Comme mes deux prédécesseurs, j’ai eu du mal à finir cet album (mais j’en suis quand même arrivé au bout !). Sur mon ressenti, je serais plus proche de celui de Mac Arthur, et j’arrondirai donc aux trois étoiles (note réelle 2,5/5).
Disons que certains passages peu clairs ou trop longs – voire chiants parfois – ont rendu cette lecture parfois rébarbative. Bavard et un peu nombriliste, mais surtout pas toujours captivant, le scénario peine à garder le lecteur intéressé sur la longueur (plus de 300 pages quand même !).
Les péripéties personnelles du héros ne m’ont pas toujours convaincu, loin s’en faut. Mais ses déboires en tant que réalisateur de film à petit budget m’ont davantage intéressé. J’alternais les moments où je tournais les pages quasi mécaniquement et lassé, et ceux où l’intrigue me tenait davantage éveillé.
Le dessin est assez simple, mais lisible. Sans doute la bichromie terne ajoute-t-elle au ressenti engourdissant de l’intrigue, je ne sais pas.
Un pavé pas facile à avaler en tout cas !
2.5
J'ai lu trois tomes de cette série parce que j'avais envie de mieux connaitre l'œuvre de Sophie Guerrive qui est en ce moment une des auteurs de la série Spirou une de mes séries franco-belge classiques préférés et j'aime bien connaitre l'œuvre des auteurs qui donnent vie au groom.
J'ai été moyenne convaincu. Je connaissais déjà un peu l'univers de Tulipe à travers ''Le Club des amis'' qui s'adresse aux enfants. Ici, le public-cible est un peu plus mature. Cela ressemble à du Trondheim: le dessin naïf laisse penser que c'est pour les jeunes enfants, mais les personnages passent leur temps à faire des réflexions qui vont surtout intéresser un public au minimum adolescent.
Le dessin est bon, mais l'humour n'a pas trop fonctionné sur moi. J'ai parfois souris sans plus. Il y a plusieurs histoires qui m'ont paru d'un intérêt limité et j'ai fais l'erreur de lire plusieurs albums un à la suite de l'autre, c'est vraiment un truc à lire à petite dose. C'est dommage parce que je trouve les personnages attachants, mais voilà je n'arrive pas à être captivé par leurs vies quotidiennes.
Tous sales
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Ce tome contient une histoire complète et indépendante de toute autre. L'éditeur Glénat a choisi de regroupe les 2 tomes du format japonais, en 1 seul tome pour la version française. Il s'agit de l'adaptation en manga, d'un roman (2009) de Mihiro, une actrice de film pornographique. C'est un manga en noir & blanc, dessiné et encré par Makoto Ojiro, avec une lecture en sens japonais.
Ce tome commence par une galerie de 10 photographies en couleurs, ayant pour sujet Mihiro, plus vêtue que sur la couverture, avec une vague connotation érotique dans la mesure où il est possible d'apercevoir ses sous-vêtements. L'histoire commence ensuite, structurée en 11 chapitres.
Hiromi Yamase (1,53m) est une jeune adulte qui dispose de son appartement à Tokyo et qui a une relation régulière avec Ryota. Elle n'en peut plus de son boulot d'hôtesse d'accueil à l'aéroport. Un jour elle est accostée dans la rue par Hidefumi Kannazuki, un découvreur de talent pour l'agence Fact-Prod. Après des hésitations, et contre l'avis de Rika Nakamura sa meilleure amie, elle accepte de poser pour des photographies de nu.
La première séquence montre Hiromi encore enfant déclarant vouloir passer à la télé. La deuxième montre son accostage dans la rue par le rabatteur (euh, pardon, le dénicheur de talent). La troisième montre Komaki (une actrice de film pornographique) en plein travail, en train de tourner son dernier film. La séquence est très crue, avec doigté vaginal, fellation, éjaculation faciale.
Cette séquence est représentée avec les codes graphiques propres aux mangas : pas de représentation des organes génitaux. Pour les sexes masculins, ils sont soit juste détourés, soit représentés en ombre chinoise. Le vagin est masqué dans une zone d'ombre. Par contre les giclées de sperme sont représentées avec largesse, et les dessins adoptent les cadrages spécifiques aux films pornographiques, en particulier une forme de dégradation de la femme, soumise, et simple objet sexuel.
À partir de cette scène, le lecteur a pris conscience que Makoto Ojiro représente les différents rapports sexuels, avec ces codes pornographiques, ce qui donne une vision différente des rapports intimes entre elle et Ryoka, comme si ce type d'accouplement est la norme, l'objectif à atteindre dans une relation sexuelle, une performance de type physique.
Cette dessinatrice dessine avec un trait fin et propre sur lui. Elle représente avec soin les différents vêtements (à commencer par l'incontournable habit d'écolière, mais aussi nuisette, sous-vêtements), les façades d'immeubles, les décors du quotidien (cuisine, bar, chambre), et les équipements spécifiques (projecteurs, caméras).
Elle représente les individus avec des visages assez lisses, ce qui leur donne une apparence de très jeunes adultes. Elle exagère ce jeunisme dans quelques scènes chaudes, durant lesquelles Mihiro (le nom d'actrice d'Hiromi Yamase) ressemble carrément à une enfant.
Lorsque le lecteur entreprend la lecture de cet ouvrage, il pense à une biographie dans laquelle Hiromi raconte son chemin de vie d'actrice pornographique. À la lecture, il découvre un récit très rapide à lire (des dialogues concis, des images faciles à lire). L'ambition de passer à la télévision est abordée en 3 pages et elle est tenue pour acquise. Le choix de poser nu prend un peu plus de temps, et à partir de là les questionnements sont presque de pure forme.
Dans ce genre de témoignage, le lecteur peut s'attendre à plusieurs choses : une description des individus travaillant dans le milieu du X, des descriptions techniques sur les compétences et méthodes (forme physique, trucs et astuces techniques), ou encore une analyse psychologique (allant du défi rebelle contre les tabous de la société, à la déchéance psychologique et usage de produits psychotropes pour tenir).
En fait il n'y a rien de tout ça. Le lecteur découvre un dénicheur de talent lisse et professionnel, attentif à tirer le meilleur d'Hiromi, tout en veillant sur elle pour qu'elle ne craque pas. Les individus travaillant dans le milieu du porno ne sont pas décrits ; il reste juste une impression de malaise vis-à-vis des acteurs masculins dont la représentation dans les films est toujours celle de la domination. Il n'y a pas d'explication sur les modalités concrètes de tournage, les attentes de performance, la préparation physique, ou autre.
Le seul aspect psychologique est la volonté de Mihiro Yamase de réussir, en prenant un nouveau nom (Mihiro) pour se représenter mentalement de manière différente en tant qu'actrice de X.
Ce récit évoque l'image dégradante que les autres auront de Mihiro (son copain, son amie, sa famille, même si on ne voit jamais cette dernière). Il parle de l'incapacité de Ryoka à accepter, encore moins à comprendre la décision de Mihiro. Il parle de Kanako Watanabe (une camarade de classe de Ryoka) prête à salir Mihiro pour pouvoir s'attirer les faveurs de Ryoka.
Le lecteur referme le manga, pas très sûr au final de ce que voulait raconter l'auteure. En en faisant une synthèse, elle a mis en avant sa propre détermination à accepter de se salir (terme employé au cours du récit) pour atteindre son objectif de passer à la télévision. Elle a également parlé du comportement des individus autour d'elle, tous aussi égocentriques et sales. Ryoka pense avec ce qu'il a entre les jambes, sans essayer de comprendre sa copine, la trompant dès que l'occasion s'en présente. Hidefumi Kannazuki ne pense qu'à son chiffre d'affaires, sous des apparences de professionnalisme poli. Komaki (l'ex actrice porno) pense que cette profession est sale. Finalement, Mihiro condamne moralement tout le monde, et même elle-même dans la dernière scène (une vengeance assez énorme).
Le lecteur ressort de cette histoire désorienté. Il n'y a pas trouvé ce à quoi il s'attendait. Il a été confronté à des aspects dérangeants et dégradants de la pornographie (encore aggravée par le jeu malsain avec le tabou sur les mineures). Il n'a rencontré que des personnages (à l'exception partielle de Rika Nakamura, la copine d'Hiromi Yamase) centrés sur eux-mêmes, sans aucun égard pour autrui, dépourvus d'empathie, Mihiro étant elle-même à mettre dans le même panier, avec un dégout d'elle-même qui s'exprime plus ou moins violemment (la scène insoutenable dans les toilettes du bar). Il aura été placé dans la position de voyeur, avec Hiromi une victime consentante, ne semblant jamais tirer aucun bénéfice psychologique de sa progression professionnelle. Il assiste également à 3 punitions sous forme d'humiliation (par exemple Kanako Watanabe finissant elle aussi comme actrice porno), qui expriment à nouveau le pire des sentiments humains.
Sous une couverture aguicheuse, Mihiro parle de la vie d'une actrice pornographique sous des dehors de comédie dramatique, plongeant le lecteur dans une humanité uniquement intéressée par son propre intérêt, sans aucune qualité rédemptrice. Il n'y a pas ni description technique du milieu du X, ni analyse psychologique du personnage principal. En consultant la page wikipedia de Mihiro, le lecteur se rend également compte que cette histoire ne reflète pas le parcours professionnel de cette femme. Pour autant cela reste un récit dérangeant qui met mal à l'aise face au principe même de la pornographie, et de la représentation qu'elle donne de la sexualité.
Le lecteur éprouve l'impression que Mihiro règle ses comptes avec le découvreur de talent qui lui a offert la possibilité d'une carrière dans le milieu du X, avec Komaki qui a organisé la rencontre qui lui a permis de dépasser ses réticences à s'accoupler avec des étrangers, avec tous les hommes qui ne voyaient plus en elle qu'un objet sexuel. Impossible de savoir si tout ce fiel relève plutôt des regrets sur ses choix, ou d'une accusation contre les individus constituant l'industrie de la pornographie. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un récit noir et vindicatif, dans lequel elle s'arrête surtout sur ceux qui l'ont entraînée dans cette carrière.
Un album avec d’indéniables qualités mais qui ne m’aura pas emporté.
J’ai bien aimé la partie graphique, fluide et aérée, le trait et couleurs de l’auteur conviennent bien au propos.
Ça se lit très facilement.
Par contre, si j’ai trouvé l’histoire agréable à suivre, rien ne m’a véritablement accroché durant ma lecture. Je reconnais quelque chose de beau à cet album. C’est raconté avec beaucoup de pudeur mais les personnages ne m’ont pas parlé.
Je m’y suis finalement senti un peu étranger.
A lire les remerciements de l’auteur, ce dernier a mis pas mal de son vécu dans cette chronique familiale estivale. Il fournit un beau portrait de famille mais sans doute trop intimiste à mes yeux ou pas assez universel.
Dans un genre différent mais quand un peu même similaire (dans ma tête), j’ai préféré le travail de Giulio Macaione qui amène un truc en plus.
Postulant sur une bonne idée initiale (le droit pour chaque humain de réaliser un et un seul vœu au moment qui lui convient), les auteurs nous livrent une œuvre qui nous interroge sur l’humanité, sa bêtise et sa beauté.
L’idée de départ, je l’aime beaucoup. Idem pour certains développements. Itou pour certains personnages et leur destin. Pourtant je sors de cette lecture quelque peu déçu. Tout d’abord, je trouve que Charles Soule va souvent chercher très loin, avec des vœux qui me paraissent absurdes (soit parce que totalement stupides soit parce que trop capillotractés). Ensuite, certains passages versent dans une leçon de morale facile (le vœu final en est pour moi une magnifique preuve). Enfin, je n’ai pu m’empêcher de trouver certains passages tout simplement inutiles.
Au niveau du dessin, par contre, je n’ai vraiment aucune critique à formuler. Le trait est facile à lire et bien dynamique. Les personnages sont bien typés, les scènes d’actions demeurent lisibles même quand ça part en vrille. La colorisation fait très artificielle mais c’est récurrent dans les comics (et pas spécialement choquant, dans le genre j’ai déjà été confronté à pire).
Donc voilà : l’idée de départ est chouette, il y a de bonne pistes de réflexion, certains personnages sont attachants… mais il m’a manqué un je ne sais quoi pour que je considère cet album comme totalement réussi. Pas mal, sans plus, donc.
Les 32 pages en petit format d'histoires courtes de Derek Kim se lisent très vite. Malgré cela j'ai été séduit par le style assez vif de l'auteur qui respecte bien l'esprit d'une nouvelle.
C'est bien rythmé avec une chute qui laisse le lecteur en suspens dans un entre deux émotionnel vers la suite de l'histoire et vers son propre vécu. En effet l'auteur travaille très bien les thématiques du couple et de l'altérité qui nous concernent presque tous.
J'ai une réserve sur l'histoire provoc à caractère scatologique qui perturbe à mon goût la cohérence du l'ouvrage.
J'ai trouvé le graphisme en N&B très séduisant. Le trait est fin et élégant. Les différentes histoires permettent de voir la maitrise de plus en plus affirmée du dessin de l'auteur. Une remarque valable aussi pour sa pensée.
Un ouvrage à lire en passant.
Je vais être un peu rabat-joie mais j'ai été quelque peu déçu par ma lecture. C'est d'autant plus vrai que j'avais lu quelques-uns des avis dithyrambiques et que je venais de lire Zaï Zaï Zaï Zaï.
Bien sûr l'humour de Fabcaro fait encore mouche en de nombreux endroits, mais ici j'ai trouvé que le récit tournait en rond dans ce triangle amoureux avec une structure narrative assez répétitive.
C'est ainsi que je n'ai pas été surpris des rebondissements et des gags au bout de quelques pages. Certaines planches m'ont même parues un peu longues.
Une déception par rapport à mon attente initiale. 3.5
Je ne connais pas du tout l'œuvre de Rex Stout et j'ai voulu me rendre compte par moi-même malgré les avis très négatifs du site.
Je trouve ces avis un peu sévères. Bien sûr le personnage de Nero Wolfe implique un fort déséquilibre vers la réflexion dans la balance action/réflexion que l'on trouve dans du policier.
On se retrouve bien plus près d'un Colombo que d'un Starky même si l'adjonction d'un assistant plus dynamique essaye d'apporter un peu de mouvement. On sent que le scénariste reste au plus près de l'esprit original de l'œuvre de Stout. Cela donne un texte assez riche mais cela rend le rythme lent avec des soucis de fluidité car il est difficile de mettre toutes les ambiances voulues par Stout dans les 48 pages de la BD.
Ainsi les auteurs sont obligés de conclure assez précipitamment à mon goût.
J'ai une réserve plus importante sur le graphisme de Taymans que je trouve assez inégal d'un cadre à l'autre. De plus je trouve qu'il passe à côté de l'ambiance feutrée et élitiste d'un club de Harvard. Je n'ai pas aimé les expressions qu'il donne à ses personnages avec des yeux ronds comme des billes. La mise en couleur est très classique de ces années 80.
Une lecture qui reste divertissante pour découvrir un personnage de polar américain atypique.
B-Side est un manga qui aborde la musique avec passion et une bonne part de dramatique.
Rui est un jeune surdoué de la musique à qui sa famille met une pression énorme pour qu'il devienne un interprète virtuose. Mais ce que Rui aime par dessus tout, c'est composer et seul son frère rebelle le soutient dans cette voie. Aussi, quand ce dernier finit par mourir d'un AVC, le jeune homme se retrouve seul... avec la voix qui lui parle dans sa tête, celle du fantôme de Beethoven qui veut, à travers lui, achever de composer son grand œuvre.
Tragédie familiale, passion musicale, mais aussi uchronie puisque dans ce monde Beethoven s'est suicidé avant de réaliser ses symphonies les plus célèbres et il a sombré dans l'oubli. C'est pourquoi il cherche à corriger cela en se réincarnant dans l'esprit du héros.
C'est une lecture intense et elle dégage quelque chose de passionné. La musique ne peut pas passer dans un média comme la BD mais ce manga arrive à mettre en image l'émotion qu'elle transmet aux protagonistes. L'histoire est assez sombre et on ne demande à l'intrigue qu'à justement la faire évoluer vers davantage de lumière et d'espoir pour le jeune héros captif des ambitions de sa famille depuis son enfance. En ce sens, le comportement de la mère et du grand-père du héros est terrible et il est difficile de ne pas les mépriser. Hélas, je n'ai pas réellement su non plus m'attacher au héros lui-même dont le caractère reste assez distant du lecteur. Malgré la passion, il y a peu d'empathie qui a circulé entre lui et moi. Du coup, j'ai lu ce manga avec intérêt mais un plaisir relativement mitigé. Je lirai quand même la suite par curiosité.
2.5
En 1995, Warren Ellis est choisit comme nouveau scénariste de la série Thor qui battait de l'aile comme d'autres séries Marvel de l'époque. Il écrit 4 numéros qui forment un récit complet qui donne un nouveau statu quo de Thor et pour une raison que j'ignore il se fait remplacer par un autre scénariste ce qui donne un run très court.
Bon, le statu quo que donne Ellis a Thor n'est pas mauvais en sois: Thor est banni pour toujours d'Asgard et il commence sur terre une relation avec son ennemi l'Enchanteresse. Le problème est qu'au final les 4 numéros qu'il a écrit est une longue introduction pour ce nouvel environnement pour Thor et donc l'album se termine alors qu'on a l'impression que ça commence vraiment. Il y a aussi un nouvel ennemi à affronter et un mystère à résoudre, mais ça ne dépasse jamais le simple divertissement de comics de super-héros et la résolution final est pas terrible.
Sinon, le dessin est en plein ce que l'on retrouve dans les comics de super-héros de l'époque. Deodato Jr. est meilleur que d'autres dessinateurs de même si on retrouve un peu excès de cette période avec notamment une mise en page pas toujours facile à suivre.
En bonus, il y a la première histoire avec l'Enchanteresse datant des années 60 et disons que ça ne va plaire qu'aux vieux amateurs de Kirby-Lee.
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Blood of the virgin
Comme mes deux prédécesseurs, j’ai eu du mal à finir cet album (mais j’en suis quand même arrivé au bout !). Sur mon ressenti, je serais plus proche de celui de Mac Arthur, et j’arrondirai donc aux trois étoiles (note réelle 2,5/5). Disons que certains passages peu clairs ou trop longs – voire chiants parfois – ont rendu cette lecture parfois rébarbative. Bavard et un peu nombriliste, mais surtout pas toujours captivant, le scénario peine à garder le lecteur intéressé sur la longueur (plus de 300 pages quand même !). Les péripéties personnelles du héros ne m’ont pas toujours convaincu, loin s’en faut. Mais ses déboires en tant que réalisateur de film à petit budget m’ont davantage intéressé. J’alternais les moments où je tournais les pages quasi mécaniquement et lassé, et ceux où l’intrigue me tenait davantage éveillé. Le dessin est assez simple, mais lisible. Sans doute la bichromie terne ajoute-t-elle au ressenti engourdissant de l’intrigue, je ne sais pas. Un pavé pas facile à avaler en tout cas !
Tulipe
2.5 J'ai lu trois tomes de cette série parce que j'avais envie de mieux connaitre l'œuvre de Sophie Guerrive qui est en ce moment une des auteurs de la série Spirou une de mes séries franco-belge classiques préférés et j'aime bien connaitre l'œuvre des auteurs qui donnent vie au groom. J'ai été moyenne convaincu. Je connaissais déjà un peu l'univers de Tulipe à travers ''Le Club des amis'' qui s'adresse aux enfants. Ici, le public-cible est un peu plus mature. Cela ressemble à du Trondheim: le dessin naïf laisse penser que c'est pour les jeunes enfants, mais les personnages passent leur temps à faire des réflexions qui vont surtout intéresser un public au minimum adolescent. Le dessin est bon, mais l'humour n'a pas trop fonctionné sur moi. J'ai parfois souris sans plus. Il y a plusieurs histoires qui m'ont paru d'un intérêt limité et j'ai fais l'erreur de lire plusieurs albums un à la suite de l'autre, c'est vraiment un truc à lire à petite dose. C'est dommage parce que je trouve les personnages attachants, mais voilà je n'arrive pas à être captivé par leurs vies quotidiennes.
[Nude]
Tous sales - Ce tome contient une histoire complète et indépendante de toute autre. L'éditeur Glénat a choisi de regroupe les 2 tomes du format japonais, en 1 seul tome pour la version française. Il s'agit de l'adaptation en manga, d'un roman (2009) de Mihiro, une actrice de film pornographique. C'est un manga en noir & blanc, dessiné et encré par Makoto Ojiro, avec une lecture en sens japonais. Ce tome commence par une galerie de 10 photographies en couleurs, ayant pour sujet Mihiro, plus vêtue que sur la couverture, avec une vague connotation érotique dans la mesure où il est possible d'apercevoir ses sous-vêtements. L'histoire commence ensuite, structurée en 11 chapitres. Hiromi Yamase (1,53m) est une jeune adulte qui dispose de son appartement à Tokyo et qui a une relation régulière avec Ryota. Elle n'en peut plus de son boulot d'hôtesse d'accueil à l'aéroport. Un jour elle est accostée dans la rue par Hidefumi Kannazuki, un découvreur de talent pour l'agence Fact-Prod. Après des hésitations, et contre l'avis de Rika Nakamura sa meilleure amie, elle accepte de poser pour des photographies de nu. La première séquence montre Hiromi encore enfant déclarant vouloir passer à la télé. La deuxième montre son accostage dans la rue par le rabatteur (euh, pardon, le dénicheur de talent). La troisième montre Komaki (une actrice de film pornographique) en plein travail, en train de tourner son dernier film. La séquence est très crue, avec doigté vaginal, fellation, éjaculation faciale. Cette séquence est représentée avec les codes graphiques propres aux mangas : pas de représentation des organes génitaux. Pour les sexes masculins, ils sont soit juste détourés, soit représentés en ombre chinoise. Le vagin est masqué dans une zone d'ombre. Par contre les giclées de sperme sont représentées avec largesse, et les dessins adoptent les cadrages spécifiques aux films pornographiques, en particulier une forme de dégradation de la femme, soumise, et simple objet sexuel. À partir de cette scène, le lecteur a pris conscience que Makoto Ojiro représente les différents rapports sexuels, avec ces codes pornographiques, ce qui donne une vision différente des rapports intimes entre elle et Ryoka, comme si ce type d'accouplement est la norme, l'objectif à atteindre dans une relation sexuelle, une performance de type physique. Cette dessinatrice dessine avec un trait fin et propre sur lui. Elle représente avec soin les différents vêtements (à commencer par l'incontournable habit d'écolière, mais aussi nuisette, sous-vêtements), les façades d'immeubles, les décors du quotidien (cuisine, bar, chambre), et les équipements spécifiques (projecteurs, caméras). Elle représente les individus avec des visages assez lisses, ce qui leur donne une apparence de très jeunes adultes. Elle exagère ce jeunisme dans quelques scènes chaudes, durant lesquelles Mihiro (le nom d'actrice d'Hiromi Yamase) ressemble carrément à une enfant. Lorsque le lecteur entreprend la lecture de cet ouvrage, il pense à une biographie dans laquelle Hiromi raconte son chemin de vie d'actrice pornographique. À la lecture, il découvre un récit très rapide à lire (des dialogues concis, des images faciles à lire). L'ambition de passer à la télévision est abordée en 3 pages et elle est tenue pour acquise. Le choix de poser nu prend un peu plus de temps, et à partir de là les questionnements sont presque de pure forme. Dans ce genre de témoignage, le lecteur peut s'attendre à plusieurs choses : une description des individus travaillant dans le milieu du X, des descriptions techniques sur les compétences et méthodes (forme physique, trucs et astuces techniques), ou encore une analyse psychologique (allant du défi rebelle contre les tabous de la société, à la déchéance psychologique et usage de produits psychotropes pour tenir). En fait il n'y a rien de tout ça. Le lecteur découvre un dénicheur de talent lisse et professionnel, attentif à tirer le meilleur d'Hiromi, tout en veillant sur elle pour qu'elle ne craque pas. Les individus travaillant dans le milieu du porno ne sont pas décrits ; il reste juste une impression de malaise vis-à-vis des acteurs masculins dont la représentation dans les films est toujours celle de la domination. Il n'y a pas d'explication sur les modalités concrètes de tournage, les attentes de performance, la préparation physique, ou autre. Le seul aspect psychologique est la volonté de Mihiro Yamase de réussir, en prenant un nouveau nom (Mihiro) pour se représenter mentalement de manière différente en tant qu'actrice de X. Ce récit évoque l'image dégradante que les autres auront de Mihiro (son copain, son amie, sa famille, même si on ne voit jamais cette dernière). Il parle de l'incapacité de Ryoka à accepter, encore moins à comprendre la décision de Mihiro. Il parle de Kanako Watanabe (une camarade de classe de Ryoka) prête à salir Mihiro pour pouvoir s'attirer les faveurs de Ryoka. Le lecteur referme le manga, pas très sûr au final de ce que voulait raconter l'auteure. En en faisant une synthèse, elle a mis en avant sa propre détermination à accepter de se salir (terme employé au cours du récit) pour atteindre son objectif de passer à la télévision. Elle a également parlé du comportement des individus autour d'elle, tous aussi égocentriques et sales. Ryoka pense avec ce qu'il a entre les jambes, sans essayer de comprendre sa copine, la trompant dès que l'occasion s'en présente. Hidefumi Kannazuki ne pense qu'à son chiffre d'affaires, sous des apparences de professionnalisme poli. Komaki (l'ex actrice porno) pense que cette profession est sale. Finalement, Mihiro condamne moralement tout le monde, et même elle-même dans la dernière scène (une vengeance assez énorme). Le lecteur ressort de cette histoire désorienté. Il n'y a pas trouvé ce à quoi il s'attendait. Il a été confronté à des aspects dérangeants et dégradants de la pornographie (encore aggravée par le jeu malsain avec le tabou sur les mineures). Il n'a rencontré que des personnages (à l'exception partielle de Rika Nakamura, la copine d'Hiromi Yamase) centrés sur eux-mêmes, sans aucun égard pour autrui, dépourvus d'empathie, Mihiro étant elle-même à mettre dans le même panier, avec un dégout d'elle-même qui s'exprime plus ou moins violemment (la scène insoutenable dans les toilettes du bar). Il aura été placé dans la position de voyeur, avec Hiromi une victime consentante, ne semblant jamais tirer aucun bénéfice psychologique de sa progression professionnelle. Il assiste également à 3 punitions sous forme d'humiliation (par exemple Kanako Watanabe finissant elle aussi comme actrice porno), qui expriment à nouveau le pire des sentiments humains. Sous une couverture aguicheuse, Mihiro parle de la vie d'une actrice pornographique sous des dehors de comédie dramatique, plongeant le lecteur dans une humanité uniquement intéressée par son propre intérêt, sans aucune qualité rédemptrice. Il n'y a pas ni description technique du milieu du X, ni analyse psychologique du personnage principal. En consultant la page wikipedia de Mihiro, le lecteur se rend également compte que cette histoire ne reflète pas le parcours professionnel de cette femme. Pour autant cela reste un récit dérangeant qui met mal à l'aise face au principe même de la pornographie, et de la représentation qu'elle donne de la sexualité. Le lecteur éprouve l'impression que Mihiro règle ses comptes avec le découvreur de talent qui lui a offert la possibilité d'une carrière dans le milieu du X, avec Komaki qui a organisé la rencontre qui lui a permis de dépasser ses réticences à s'accoupler avec des étrangers, avec tous les hommes qui ne voyaient plus en elle qu'un objet sexuel. Impossible de savoir si tout ce fiel relève plutôt des regrets sur ses choix, ou d'une accusation contre les individus constituant l'industrie de la pornographie. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un récit noir et vindicatif, dans lequel elle s'arrête surtout sur ceux qui l'ont entraînée dans cette carrière.
Toutes les princesses meurent après minuit
Un album avec d’indéniables qualités mais qui ne m’aura pas emporté. J’ai bien aimé la partie graphique, fluide et aérée, le trait et couleurs de l’auteur conviennent bien au propos. Ça se lit très facilement. Par contre, si j’ai trouvé l’histoire agréable à suivre, rien ne m’a véritablement accroché durant ma lecture. Je reconnais quelque chose de beau à cet album. C’est raconté avec beaucoup de pudeur mais les personnages ne m’ont pas parlé. Je m’y suis finalement senti un peu étranger. A lire les remerciements de l’auteur, ce dernier a mis pas mal de son vécu dans cette chronique familiale estivale. Il fournit un beau portrait de famille mais sans doute trop intimiste à mes yeux ou pas assez universel. Dans un genre différent mais quand un peu même similaire (dans ma tête), j’ai préféré le travail de Giulio Macaione qui amène un truc en plus.
Eight billion genies
Postulant sur une bonne idée initiale (le droit pour chaque humain de réaliser un et un seul vœu au moment qui lui convient), les auteurs nous livrent une œuvre qui nous interroge sur l’humanité, sa bêtise et sa beauté. L’idée de départ, je l’aime beaucoup. Idem pour certains développements. Itou pour certains personnages et leur destin. Pourtant je sors de cette lecture quelque peu déçu. Tout d’abord, je trouve que Charles Soule va souvent chercher très loin, avec des vœux qui me paraissent absurdes (soit parce que totalement stupides soit parce que trop capillotractés). Ensuite, certains passages versent dans une leçon de morale facile (le vœu final en est pour moi une magnifique preuve). Enfin, je n’ai pu m’empêcher de trouver certains passages tout simplement inutiles. Au niveau du dessin, par contre, je n’ai vraiment aucune critique à formuler. Le trait est facile à lire et bien dynamique. Les personnages sont bien typés, les scènes d’actions demeurent lisibles même quand ça part en vrille. La colorisation fait très artificielle mais c’est récurrent dans les comics (et pas spécialement choquant, dans le genre j’ai déjà été confronté à pire). Donc voilà : l’idée de départ est chouette, il y a de bonne pistes de réflexion, certains personnages sont attachants… mais il m’a manqué un je ne sais quoi pour que je considère cet album comme totalement réussi. Pas mal, sans plus, donc.
Autres histoires
Les 32 pages en petit format d'histoires courtes de Derek Kim se lisent très vite. Malgré cela j'ai été séduit par le style assez vif de l'auteur qui respecte bien l'esprit d'une nouvelle. C'est bien rythmé avec une chute qui laisse le lecteur en suspens dans un entre deux émotionnel vers la suite de l'histoire et vers son propre vécu. En effet l'auteur travaille très bien les thématiques du couple et de l'altérité qui nous concernent presque tous. J'ai une réserve sur l'histoire provoc à caractère scatologique qui perturbe à mon goût la cohérence du l'ouvrage. J'ai trouvé le graphisme en N&B très séduisant. Le trait est fin et élégant. Les différentes histoires permettent de voir la maitrise de plus en plus affirmée du dessin de l'auteur. Une remarque valable aussi pour sa pensée. Un ouvrage à lire en passant.
Et si l'amour c'était aimer ?
Je vais être un peu rabat-joie mais j'ai été quelque peu déçu par ma lecture. C'est d'autant plus vrai que j'avais lu quelques-uns des avis dithyrambiques et que je venais de lire Zaï Zaï Zaï Zaï. Bien sûr l'humour de Fabcaro fait encore mouche en de nombreux endroits, mais ici j'ai trouvé que le récit tournait en rond dans ce triangle amoureux avec une structure narrative assez répétitive. C'est ainsi que je n'ai pas été surpris des rebondissements et des gags au bout de quelques pages. Certaines planches m'ont même parues un peu longues. Une déception par rapport à mon attente initiale. 3.5
Nero Wolfe
Je ne connais pas du tout l'œuvre de Rex Stout et j'ai voulu me rendre compte par moi-même malgré les avis très négatifs du site. Je trouve ces avis un peu sévères. Bien sûr le personnage de Nero Wolfe implique un fort déséquilibre vers la réflexion dans la balance action/réflexion que l'on trouve dans du policier. On se retrouve bien plus près d'un Colombo que d'un Starky même si l'adjonction d'un assistant plus dynamique essaye d'apporter un peu de mouvement. On sent que le scénariste reste au plus près de l'esprit original de l'œuvre de Stout. Cela donne un texte assez riche mais cela rend le rythme lent avec des soucis de fluidité car il est difficile de mettre toutes les ambiances voulues par Stout dans les 48 pages de la BD. Ainsi les auteurs sont obligés de conclure assez précipitamment à mon goût. J'ai une réserve plus importante sur le graphisme de Taymans que je trouve assez inégal d'un cadre à l'autre. De plus je trouve qu'il passe à côté de l'ambiance feutrée et élitiste d'un club de Harvard. Je n'ai pas aimé les expressions qu'il donne à ses personnages avec des yeux ronds comme des billes. La mise en couleur est très classique de ces années 80. Une lecture qui reste divertissante pour découvrir un personnage de polar américain atypique.
B-Side
B-Side est un manga qui aborde la musique avec passion et une bonne part de dramatique. Rui est un jeune surdoué de la musique à qui sa famille met une pression énorme pour qu'il devienne un interprète virtuose. Mais ce que Rui aime par dessus tout, c'est composer et seul son frère rebelle le soutient dans cette voie. Aussi, quand ce dernier finit par mourir d'un AVC, le jeune homme se retrouve seul... avec la voix qui lui parle dans sa tête, celle du fantôme de Beethoven qui veut, à travers lui, achever de composer son grand œuvre. Tragédie familiale, passion musicale, mais aussi uchronie puisque dans ce monde Beethoven s'est suicidé avant de réaliser ses symphonies les plus célèbres et il a sombré dans l'oubli. C'est pourquoi il cherche à corriger cela en se réincarnant dans l'esprit du héros. C'est une lecture intense et elle dégage quelque chose de passionné. La musique ne peut pas passer dans un média comme la BD mais ce manga arrive à mettre en image l'émotion qu'elle transmet aux protagonistes. L'histoire est assez sombre et on ne demande à l'intrigue qu'à justement la faire évoluer vers davantage de lumière et d'espoir pour le jeune héros captif des ambitions de sa famille depuis son enfance. En ce sens, le comportement de la mère et du grand-père du héros est terrible et il est difficile de ne pas les mépriser. Hélas, je n'ai pas réellement su non plus m'attacher au héros lui-même dont le caractère reste assez distant du lecteur. Malgré la passion, il y a peu d'empathie qui a circulé entre lui et moi. Du coup, j'ai lu ce manga avec intérêt mais un plaisir relativement mitigé. Je lirai quand même la suite par curiosité.
Thor - La Machine
2.5 En 1995, Warren Ellis est choisit comme nouveau scénariste de la série Thor qui battait de l'aile comme d'autres séries Marvel de l'époque. Il écrit 4 numéros qui forment un récit complet qui donne un nouveau statu quo de Thor et pour une raison que j'ignore il se fait remplacer par un autre scénariste ce qui donne un run très court. Bon, le statu quo que donne Ellis a Thor n'est pas mauvais en sois: Thor est banni pour toujours d'Asgard et il commence sur terre une relation avec son ennemi l'Enchanteresse. Le problème est qu'au final les 4 numéros qu'il a écrit est une longue introduction pour ce nouvel environnement pour Thor et donc l'album se termine alors qu'on a l'impression que ça commence vraiment. Il y a aussi un nouvel ennemi à affronter et un mystère à résoudre, mais ça ne dépasse jamais le simple divertissement de comics de super-héros et la résolution final est pas terrible. Sinon, le dessin est en plein ce que l'on retrouve dans les comics de super-héros de l'époque. Deodato Jr. est meilleur que d'autres dessinateurs de même si on retrouve un peu excès de cette période avec notamment une mise en page pas toujours facile à suivre. En bonus, il y a la première histoire avec l'Enchanteresse datant des années 60 et disons que ça ne va plaire qu'aux vieux amateurs de Kirby-Lee.