Les derniers avis (31979 avis)

Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme semence
L'Homme semence

C'est sur la base de son pitch que j'ai eu envie de lire cet album. En effet en 1851 un certain nombre d'hommes ont refusé de soutenir le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte, et ont été tout bonnement éliminés. Dans ce contexte, un village des Basses-Alpes (appellation d'alors) est vidé de toute présence masculine. Les femmes décident alors de s'organiser, mais passent également un pacte : le premier homme qui viendra devra procurer des enfants à toutes, même si la première qu'il touchera sera sa femme. Violette Ailhaud, alors âgée de 18 ans, sera celle-là. Elle raconte dans son roman, écrit dans les années 1920, cette histoire. On le voit de plus en plus, les grands mouvements de la grande Histoire cachent de multiples drames. Violette Ailhaud raconte donc cette petite histoire, de façon très digne, émouvante, sincère. Relayée par Mandragore et Laetitia Rouxel, ce récit est un petit bijou. Certes, cela se lit assez vite, malgré le dessin inspiré et sensible de Laetitia Rouxel, mais cela laisse une marque persistante... A noter que la deuxième partie du livre raconte la quête de Mandragore et Laetitia Rouxel sur les traces de Violette Alhaud, entretenant le flou et l'aspect légendaire de son roman. Mais qu'importe si celui-ci raconte des faits authentiques, si l'histoire contée est symbolique, tant elle serre le coeur. A lire.

17/02/2016 (modifier)
Par Puma
Note: 4/5
Couverture de la série Niourk
Niourk

Pour avoir lu l'ensemble des adaptations BD de Wull, c'est bien ce volet qui dans son ensemble, et à mon avis, surclasse les autres. Mais certainement pas pour le graphisme où Civiello est incontestablement, et très loin, nettement plus intéressant visuellement dans une dilogie voisine. Mais il faut reconnaître qu'entre le dessin ultra allégé et simpliste mais finalement bien foutu de Vatine et cette histoire touchante de l'enfant noir, la mayonnaise prend. Et à mon sens, il s'agit bien ici de la première trilogie à lire pour découvrir et entrer en cet univers particulier et attachant de la SF de Wull.

17/02/2016 (modifier)
Par Puma
Note: 4/5
Couverture de la série Buffalo Runner
Buffalo Runner

J'adore le graphisme très particulier et des plus original d'Oger. C'est pour moi visuellement le "Gaudi" de la BD. Où lorsque par magie, la droite devient courbe sans que cela ne vous choque ! Et quand le scénario est également bon, s'en devient un plaisir tout azimut de lecture, plaisir bien trop rare. Ce qui m'empêche de passer à 5 * ... un petit quelque chose difficile à définir. Une transposition donquichotienne qui ne m'a peut-être pas convaincu tout à fait à 200 %. Une broutille en définitive ... Et des BD comme celle-là, puisse-t-il y en avoir encore et encore ...

17/02/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Sept Nains
Sept Nains

Je ne bouderai pas mon plaisir mais je commencerai par quelques reproches : oui, le trait est sans doute un peu trop épais et la colorisation n'adoucit pas les choses. Oui, le format est un peu court et, pour peu que l'on se soit immergé dans l'univers proposé, le format en 64 pages oblige les auteurs à raccourcir leur histoire. Enfin, les nains sont au final assez semblables et nous quittons Blanche-Neige à regret, elle avait un gros potentiel. Après ces petits reproches, venons-en au côté réjouissant de l'affaire. Personnellement j'apprécie particulièrement quand des monuments sont désacralisés, brocardés, pour tout dire que l'on fasse fi d'une sorte de respect. Alors certes ici le propos et la relecture sont gentiment iconoclastes et la lecture n'est sans doute pas à mettre sous tous les yeux mais que c'est bon d'imaginer et de découvrir avec les auteurs le côté libidineux de nos chers nains ou le miroir qui parle, enfin si l'on peut dire ! Au final un album qui nous porte plus au sourire qu'à la franche bidonade, c'est sympa, ça égratigne juste ce qu'il faut pour passer un bon moment. On pourra juste regretter que le mythe ne reçoive qu'un simple coup de canif. Un bon cru, ce nouveau cycle de la série concept démarre bien.

16/02/2016 (modifier)
Couverture de la série Passe-passe
Passe-passe

Sous ses airs légers et poétiques, cet album totalement muet aborde joliment le thème du deuil. Destiné aux jeunes lecteurs, il fait montre d’inventivité et de fraîcheur. Je me suis aisément laissé embarquer, ne voyant dans un premier temps qu’un récit, certes joli, mais aiguisant principalement le sens de l’observation. En effet, au fil des pages, un papillon hérite des couleurs d’une gentille mamie sous le regard étonné d’un jeune enfant. Quand en hérite-t-il ? Qu'est-ce qui change chez ce papillon ? Et chez la mamie ? Il y a là de quoi motiver le jeune lecteur à faire montre d'attention tout en aiguisant sa curiosité. C’était sympa et léger… sauf qu’au final, on saisit pleinement les intentions des auteurs et l’effacement de la mamie prend un tout autre sens. Le récit en devient touchant mais sans perdre de sa légèreté ni de sa poésie. Le deuil est ainsi abordé d'une manière poétique et naturelle à la fois. Le style de dessin, très rond, vif et expressif ainsi qu’une colorisation chaude sont d’autres beaux atouts de cet album. A découvrir !

16/02/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Le Maître d'armes
Le Maître d'armes

Je suis un tout petit peu moins enthousiaste que la plupart des autres posteurs. Le Maître d'armes est un album dense, agréable à suivre et très joliment illustré par Joël Parnotte. Le design des personnages est très réussi et l'univers du 16ème siècle, dans le contexte religieux de la Réforme paraît tout à fait crédible. Les (trop?) nombreux combats sont vraiment dynamiques et bien rendus, ce qui n'est pas toujours le cas en BD franco-belges. Le récit est plaisant mais le scénario a du mal à surprendre car l'action, omniprésente, prend sans doute trop de place. Du coup, l'histoire et la psychologie des personnages manquent un peu de densité et d'originalité (mais rien de gênant). Il faut reconnaître qu'il y a de très bonnes idées (la normalisation de la rapière ou le début des guerres de religions) qui sont assez habilement exploitées. La narration est solide et même si j'aurais préféré un scénario un peu plus complexe, je dois admettre que j'ai passé un très bon moment de lecture. J'ai vraiment hésité entre 3 et 4 étoiles mais les nombreuses qualités de l'album me donnent envie d'être "généreux". Le Maître d'armes est un beau récit d'action à découvrir.

15/02/2016 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Apocalypse selon Magda
L'Apocalypse selon Magda

La voilà la bonne surprise de ce début d'année ! Avec cet album de près de 200 pages, Chloé Vollmer-Lo au scénario et Carole Maurel au dessin m'ont scotchées sans que je parviennent à le lâcher. Deux auteures que je découvre mais que je vais suivre avec attention après une si belle première collaboration. A première vue on se dit qu'on va partir sur un sentier bien balisé avec une fin du monde annoncée, avec un an à savoir quoi faire de ses derniers jours... Sauf que l'album s'ouvre sur LA nouvelle : cette fin du monde n'aura pas lieu... et que la jeune Magda que nous allons suivre tout au long de l'album ne semble pas participer à la joie collective qui s'est emparée de la population à cette annonce. Commence alors le flash back de cette année écoulée, où Magda va vivre sa "dernière année". J'ai vraiment apprécié la façon dont est traitée cette dernière année, par le prisme d'une jeune fille qui, à peine devenue une femme se voit fermer toute porte d'avenir. J'ai trouvé que la psychologie de Magda et de son entourage était vraiment bien amenée et donnait toute la force à cette histoire, ce qui se ressent énormément dans la narration. On suit ses questionnements et ses choix face à cet inéluctable non-avenir, le tout de façon "évidente", que ce soit face à sa famille ou à ses amis. Et puis il y a le dessin et la colorisation de Carole Maurel qui se fondent parfaitement à ce récit pour lui donner cette certaine nonchalance et cette ambiance si particulière. Son coup de crayon aiguisé pour retranscrire parfaitement les expressions de ces jeunes, allié à un découpage et des cadrages très aérés font merveille pour imposer cette atmosphère si singulière qui fait la réussite de cette BD. Et puis il y a cette fin, que je ne vous dévoilerai forcément pas, mais qui claque comme comme une coup de revolver et finit d'asseoir la force de cet album. Une bonne claque comme je les aime ! Un très bon album à mon gout dont je ne peux que chaudement recommander la lecture !

15/02/2016 (modifier)
Couverture de la série Dessins Exécutés
Dessins Exécutés

Comme pour les albums La Vie est une loterie et Beauté du sport, il s’agit d’une compilation de dessins du caricaturiste Yves Barros. Forcément, cela date un peu donc les thèmes abordés ne parleront pas forcément à un très jeune public mais cela demeure très drôle et irrévérencieux : les chasseurs, la musique techno, le FN (ah tiens non, ça c’est encore d’actu), le travail, bref, tout le monde en prend pour son grade, il n’y a pas de limite chez Barros. Mais c’est vraiment un tout : le ton très libre d’expression comme je l’ai déjà dit, mais aussi le dessin qui fait pourtant très sommaire (mais n’est-ce pas le principe de la caricature ?) est génial sur les expressions faciales des personnages qui ont souvent des gueules hystériques. Yves Barros n’est pas très connu et c’est bien dommage car il vaut mieux que Charb, Tignous ou d’autres caricaturistes de l’époque Charlie Hebdo post-Philippe Val (ce qui est assez paradoxale vu que ce dernier signe la préface de Beauté du Sport). Parfois on est proche de l’esprit Siné et Chauron.

15/02/2016 (modifier)
Couverture de la série Beauté du sport
Beauté du sport

Beauté du Sport est le premier album d’Yves Barros chez Grafouinages compilant divers dessins sur… le sport (ouarf ! L’intro bien pourrie). Le mien d’album possède une chouette dédicace sur le squash, sport que le dessinateur n’aborde pas dans cet album mais il était quand même parvenu à sortir un truc très drôle. Voilà Barros c’est avant tout un humour intelligent, interpellant et noir. Servi par un dessin qui ne plaira pas à tout le monde car assez rapidement exécuté, mais que j’aime beaucoup. Les goûts et les couleurs ça ne se commande pas, hein. Bon, ne vous attendez pas à l’affaire Serge Aurier ou les paris truqués des frères Karabatic. Comme forcément cela date de 1999, c’est plutôt de la coupe du monde 98 et de Bernard Tapie dont il sera question.

15/02/2016 (modifier)
Couverture de la série La Vie est une loterie
La Vie est une loterie

Et bien moi j’aime beaucoup ce que fait Yves Barros, je le suis depuis des années et c’est toujours un plaisir de m’arrêter à son stand au festival de BD Boum (enfin, les années où il se pointe) et de discuter un peu avec ses potes de Grafouinages, Fred Coconut et Brouck. Alors je ne sais pas si on peut vraiment parler de bandes-dessinées concernant ses œuvres. Comme pour d’autres caricaturistes, il s’agit plus d’albums compilant les divers dessins réalisés selon l’actualité. L’humour de Barros est plutôt du genre noir bien cynique, bien méchant, qui ne fait jamais dans le politiquement correct. Et c’est valable pour les autres albums de chez Grafouinages. Si c’est plutôt cela votre type d’humour, achetez les bouquins de Barros, c’est du bon. Dommage qu’il ne sorte plus d’albums ces dernières années. On peut cependant toujours le suivre sur son blog, « l’actu de Bar ».

15/02/2016 (modifier)