez vous vu Ragging Bull? Avez vous senti de pareille façon la déchéance d'un héros? Un homme qui a tout perdu se révèle finalement à lui même. Cette BD est magnifique tant par son scénario que par son dessin. En fait je me retrouve comme un couillon devant mon clavier car les mots me manque pour dire toute mon admiration devant cet objet, cette oeuvre. C'est du grand art, aussi n'hésitez pas, montez sur le ring pour prendre une grosse baffe salvatrice.
Le Roy des Ribauds
Des Rois maudits au Roy des Ribauds ! Paris, fin XII ème siècle, pour venger l'agression de sa fille, Tristan, dit le Triste Sire, assassine un commerçant aquitain qui s'avérera par la suite être un espion de Philippe Auguste chargé de déjouer une tentative d'assassinat. Cet événement, point clé de l'histoire du Roy des Ribauds, sonnera le départ de ce polar moyenâgeux et trépidant. Bras droit du roi, Tristan se voit chargé de retrouver l'assassin de celui dont il a scellé le sort. Sur fond de jeux de pouvoir, manœuvres politiques, complots, trahisons et manipulations, l'histoire se développe dans l'univers lugubre, rustre et quelque peu méconnu des si peu fréquentables bas-fonds du Paris médiéval. Au service du souverain Philippe, qui lutte pour conserver son siège face aux pressions d'Aliénor d'Aquitaine et Richard Cœur de Lion, Tristan est un personnage craint et aussi sombre que les ruelles malfamées dans lesquelles il erre, régnant sur les trafics, maisons de jeux et bordels parisiens de l'époque. Son profil ambigu en fait un personnage intéressant, à la fois père aimant et être violent et froid, à la tête d'une bande sanguinaire qui ouvre les yeux pour le roi, mais les ferme sur quelques trafics moyennant rétribution. Ce premier tome d'une série qui promet de belles surprises, instaure la relation entre un roi de France, manipulateur à visage découvert dans les hautes sphères et son obscur serviteur, le premier Roy des Ribauds du début de l'ère capétienne, sévissant dans l'ombre et les bas-fonds. Pourtant, malgré les fourberies et le règne machiavélique de ce Triste Sire qu'on éviterait volontiers de froisser, on se prend bien vite d'affection pour ce personnage plutôt mystérieux, sombre et qui, dans la réalité, n'inspirerait aucune confiance. Son charisme réussit à solliciter notre affection, tant la part d'ombre des autres personnages est proéminente allouant un capital sympathie à ce anti-héro. Vous l'aurez compris, le scénario aux intrigues imbriquées, aux anachronismes volontaires et aux digressions historiques proposé par Vincent Brugeas est alléchant ! Côté dessin, le trait de Ronan Toulhoat sert formidablement l'histoire. Son jeu d'ombres et de lumière nous immerge tour à tour de la scène parisienne à l'envers de son décor. L'encrage, le choix des couleurs et la technique offrent des dessins et un récit dynamique et la précision des costumes, des décors et de l'ambiance plonge le lecteur dans le Paris de l'époque. Incontestablement, si le duo a déjà fait ses preuves à travers Block 109 et Chaos Team, c'est un petit bijou qu'il nous livre ! Le Roy des Ribauds est la BD à ne pas louper en ce début d’année. Sur ce, il ne nous reste plus qu'à trépigner d'impatience en attendant la suite de cette histoire ! KanKr
La Princesse des Glaces
Autant l'adaptation de Millénium m'a parue la parfaite correspondance en BD du roman original, (l'ambiance, les personnages, notre rapport avec eux) autant celle-ci dépasse le roman. L'univers graphique apporte une couleur épanouie à l'enquête glacée de départ. L'héroïne est plus incarnée, le rose lui monte aux joues, la poitrine se soulève, il n'y a plus seulement la tête qui travaille. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est une autre histoire, c'est la même, bien ficelée: on entre dans la vie autant que dans l'enquête d'Erica. La vie intime de l'enquêteur fait partie de l'histoire comme chez Mankel ou Larson. Mais c'est comme un autre monde, plus multiple, et plus proche de nous à la fois, sans cette dépression nordique si pesante... et déprimante. Laissez-vous séduire par la première page (évidemment superbe), vous ne lâcherez plus l'intrigue... Et puis j'aime bien ces formats réduits, c'est plus confortable à lire au lit.
Undertaker
Certainement une des belles surprises de ce début d'année ! Sur un scénario de M.Dorison digne d'une adaptation cinématographique à la John Ford, ce talentueux dessinateur qu'est Ralph Meyer livre là un superbe travail proche de la perfection. C'est beau, palpitant et je suis certain d'avoir entendu les balles siffler à mes oreilles !! Si ce n'est pas une future référence en matière de western dans les prochaines années, j'en mange mon stetson !