2.5
En 1995, Warren Ellis est choisit comme nouveau scénariste de la série Thor qui battait de l'aile comme d'autres séries Marvel de l'époque. Il écrit 4 numéros qui forment un récit complet qui donne un nouveau statu quo de Thor et pour une raison que j'ignore il se fait remplacer par un autre scénariste ce qui donne un run très court.
Bon, le statu quo que donne Ellis a Thor n'est pas mauvais en sois: Thor est banni pour toujours d'Asgard et il commence sur terre une relation avec son ennemi l'Enchanteresse. Le problème est qu'au final les 4 numéros qu'il a écrit est une longue introduction pour ce nouvel environnement pour Thor et donc l'album se termine alors qu'on a l'impression que ça commence vraiment. Il y a aussi un nouvel ennemi à affronter et un mystère à résoudre, mais ça ne dépasse jamais le simple divertissement de comics de super-héros et la résolution final est pas terrible.
Sinon, le dessin est en plein ce que l'on retrouve dans les comics de super-héros de l'époque. Deodato Jr. est meilleur que d'autres dessinateurs de même si on retrouve un peu excès de cette période avec notamment une mise en page pas toujours facile à suivre.
En bonus, il y a la première histoire avec l'Enchanteresse datant des années 60 et disons que ça ne va plaire qu'aux vieux amateurs de Kirby-Lee.
J'aime bien le trait de Tiphaine de Cointet que j'ai découverte sur Internet, notamment la tête que tirent ces personnages (son Macron a une tête irrésistible). Du coup, quand j'ai vu cette bd, qui parlait de cuisine, je me suis dit que j'allais tenter le coup. L'autrice suit Chloé Charles, qui a fait Top Chef, pour que celle-ci lui montre sa cuisine, lui explique sa manière de faire et, tant qu'à faire, lui inculque deux trois bases en cuisine. Cette dernière est accompagnée de Raph, sa seconde/photographe/scribe.
Le livre alterne en chapitres, qui traitent de recettes ou de techniques de cuisine, ou tout simplement des courses. Ce rythme fait que l'on ne s'ennuie jamais vraiment pendant la lecture, même si ça manque un peu de moments marquants. On suit Chloé qui apprend des techniques et fait part de sa vision de la cuisine à Tiphaine, qui essaie de capter et, surtout, qui a très hâte de gouter. Il y a un côté sympa à rentrer dans le quotidien et dans l'univers d'une passionnée, et c'est le cas ici. Ça donne un ensemble sympathique car on sent que Chloé est à fond et que Tiphaine est embarquée dans le projet et à fond derrière. Et c'est assez balèze d'avoir fait d'un livre où il y a quand même pas mal de descriptifs de recettes et qui est quand même dans un domaine un peu pointu une bd pas chiante. Après, comme je l'ai dit, ça manque un peu d'éléments marquants et de variété et c'est sur que si on s'en fiche de la cuisine, on va plutôt s'ennuyer. Pas moi, et j'ai lu avec plaisir cette bd.
En ce qui concerne le dessin, si c'est ce que j'aime de base chez de Cointet, j'avoue que les expressions des personnages m'ont un peu dérangé vers la fin, tant elles se ressemblent, la tête des personnages est globalement la même et les expressions, si elles sont expressives, sont assez peu variées. Par contre, j'ai trouvé que le reste, les aliments, les bocaux, les ustensiles de cuisine, bref le décor, étaient détaillés et représentés assez souvent de façon plutôt esthétique. Certaines planches sont vraiment belles, ce qui est aussi dû à une colorisation aux petits oignons, avec un ton jaune/or dominant qui rend très bien, et à des couleurs très vives utilisées à bon escient, notamment pour les aliments.
Je réalise maintenant seulement que j'ai longtemps confondu Jeronaton et Sergio Macedo, du fait de leurs graphismes très typés années 80 façon aérographe et de leurs décors latino-américains, et du coup je pensais à tort qu'ils partageaient les mêmes délires ufologiques. Mais je réalise en lisant cette BD que même si on trouve ici une extraterrestre et son vaisseau spatial venue rencontrer les hommes, ce n'est pas du tout dans le même esprit illuminé.
Et je préfère aussi de loin le dessin de Jeronaton. Certes son photoréalisme grandiloquent et un peu guindé parait kitsch de nos jours mais il n'est pas laid du tout et il me rappelle un peu le style de Vincent Segrelles et sa série Le Mercenaire pour laquelle j'ai une certaine affection...
Et surtout j'ai été agréablement surpris de découvrir cette mise en scène documentée, vivante et assez réaliste de la civilisation Maya. Certes c'est parfois enjolivé, notamment quand les personnages portent un peu trop facilement leurs coiffes de cérémonie, mais c'est crédible et costumes, décors et coutumes me semblent bien respectées. J'ai apprécié cette plongée relativement saine dans la vie de tous les jours de ce peuple.
La partie science-fiction, qui n'apparait pour de bon que sur la seconde moitié de l'album, est un peu plus gratinée et pas de très haut niveau (la double page où l'extra-terrestre fait admirer toutes les belles couleurs qu'elle peut donner à sa peau est un peu ridicule par exemple) mais elle se laisse lire et elle offre une petite scène d'action en fin d'album qui permet d'observer les Mayas en tenues de guerriers et leurs armes, ce qui est intéressant.
En résumé, ce n'est pas de la grande BD mais elle est meilleure que je le craignais et sa mise en image de la civilisation Maya vaut le coup d'oeil.
De vous à moi, si vous êtes allergiques aux romans graphiques dans lesquels une autrice ou un auteur raconte un épisode de sa jeunesse dans lequel il ne se passe rien d'extraordinaire, je crains que cet album vous sorte par les trous de nez...
Ceci étant dit, et à titre purement personnel, j'ai lu sans déplaisir cette évocation de vacances au camping. Nina Six est une jeune autrice et son trait comme son ton comme sa colorisation dégagent une agréable fraicheur et une forme de candeur qui cadrent bien avec son récit. Alors, clairement, il n'y a rien de remarquable dans cette histoire qui est celle d'une gamine de 9 ans peu sure d'elle, qui va se faire des copains et une très bonne copine, qui commence à s'intéresser aux jeux amoureux (pourquoi les adultes se touchent-ils ? qu'est ce que ça fait d'embrasser quelqu'un ?), mais c'est bien raconté, sans lourdeur inutile, sans longueurs excessives. Vraiment, les maîtres mots sont fraicheur et simplicité.
Côté dessin, le seul reproche que j'aurai à formuler vient du fait qu'il n'est pas toujours facile de différencier les personnages, tout comme il n'est pas évident de leur donner un âge. Mais ce n'est qu'un détail face à cette fraicheur de trait déjà évoquée.
Donc voilà, pas un très grand album, pas une œuvre bouleversante, clairement un pur récit du quotidien mais une auteure talentueuse qui dispose d'une patte personnelle. Prometteur, en somme.
Publiée initialement en Espagne en 1979, cette œuvre est avant tout une commande de l’État algérien, réalisée par des auteurs de talent, militants de gauche fraichement émancipés du franquisme. C’est donc une œuvre engagée. Si les auteurs se sont un peu émancipés des demandes algériennes, ça n’en reste pas moins une vision militante de l’histoire algérienne (l’album traite essentiellement de la période qui va de 1911 au début du soulèvement de 1954).
L’album était prévu au départ pour un public populaire algérien (même si visiblement il n’a jamais été publié en Algérie – censure du régime ?), c’est donc parfois didactique, et Luis Garcia insiste fortement sur l’oppression subie par la population algérienne et les entourloupes et violences des colons et des autorités (voir la girouette de Gaulle).
Je regrette juste quelques raccourcis, un empilement de faits qui aurait pu être davantage étayés et détaillés, avec une pagination beaucoup plus importante. Mais pour le reste, c’est une lecture certes partiale, mais intéressante.
Côté graphique, je suis admiratif et depuis longtemps grand fan du travail de Garcia, dont le travail en Noir et Blanc nerveux, classique et réaliste, est vraiment chouette. Il est vraiment là à son meilleur.
En fin d’album, un imposant dossier complète la lecture. Des entretiens, mais surtout une très imposante bibliographie (y compris en BD).
Pluttark joue ici la carte du cynisme absolu, surjoue l’ultralibéralisme sans scrupules. C’est à la fois l’intérêt et la limite de ces strips/histoires courtes.
En effet, si certaines scènes sont amusantes, pleines d’humour noir et de loufoquerie, le côté critique du libéralisme est totalement anesthésié par le parti pris caricatural. Pourquoi pas, ça n’est pas un brûlot ou un essai de Frédéric Lordon.
Mais du coup, je reste quand même sur ma faim, car je n’ai pas toujours trouvé ça réussi et/ou drôle, loin de là. Quelques vrais sourires, et des gags forcés qui manquent de percussion.
Un ensemble inégal, pas vraiment raté (c’est une lecture d’emprunt qui pourra satisfaire certains amateurs d’un certain humour noir et cynique – et qui ne sont pas traders !).
Note réelle 2,5/5.
L’album se lit très vite (peu de pages, peu de texte), et je ne suis pas forcément le cœur de cible.
Mais je dois dire que le jeune lectorat appréciera probablement cette petite histoire, pleine de qualités.
D’abord le dessin, tout mignon et dynamique, avec une colorisation discrète et agréable, une mise en pages à la fois moderne et aérée : c’est une lecture agréable.
Et l’histoire est simple et agréable. Avec plusieurs degrés de lecture (l’acceptation de la mort du père en question), qui peuvent échapper aux plus jeunes. Mais ça n’est pas grave, c’est une histoire plaisante.
Si j'ai bien aimé le contexte et le déroulement de ce récit de vacances adolescentes, j'en attendais davantage et j'ai trouvé qu'il ne menait pas bien loin.
Ca se passe donc en Ontario, au bord du Lac Huron où les parents de l'héroïne ont une petite maison de vacances. Elle a 13 ans, l'âge où elle commence à pas mal se poser de questions sur l'amour et le sexe. Ses parents vivent ensemble mais sont en situation de crise car la mère déprime de n'avoir pas pu avoir de second bébé. Elle va retrouver son amie de vacances, un peu plus jeune qu'elle mais qu'elle retrouve tous les étés depuis ses 5 ans. Ensemble, elles vont profiter des vacances et pas mal errer entre leurs cabanes et la petite épicerie où un garçon plus âgé attire l'attention de l'héroïne sans vraiment se soucier d'elle en retour.
J'aime bien ce genre de récit pas trop glauques sur l'adolescence ou la préadolescence, ces petits passages initiatiques sensés faire mûrir les jeunes. Celui-ci est plaisant, avec deux héroïnes aux caractères agréables et des parents relativement intéressants dans leurs problématiques. Le graphisme est lui aussi sympa.
Sauf qu'il ne se passe vraiment pas grand chose. Enfin plutôt une somme de petites choses mais qui n'amène nulle part. Les éléments rencontrés se concentrent en fin d'album vers un climax un peu plus intense et un évènement particulier mais qui restera sans vraie conséquence. Et puis voilà l'histoire se termine, sans m'avoir vraiment marqué émotionnellement : ni plu, ni déplu, juste un peu... Meeh...
Plaisant mais sans plus.
2.5
J'ai un peu de difficulté à trouver les œuvres de Ludovic Debeurme captivantes et c'est encore le cas ici.
L'auteur nous raconte sa vie dans cet album qui m'a paru un peu trop long. Il y a des anecdotes intéressantes, mais je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotions durant ma lecture. Le scénario est un peu décousu, on fait des allers-retours entre le passé et le présent, comme si l'auteur avait réalisé son album dans l'ordre des anecdotes dont il se souvenait durant la conception de son récit.
Je pense que cela s'adresse surtout aux fans de l'auteur, qui vont être contents de retrouver un auteur qu'ils apprécient, dans une œuvre plus personnelle. Dommage que je n'en fasse pas partie, parce que j'aime bien le dessin de Debeurme.
La phase d'expansion de l'univers Wildstorm
-
Ce tome comprend les épisodes 21 à 34 de la première série des Wildcats. L'action se déroule après les épisodes écrits par James Robinson.
La première équipe des Wildcats a quitté la terre à bord d'un vaisseau des Kherubim (une race extraterrestre dont fait partie Jacob Marlowe, aussi appelé Lord Emp). À bord du vaisseau, se trouvent Lord Emp, Warblade (Reno Bryce), Maul (Jeremy Stone), Void (Adrianna Tereshkova), Zealot (Zannah), Spartan et Voodoo (Priscilla Kitaen). Le vaisseau arrive à Khera (la planète d'origine de Lord Emp et de Zealot). Une fois sur place, les Wildcats constatent que la guerre contre les Daemonites a pris une bien étrange tournure et que ce monde est régi pas un principe de castes assez rigide.
Pendant l'absence de la première équipe des Wildcats, Grifter (Cole Cash) a décidé de faire autre chose de sa vie (en fait il a droit à sa propre minisérie). Savant (Kenesha, la soeur de Zealot) a décidé que le monde a toujours besoin d'une équipe de Wilcats. Elle organise donc un recrutement en conséquence. Le lecteur voit revenir Lord Majestic (Majestros, un autre seigneur Kherubim). Il découvre également de nouveaux personnages : Condition Red (Max Cash, le petit frère de Grifter), Ladytron (Maxine Manchester, une jeune cyborg peu commode) et T.A.O. (Tactically Augmented Organsim). Cette équipe de Wildcats a décidé de prendre les devants : plutôt que d'attendre que des supercriminels se manifestent, ils préfèrent aller les chercher et les mettre hors d'état de nuire. Ils commencent par attaquer une maison où se cachent 3 supercriminels ; malheureusement l'un d'entre eux meurt pendant l'assaut. Ils profitent de ses funérailles pour y capturer d'autres supercriminels. La situation dégénère rapidement sur terre, comme sur Khera.
C'était en 1995, Alan Moore s'était éloigné de l'écriture des comics pendant 2 ou 3 ans et il avait décidé d'y revenir en travaillant pour la jeune maison d'édition Image Comics (fondée en 1992, par Jim Lee, Erik Larsen, Jim Valentino, Todd McFarlane, Marc Silvestri et Whilce Portacio). Après avoir quitté Marvel Comics, Jim Lee avait créé l'équipe des Wildcats. Au bout de quelques épisodes, il est devenu évident que Jim Lee était incapable de respecter un rythme mensuel (ou même bimestriel, ou trimestriel) de parution et que sa série avait besoin d'un vrai scénariste. Alan Moore arrive à la rescousse, juste après le passage de Chris Claremont et de James Robinson.
Le travail d'Alan Moore de cette époque se distingue de ses autres œuvres par plusieurs points. Tout d'abord, il est évident qu'il écrit pour de jeunes adolescents : d'un coté il s'en tient à des intrigues simples et de l'autre il privilégie l'action à tout le reste (développement des personnages & développement de thèmes plus ambitieux). D'une certaine manière, il s'astreint à faire du comics de superhéros plein de bruit et de fureur, sans le coté cérébral qui est sa marque de fabrique sur ses autres créations. Ce parti pris débouche sur un récit bien linéaire facile à comprendre et à suivre, avec beaucoup d'action. La contrepartie est que les personnages restent superficiels du début jusqu'à la fin et que le lecteur est noyé sous une avalanches de superhéros arrivant de plein d'autres séries (Stormwatch, des allusions à Gen13, des éléments de l'historique de Team 7, Deathblow, etc.). C'est sûr que si vous n'avez jamais rencontré tous ces autres gugusses, vous aurez du mal à comprendre ce qu'ils viennent faire là (en particulier pendant les 2 épisodes du crossover "Fire from Heaven", tellement insipides que j'ai du mal à croire qu'ils aient été écrits par Alan Moore). En fait, l'univers partagé Wildstorm était en pleine expansion à l'époque et ce crossover devait servir à installer une structure lisible entre les titres. Les plus experts d'entre vous reconnaîtront même Overtkill, en provenance directe des pages de Spawn.
Pour ce type de scénario, la qualité des explosions de superpouvoirs repose surtout sur la qualité des dessinateurs. Or la lecture des noms des dessinateurs montrent déjà que Wildstorm (la branche éditoriale de Jim Lee au sein d'Image Comics) était incapable de désigner un dessinateur attitré pour la série. Le lecteur a donc droit à des planches dont la qualité varie fortement en fonction du dessinateur. D'une manière générale, tous les dessinateurs concernés respectent le même cahier des charges : entre 3 et 4 cases par page, insérer régulièrement des pleines pages, et il faut que les illustrations pètent aux yeux du lecteur. Pendant 6 moitiés d'épisode, Travis Charest dessine des personnages absolument magnifiques, mais les décors sont inexistants. Ryan Benjamin exécute des dessins à la Wildstorm : jolie esthétique, anatomie très approximative, décors optionnels. Kevin Maguire passe le temps d'un épisode, avec un encrage catastrophique. Dave Johnson introduit un petit coté cartoon très bien maîtrisé. Scott Clark et Matt Broome sont à ranger dans la même catégorie que Ryan Benjamin. Il faut quand même signaler que Matt Broome dessine 2 épisodes consécutifs et qu'il arrive à se mélanger les pinceaux en se contredisant dans ses dessins (Ladytron immobilisée dans le chapitre 13 bouge à nouveau dans le chapitre 14 en totale contradiction avec le scénario). Il y a même quelques pages de Jim Lee au moment du crossover.
Comme Alan Moore's Wild Worlds, ce tome est à réserver aux inconditionnels d'Alan Moore. Il surnage quelques bonnes trouvailles et l'intrigue est bien ficelée (si l'on excepte les 2 chapitres consacrés à "Fire from Heaven"). Les illustrations se laissent encore regarder sans avoir mal aux yeux, mais elles s'inscrivent elles aussi dans un registre jeune adolescent. De mémoire, Alan Moore avait fait encore pire avec les miniséries consacrées au Violator (personnage de la série Spawn de Todd McFarlane).
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Thor - La Machine
2.5 En 1995, Warren Ellis est choisit comme nouveau scénariste de la série Thor qui battait de l'aile comme d'autres séries Marvel de l'époque. Il écrit 4 numéros qui forment un récit complet qui donne un nouveau statu quo de Thor et pour une raison que j'ignore il se fait remplacer par un autre scénariste ce qui donne un run très court. Bon, le statu quo que donne Ellis a Thor n'est pas mauvais en sois: Thor est banni pour toujours d'Asgard et il commence sur terre une relation avec son ennemi l'Enchanteresse. Le problème est qu'au final les 4 numéros qu'il a écrit est une longue introduction pour ce nouvel environnement pour Thor et donc l'album se termine alors qu'on a l'impression que ça commence vraiment. Il y a aussi un nouvel ennemi à affronter et un mystère à résoudre, mais ça ne dépasse jamais le simple divertissement de comics de super-héros et la résolution final est pas terrible. Sinon, le dessin est en plein ce que l'on retrouve dans les comics de super-héros de l'époque. Deodato Jr. est meilleur que d'autres dessinateurs de même si on retrouve un peu excès de cette période avec notamment une mise en page pas toujours facile à suivre. En bonus, il y a la première histoire avec l'Enchanteresse datant des années 60 et disons que ça ne va plaire qu'aux vieux amateurs de Kirby-Lee.
Tiens, goûte ! - Une bande cuisinée
J'aime bien le trait de Tiphaine de Cointet que j'ai découverte sur Internet, notamment la tête que tirent ces personnages (son Macron a une tête irrésistible). Du coup, quand j'ai vu cette bd, qui parlait de cuisine, je me suis dit que j'allais tenter le coup. L'autrice suit Chloé Charles, qui a fait Top Chef, pour que celle-ci lui montre sa cuisine, lui explique sa manière de faire et, tant qu'à faire, lui inculque deux trois bases en cuisine. Cette dernière est accompagnée de Raph, sa seconde/photographe/scribe. Le livre alterne en chapitres, qui traitent de recettes ou de techniques de cuisine, ou tout simplement des courses. Ce rythme fait que l'on ne s'ennuie jamais vraiment pendant la lecture, même si ça manque un peu de moments marquants. On suit Chloé qui apprend des techniques et fait part de sa vision de la cuisine à Tiphaine, qui essaie de capter et, surtout, qui a très hâte de gouter. Il y a un côté sympa à rentrer dans le quotidien et dans l'univers d'une passionnée, et c'est le cas ici. Ça donne un ensemble sympathique car on sent que Chloé est à fond et que Tiphaine est embarquée dans le projet et à fond derrière. Et c'est assez balèze d'avoir fait d'un livre où il y a quand même pas mal de descriptifs de recettes et qui est quand même dans un domaine un peu pointu une bd pas chiante. Après, comme je l'ai dit, ça manque un peu d'éléments marquants et de variété et c'est sur que si on s'en fiche de la cuisine, on va plutôt s'ennuyer. Pas moi, et j'ai lu avec plaisir cette bd. En ce qui concerne le dessin, si c'est ce que j'aime de base chez de Cointet, j'avoue que les expressions des personnages m'ont un peu dérangé vers la fin, tant elles se ressemblent, la tête des personnages est globalement la même et les expressions, si elles sont expressives, sont assez peu variées. Par contre, j'ai trouvé que le reste, les aliments, les bocaux, les ustensiles de cuisine, bref le décor, étaient détaillés et représentés assez souvent de façon plutôt esthétique. Certaines planches sont vraiment belles, ce qui est aussi dû à une colorisation aux petits oignons, avec un ton jaune/or dominant qui rend très bien, et à des couleurs très vives utilisées à bon escient, notamment pour les aliments.
Champakou
Je réalise maintenant seulement que j'ai longtemps confondu Jeronaton et Sergio Macedo, du fait de leurs graphismes très typés années 80 façon aérographe et de leurs décors latino-américains, et du coup je pensais à tort qu'ils partageaient les mêmes délires ufologiques. Mais je réalise en lisant cette BD que même si on trouve ici une extraterrestre et son vaisseau spatial venue rencontrer les hommes, ce n'est pas du tout dans le même esprit illuminé. Et je préfère aussi de loin le dessin de Jeronaton. Certes son photoréalisme grandiloquent et un peu guindé parait kitsch de nos jours mais il n'est pas laid du tout et il me rappelle un peu le style de Vincent Segrelles et sa série Le Mercenaire pour laquelle j'ai une certaine affection... Et surtout j'ai été agréablement surpris de découvrir cette mise en scène documentée, vivante et assez réaliste de la civilisation Maya. Certes c'est parfois enjolivé, notamment quand les personnages portent un peu trop facilement leurs coiffes de cérémonie, mais c'est crédible et costumes, décors et coutumes me semblent bien respectées. J'ai apprécié cette plongée relativement saine dans la vie de tous les jours de ce peuple. La partie science-fiction, qui n'apparait pour de bon que sur la seconde moitié de l'album, est un peu plus gratinée et pas de très haut niveau (la double page où l'extra-terrestre fait admirer toutes les belles couleurs qu'elle peut donner à sa peau est un peu ridicule par exemple) mais elle se laisse lire et elle offre une petite scène d'action en fin d'album qui permet d'observer les Mayas en tenues de guerriers et leurs armes, ce qui est intéressant. En résumé, ce n'est pas de la grande BD mais elle est meilleure que je le craignais et sa mise en image de la civilisation Maya vaut le coup d'oeil.
Les Pissenlits
De vous à moi, si vous êtes allergiques aux romans graphiques dans lesquels une autrice ou un auteur raconte un épisode de sa jeunesse dans lequel il ne se passe rien d'extraordinaire, je crains que cet album vous sorte par les trous de nez... Ceci étant dit, et à titre purement personnel, j'ai lu sans déplaisir cette évocation de vacances au camping. Nina Six est une jeune autrice et son trait comme son ton comme sa colorisation dégagent une agréable fraicheur et une forme de candeur qui cadrent bien avec son récit. Alors, clairement, il n'y a rien de remarquable dans cette histoire qui est celle d'une gamine de 9 ans peu sure d'elle, qui va se faire des copains et une très bonne copine, qui commence à s'intéresser aux jeux amoureux (pourquoi les adultes se touchent-ils ? qu'est ce que ça fait d'embrasser quelqu'un ?), mais c'est bien raconté, sans lourdeur inutile, sans longueurs excessives. Vraiment, les maîtres mots sont fraicheur et simplicité. Côté dessin, le seul reproche que j'aurai à formuler vient du fait qu'il n'est pas toujours facile de différencier les personnages, tout comme il n'est pas évident de leur donner un âge. Mais ce n'est qu'un détail face à cette fraicheur de trait déjà évoquée. Donc voilà, pas un très grand album, pas une œuvre bouleversante, clairement un pur récit du quotidien mais une auteure talentueuse qui dispose d'une patte personnelle. Prometteur, en somme.
El Djazaïr
Publiée initialement en Espagne en 1979, cette œuvre est avant tout une commande de l’État algérien, réalisée par des auteurs de talent, militants de gauche fraichement émancipés du franquisme. C’est donc une œuvre engagée. Si les auteurs se sont un peu émancipés des demandes algériennes, ça n’en reste pas moins une vision militante de l’histoire algérienne (l’album traite essentiellement de la période qui va de 1911 au début du soulèvement de 1954). L’album était prévu au départ pour un public populaire algérien (même si visiblement il n’a jamais été publié en Algérie – censure du régime ?), c’est donc parfois didactique, et Luis Garcia insiste fortement sur l’oppression subie par la population algérienne et les entourloupes et violences des colons et des autorités (voir la girouette de Gaulle). Je regrette juste quelques raccourcis, un empilement de faits qui aurait pu être davantage étayés et détaillés, avec une pagination beaucoup plus importante. Mais pour le reste, c’est une lecture certes partiale, mais intéressante. Côté graphique, je suis admiratif et depuis longtemps grand fan du travail de Garcia, dont le travail en Noir et Blanc nerveux, classique et réaliste, est vraiment chouette. Il est vraiment là à son meilleur. En fin d’album, un imposant dossier complète la lecture. Des entretiens, mais surtout une très imposante bibliographie (y compris en BD).
Liberal attitude
Pluttark joue ici la carte du cynisme absolu, surjoue l’ultralibéralisme sans scrupules. C’est à la fois l’intérêt et la limite de ces strips/histoires courtes. En effet, si certaines scènes sont amusantes, pleines d’humour noir et de loufoquerie, le côté critique du libéralisme est totalement anesthésié par le parti pris caricatural. Pourquoi pas, ça n’est pas un brûlot ou un essai de Frédéric Lordon. Mais du coup, je reste quand même sur ma faim, car je n’ai pas toujours trouvé ça réussi et/ou drôle, loin de là. Quelques vrais sourires, et des gags forcés qui manquent de percussion. Un ensemble inégal, pas vraiment raté (c’est une lecture d’emprunt qui pourra satisfaire certains amateurs d’un certain humour noir et cynique – et qui ne sont pas traders !). Note réelle 2,5/5.
Garance
L’album se lit très vite (peu de pages, peu de texte), et je ne suis pas forcément le cœur de cible. Mais je dois dire que le jeune lectorat appréciera probablement cette petite histoire, pleine de qualités. D’abord le dessin, tout mignon et dynamique, avec une colorisation discrète et agréable, une mise en pages à la fois moderne et aérée : c’est une lecture agréable. Et l’histoire est simple et agréable. Avec plusieurs degrés de lecture (l’acceptation de la mort du père en question), qui peuvent échapper aux plus jeunes. Mais ça n’est pas grave, c’est une histoire plaisante.
Cet été-là
Si j'ai bien aimé le contexte et le déroulement de ce récit de vacances adolescentes, j'en attendais davantage et j'ai trouvé qu'il ne menait pas bien loin. Ca se passe donc en Ontario, au bord du Lac Huron où les parents de l'héroïne ont une petite maison de vacances. Elle a 13 ans, l'âge où elle commence à pas mal se poser de questions sur l'amour et le sexe. Ses parents vivent ensemble mais sont en situation de crise car la mère déprime de n'avoir pas pu avoir de second bébé. Elle va retrouver son amie de vacances, un peu plus jeune qu'elle mais qu'elle retrouve tous les étés depuis ses 5 ans. Ensemble, elles vont profiter des vacances et pas mal errer entre leurs cabanes et la petite épicerie où un garçon plus âgé attire l'attention de l'héroïne sans vraiment se soucier d'elle en retour. J'aime bien ce genre de récit pas trop glauques sur l'adolescence ou la préadolescence, ces petits passages initiatiques sensés faire mûrir les jeunes. Celui-ci est plaisant, avec deux héroïnes aux caractères agréables et des parents relativement intéressants dans leurs problématiques. Le graphisme est lui aussi sympa. Sauf qu'il ne se passe vraiment pas grand chose. Enfin plutôt une somme de petites choses mais qui n'amène nulle part. Les éléments rencontrés se concentrent en fin d'album vers un climax un peu plus intense et un évènement particulier mais qui restera sans vraie conséquence. Et puis voilà l'histoire se termine, sans m'avoir vraiment marqué émotionnellement : ni plu, ni déplu, juste un peu... Meeh... Plaisant mais sans plus.
La Cendre et l'écume
2.5 J'ai un peu de difficulté à trouver les œuvres de Ludovic Debeurme captivantes et c'est encore le cas ici. L'auteur nous raconte sa vie dans cet album qui m'a paru un peu trop long. Il y a des anecdotes intéressantes, mais je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotions durant ma lecture. Le scénario est un peu décousu, on fait des allers-retours entre le passé et le présent, comme si l'auteur avait réalisé son album dans l'ordre des anecdotes dont il se souvenait durant la conception de son récit. Je pense que cela s'adresse surtout aux fans de l'auteur, qui vont être contents de retrouver un auteur qu'ils apprécient, dans une œuvre plus personnelle. Dommage que je n'en fasse pas partie, parce que j'aime bien le dessin de Debeurme.
WildC.A.T.S (Alan Moore)
La phase d'expansion de l'univers Wildstorm - Ce tome comprend les épisodes 21 à 34 de la première série des Wildcats. L'action se déroule après les épisodes écrits par James Robinson. La première équipe des Wildcats a quitté la terre à bord d'un vaisseau des Kherubim (une race extraterrestre dont fait partie Jacob Marlowe, aussi appelé Lord Emp). À bord du vaisseau, se trouvent Lord Emp, Warblade (Reno Bryce), Maul (Jeremy Stone), Void (Adrianna Tereshkova), Zealot (Zannah), Spartan et Voodoo (Priscilla Kitaen). Le vaisseau arrive à Khera (la planète d'origine de Lord Emp et de Zealot). Une fois sur place, les Wildcats constatent que la guerre contre les Daemonites a pris une bien étrange tournure et que ce monde est régi pas un principe de castes assez rigide. Pendant l'absence de la première équipe des Wildcats, Grifter (Cole Cash) a décidé de faire autre chose de sa vie (en fait il a droit à sa propre minisérie). Savant (Kenesha, la soeur de Zealot) a décidé que le monde a toujours besoin d'une équipe de Wilcats. Elle organise donc un recrutement en conséquence. Le lecteur voit revenir Lord Majestic (Majestros, un autre seigneur Kherubim). Il découvre également de nouveaux personnages : Condition Red (Max Cash, le petit frère de Grifter), Ladytron (Maxine Manchester, une jeune cyborg peu commode) et T.A.O. (Tactically Augmented Organsim). Cette équipe de Wildcats a décidé de prendre les devants : plutôt que d'attendre que des supercriminels se manifestent, ils préfèrent aller les chercher et les mettre hors d'état de nuire. Ils commencent par attaquer une maison où se cachent 3 supercriminels ; malheureusement l'un d'entre eux meurt pendant l'assaut. Ils profitent de ses funérailles pour y capturer d'autres supercriminels. La situation dégénère rapidement sur terre, comme sur Khera. C'était en 1995, Alan Moore s'était éloigné de l'écriture des comics pendant 2 ou 3 ans et il avait décidé d'y revenir en travaillant pour la jeune maison d'édition Image Comics (fondée en 1992, par Jim Lee, Erik Larsen, Jim Valentino, Todd McFarlane, Marc Silvestri et Whilce Portacio). Après avoir quitté Marvel Comics, Jim Lee avait créé l'équipe des Wildcats. Au bout de quelques épisodes, il est devenu évident que Jim Lee était incapable de respecter un rythme mensuel (ou même bimestriel, ou trimestriel) de parution et que sa série avait besoin d'un vrai scénariste. Alan Moore arrive à la rescousse, juste après le passage de Chris Claremont et de James Robinson. Le travail d'Alan Moore de cette époque se distingue de ses autres œuvres par plusieurs points. Tout d'abord, il est évident qu'il écrit pour de jeunes adolescents : d'un coté il s'en tient à des intrigues simples et de l'autre il privilégie l'action à tout le reste (développement des personnages & développement de thèmes plus ambitieux). D'une certaine manière, il s'astreint à faire du comics de superhéros plein de bruit et de fureur, sans le coté cérébral qui est sa marque de fabrique sur ses autres créations. Ce parti pris débouche sur un récit bien linéaire facile à comprendre et à suivre, avec beaucoup d'action. La contrepartie est que les personnages restent superficiels du début jusqu'à la fin et que le lecteur est noyé sous une avalanches de superhéros arrivant de plein d'autres séries (Stormwatch, des allusions à Gen13, des éléments de l'historique de Team 7, Deathblow, etc.). C'est sûr que si vous n'avez jamais rencontré tous ces autres gugusses, vous aurez du mal à comprendre ce qu'ils viennent faire là (en particulier pendant les 2 épisodes du crossover "Fire from Heaven", tellement insipides que j'ai du mal à croire qu'ils aient été écrits par Alan Moore). En fait, l'univers partagé Wildstorm était en pleine expansion à l'époque et ce crossover devait servir à installer une structure lisible entre les titres. Les plus experts d'entre vous reconnaîtront même Overtkill, en provenance directe des pages de Spawn. Pour ce type de scénario, la qualité des explosions de superpouvoirs repose surtout sur la qualité des dessinateurs. Or la lecture des noms des dessinateurs montrent déjà que Wildstorm (la branche éditoriale de Jim Lee au sein d'Image Comics) était incapable de désigner un dessinateur attitré pour la série. Le lecteur a donc droit à des planches dont la qualité varie fortement en fonction du dessinateur. D'une manière générale, tous les dessinateurs concernés respectent le même cahier des charges : entre 3 et 4 cases par page, insérer régulièrement des pleines pages, et il faut que les illustrations pètent aux yeux du lecteur. Pendant 6 moitiés d'épisode, Travis Charest dessine des personnages absolument magnifiques, mais les décors sont inexistants. Ryan Benjamin exécute des dessins à la Wildstorm : jolie esthétique, anatomie très approximative, décors optionnels. Kevin Maguire passe le temps d'un épisode, avec un encrage catastrophique. Dave Johnson introduit un petit coté cartoon très bien maîtrisé. Scott Clark et Matt Broome sont à ranger dans la même catégorie que Ryan Benjamin. Il faut quand même signaler que Matt Broome dessine 2 épisodes consécutifs et qu'il arrive à se mélanger les pinceaux en se contredisant dans ses dessins (Ladytron immobilisée dans le chapitre 13 bouge à nouveau dans le chapitre 14 en totale contradiction avec le scénario). Il y a même quelques pages de Jim Lee au moment du crossover. Comme Alan Moore's Wild Worlds, ce tome est à réserver aux inconditionnels d'Alan Moore. Il surnage quelques bonnes trouvailles et l'intrigue est bien ficelée (si l'on excepte les 2 chapitres consacrés à "Fire from Heaven"). Les illustrations se laissent encore regarder sans avoir mal aux yeux, mais elles s'inscrivent elles aussi dans un registre jeune adolescent. De mémoire, Alan Moore avait fait encore pire avec les miniséries consacrées au Violator (personnage de la série Spawn de Todd McFarlane).