Les derniers avis (31967 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Iron Man - La guerre des Armures
Iron Man - La guerre des Armures

3.5 Enfin j'ai lu une des grandes sagas d'Iron Man. J'aime assez bien l'idée que la technologie d'Iron Man ait été volé et donc qu'il doive affronter plusieurs adversaires en armures (dont la plupart sont des vilains) qui profitent de cette technologie. Cela aurait pu être un simple divertissement, mais là où je trouve que le scénario est supérieur à la moyenne des histoires de super-héros c'est comment est traitée la psychologie de Tony Stark. Je trouve que Tony Stark est charismatique et que ses défauts le rendent intéressant. J'aime bien comment il gère cette situation difficile (la croisade d'Iron Man le rend impopulaire et Stark doit payer les dégâts) et toutes les manipulations qu'il fait pour pouvoir gagner. Cela rend l'histoire palpitante et je recommande cette saga à tous ceux qui veulent découvrir Iron Man.

07/07/2016 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
Couverture de la série De rien
De rien

Avec ce drôle d’OVNI, Geoffroy Monde a réussi à faire le lien entre deux approches a priori inconciliables, l’humour et le style. On emploie souvent le terme « décalé » pour qualifier un certain type d’humour branché. Ici, le terme s’applique également à la mise en page ainsi qu’au graphisme. Tout commence avec le tirage. La couverture, elle en jette avec son titre en caractères néo-art nouveau imprimés en embossage. Trois couleurs noir, rouge, jaune, sur fond blanc. La classe. De jolies fioritures pour du « rien ». Mais « De rien », ça n’est pas rien. Une sorte de grand spectacle penchant vers le minimalisme, avec un titre terminatif en guise de présentation, et ce monsieur Loyal saluant le public avant le fermer de rideau. Au dos, une citation de l’auteur lui-même : « C’est par le langage de l’absurde que l’on peut le mieux évaluer et mettre en lumière l’écart tragi-comique séparant la nullité de signification du réel de la géniale boursouflure sémantique de notre monde. » Monsieur Monde use-t-il de ce vocabulaire sociologique un rien pompeux pour se rendre intéressant ou pratique-t-il le 45e degré ? En admettant la seconde hypothèse, c’est très habile et il est probable que les plus snobs tomberont dans le panneau, tout comme ceux qui croient qu’un cépage réputé et une belle étiquette font un bon vin… Autre décalage parmi tant d’autres, le chapitrage. Chaque saynète est introduite par une illustration en noir et blanc du lieu, vide de présence humaine et où est censée se dérouler l’action, avec à chaque fois le titre dans le même style art nouveau, tandis que les personnages, en couleurs, évolueront ensuite sans cases ni décor autour d’eux. Une trouvaille graphique originale, on pourrait presque dire, du grand art. Le dessin enfin. Geoffroy Monde pratique la peinture digitale avec ce côté un peu lisse et froid, ici complètement assumé. Par un nouvel effet de décalage, ce parti pris arty associé à des dialogues absurdes, parfois triviaux, et des situations incongrues, est aussi amusant qu’inattendu, rappelant Goossens ou Pierre La Police, deux influences lunaires dont il se revendique avec Gotlib, en quelque sorte le père fondateur de ce genre d’humour. Difficile de savoir si Monde cherche à se prendre au sérieux, mais après tout, peu importe. Cet humour particulier ne plaira pas forcément à tout le monde, mais l’auteur, en marchant sur les traces de ses aînés, réussit en même temps à produire quelque chose de l’ordre du jamais vu. Comme un monsieur Hulot qui viendrait perturber le sage ordonnancement d’une galerie d’art, moderne cela va sans dire.

07/07/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ce qu'il faut de terre à l'homme
Ce qu'il faut de terre à l'homme

Adaptation d'une nouvelle que je ne connais pas. Donc je ne peux pas dire à quel point cette BD est fidèle à la nouvelle, mais au moins j'ai l'avantage d'être surpris par une histoire que je ne connais pas du tout. Ça se passe chez les paysans russes. Dans une commune, les paysans sont heureux parce que la vieille riche les laisse faire ce qu'ils veulent sur ses terres, mais un jour le fils décide qu'il est temps qu'ils respectent sa mère et il engage un intendant qui punit tous ceux qui vont sur les terres ou qui laissent leurs animaux aller à cet endroit. Cette situation engendre plusieurs rebondissements et ça se termine de manière ironique et cruelle. L'histoire est prenante du début jusqu'à la fin et j'aime bien comment l'auteur décrit la vie dans cette commune. Les personnages sont humains et leur mauvais côté me fait demander si l'auteur ne voulait pas faire une satire. Le dessin est excellent et la narration est fluide. Un excellent album.

06/07/2016 (modifier)
Couverture de la série Le Concile des arbres
Le Concile des arbres

Ce Concile des arbres est une belle découverte. C'est un album aboutit, qui forme (étonnement, comme le souligne Ro) un one-shot cohérent. Certes, l'histoire fantastico-policière sur fond d'ambiance victorienne n'est sans doute pas d'une totale originalité, le duo de personnages qui coopèrent en se tirant la bourre est classique, et la trame narrative se déroule un peu vite (en même temps, c'est un peu le principe du one-shot)… Cet album en évoque beaucoup d'autres : Aspic Détectives de l'étrange, Special Branch, Fog ou quelques aventures de Sherlock Holmes. Il y a même un clin d'œil appuyé en direction des 7 boules de cristal. Mais le scénariste, Pierre Boisserie, est un vieux routard qui connaît son boulot : il sait maintenir le rythme du récit et parvient à donner de la profondeur au caractère aux personnages. J'ai vraiment apprécié l'ambiance de ce récit. Ambiance qui est largement imputable au dessinateur Nicolas Barra, que je découvre. Il y a du Fourquemin (Miss Endicott et La Légende du Changeling), et un peu de Griffo (Monsieur Noir et Golden Dogs), chez ce garçon. À l'aise dans la représentation des décors urbains embrumés, des appartements cossus ou des forêts poisseuses, il donne magnifiquement corps aux personnages et apporte une vraie densité à l'histoire. Les personnages ne sont pas usés et pourraient parfaitement resservir. Verra-t-on une suite à ce one-shot ? J'adhère à cette idée paradoxale.

06/07/2016 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Malgré nous
Malgré nous

Un dessin magnifique et terriblement humaniste pour cette série à lire et à acheter. Cette histoire des engagés de force français dans les rangs nazis, de ceux qui se sont résignés pour certaines raisons à ceux qui embrassaient la cause en passant par ceux qui se révèlent efficaces et se prennent au jeu de la guerre est tout simplement superbe, tant dans l'analyse du contexte historique (l'Alsace Lorraine a vécu une fin de 19e et un 20e terriblement compliqués) que dans celle des évolutions personnelles. Si on chipote, certaines parties semblent aller vite (retrouvailles avec Léon Lux etc) mais c'est globalement une tr très bonne série qui permet en plus de se pencher sur des faits historiques et donc de mener reflexion. A conseiller vivement.

05/07/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série L'Odeur des garçons affamés
L'Odeur des garçons affamés

Rien que le titre est déjà en soi assez attirant car il intrigue. On se demande quelle est cette odeur et pourquoi ils sont affamés ? Ont-ils subi une famine ou une diète imposée ? Comment vont-ils réagir ? Autant de question qui ne trouveront certainement aucune réponse si on fait fausse route. Bref, il existe des bds qui d’emblée procurent une certaine fascination et elle en fait partie. Le chemin emprunté sera celui de la conquête de l’Ouest à la fin de la guerre de Sécession pour s’ouvrir à de nouveaux territoires qui offrent de belles perspectives. Il s’agit d’explorer, de quantifier, de répertorier et ceci en plein territoire hostile peuplé de comanches. Mais après tout, ils sont chez eux comme on pourrait dire on est chez nous. Ce que j’ai aimé dans cette œuvre, c’est le fait qu’il y a un trio totalement improbable entre trois personnages que l’on va découvrir peu à peu. Les dialogues sont exquis mais c’est surtout le fait que le récit prend son temps pour installer une certaine ambiance. Il y a certes des scènes d’action dont certaines à couper le souffle. Mais c’est subtil et on arrive progressivement aux révélations après de fausses pistes. Le final sera d’ailleurs une apothéose réussie. Que dire du graphisme ? Le dessin est d’une clarté absolue comme je les aime. Il y a un côté où l’on succombe au charme du trait et des couleurs vives de ces plaines endiablées. Oui, à la fin, on arrivera à ressentir l’odeur des garçons affamés et cela ne sera pas forcément dans la dentelle. C’est plus qu’un simple western !

05/07/2016 (modifier)
Couverture de la série Correspondances (Ferri - Larcenet)
Correspondances (Ferri - Larcenet)

Voila une bd bien fraiche dont la légèreté et le rythme soufflent une lecture au dessus des vallées. Oui ça ne veut rien dire mais ce soir je suis fatigué et dehors il fait chaud d'ou un français qui vole lui aussi au dessus des vallées. Tiens d'ailleurs, c'est dit je vais aller me chercher une glace noix de coco. A bon entendeur (de coco)

04/07/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dans l'intimité de Marie
Dans l'intimité de Marie

Un jeune homme raté se retrouve dans le corps de la jeune adolescente qu'il rencontrait tous les jours à la supérette. Ça semble être le début d'une comédie remplit de romance, de quiproquos et de nudité, mais c'est en fait un truc sérieux et plutôt psychologique. L'intrigue est vraiment prenante. Dès le début je voulais savoir comment il était arrivé dans le corps de cette fille. L'histoire est remplie de rebondissement qui m'ont surpris et les personnages sont vraiment attachants. J'aime surtout la relation entre "Mari'" et Yori. La psychologie des personnages est bien maitrisé. C'est vrai toutefois que parfois cela se lit un peu vite. Il y a plusieurs chapitres où plusieurs pages n'ont pas du tout de dialogue. Le dessin est bon. Je suis impatient de lire la suite et de voir comment l'auteur va finir son histoire. Un manga qui sort du lot.

04/07/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Loup de pluie
Loup de pluie

Loup de pluie est un western moderne, beau, complexe et original. Son contexte et ses personnages sortent plutôt bien des sentiers battus du genre. C'est une confrontation compliquée entre quatre familles qui entretiennent de vieilles relations mêlant amour et haine. Du côté des "gentils", il y a une tribu indienne qui tente difficilement de s'intégrer et dont l'un des fils, Loup de pluie, a tué en légitime défense un blanc pour protéger un ami. Il y a aussi les McDell, la famille de cet ami, dont le père est un riche notable en charge de la construction du chemin de fer local et ami des indiens. Du côté des "méchants", il y a les Cody, famille de brutes trop contents de trouver un prétexte pour venger sa rancoeur envers les McDell et sa haine envers les indiens. Et enfin il y a les Limb, la famille de l'homme tué par Loup de pluie, dont la mère crie vengeance mais dont la soeur est tiraillée entre son devoir familial et son amour pour le fils McDell. Voilà les ingrédients de base d'une intéressante dramaturgie. A cela s'ajoute une part de mysticisme indien avec l'histoire en annexe d'une chasse du mythique Bison blanc. Les développements amènent des surprises et des rebondissements intéressants. Les personnages sont bons, sans aucun manichéisme (à l'exception des Cody qui jouent les bourrins de service). Il y en a cependant un peu beaucoup et du coup, on n'a pas la possibilité de s'attacher à l'un ou à l'autre, voire on pourrait s'y perdre entre les différents frères. Le dessin de Pellejero est excellent. J'aime toujours son style et son encrage épais. Les couleurs sont un peu sombres et tristes ceci dit. Je n'aurais qu'un seul vrai reproche, c'est au niveau de la clarté du récit. Il s'y passe beaucoup de choses et certains passages sont un peu difficiles à situer dans l'ordre chronologique et les lieux, comme la relation de Petite Lune avec son beau pêcheur. Et forcément, avec autant de protagonistes aux motivations si variées, il faut bien lire avec attention pour ne pas manquer chaque étape du scénario. C'est à cause de cela que ma note reste un petit peu mesurée, mais c'est quand même un bien bon western au ton adulte et mature.

04/07/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Une vie - Winston Smith (1903-1984) - La Biographie retrouvée
Une vie - Winston Smith (1903-1984) - La Biographie retrouvée

Je le dis tout net : j’ai bien aimé le début de cette histoire qui apparait comme une longue biographie d’un auteur peu connu qui estime avoir raté sa vie. On va s’intéresser à ses jeunes années dans une école britannique de l'ère post-victorienne. J’ai apprécié également l’introduction qui se base directement sur une histoire vraie d’après le témoignage recueilli d’une certaine Anna. Il faut dire que l’auteur est tombé sur un vieux manuscrit chez un vieux bouquiniste et qu’il a découvert cet auteur. Il a décidé d’en faire une bd d’au moins 6 tomes car il y aurait de la matière. C’est un personnage assez mystérieux qui se dessine devant nous. On pourra ne pas apprécier sa lâcheté devant les faits. Ce n’est pas un héros mais un homme que l’on découvre avec ses bons et ses mauvais côtés. C’est ce genre de portrait que j’aime bien car rien n’est manichéen. Winston Smith : ce nom vous dira sans doute quelque chose. C'est en effet le héros du célèbre roman de Georges Orwell à savoir 1984. Or ce dernier a réellement existé puisque Georges Orwell s'est inspiré de la vie d'un reporter qui allait partout dans le monde. Il faut dire que les deux hommes ont eu l'occasion de bien se connaître notamment au cours de la Guerre d'Espagne. Bref, il y a une certaine maîtrise de la part des auteurs ainsi qu’une certaine retenue pour ne pas tout nous délivrer tout de suite. Comme dit, il faudra suivre cette série prometteuse.

04/07/2016 (modifier)