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Le Concile des arbres

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 8 avis)

Dans un 19ème siècle improbable, baigné d'une ambiance Nouvelle-Angleterre à la Sleepy Hollow, deux enquêteurs spécialisés dans le paranormal tentent de comprendre pourquoi, dans un hôpital perdu en pleine forêt, des enfants disparaissent.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle

Dans un 19ème siècle improbable, baigné d'une ambiance Nouvelle-Angleterre à la Sleepy Hollow, deux enquêteurs spécialisés dans le paranormal tentent de comprendre pourquoi, dans un hôpital perdu en pleine forêt, des enfants disparaissent. Ils découvrent que, non loin de cette vieille bâtisse, il y a des siècles de cela, un massacre aurait eu lieu. Ces étranges disparitions seraient liées à ce lieu sacré et maudit...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Avril 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Concile des arbres

03/07/2016 | Ro
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L'avatar du posteur Noirdésir

Le côté fantastique, les noms et prénoms improbables de certains protagonistes m’ont un temps fait penser aux excellents recueils d’histoires courtes que Foerster a publiés chez Fluide Glacial. Mais finalement cela se détache de cette influence – que j’ai sans doute exagérée. En tout cas, on entre facilement dans l’histoire. D’abord grâce au dessin de Bara, bien fichu, dynamique. Avec des personnages aux trognes légèrement caricaturales (à part le couple d’enquêteurs, aux visages anguleux – je n’en suis pas fan). Au dessin s’ajoute une ambiance plutôt sympa au début (une colorisation qui rapproche l’ensemble des ambiances chères à Tim Burton), et un couple d’enquêteurs (Casimir et Artémis) qui se chamaille (même si l’on peut vite supposer qu’ils vont finir par trouver un terrain d’entente). J’aurais d’ailleurs préférer les voir continuer à s’envoyer des piques, à voir les bons (ou mauvais) mot fuser… Là où le bât blesse, c’est que l’intrigue concoctée par Boisserie n’est pas au rendez-vous, en tout cas n’est pas à la hauteur de ce que tous ces ingrédients m’avaient laissé espérer. Cela manque d’originalité et de profondeur. Et, après un premier tiers engageant, la suite s’est avérée quelque peu décevante. La légende druidique m’est apparue improbable, et ma lecture s’est poursuivie avec moins d’entrain qu’au départ. A emprunter à l’occasion, mais j’attendais davantage de cet album, qui n’a pas tenu ses promesses, hélas.

03/11/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Le concept de ce récit et l'accroche en quatrième de couverture laissent augurer une Bd pleine de mystère avec une ambiance brumeuse et fantasmagorique, mais en fait, je sors assez déçu. Le dessin n'y participe qu'à moitié car la première page est très accrocheuse avec ses grandes cases et cette bâtisse en pleine forêt dans un décor nocturne, mais sur les personnages, c'est très curieux avec ces grosses têtes difformes, ça donne peut-être un style, mais je ne le trouve pas vraiment adapté pour ce type de récit, même si graphiquement c'est de bonne qualité. Et puis ça s'étiole très vite car cette enquête n'est pas passionnante, les rebondissements sont mous et ça ne décolle pas. Le côté lugubre que j'étais en droit d'attendre d'un tel récit ne survient qu'en de très rares occasions. Le rythme est cependant assez soutenu, l'ambiance est assez réussie, et le duo d'enquêteurs est original par son association. Les personnages auraient toutefois gagné à être plus appuyés en profondeur, je les trouve un peu creux, il aurait sans doute fallu un diptyque plutôt qu'un one-shot qui aurait aidé dans cette direction ; et d'ailleurs, la narration semble rapide, pour la même raison...

27/10/2017 (modifier)
Par Jetjet
Note: 2/5
L'avatar du posteur Jetjet

Difficile de rassembler mes souvenirs sur cet album qui ne m'aura définitivement pas beaucoup marqué ou surpris. Le tout partait pourtant bien avec un titre à la prononciation poétique, une jolie couverture macabre accrocheuse avec une belle harmonie de couleurs bleues et rouges. On peut aussi souligner le trait simple mais précis de Nicolas Bara et l'ensemble aurait pu jouer dans la cour des grands en proposant une enquête à la limite du surnaturel comme un bon vieux Sherlock Holmes et le Chien des Baskerville mais hélas boum patatras, le joli projet s'effondre tel un château de cartes construit à la hâte. Conçu comme le prologue d'une série mais édité et vendu comme un one-shot, cette aventure entre un couple atypique m'a rappellé un peu Venezia de Trondheim et Parme. Mais là où le gros costaud et la petite intriguante m'avaient surpris par l'humour tout comme les sous entendus d'une histoire d'amour naissante, ce duo là m'a bien laissé de marbre par leur relation superficielle et prévisible. Comme le rappelle Gaston plus bas, les personnages jouent effectivement faux et mal. On rajoute une pseudo histoire de druides, un brin d'ésotérisme, on emballe le tout et on lit l'ensemble très rapidement sans en garder un grand souvenir... C'est du classique vu et relu et surtout vite oublié.

10/08/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Un thriller ésotérique classique mais terriblement efficace. Évidemment, lorsqu’on voit l’illustration de couverture on pense tout de suite au Sleepy Hollow de Tim Burton, et la ressemblance ne s’arrête pas là. A l’image du chef d’œuvre macabre du réalisateur américain, l’intrigue du Concile du arbres tourne autour de l’invocation démoniaque, de la transe incantatoire, dans une ambiance lugubre cependant que le Concile se distingue par un humour un peu plus prononcé et so british. Le schéma narratif s’approche d’un quasi copier-coller de celui du cavalier sans tête, ne nous le cachons pas. Le duo d’enquêteur formé du vieux garçon Casimir Dupré et de la strong independant woman Artémis d’Harcourt fonctionne bien et leur entente fait des étincelles, avec pour lui la raison cartésienne et la science moderne, pour elle les antiques voies chamaniques et l’ésotérisme païen. Il ressort de cette histoire un côté très feel good et bien balancé entre justement les aspects effrayant propres au sous-genre thriller horrifique, et les traits de caractères désinvoltes voire flegmatiques de ce duo. Et c’est ce qui m’a plu ici. L’aspect graphique renforce ce petit côté « on se prend pas au sérieux » je trouve. Je suis tombé sous le charme du trait de Nicolas Bara : minutieux, aucune case de bâclée, les personnages ont des trombines déformées hyper drôles ou ignobles selon. C’est mon ressenti personnel mais j’ai eu l’impression d’être à la croisée des chemins entre Régis Loisel pour l’encrage prononcé, et Sylvain Chomet pour ce qu’il avait réalisé sur Les Triplettes de Belleville avec ce côté anguleux et ces gueules déformées et bancales. Quant à la technique de coloriage, à l’aquarelle, c’est tout ce que j’aime, en plus d’être bien dans l’ambiance avec des couleurs plutôt froides. Pour les amoureux de Sleepy Hollow la lecture de ce Concile des Arbres est indispensable.… (lire plus)

10/11/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Je suis un peu déçu par ce one-shot. L'histoire commençait pourtant plutôt bien. Les auteurs plantaient le mystère et le dessin dégageait une bonne ambiance. Malheureusement, j'ai perdu de l’intérêt lorsque les deux héros sont introduits. Je ne les trouve pas charismatiques et en fait le seul personnage que je trouve mémorable c'est le docteur. Et en plus si le dessin n'est pas mauvais, j'ai eu un problème avec les visages sur certaines cases. J'ai eu l'impression que les personnages jouaient faux ! Tout ça pour dire qu'après un bon départ, quelques défauts ont refroidi mes ardeurs. Cela reste une bonne BD divertissante, mais qui ne me semble pas être un immanquable.

03/11/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Ce Concile des arbres est une belle découverte. C'est un album aboutit, qui forme (étonnement, comme le souligne Ro) un one-shot cohérent. Certes, l'histoire fantastico-policière sur fond d'ambiance victorienne n'est sans doute pas d'une totale originalité, le duo de personnages qui coopèrent en se tirant la bourre est classique, et la trame narrative se déroule un peu vite (en même temps, c'est un peu le principe du one-shot)… Cet album en évoque beaucoup d'autres : Aspic Détectives de l'étrange, Special Branch, Fog ou quelques aventures de Sherlock Holmes. Il y a même un clin d'œil appuyé en direction des 7 boules de cristal. Mais le scénariste, Pierre Boisserie, est un vieux routard qui connaît son boulot : il sait maintenir le rythme du récit et parvient à donner de la profondeur au caractère aux personnages. J'ai vraiment apprécié l'ambiance de ce récit. Ambiance qui est largement imputable au dessinateur Nicolas Barra, que je découvre. Il y a du Fourquemin (Miss Endicott et La Légende du Changeling), et un peu de Griffo (Monsieur Noir et Golden Dogs), chez ce garçon. À l'aise dans la représentation des décors urbains embrumés, des appartements cossus ou des forêts poisseuses, il donne magnifiquement corps aux personnages et apporte une vraie densité à l'histoire. Les personnages ne sont pas usés et pourraient parfaitement resservir. Verra-t-on une suite à ce one-shot ? J'adhère à cette idée paradoxale.

06/07/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Encore une bd qui est traitée à l'ancienne aussi bien sur le fond que sur la forme. On associe un duo improbable de sexe opposé sur une enquête bien mystérieuse au sein d'un hôpital perdu en pleine cambrousse de l'Angleterre victorienne. Curieusement, nos deux héros se déclarent leur flamme au beau milieu d'une situation périlleuse alors que rien ne préparait à cet excès de sentimentalisme. Mais bon, passons ! Sur l'expérience druidique, je dirai qu'elle a été maintes fois exploitée dans la bande dessinée. Reste une ambiance de magie ancestrale qui est exploité pour le meilleur. Tout cela demeure très bon enfant avec un happy end de rigueur dans la joie et la bonne humeur. La lecture sera toutefois assez plaisante. Juste un bon moment de divertissement.

03/07/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Note : 3.5/5 Cet album ressemble au premier tome d'une série d'enquêtes fantastiques dans une ambiance victorienne avec un couple de héros au caractère bien trempé. J'ai été surpris de découvrir qu'il s'agissait seulement d'un one-shot car il y a un très bon potentiel. J'ai d'emblée été charmé par le dessin. Il est d'excellent niveau. Très bon autant pour les décors, très soignés et pleins de vie, que pour les personnages, dynamiques et pleins de personnalité. L'histoire se déroule dans un cadre fin 19e siècle imaginaire, rappelant à la fois la France, l'Angleterre victorienne et la Nouvelle Angleterre américaine. Le style de Nicolas Bara s'adapte parfaitement à cette ambiance visuelle. Les couleurs sont un peu désaturées et légèrement tristes mais elles sont également de très bon niveau. L'histoire commence comme beaucoup d'enquêtes surnaturelles du même type. D'abord une introduction avec la mise en scène du mystère initial, puis la présentation des deux héros qui vont être désignés pour enquêter sur le sujet. Tous deux sont riches et vivent dans de belles demeures. Le premier est un célibataire fier et sûr de lui, à la fois homme d'action et enquêteur scientifique, mais aussi très soucieux de son apparence physique et ses vêtements, bref quelqu'un de terre à terre. L'autre est une jolie veuve, plus adepte de mysticisme et de spirituel, et dotée d'un caractère indomptable. Intéressante paire dont on se demande au départ s'ils se connaissaient déjà avant le début de l'enquête même si la suite tend à prouver que oui. L'enquête en elle-même commence bien et on est vite plongé dans l'ambiance du récit. Il s'y ajoute en outre une sympathique touche d'humour apporté par la relation entre les deux héros. Quand commencent à arriver les révélations, par contre, j'ai trouvé que les choses se déroulaient un peu vite, avec… (lire plus)

03/07/2016 (modifier)