Les derniers avis (31979 avis)

Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série L'Oiseau Bleu
L'Oiseau Bleu

Il n’y a rien de pire dans la vie que de perdre son petit enfant. La douleur est immensément grande et ne s’efface jamais. Ce manga traite d’un sujet pas franchement très joyeux mais qu’il convient de lire. On ne peut pas s’enfermer dans une bulle en ignorant les malheurs des autres. C’est comme cela qu’on devient un individualiste insensible. Et de nos jours, cela court véritablement les rues ! Maintenant, si j’ai un conseil à donner pour vous éviter ce genre de drame, cela serait le suivant. Vous percutez un animal : tant pis ! N n’essayer pas de l’éviter à tout prix pour terminer dans le décor ce qui vous serait fatal. Un oiseau bleu sur un parebrise, ce n’est pas la mer à boire... Ce manga est tout simplement bien construit. La seconde nouvelle nous ramène des années en arrière mais on va s’apercevoir très vite qu’il y a un lien de toutes ces histoires dans ce recueil. Bref, les personnages vont se croiser. Le destin fait parfois bien les choses. On va également avoir droit à la démence, à la maladie dégénérative, à la mort dans un métal en fusion façon Terminator 2. Bref, il va falloir s’accrocher pour ne pas pleurer. Personnellement, je n’ai rien contre ce type d’œuvre qui est là pour nous faire réfléchir sur ces aspects. Il y a des bds qui sont présentes pour faire rire et d’autres pour nous arracher des larmes. C’est ainsi. Encore faut-il savoir bien le faire. En l’occurrence, l’objectif est atteint pour ce mangaka qui en a d’ailleurs fait une spécialité.

15/02/2016 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5
Couverture de la série Alice au pays des singes
Alice au pays des singes

Tome 1 : 3/5 J’ai eu un peu de mal à accrocher et il m’a bien fallu une petite pelletée de pages pour rentrer dans le récit, malgré un dessin des plus plaisants. Ensuite tout a été sur des roulettes (ou presque) jusqu’à la fin, certes qui clôt le récit tout en gardant une porte ouverte, mais qui sans une suite nous proposant d’autres aventures d’Alice, me laisse un goût de trop peu et une grande frustration. Je ne sais pas encore si je garderai mon exemplaire, j’attends de savoir si les auteurs vont faire d’autres tomes, sinon je ne pense pas me replonger dans ce récit car l’envie d’en voir plus est trop présente, ceci dit un jeune public s’en contentera certainement. Sinon cette "nouvelle" version d'Alice est plutôt originale, empruntant ou s'inspirant de certains personnages d'autres contes, le tout raconté avec pas mal d'humour. En dehors du coup des crottes de nez, franchement dégueulasse et rédhibitoire, ces scènes m’ont été vraiment pénibles. C'est globalement très divertissant, j’ai beaucoup aimé les personnages très attachants, les décors très fouillés et les couleurs vives et joyeuses. Tome 2 : 4/5 J'ai adoré ce second tome, et pas de crottes de nez cette fois ! Un graphisme au poil que j’ai consommé sans modération, tout comme le tome précédent. L'humour est discret, pas démonstratif, il m'a fait sourire tout au long de ma lecture. Peter Pan et Crochet en crocodile sont jouissifs. On reste dans le même univers original et décalé, c'est un pur bonheur. Quant à la chute elle présage d'une suite ! Ce second tome m'a fait penser à la série Ratafia, mais en mieux, car plus constant dans la qualité graphique et un scénario plus étudié. Tome 3 : 3,5/5 Pas de crottes de nez non plus dans ce tome, ouf ! Indéniablement le tome 2 est mon préféré, mais ce dernier clôt bien l'histoire, revenant aux origines du contes non sans avoir fait quelques détours par d'autres pour y arriver. Le dessin est toujours aussi joli et coloré. Une bonne série pour tous comportant plusieurs niveaux de lecture.

03/08/2012 (MAJ le 15/02/2016) (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
Couverture de la série Bouche du diable
Bouche du diable

Vingt-cinq ans avant Little Tulip paraissait "Bouche du diable", une BD dont il est difficile de ne pas voir quelques similitudes avec sa petite sœur. Comme pour Little Tulip, le récit porte sur le parcours âpre d’un orphelin qui évoluera jusqu’à l’âge adulte dans un univers concentrationnaire, en plein cœur de l’Union soviétique, sur fond de spiritualité, puis sera amené à traîner ses guêtres du côté de New York, avec quelques incursions dans l’univers du tatouage. Cette aventure se déroulant dans les seventies, en pleine guerre froide, donne également lieu à plusieurs scènes dignes des meilleurs thrillers, avec une brutalité le plus souvent suggérée, mais aussi de beaux moments de poésie urbaine alliée au chamanisme indien. A l’intérieur d’un cadrage très cinématographique, on retrouve le trait précis et vigoureux de François Boucq, qui comme souvent met en scène des personnages bien campés avec de vraies « gueules ». Sans être exceptionnelle, la couleur reste soignée et d’une sobriété de bon aloi. Quant au scénario de Jérôme Charyn, il est impeccable et ne souffre d’aucun essoufflement. Autant d’arguments qui font de "Bouche du diable" une lecture largement conseillée.

14/02/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme de l'Année - 1967
L'Homme de l'Année - 1967

C'est le premier album de cette série concept que je lis et ma foi je l'ai trouvé plutôt intéressant. Sur la personne du Che tout a été dit, une chose et son contraire, ici il s'agit de sa mort, de son exécution. Encore une fois, serait-on tenté de dire, derrière cette exécution sans autre forme de procès, l'ombre -que dis je l'ombre, la présence bien réelle et aucunement fortuite- de cette grande agence de renseignements sensée défendre le monde selon les grands principes de la démocratie dont elle émane : la CIA. Le propos n'est pas ici de dénoncer les agissements de cette agence mais l'histoire qui nous est contée se focalise sur le soldat qui a tiré sur le Che. Par un raccourci de l'histoire assez ubuesque ce dernier bénéficiera sur ses vieux jours d'un programme médical initié par les théories du Che. L'intérêt principal que j'ai trouvé à ma lecture est finalement cet homme qui au fil du temps se rend compte de la portée de l'acte qu'il a commis, ce qui bien sûr ne lui facilite pas la vie. Le dessin quant à lui est en adéquation avec le propos, sans esbroufe, efficace.

14/02/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Wonderball
Wonderball

Le héros n'est pas très sympathique et c'est le moins qu'on puisse dire mais c'est un flic plutôt efficace. Pour les méthodes, elles seront musclées dans le genre Inspecteur Harry avec Clint Eastwood. La morale devra y repasser. Bon, nous sommes également dans un monde où le Vatican n'hésite pas à dépêcher ses tueurs. Tout est possible même une balle magique ! Les auteurs se servent de l'histoire officielle pour la remodeler à leur sauce. On va suivre le héros dans son enquête qui va le mener à un gigantesque complot. Les auteurs vont faire dans l'efficacité avec un solide travail d'équipe. C'est rondement bien mené avec une trame presque cinématographique. Bien entendu, c'est le genre que j'aime bien. Par ailleurs, le rythme ne faiblit pas dans les tomes suivants avec une enquête qui se complexifie davantage. Welcome into a wonderball and wonderful world !

14/02/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Le Maître d'armes
Le Maître d'armes

Avec le Maître d'armes, nous franchissons un plafond de verre. On se situe au-delà de ce qui est commun aux autres bd composant la grande masse. Le talent peut se travailler mais c'est également quelque chose de parfois inné. J'ai beaucoup aimé les scènes de combats mais surtout les joutes oratoires. L'idée d'avoir mêlé une bible traduite en français avec le choix de l'épée ou de la rapière est tout à fait remarquable. On s'aperçoit au fond que c'est un peu le même combat. Bref, la mise en scène est particulièrement intelligente et dynamique pour nous mener jusqu'au dénouement. Un puissant one-shot avec des personnages hauts en couleur à l'exception du roi François 1er inexistant. Il faudra également passer sur les erreurs historiques (la région du Jura était sous la coupe de Charles Quint en 1535 et non du roi de France, son ennemi) ou encore la ressemblance troublante de Hans Stalhoffer avec le héros de l'oeuvre Le Banni. Au final, une excellente bd épique qui n'oublie pas l'humain. 4 étoiles, bien entendu.

14/02/2016 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
Couverture de la série Trashed
Trashed

Oscillant entre le récit semi-autobiographique et le documentaire, l’auteur de Mon ami Dahmer évoque ici son expérience de « garbage man » par le biais du personnage de J.B. et en l’adaptant à l’époque actuelle. On se délecte une fois encore de son univers particulier, fait d’anecdotes potaches et de ces personnages truculents qu’il affectionne tant. Ici, c’est Magee qui se distingue, beau moustachu au look « Village people », homme excentrique et quelque peu téméraire, le genre qu’on hésite à emmener en soirée… Backderf nous montre aussi combien le métier est pénible et que les conditions de travail y sont peu voire pas du tout respectées. Et quand la météo exécrable s’en mêle, il ne faut pas compter sur la bienveillance de ses supérieurs… Cela étant, j’ignorais qu’on pouvait trouver autant de choses, dans ces poubelles ! Vieux pianos, cuisinières hors-service, blocs moteur, animaux morts, excréments, et j’en passe… Tout cela donne lieu à des gags cocasses et rafraîchissants. Pourtant, sous les apparences de la comédie joviale, Backderf en profite pour glisser quelques messages bien sentis sur les maux d’un système économique calamiteux (gaspillage, corruption, crise des subprimes…), mais aussi d’une manière générale sur la bêtise crasse (le thème de l’histoire étant bien les détritus). Cette réflexion lucide de J.B. résume pertinemment la fonction peu glorieuse des personnages : « Imagine l’économie comme un immense tube digestif. Et nous on est là, devant le trou du cul du libéralisme. A nettoyer. » C’est donc une expérience très particulière que nous fait vivre Backderf à travers son généreux trait noir et blanc issu de la famille frondeuse du comics U.S. indépendant. L’auteur américain conclut l’ouvrage par une documentation assez fouillée sur le problème inextricable de nos déchets, qui ne laisse pas vraiment place à l’optimisme. En postface, il revient sur son fameux « ami Dahmer », qui lui-même avait mis dans un sac poubelle le cadavre de sa première victime, après l’avoir découpé en morceaux, et ce peu de temps avant que Backderf ne monte pour la première fois à l’arrière d’un camion poubelle. Et de nous lancer, avec flegme et non sans malice : « Bienvenue dans mon monde. » Tout le plaisir est pour nous, mister Backderf !

13/02/2016 (modifier)
Par etoilawst
Note: 4/5
Couverture de la série Zoo
Zoo

Une excellente série à savourer. Les dessins sont magnifiques que ce soit les décors ou la représentation des personnages. Chaque case est à apprécier et à savourer. L'histoire est poignante. Les principaux acteurs sont dotés d'une grande profondeur avec leurs fragilités, leurs failles. Célestin ce médecin d'une grande générosité et d'une immense tendresse, Anna qui tente de panser ses blessures. Buggy le sculpteur écorché vif. Manon femme-enfant qui virevolte dans le zoo. Tous ces personnages sont très émouvants et l'histoire les sublime.

13/02/2016 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Le Roy des Ribauds
Le Roy des Ribauds

Une nouvelle tuerie de la part du duo Brugeas/Toulhoat. Et ce jeu de mots n'est pas galvaudé. D'entrée de jeu j'ai ét époustouflé par le niveau graphique de Ronan Toulhoat, qui a encore franchi un palier avec cette nouvelle série. Je ne pensais pas que ce serait possible, mais le résultat est là, ses planches sont fantastiques. Son travail sur la mise en scène s'est assagi, mais pour gagner en intensité et en maîtrise. Dans un registre proche du pastel, sa mise en couleurs magnifie son trait, qui nous fait vivre avec passion chaque épisode de l'histoire. Seules quelques cases, éparses, échappent à cette maîtrise, mais elles ne font pas partie des plus importantes. Côté scénario, on retrouve la passion de Vincent Brugeas pour l'Histoire. La grande et la petite, avec ce roi des Ribauds qui agit dans l'ombre pour assurer la sécurité du roi de France. Si l'existence d'un tel personnage n'est en soi pas une surprise, il n'y a a priori que peu de littérature à son sujet. Du coup le scénariste a une grande latitude pour mener son histoire, et il mêle un drame familial à l'action de ce spadassin en chef. Il y a bien sûr plusieurs niveaux de lecture dans cette histoire, et le scénariste les mène tous avec brio, nous dévoilant les bas-fonds d'un épisode crucial de l'Histoire de France. Impression renforcée dans le tome 2, où l'actuon est encore électrisante. Tétanisant. A suivre, forcément.

20/06/2015 (MAJ le 13/02/2016) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Enola et les animaux extraordinaires
Enola et les animaux extraordinaires

Alors, là, voici une très belle série jeunesse les amis ! Elle dispose de nombreux atouts ; d'abord Joris Chamblain, déjà auteur des "Carnets de Cerise" et de "Sorcières, sorcières", des séries qui ont déjà un chouette petit succès, au moins critique. Avec "Enola", il continue sur sa lancée, cette histoire d'une vétérinaire/psychologue pour animaux extraordinaires est certes assez basique dans la littérature pour enfants actuelle, mais il fallait trouver le bon angle, et aussi la bonne illustratrice. Le bon angle, c'est ce côté moderne et en même temps intemporel, qui place la fillette dans notre époque sans vraiment y être, mais avec un ton résolument moderne. Joris Chamblain a aussi fait le choix de construire tous ces récits de la même manière : tandis qu'elle s'occupe d'un animal fantastique, une sous-intrigue propice à des gags simples, Enola est appelée au chevet d'un autre animal, ce qui constitue l'histoire principale. Simple, mais très efficace. Le tome 2 est construit selon le même schéma, avec des licornes. La bonne illustratrice c'est Lucile Thibaudier, déjà à l'oeuvre sur "Sorcières, sorcières", qui affine encore son trait pour nous livrer des planches presque envoûtantes, avec une mise en couleurs magnifique, qui souligne à loisir son dessin si fin. J'ai eu beaucoup de plaisir à suivre ces aventures d'Enola, et nul doute que les petites filles primo-lectrices (et les garçons aussi, pourquoi pas) en auront aussi, j'ai testé. A vous maintenant.

04/02/2015 (MAJ le 12/02/2016) (modifier)