Ce bon vieux Corben est sans doute pas très connu des jeunes générations. Personnellement je l'ai découvert à la grande époque de Métal Hurlant, ce n'était pas forcément mon dessin préféré mais j'avoue qu'il y a dans celui-ci quelque chose de puissant et d'accrocheur qui attire tout de même l'oeil. C'était une époque ou l'on découvrait des femmes assez éloignées des canons de la beauté "officielle" mais avec des courbes magnifiques que Mayol n'aurait pas renié.
Ici point de ces opulentes poitrines, l'histoire est Lovecraftienne à souhait. Corben fait dans le gothique flamboyant avec sa patte si caractéristique. Un brin d'humour et des gueules toutes plus excellentes les unes que les autres.
Un dessin typique de ces années là mais qu'il ne faut pas négliger et que les nouvelles générations pourraient apprécier.
J'ai rarement lu une bd avec des qualités intrinsèques aussi éclatantes sur ce sujet. C'est une Afrique noire bien sombre que l'on découvre au travers de ces soldats enfants mercenaires. Faut-il être une espèce de non-voyant ou un jeune-vieux provenant d'une autre planète pour ne pas le voir ? Chacun ses goûts dirait l'autre. Ames sensibles s'abstenir.
Le ventre de la hyène nous prend aux tripes avec des personnages charismatiques qui crèvent l'écran. On ne demande pas de les aimer. Le propos se situe ailleurs. Cela sera sans aucune concession jusqu'au final émouvant ou éprouvant. La violence sera omniprésente mais sans tomber dans le spectaculaire. On est pris par le récit sans jamais le lâcher.
La hyène n'est pas un animal sympathique. Ce qui ressort de son ventre ne peut pas être divin, on l'aura compris. La haine est comme une maladie qui ravage le coeur des hommes. Ce parcours initiatique de ces deux frères méritent le détour car c'est réellement impressionnant de réalisme. J'aime cette forme de maturité dans la bd moderne.
Cela ne sera pas mister chic mais plutôt mister choc. Je ne connaissais pas ce personnage issu de la bd à grand-papa. Monsieur Choc est l'ennemi récurrent de Tif et Tondu (bd paru dans le Journal de Spirou et remontant jusque dans les années 30). Il est le chef d'un gang qui se nomme « la main blanche ». Nul ne connaît son visage car il apparaît couvert d'un heaume d'armure des cavaliers du Moyen-Age. Il réussit toujours à s'échapper à la fin des épisodes, mettant parfois en scène sa propre mort pour mieux réapparaître. C'est un méchant assez emblématique dans la plus pire tradition.
Pour autant, je dois dire que cette remise au goût du jour est réellement une réussite car il s'est véritablement éloigné de la série mère. Bravo à l'auteur qui a ressuscité un personnage crée jadis par son père. On arrive à comprendre toutes les motivations de ce grand méchant. Mise à part une couverture totalement ratée, c'est vraiment d'un excellent niveau tant au niveau du scénario que du dessin.
On est touché par cette enfance malheureuse et les traumatismes qui en résultent. On aurait souhaité qu'Eden puisse trouver la bonne voie. Il est clair que le mal naît souvent au milieu des injustices. Il ne faut pas s'étonner du résultat par la suite.
En conclusion, ce premier tome constitue pour moi une réelle bonne surprise. Je ne m'attendais sans doute pas à une bd aussi réussie. Quel choc tout de même !
Pas mal du tout...
Ce qui m'a plu avant tout dans cette nouvelle série, c'est la recherche de la vraisemblance. Oui je sais, c'est une histoire de zombies, et ça n'existe pas, mais bon, je trouve qu'Olivier Péru a fait l'effort de rendre son histoire assez crédible : les survivants qui se réfugient sur les bateaux, les accidents qui surviennent après des méprises (je pense à l'histoire de l'épilepsie)... A côté de ça, il a composé un récit suffisamment fun et rythmé pour qu'il n'y ait pas de temps mort, et avec des personnages relativement crédibles, même si pour l'heure j'ai un peu de mal à les repérer. Par la suite le récit se complexifie, et j'avoue à voir eu un peu de mal à connecter toutes les parties au cours du premier cycle. impression balayée par la fin de ce cycle, fort réussie. Et le second démarre vraiment bien...
Côté dessin je suis un peu moins enthousiaste. Leoni, le dessinateur du tome 0, semble bien en phase avec le sujet des zombies, mais je trouve qu'il y a encore un manque de maturité, surtout dans la morphologie, dans les proportions des corps. Par contre ses pleines pages (simples ou doubles) sont superbes ! Concernant Cholet, c'est le niveau au-dessus, il y a de la vie (!) dans ses planches, c'est très dynamique et fort agréable. d'autant plus au début du second cycle, où il a franchi un nouveau palier.
Je veux lire la suite.
Après La reine des neiges, voici la Princesse des glaces. Cependant, on sera assez loin du conte pour enfants de Disney. Attention au titre trompeur. On se situe dans un récit à la Millénium dans un contexte suédois. D'ailleurs, la Princesse des glaces est un roman policier de Camilla Läckberg, publié en Suède en 2003. Cette auteure a publié par la suite une série de roman à succès. Bref, il n'y a pas que Stieg Larsson.
J'ai beaucoup aimé ce récit où l'on suit une certaine Erica Falk, biographe de métier, et qui mène l'enquête dans le lieu où elle est née, une petite ville paisible de la côte est suédoise. Sur le thème des secrets de famille, cette enquête se révélera fascinante jusqu'à la révélation finale à la toute dernière page. Et puis, il y a cette phrase terrible : "Si les gens pouvaient croire qu'on avait pris la peine de l'assassiner, alors ils devraient admettre que sa vie comptait pour quelque chose. On ne tue pas quelqu'un d'insignifiant".
Cette adaptation est des plus réussies dans une ambiance assez glaciale. La lecture s'est révélée aussi fluide qu'agréable. C'est également servi par un dessin de bonne facture qui joue aussi bien sur les tons chauds que froids. Bref, cela m'a permis de découvrir l'univers de cette romancière. Nul doute qu'il y aura d'autres adaptations avec toujours la même héroïne et son compagnon.
Voila une BD d'aventure qui a un certain panache, que dis je, un panache certain. Un vrai retour aux sources.
Grand plaisir de lecture, une mise en scène en cinemascope, des rebondissements.
En fait, cet Undertaker delivre exactement ce qu'on attend de lui: De l'evasion, de l'action, des cascades, et c'est avec un savoir faire certain que le duo Dorison/Meyer prend plaisir à nous embarquer en compagnie de leurs personnages.
Ma seule réserve réside peut être dans le coté un peu propret qui se dégage de l'ambiance générale. Meyer est un dessinateur brillant, mais je le préfère malgré tout dans les ambiances plus froides et urbaines.
Excellente surprise !
Je ne suis pas un familier du travail des auteurs mais là j'ai été particulièrement bluffé.
C'est le thème qui m'a conduit vers cet ouvrage et je ne le regrette pas.
Visuellement c'est splendide, avec un travail remarquable sur les lumières.
Les rues de Paris sont sombres et glauques à souhait et l'ambiance est bien rendue grâce à des teintes volontairement assez ternes.
L'histoire se tient bien elle aussi. Elle possède suffisamment de rebondissements pour nous tenir en halène tout au long de ce premier tome passionnant de bout en bout.
Le Triste Sire et un anti-héros mystérieux et taiseux comme on les aime.
Ses acolytes ont chacun un caractère bien trempé et un bon potentiel narratif pour la suite de l'histoire.
L'ensemble est assez fin (ce qui est assez rare pour ce genre de BD se déroulant au Moyen-âge), les combats ne s'éternisent pas sur plusieurs planches et les intrigues politiques ont l'avantage de s'appuyer sur la réalité historique bien qu'étant romancées...
Bref, vous l'aurez sans doute compris, je suis conquis et j'attends la suite avec la plus grande impatience.
3.5
J'aime bien Daredevil et je trouve Miller est à son meilleur lorsqu'il raconte des histoires sur ce héros. Il fallait donc que je lises ce que plusieurs considère comme la meilleur histoire de Daredevil. Cela m'a prit des années, mais j'ai finalement pu lire ce récit !
Mon impression est que c'est effectivement une bonne histoire quoique je ne suis pas convaincu que cela soit la meilleur histoire de Daredevil de tous les temps. Juste pour Frank Miller, j'ai préféré celle où Daredevil va à l’hôpital parler à Bullseye.
L'histoire est bonne, il y a d'excellentes scènes et la psychologie des personnages ait bien exploité. Le dessin créé une bonne ambiance et la tension est excellente. Il y a toutefois deux choses qui m'ont ennuyé durant ma lecture.
Premièrement, je pensais que le Caid allait prendre deux ou trois numéros pour briser et ben non après une vingtaine de pages le pauvre Daredevil est déjà au fond du gouffre. C'est un peu trop vite à mon goût. Deuxièmement, j'ai l'impression que le Caid aurait pu faire plus pour trouver Daredevil. Il semble plus s'occuper de l'entourage de Daredevil durant plusieurs numéros alors que Matt devrait être sa priorité.
Malgré ses défauts, cela reste une bonne lecture.
Il ne m'aura fallu pas plus de quelques heures pour terminer les deux premiers tomes de cette série. Le scénario nous fait suivre l'histoire d'un jeune homme, qui est engagé pour 6 mois comme gardien d'une ile paradisiaque, avec un salaire faramineux à la clé ! Sauf que tout ne va pas se passer aussi bien que le prévoyait notre protagoniste : la solitude, la routine, et certains événements pour le moins étranges vont lui causer bien du soucis...
L'histoire se dévore en peu de temps car elle avance tout le temps. La pose du décor qui dure une vingtaine de page remplit parfaitement son rôle, on se sent vraiment dans la peau du personnage, avec les hauts et les bas. Le suspense va croissant au fur et à mesure que l'histoire avance, car plus on en apprend sur cette île, et plus on devient curieux d'en savoir plus.
J'espère que le prochain (et en principe dernier) tome saura se conclure aussi bien qu'il a commencé, après cette fin du tome 2 qui laisse pour moi le suspense à son maximum.
Vivement la suite ! 5/5
Après lecture du dernier tome (tome 3) :
le début de ce troisième tome nous ramène pile là où nous avait laissé la fin du second. Les choses ont bien dégénéré depuis le début de l'intrigue, et notre protagoniste est bien dans le pétrin ! D'ailleurs ce dernier, contrairement aux deux autres tomes, ne sera pas forcément très présent ici. L'intérêt sera plutôt porté sur le pourquoi du comment de toute cette histoire (pourquoi ce job ? pourquoi ces événements étranges sur l'île ?).
Finalement, je dois dire que je m'attendais à un peu mieux que ça comme final, ce tome m'a à ce propos un peu déçu. Bien que l'histoire soit achevée sans laisser de mystère irrésolu, je trouve la fin du scénario un peu légère. Je fais donc passer ma note de 5 à 4 pour cette raison. Mais dans l'ensemble, cela reste une très bonne trilogie que je vous conseille si vous aimez le suspense et/ou le genre C.Bec
Inspirée d'un concept vrai, je ne verrai plus la loterie du meilleur job du monde de la même façon !
Voilà une série qui débute et qui entre autre est fort rafraichissante. Les anciens Dieux et Déesses de la Grèce antique sont ici convoqués, car rien moins que menacés d'extermination. Jusqu'à nos jours ils ont survécus tant bien que mal et avec plus ou moins de réussite.
En fait cette série est pleine d'humour, elle désacralise le mythe et à grands coups de tatanes envoie valdinguer tout ce qu'on nous a inculqués sur ces héros qui du haut de l'Olympe étaient, il faut bien le dire, un peu chiant. Leurs problèmes ou plutôt leurs relations étaient, à moins d'être un helléniste de haut vol, totalement incompréhensibles.
Dans ce premier tome il est fait allusion aux bisbilles qui par le passé, ont fait que ces Dieux se soient aujourd'hui éloignés les uns des autres, évidemment sans les références de nombreuses choses nous échappent. Cependant je gages que certaines seront expliquées dans les suites à venir. Quoiqu'il en soit c'est ici parfaitement jubilatoire de voir Dionysos en baron de la drogue alcoolique, Hadès, une sorte de comptable, etc, etc.
Nous avons donc là un premier tome introductif plutôt fun ou le dessin effectivement très américain ne tombe cependant pas dans les travers de celui ci, a savoir des personnages débordant des cases et un texte parfois encombrant. C'est personnellement une découverte très agréable et je lirai la suite avec grand plaisir, il est bien possible que cette série devienne vite incontournable.
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Ragemoor
Ce bon vieux Corben est sans doute pas très connu des jeunes générations. Personnellement je l'ai découvert à la grande époque de Métal Hurlant, ce n'était pas forcément mon dessin préféré mais j'avoue qu'il y a dans celui-ci quelque chose de puissant et d'accrocheur qui attire tout de même l'oeil. C'était une époque ou l'on découvrait des femmes assez éloignées des canons de la beauté "officielle" mais avec des courbes magnifiques que Mayol n'aurait pas renié. Ici point de ces opulentes poitrines, l'histoire est Lovecraftienne à souhait. Corben fait dans le gothique flamboyant avec sa patte si caractéristique. Un brin d'humour et des gueules toutes plus excellentes les unes que les autres. Un dessin typique de ces années là mais qu'il ne faut pas négliger et que les nouvelles générations pourraient apprécier.
Le Ventre de la Hyène
J'ai rarement lu une bd avec des qualités intrinsèques aussi éclatantes sur ce sujet. C'est une Afrique noire bien sombre que l'on découvre au travers de ces soldats enfants mercenaires. Faut-il être une espèce de non-voyant ou un jeune-vieux provenant d'une autre planète pour ne pas le voir ? Chacun ses goûts dirait l'autre. Ames sensibles s'abstenir. Le ventre de la hyène nous prend aux tripes avec des personnages charismatiques qui crèvent l'écran. On ne demande pas de les aimer. Le propos se situe ailleurs. Cela sera sans aucune concession jusqu'au final émouvant ou éprouvant. La violence sera omniprésente mais sans tomber dans le spectaculaire. On est pris par le récit sans jamais le lâcher. La hyène n'est pas un animal sympathique. Ce qui ressort de son ventre ne peut pas être divin, on l'aura compris. La haine est comme une maladie qui ravage le coeur des hommes. Ce parcours initiatique de ces deux frères méritent le détour car c'est réellement impressionnant de réalisme. J'aime cette forme de maturité dans la bd moderne.
Choc
Cela ne sera pas mister chic mais plutôt mister choc. Je ne connaissais pas ce personnage issu de la bd à grand-papa. Monsieur Choc est l'ennemi récurrent de Tif et Tondu (bd paru dans le Journal de Spirou et remontant jusque dans les années 30). Il est le chef d'un gang qui se nomme « la main blanche ». Nul ne connaît son visage car il apparaît couvert d'un heaume d'armure des cavaliers du Moyen-Age. Il réussit toujours à s'échapper à la fin des épisodes, mettant parfois en scène sa propre mort pour mieux réapparaître. C'est un méchant assez emblématique dans la plus pire tradition. Pour autant, je dois dire que cette remise au goût du jour est réellement une réussite car il s'est véritablement éloigné de la série mère. Bravo à l'auteur qui a ressuscité un personnage crée jadis par son père. On arrive à comprendre toutes les motivations de ce grand méchant. Mise à part une couverture totalement ratée, c'est vraiment d'un excellent niveau tant au niveau du scénario que du dessin. On est touché par cette enfance malheureuse et les traumatismes qui en résultent. On aurait souhaité qu'Eden puisse trouver la bonne voie. Il est clair que le mal naît souvent au milieu des injustices. Il ne faut pas s'étonner du résultat par la suite. En conclusion, ce premier tome constitue pour moi une réelle bonne surprise. Je ne m'attendais sans doute pas à une bd aussi réussie. Quel choc tout de même !
Zombies (Soleil)
Pas mal du tout... Ce qui m'a plu avant tout dans cette nouvelle série, c'est la recherche de la vraisemblance. Oui je sais, c'est une histoire de zombies, et ça n'existe pas, mais bon, je trouve qu'Olivier Péru a fait l'effort de rendre son histoire assez crédible : les survivants qui se réfugient sur les bateaux, les accidents qui surviennent après des méprises (je pense à l'histoire de l'épilepsie)... A côté de ça, il a composé un récit suffisamment fun et rythmé pour qu'il n'y ait pas de temps mort, et avec des personnages relativement crédibles, même si pour l'heure j'ai un peu de mal à les repérer. Par la suite le récit se complexifie, et j'avoue à voir eu un peu de mal à connecter toutes les parties au cours du premier cycle. impression balayée par la fin de ce cycle, fort réussie. Et le second démarre vraiment bien... Côté dessin je suis un peu moins enthousiaste. Leoni, le dessinateur du tome 0, semble bien en phase avec le sujet des zombies, mais je trouve qu'il y a encore un manque de maturité, surtout dans la morphologie, dans les proportions des corps. Par contre ses pleines pages (simples ou doubles) sont superbes ! Concernant Cholet, c'est le niveau au-dessus, il y a de la vie (!) dans ses planches, c'est très dynamique et fort agréable. d'autant plus au début du second cycle, où il a franchi un nouveau palier. Je veux lire la suite.
La Princesse des Glaces
Après La reine des neiges, voici la Princesse des glaces. Cependant, on sera assez loin du conte pour enfants de Disney. Attention au titre trompeur. On se situe dans un récit à la Millénium dans un contexte suédois. D'ailleurs, la Princesse des glaces est un roman policier de Camilla Läckberg, publié en Suède en 2003. Cette auteure a publié par la suite une série de roman à succès. Bref, il n'y a pas que Stieg Larsson. J'ai beaucoup aimé ce récit où l'on suit une certaine Erica Falk, biographe de métier, et qui mène l'enquête dans le lieu où elle est née, une petite ville paisible de la côte est suédoise. Sur le thème des secrets de famille, cette enquête se révélera fascinante jusqu'à la révélation finale à la toute dernière page. Et puis, il y a cette phrase terrible : "Si les gens pouvaient croire qu'on avait pris la peine de l'assassiner, alors ils devraient admettre que sa vie comptait pour quelque chose. On ne tue pas quelqu'un d'insignifiant". Cette adaptation est des plus réussies dans une ambiance assez glaciale. La lecture s'est révélée aussi fluide qu'agréable. C'est également servi par un dessin de bonne facture qui joue aussi bien sur les tons chauds que froids. Bref, cela m'a permis de découvrir l'univers de cette romancière. Nul doute qu'il y aura d'autres adaptations avec toujours la même héroïne et son compagnon.
Undertaker
Voila une BD d'aventure qui a un certain panache, que dis je, un panache certain. Un vrai retour aux sources. Grand plaisir de lecture, une mise en scène en cinemascope, des rebondissements. En fait, cet Undertaker delivre exactement ce qu'on attend de lui: De l'evasion, de l'action, des cascades, et c'est avec un savoir faire certain que le duo Dorison/Meyer prend plaisir à nous embarquer en compagnie de leurs personnages. Ma seule réserve réside peut être dans le coté un peu propret qui se dégage de l'ambiance générale. Meyer est un dessinateur brillant, mais je le préfère malgré tout dans les ambiances plus froides et urbaines.
Le Roy des Ribauds
Excellente surprise ! Je ne suis pas un familier du travail des auteurs mais là j'ai été particulièrement bluffé. C'est le thème qui m'a conduit vers cet ouvrage et je ne le regrette pas. Visuellement c'est splendide, avec un travail remarquable sur les lumières. Les rues de Paris sont sombres et glauques à souhait et l'ambiance est bien rendue grâce à des teintes volontairement assez ternes. L'histoire se tient bien elle aussi. Elle possède suffisamment de rebondissements pour nous tenir en halène tout au long de ce premier tome passionnant de bout en bout. Le Triste Sire et un anti-héros mystérieux et taiseux comme on les aime. Ses acolytes ont chacun un caractère bien trempé et un bon potentiel narratif pour la suite de l'histoire. L'ensemble est assez fin (ce qui est assez rare pour ce genre de BD se déroulant au Moyen-âge), les combats ne s'éternisent pas sur plusieurs planches et les intrigues politiques ont l'avantage de s'appuyer sur la réalité historique bien qu'étant romancées... Bref, vous l'aurez sans doute compris, je suis conquis et j'attends la suite avec la plus grande impatience.
Daredevil - Renaissance (Justice aveugle)
3.5 J'aime bien Daredevil et je trouve Miller est à son meilleur lorsqu'il raconte des histoires sur ce héros. Il fallait donc que je lises ce que plusieurs considère comme la meilleur histoire de Daredevil. Cela m'a prit des années, mais j'ai finalement pu lire ce récit ! Mon impression est que c'est effectivement une bonne histoire quoique je ne suis pas convaincu que cela soit la meilleur histoire de Daredevil de tous les temps. Juste pour Frank Miller, j'ai préféré celle où Daredevil va à l’hôpital parler à Bullseye. L'histoire est bonne, il y a d'excellentes scènes et la psychologie des personnages ait bien exploité. Le dessin créé une bonne ambiance et la tension est excellente. Il y a toutefois deux choses qui m'ont ennuyé durant ma lecture. Premièrement, je pensais que le Caid allait prendre deux ou trois numéros pour briser et ben non après une vingtaine de pages le pauvre Daredevil est déjà au fond du gouffre. C'est un peu trop vite à mon goût. Deuxièmement, j'ai l'impression que le Caid aurait pu faire plus pour trouver Daredevil. Il semble plus s'occuper de l'entourage de Daredevil durant plusieurs numéros alors que Matt devrait être sa priorité. Malgré ses défauts, cela reste une bonne lecture.
Le Meilleur Job du Monde
Il ne m'aura fallu pas plus de quelques heures pour terminer les deux premiers tomes de cette série. Le scénario nous fait suivre l'histoire d'un jeune homme, qui est engagé pour 6 mois comme gardien d'une ile paradisiaque, avec un salaire faramineux à la clé ! Sauf que tout ne va pas se passer aussi bien que le prévoyait notre protagoniste : la solitude, la routine, et certains événements pour le moins étranges vont lui causer bien du soucis... L'histoire se dévore en peu de temps car elle avance tout le temps. La pose du décor qui dure une vingtaine de page remplit parfaitement son rôle, on se sent vraiment dans la peau du personnage, avec les hauts et les bas. Le suspense va croissant au fur et à mesure que l'histoire avance, car plus on en apprend sur cette île, et plus on devient curieux d'en savoir plus. J'espère que le prochain (et en principe dernier) tome saura se conclure aussi bien qu'il a commencé, après cette fin du tome 2 qui laisse pour moi le suspense à son maximum. Vivement la suite ! 5/5 Après lecture du dernier tome (tome 3) : le début de ce troisième tome nous ramène pile là où nous avait laissé la fin du second. Les choses ont bien dégénéré depuis le début de l'intrigue, et notre protagoniste est bien dans le pétrin ! D'ailleurs ce dernier, contrairement aux deux autres tomes, ne sera pas forcément très présent ici. L'intérêt sera plutôt porté sur le pourquoi du comment de toute cette histoire (pourquoi ce job ? pourquoi ces événements étranges sur l'île ?). Finalement, je dois dire que je m'attendais à un peu mieux que ça comme final, ce tome m'a à ce propos un peu déçu. Bien que l'histoire soit achevée sans laisser de mystère irrésolu, je trouve la fin du scénario un peu légère. Je fais donc passer ma note de 5 à 4 pour cette raison. Mais dans l'ensemble, cela reste une très bonne trilogie que je vous conseille si vous aimez le suspense et/ou le genre C.Bec Inspirée d'un concept vrai, je ne verrai plus la loterie du meilleur job du monde de la même façon !
Les Prométhéens
Voilà une série qui débute et qui entre autre est fort rafraichissante. Les anciens Dieux et Déesses de la Grèce antique sont ici convoqués, car rien moins que menacés d'extermination. Jusqu'à nos jours ils ont survécus tant bien que mal et avec plus ou moins de réussite. En fait cette série est pleine d'humour, elle désacralise le mythe et à grands coups de tatanes envoie valdinguer tout ce qu'on nous a inculqués sur ces héros qui du haut de l'Olympe étaient, il faut bien le dire, un peu chiant. Leurs problèmes ou plutôt leurs relations étaient, à moins d'être un helléniste de haut vol, totalement incompréhensibles. Dans ce premier tome il est fait allusion aux bisbilles qui par le passé, ont fait que ces Dieux se soient aujourd'hui éloignés les uns des autres, évidemment sans les références de nombreuses choses nous échappent. Cependant je gages que certaines seront expliquées dans les suites à venir. Quoiqu'il en soit c'est ici parfaitement jubilatoire de voir Dionysos en baron de la drogue alcoolique, Hadès, une sorte de comptable, etc, etc. Nous avons donc là un premier tome introductif plutôt fun ou le dessin effectivement très américain ne tombe cependant pas dans les travers de celui ci, a savoir des personnages débordant des cases et un texte parfois encombrant. C'est personnellement une découverte très agréable et je lirai la suite avec grand plaisir, il est bien possible que cette série devienne vite incontournable.