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Couverture de la série L'Arabe du futur
L'Arabe du futur

Je referme le tome six qui conclut cette série adulée depuis dix ans avec une certaine perplexité. Comme ma note le montre je suis partagé car si j'ai dévoré les passages rouges/jaunes avec un grand intérêt par contre les passages bleus m'ont laissé assez indifférent voire m'ont parfois ennuyé. J'ai aussi été déçu du tome six où le père est absent hors les pensées et où j'ai trouvé le récit plutôt banal et un brin égocentrique. Pour résumer, j'ai trouvé cette série paradoxale, émotionnelle et un peu provocatrice. Le paradoxe de la série est que son attrait majeur (pour moi) est le rapport père/fils qui se développe tout au long du récit. C'est Abdel qui donne le rythme par ses voyages professionnels ou ses retours au pays. Ce sont ses prises de paroles, son évolution personnelle au cours des vingt années de vie commune avec la maman qui donnent corps à l'originalité du récit. Or Riad Sattouf n'a de cesse de dévaloriser l'image de son père tout au long des six tomes. D'un "élève brillant" p8 t1 Abdel devient assez vite un personnage peu recommandable et sujet aux moqueries via des lettres à l'orthographe incertaine pour un thésard de la Sorbonne. En effet l'auteur lui prête très vite des propos racistes, antisémites puis des attitudes violentes sur son épouse. Les grands-parents ne sont pas spécialement épargnés avec plusieurs propos homophobes dans leur bouche. Sattouf reprendrait-il la célèbre invective de Gide "Famille, je vous hais !" ? C'est un peu comme cela que je le ressens. Or c'est là où j'y vois un poil de provocation car je ne trouve pas que toutes les décisions d'Abdel soient aussi sottes que cela. Tout d'abord mettre sur la place publique des propos de natures familiales et privés, même délictueux, ce n'est pas mon truc d'autant plus que cela provient de souvenirs de jeune enfant si l'on suit le récit. Mais je trouve que les épisodes provocateurs ne s'arrêtent pas là. Ainsi la description du "meilleur plat du monde" avec une galette au jambon, ou l'anecdote de la reproduction d'une danseuse de Degas dans un village traditionnel syrien participe à ce côté provocateur. Enfin l'épisode du retour au pays de Fadi avec son père est pour moi le sommet du traitement émotionnel de la série. Cet épisode a fortement résonné en moi puisque je suis le papa d'un enfant à double culture comme Fadi. Était-il légitime que son papa emmène son fils avec lui dans sa famille syrienne ? Comme l'explique l'avocat, la police ou les services de l'ambassade mis en scène de façon assez désinvolte voire presque caricaturale, la réponse "oui" est légale et compréhensible. Abdel n'a commis alors aucun délit comme le prouve son retour en France où il a pu circuler librement malgré les demandes de la maman à la police. N'est-il pas légitime qu'un père d'une cinquantaine d'année veuille vivre sa fin de vie sur sa terre natale entouré de ses fils alors que son épouse refuse de le rejoindre sans être divorcée ? A chacun de répondre à cette observation de façon raisonnable ou émotionnelle. Je me fais un peu l'avocat du diable mais je trouve la charge trop violente sur un personne qui ne peut pas répondre. C'est à mes yeux le plus gros défaut du livre. Le graphisme est presque imposé par le genre quasi journalistique du récit. Le trait est souple et dynamique. Pourtant je trouve qu'il fige trop les personnages du père et de la mère dans une fixité temporelle qui ne rend pas assez compte du temps qui passe. Il y peu de décors extérieurs détaillés ce qui enferme l'ambiance dans une confrontation familiale assez lourde. Une lecture en résonnance avec l'histoire de cette décénie.

22/11/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Witchcraft Works
Witchcraft Works

2.5 J'ai lu les 10 premiers tomes et je ne compte pas lire la suite parce que je trouve que c'est trop moyen et rien ne me donne vraiment envie de lire la suite. La série m'a intéressé parce que j'aime bien les belles filles qui sont très fortes et qui font tout pour protéger le garçon qu'elles aiment et on retrouve cette situation ici. Ce qui est bien aussi est que les deux personnages principaux sont mignons ensembles et on ne tombe pas dans le masochisme comme dans d'autres œuvres où les rôles des sexes sont inversés. J'aime bien les femmes fortes, mais j'ai pas trop envie de me faire fouetter en portant des accessoires sadomasochistes. Les personnages sont attachants et l'humour fonctionne bien. Malheureusement, le traitement de l'histoire est moyen. C'est rempli de combats et à longue cela devient un peu ennuyeux, même s'il y a de la créativité par moment. Le plus gros défaut selon moi est que la manière dont l'autrice bâtit son univers est un peu mal faite. On a droit à des nouvelles informations ou éléments du monde des sorcières qui sortent souvent de nulle part (je pense notamment au truc des sceaux) et qui rendent le scénario inutilement compliqué à suivre. J'aurais aimé qu'on explique tout le fonctionnement au héros dès le début au lieu de le faire au compte-goutte.

21/11/2023 (modifier)
Couverture de la série L'Homme du Zoulouland
L'Homme du Zoulouland

Gino d’Antonio fait partie de ces nombreux auteurs italiens de talent, qui ont surtout publié en France dans des œuvres ou collections de commande. Il a participé à l'Histoire du Far West pour Larousse, et publié plusieurs opus dans la collection « Un homme une aventure » de Dargaud, dont cet album donc. Et je dois dire qu’il est dommage qu’il n’ait pas publié davantage. En effet, son dessin réaliste est de qualité, agréable et sans défaut, dynamique : du classique très bien fait (la colorisation fait son âge par contre, même si elle n’est pas désagréable). Quant au scénario, d’Antonio reprend l’un des principaux combats ayant opposé l’armée anglaise à l’armée zoulou en 1879 (guerre qui a aussi inspiré Pratt et Ramaïoli). Après une mise en bouche et une bonne présentation du contexte (deux pages de texte en début d’album y aident), le récit se concentre dans les deux derniers tiers sur la résistance acharnée d’un régiment anglais, retranché dans une mission, face à plusieurs milliers de guerriers zoulous. Cet épisode, et la façon de le narrer font immanquablement penser à la résistance d’un bataillon de la Légion étrangère à Camerone au Mexique (en 1863), même si ça se termine légèrement mieux pour les Anglais… L’homme en question dans le titre et la collection, est un marchand d’armes allemand, pris entre deux feux, qui se trouve embarqué dans la défense du camp retranché anglais. C’est un très honnête récit de guerre, bien mené, avec du rythme, qui plaira aux amateurs du genre.

21/11/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Paco
Paco

Note : 2,5/5 Moyennement convaincu par cette BD. Le concept est amusant : il s'agit de reprendre le même personnage de Paco, mexicain caricatural mais très enjoué et souriant, et de le placer dans des aventures complètement diverses mais toutes à contre-pied pour un tel personnage. Il est tantôt assistant du grand Zorro, tantôt pirate des caraïbes, tantôt inspecteur de police, ou encore pizzaiolo dans l'univers de la mafia. Et toujours il garde son caractère exubérant de jovialité pour vivre ces aventures au ton décalé et souvent absurde. Le graphisme est assez personnel. J'aime bien son originalité mais je le trouve tout de même un peu trop lâché et "griffonné" à mon goût. Les histoires jouent la carte de la déconne, avec un rythme élevé pour tenir en une vingtaine de pages chacune. Ce rythme m'a un peu surpris sur la première histoire car je m'attendais à ce qu'elle s'étale plus en longueur. Mais je l'ai trouvée sympa sans être hilarante. Puis je dois dire que sur la longueur de l'album, je me suis lassé du concept. Le personnage de Paco est amusant mais on a vite fait le tour du sujet, et ce n'est pas tellement en le replaçant dans des contextes très différents que ça rend le tout plus drôle. Mon intérêt a décroché avant la fin de l'album que je trouve donc moyen sans plus.

21/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Celle qui fit le bonheur des insectes
Celle qui fit le bonheur des insectes

Zidrou a pondu là un récit aux résonances universelles, très simple dans sa construction et son déroulé, et qui se lit rapidement et agréablement. Une grande noirceur traverse l’intrigue, jusqu’à une conclusion bien plus positive – et qui se laisse deviner à l’avance. Mais la narration est agréable. Il n’y a pas vraiment de méchants dans ce conte. Même la veuve et mère éplorée, qui extermine tous les oiseaux de son royaume indien, déclenche plus la pitié que la colère, tant son malheur prend le pas sur tout. Et, comme dans beaucoup de contes, Zidrou défie la probabilité, voire la crédibilité historique ou rationnelle, pour faire se rencontrer et s’aimer la princesse isolée et un gueux voleur mais malin et séducteur (dans le bon sens du terme). Les deux amoureux qui défient les convenances sociales et la volonté de la reine portent avec eux une certaine morale : au final, l’amour triomphe de tout. Pour cette histoire un peu sirupeuse (mais pas trop), le dessin de Salomone est vraiment chouette, très lumineux, et bien mis en valeur par une mise en page aérée (le travail graphique est de toute façon toujours mis en avant par le galeriste Maghen dans ses publications). Bref, une histoire simple et bien fichue, jolie à regarder, qui s’adresserait presque plus à de jeunes lecteurs, n’était quelques scènes d’amour (pourtant plus en évocation qu’autre chose). Note réelle 3,5/5.

21/11/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Inguinis - Oracle
Inguinis - Oracle

Hum, pas mal du tout comme suite à Inguinis ! Katia Even poursuit sa saga romaine en intégrant les pratiques et coutumes romaines, ici tout ce qui concerne le droit des individus selon leur position sociale et selon leur lignage. Une belle exploration du droit romain qui reste pourtant accessible et assez bien menée ! Là où Katia Even fait fort niveau scénario, c'est surtout d'arriver à caser autant de scènes de sexe dans le récit sans pour autant faire dans le remplissage. On a quelques moments qui peuvent sembler gratuit, comme le lupanar, mais finalement c'est toujours pour servir le récit et l'ensemble devient un tout cohérent sans que je n'ai l'impression qu'on a maladroitement tenté de faire coller sexe et histoire. Le récit est d'ailleurs assez maitrisé, avec quelques révélations sur les protagonistes et du jeu sur les attentes, notamment dans le premier tome. J'ai beaucoup aimé ! Niveau dessin, l'auteur se fait plaisir, et pas que sur les corps. On reste dans des morphologies de statues, des corps charpentés et des courbes opulentes, mais le dessinateur s'est aussi fait plaisir dans les décors, représentant des rues et des maisons, des cirques, des temples. Il a une volonté de coller à une réalité et ça se sent, rien ne semble factice dans le choix des environnements. C'est d'autant plus intéressant à lire. Une suite qui reste du même acabit et que je recommande. C'est du bon Tabou, le genre qui a un intérêt visuel mais pas que. Et je dois dire que le mélange est prenant d'un bout à l'autre des deux volumes. Une préquelle est sortie, je vais voir ce dont il en retourne.

21/11/2023 (modifier)
Par Antoine
Note: 3/5
Couverture de la série L'Ogre amoureux
L'Ogre amoureux

J'ai hésité à mettre 4 pour le dessin, magnifique. J'adore vraiment ce style très coloré qui nous emmène dans cet univers, semble-t-il, enfantin. Le trait de Dumontheil est maîtrisé, les décors sont superbes, c'est vraiment une chouette bd à lire le soir dans son lit. Après, le scénario, s'il n'est pas si enfantin que ça, manque en effet d'un peu de profondeur et peut paraître un poil trop manichéen par moment. L'ogre surtout n'est pas très attachant pour un méchant (j'aime m'attacher aux méchants et généralement c'est quand je m'y attache que je me dis que j'ai un super bouquin entre les mains). De même, je n'ai pas apprécié outre mesure le traitement des habitants (humains) de la ville non plus. C'est dommage, c'est à ce moment-là que l'histoire aurait pu prendre un tournant plus intéressant que finalement un road-movie absurde entre cet ogre stupide - c'est lui-même qui se décrit ainsi - et ce renard. Il faut dire aussi que nous avions été mis en appétit avec l'ours, personnage plus que secondaire finalement mais qui va connaître une fin digne des scénarii des premières saisons de Game of Thrones : à la fois surprenant mais tellement jouissif. La fin m'a satisfait. Sans la dévoiler aux futurs lecteurs, je trouve qu'elle fait sens, un peu comme si le destin de l'ogre était corrélé avec le reste. Pour conclure, on pourrait résumer cette bd avec la maxime suivante : scénario un poil feignant mais dessin sublime.

21/11/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Inguinis
Inguinis

Une bien belle série de la part de Tabou ! Je m'attendais à une BD dans ce genre, Tabou ayant à cœur de produire des BD de qualité supérieures et surtout plus construite au niveau des histoires. Associer l'empire romain et ses célèbres orgies avec une BD sur le sexe paraissait évident, et Katia Even (nom qui commence à peser chez Tabou) nous propose une histoire pas désagréable à suivre non plus. La BD s'ouvre directement par une scène d'orgie mais nous fait bien comprendre que c'est le scénario qui compte, et effectivement nous découvrons assez vite Artemis et sa vie de sculptrice. L'intrigue embraye rapidement sur une sorte de polar où Artémis cherche un coupable à la mort de son père. Le tout entrecoupé de scènes de sexe qui sont plutôt bien amenés dans le récit et ne font pas vraiment forcés. L'intrigue en elle-même se résout d'une façon satisfaisante même si j'ai eu l'impression d'un léger manque, puisque certaines avancées m'ont parues parfois artificielles (les indices collectés "miraculeusement"). Mais dans la globalité le ton du récit reste sympathique et on sent un respect de la vie des romains de cette époque, notamment sur la question de la citoyenneté par exemple. Le dessin joue beaucoup sur l'aspect global, avec des corps puissamment musclés et qui semble tout droit sortis d'un statuaire romain. C'est aussi le cas pour les femmes, aux formes marquées et aux courbes abondantes. Plutôt sympathique, donc, avec une colorisation qui rajoute à l'ensemble. Je n'ai que quelques réserves, notamment sur les visages ou les corps qui font parfois figés dans les scènes plus dynamiques. C'est un détail que j'ai noté mais qui n'est pas particulièrement rédhibitoire. En somme, un bon dytique qui joue avec son histoire et son genre pour nous donner un ensemble assez satisfaisant. Je ne dirais pas que c'est du grand art mais ça fait plaisir de le lire ! Je vais me pencher sur la suite de ce pas.

21/11/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Ferme Petit Pois
La Ferme Petit Pois

La Ferme Petit Pois est un récit semi-autobiographique, inspiré de la jeune adolescence de l'autrice quand elle a déménagé avec sa mère pour s'installer dans une ferme avec son nouveau compagnon et ses deux filles. Il aborde plusieurs thématiques : le quotidien dans une petite ferme et la vente de ses produits au marché du village voisin, mais aussi l'apprentissage de la vie avec des demi-sœurs quand on a été fille unique, l'adaptation à un nouveau beau-père, ainsi que tout ce qui fait la complexité d'une adolescence et des années collège. Graphiquement, c'est un style de comics jeunesse classique et sans surprise. Au niveau de la narration, c'est tout aussi simple et efficace. L'histoire nous place du point de vue de l'héroïne, une jeune fille qui va bien avoir du mal à apprivoiser sa nouvelle vie mais qui va finir par s'y faire et même à beaucoup l'apprécier. La jeune Jen présente de nombreuses faiblesses, notamment quand elle est rabrouée par un beau-père peu délicat ou rabaissée par une demi-sœur bien meilleure qu'elle en maths et en organisation de manière générale. Mais elle compensera par ses talents de dessinatrice, sa capacité à raconter des histoires et ses connaissances de la nature que même sa demi-sœur ne peut pas lui dénier. Le premier tome raconte sa découverte de la vie à la ferme et de sa nouvelle famille et s'arrête quand elle commencera à s'y sentir bien et à se rapprocher de ses nouvelles sœurs. Le second tome ouvre ensuite le cadre en l'amenant à côtoyer de nouvelles personnes en arrivant au collège et il s'éloigne un peu des problématiques de la vie à la campagne pour aborder davantage celles de l'adolescence et des garçons. C'est une lecture plaisante, qui ne se démarque pas tellement par son originalité mais est rendue agréable par la justesse de son ton et par l'intérêt de savoir qu'elle s'inspire d'une histoire vraie.

21/11/2023 (modifier)
Couverture de la série La Magie d'Oz
La Magie d'Oz

Après plusieurs déclinaisons et revisites de l’univers d’Alice au pays des merveilles (par exemple le très intéressant Wonderland (Graph Zeppelin)), les éditions Graph Zeppelin remettent le couvert avec cette fois une réinterprétation du Magicien d’Oz. Contrairement à « Wonderland », je ne connais pas l’œuvre d’origine (ni le film avec Judy Garland, dont je n’ai vu que quelques extraits). Je ne pourrai donc juger ce que les auteurs ont modifié, et me contenterai donc de l’aviser avec un regard vierge de point de comparaison. Comme pour Wonderland, il s’agit d’une revisite qui donne une tonalité bien plus adulte, bien plus noir, à ce qui au départ était semble-t-il une lecture plus enfantine. Il y a aussi une volonté affirmée – commune à beaucoup de comics – d’érotiser les femmes, aux tenus moulantes et sexy (même s’il n’y a ici aucune image véritablement érotique en soi, c’est juste un cliché). Le dessin justement, eh bien il est très lisible, et lui aussi du classique pour un comics moderne. Pas forcément ce que je préfère, mais il est très fluide et fait parfaitement le boulot. Le dessinateur change dans le deuxième tome, et je trouve son rendu plus régulier (quelques visages ratés sur le premier) et plus réussi. La colorisation est elle aussi claire, mais pas mon truc (affaire de goût, je ne suis pas fan de ces colorisations informatiques qui lissent trop le dessin). Quant à l’histoire, comme dit précédemment, elle est très noire. Le royaume d’Oz est menacé, de terribles sorcières, un seigneur de la guerre font des ravages parmi les peuples variés qui y habitent. Au milieu de ces intrigues et de ces guerres sanglantes, Dorothée Glade, jeune paysanne du Kansas, est propulsée d’un monde à l’autre avec comme compagnon un chien loup. La narration est assez fluide, l’histoire est très rythmée, avec moult combats. Les ados et jeunes adultes seront sans doute nombreux à y trouver leur compte. J’ai personnellement trouvé qu’il y avait quelques longueurs, quelques redites entre les deux premiers albums (la trame semble se répéter – la fin du premier album semblait promettre la paix, Dorothée était rentrée chez elle…). Je regrette aussi une police de caractères pas toujours très lisibles lorsque s’expriment certains habitants d’Oz (les Bouseux entre autres). Pour le reste, c’est une lecture dynamique, qui transforme une histoire a priori destinée aux très jeunes en un récit qui lorgne vers des lecteurs plus âgés, car le mal et la violence dominent – comme les couleurs sombres et la nuit.

21/11/2023 (modifier)